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Radio Lac Matin

La journée internationale de la radio

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Ce mercredi 13 février, c’est la journée internationale de la radio.

Oui et ce n’est pas ici à Radio Lac qu’on va démentir le rôle très important de la radio… Car même à l’heure de la communication numérique, la radio est le média qui touche le plus large public dans le monde. Elle a donc un rôle extrêmement important à jouer. Elle diffuse des informations essentielles et permet de faire connaître des sujets d’actualité importants. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, explique dans un message adressé à l’occasion de cette journée que la radio est aussi un média personnel et interactif, qui permet aux auditeurs d’exprimer leurs opinions et leurs préoccupations mais aussi certaines revendications.

Alexandre Carette, la radio a un rôle très important à jouer dans les zones de conflits…

Pour le système des Nations Unies, la radio est un moyen essentiel d’informer et de réunir les personnes touchées par la guerre. C’est la raison pour laquelle certaines radios ont été créés ou sont soutenues par l’ONU dans le monde. On peut citer ainsi radio okapi en République démocratique du Congo, la radio Miraya au Soudan du Sud, ou Mikado FM au Mali. Elles ont toutes en commun de proposer des programmes qui visent à promouvoir la réconciliation. Pour ce faire, elle donne la parole aux citoyens et tente de diffuser une information la plus neutre possible, sans prendre parti. Je vous propose d’écouter Gadys Guimaré, productrice à la radio Guira FM en République Centrafricaine. Une radio créée par la Mission de maintien de la paix en Centrafrique. Elle explique l’importance mais aussi la difficulté pour les journalistes de travailler dans ce type de radio.

Alexandre, il n’y pas que l’ONU qui a des programmes de soutien à des radios de paix.

Il y par exemple en Suisse, à Lausanne, la Fondation Hirondelle. Une organisation qui a été créée il y a plus d’une vingtaine d’années par d’anciens journalistes. Aujourd’hui, l’association soutient des médias dans 8 pays. Principalement des radios qui émettent dans des pays en guerre, dans des contextes de post-conflit ou de crise humanitaire. La Fondation Hirondelle accorde une grande importance au journalisme rigoureux et responsable. C’est vrai comme on a pu l’entendre avec Gadys Guimare, que les journalistes ont un rôle fondamental sur les informations qu’ils diffusent et qui peuvent avoir des répercussions très importantes sur la population. La Fondation soutient ainsi par exemple des radios au Bangladesh et au Myanmar, là où se déroule une très grave crise humanitaire en raison du déplacement forcé des populations Rohingyas.

Pour terminer, je me permets de vous annoncer une émission spéciale de la radio des Nations Unies qui aura lieu ce mercredi à 10h en direct sur Facebook. On évoquera justement le rôle des radios dans le domaine de la paix et de la réconciliation. Vous pourrez nous retrouver sur la page Facebook des Nations Unies à Genève : le nom de la page est « UN Geneva ». Rendez-vous donc en direct à partir de 10h ce mercredi !

https://www.radiolac.ch/podcasts/radio-lac-matin-11022019-091110/

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Michael Moeller: “Genève est une ville assez extraordinaire”

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Il avait été nommé à la tête de l’ONU à Genève par intérim pour trois mois. Michael Moeller, qui s’est engagé sans compter pour défendre et développer la Genève internationale, est finalement resté six ans en poste. Avant de transmettre le flambeau ce dimanche à sa successeure, la diplomate russe Tatiana Valovaya, il fait le bilan d’une Genève internationale en mutation au micro de Radio Lac.

“Nous avons ici un écosystème absolument sans équivalent. Il n’y a pas un lieu sur la planète où il y a autant d’acteurs qui travaillent sur des questions qui ont un impact aussi large. Genève est un centre opérationnel unique du système international. Elle est importante pour le monde”.

A l’inverse, explique Michael Moeller, l’ONU apporte énormément à Genève. Sur le plan économique, cela se chiffre en milliards. “Les revenus générés par l’ONU dépassent le montant de la contribution suisse à l’ONU. Et il est évident que la Genève internationale donne à la Suisse un accès à la scène internationale que ce canton et la Suisse n’auraient jamais eu sans cela. “Genève est une ville assez extraordinaire.”

Michael Moller estime que le fossé entre la Genève internationale et la population du canton s’est réduit. Nous avons ouvert les portes de l’ONU aux Genevois. Il s’est installé une atmosphère d’amitié et de confiance avec les acteurs d’ici.

Michael Moeller répond aussi aux critiques faites à la Genève internationale et au fonctionnement de l’ONU. Exemple, la conférence du désarmement bloquée depuis 20 ans. Selon Michael Moeller, davantage que les blocages des Nations Unies, c’est le fait des pays membre incapables de débloquer une situation depuis plus de 20 ans. “C’est pour moi assez scandaleux en fait. Surtout dans un monde où on a plus que jamais besoin de se mettre à table. Au lieu de cela, on va, dans le domaine nucléaire, dans la direction opposée avec un réarmement des états.”

Michael Moeller quitte ses fonctions onusiennes dans quelques jours, mais ne quittera pas Genève, sa ville d’adoption, pour autant.

 

 

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Lionel Fontannaz: “Le nombre de jours de canicule risque de doubler”

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Lionel Fontannaz, météorologue chez Meteosuisse, ne laisse aucun doute sur les prévisions de cette semaine. Beau, quasi pas une goutte de pluie et très chaud, jusqu’à 37 degrés, toute la semaine jusqu’à dimanche. “Les modèles sont très bons dans ce genre de situation même s’il peut y avoir des petites différences sur les températures maximales par exemple”. Canicule garantie donc, au moins jusqu’à dimanche.

Est-ce que les phénomènes extrêmes que nous avons vécu ces derniers temps, comme les inondations au Val de Ruz, le grain sur le Léman, la canicule sont liés au phénomène plus large de réchauffement climatique? Si les orages sont davantage des symptômes du phénomène, les canicules, elles, y sont très directement liés. Le nombre de jours tropicaux, soit où la température atteint 30 degrés s’élève actuellement à 10 ou 15 jours par an au nord des Alpes. Avec le réchauffement, nous aurons entre 30 et 40 journées dites tropicales par année. Et cela pour un scénario d’augmentation des gaz à effet de serre considéré comme modéré.

La Suisse se trouve entre le climat méditerranéen et le Nord de l’Europe. La région alpine est par exemple très sensible à ce réchauffement. Une augmentation d’un degré de la température représente le déplacement du climat méditerranéen de 100 à 200 km vers le Nord, le spécialiste de Meteosuisse.

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Migros : coup de tonnerre sur l’emploi

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Migros annonce des suppressions d’emplois en Suisse orientale. Ça peut paraître lointain, mais ça interpelle beaucoup de l’autre côté du pays.

Oui, c’est-à-dire à Genève et dans le canton de Vaud. On sait que les deux coopératives régionales occidentales sont aussi sous pression. Elles font partie comme la Suisse orientale des entités les plus exposées aux achats transfrontaliers.

Des mesures ont déjà été prises chez Migros Genève et Migros Vaud.

Oui, depuis longtemps, mais sans licenciements collectifs. Or la baisse des ventes et des marges apparaît chaque année dans les rapports de gestion. Il y a tout juste un an, la centrale de Zurich annonçait déjà des suppressions de postes dans ses quartiers généraux. Une vraie sensation s’agissant d’un groupe qui semblait au-dessus de ce genre de contrainte.

C’était surtout dans l’administratif et le marketing.

Oui, ça ne concernait pas le personnel de vente et de logistique peu qualifié et difficilement réorientable. C’est en tout cas ce que l’on s’était dit pour se rassurer. Or cette fois, c’est clairement le cas. Et ça donne l’impression d’un palier qui vient d’être franchi. A moins qu’il s’agisse d’une brèche dans la digue des coopératives régionales. Une sorte de précédent. Si la Suisse orientale l’a fait, pourquoi pas Genève, Vaud, Valais ?

Peut-être parce que la proximité avec l’Allemagne suscite davantage d’achats transfrontaliers qu’avec la France.

C’est vrai. Le différentiel de prix dans l’alimentaire est nettement plus grand avec l’Allemagne. Mais il n’y a de loin pas que les achats de proximité, et pas que l’alimentaire surtout. Dans le non-alimentaire, le tourisme d’achat passant par l’aéroport de Genève et les TGV est également redoutable pour le commerce de détail en Suisse romande. Et puis il y a Internet et le e-commerce. 3800 emplois ont été perdus ces dix dernières années dans le commerce de détail dans le canton de Vaud. C’est 10% en moins. 1% par an. Là, il faut peut-être s’attendre à de nouveaux durcissements.

Le groupe Coop a l’air moins bousculé.

Il ne l’est pas beaucoup moins, mais il donne l’impression de réagir davantage. Les Lausannois le constatent actuellement avec les travaux d’agrandissement et de modernisation de Coop City à Saint-Laurent. Ou avec l’ouverture de la filiale Fooby à Bel-Air, dans l’alimentaire haut de gamme. Une grande surface expérimentale à l’échelle suisse. Elle doit encore faire ses preuves.

Est-ce que ça veut dire que Coop est mieux organisé et dirigé que Migros ?

Peut-être, mais ce n’est pas d’abord une question de personnes. L’univers Migros souffre apparemment de son organisation décentralisée dans le pilier historique de distribution. Les coopératives régionales sont très jalouses de leur autonomie et de leurs prérogatives. Ça génère des doublons, des coûts et des conflits d’intérêt avec Zurich. Le groupe Coop a renoncé à ce modèle il y a une dizaine d’année. C’est peut-être aussi ce que Migros devra faire un jour. A moins que les coopératives régionales se mettent à prendre aussi des décisions douloureuses pour leur image. Comme en Suisse orientale précisément.

Le communiqué de Migros sur les suppressions de postes en Suisse orientale précise toutefois que le réseau de vente sera épargné.

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Suisse : les emplois du futur (proche)

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Ecoles, stages, apprentissages, perfectionnements : c’est en juin et juillet que se prennent souvent les décisions personnelles de formation. Que sait-on des attentes actuelles sur le marché de l’emploi ?

Eh bien ce sont les profils techniques qui sont les plus demandés dans les entreprises si l’on se réfère aux offres d’emploi publiées ces derniers mois. Sans compter le secteur public je précise. Ça veut dire aussi que ces profils font l’objet d’attention particulière dans les entreprises. Ils sont sous pression et doivent toujours être à la hauteur.

Ce n’est pas vraiment nouveau.

Non effectivement, mais cette tendance semble s’accentuer. Aux dernières nouvelles, c’est dans le secteur de la construction que la demande de spécialistes est la plus soutenue. Les annonces avaient augmenté de plus de 20% l’an dernier. Ce serait dû principalement à des travaux d’infrastructures. Cette progression est probablement en train de se stabiliser cette année. Il est trop tôt pour se faire une idée.

Et quelles sont plus précisément les spécialités recherchées ?

Dans l’ensemble des domaines, pas seulement la construction, ce sont clairement les analystes de données. La révolution numérique produit des tonnes de données quantitatives et qualitatives. Elles peuvent et doivent être analysées. Les techniques et instruments d’analyse se sont beaucoup développés. Les entreprises veulent être à jour par rapport cela. Et être capables d’en faire quelque chose de créatif. L’autre profil très recherché, ce sont les développeurs d’application. C’est souvent lié à l’analyse de données d’ailleurs. Encore une fois dans pratiquement tous les domaines de l’industrie et des services.

Il y a aussi d’autres métiers de ce genre très en vogue actuellement.

Oui, et je ne vous étonnerai pas en les énumérant : les managers de l’innovation, les spécialistes de l’intelligence artificielle, ou de la blockchain, ou encore les roboticiens. Ingénieurs en robotique en d’autres termes.

On voit aussi beaucoup d’annonces pour les métiers commerciaux.

Oui, toujours, parce que la vente est évidemment cruciale dans les entreprises. Elles recherchent toujours de bons commerciaux. De très bons commerciaux. Elles en forment aussi. Mais on sait qu’une bonne formation, et même l’expérience suffisent rarement à faire un commercial canon. Il y a un
moment où ça relève davantage du pur talent. Tout est en général mesurable dans cette activité. C’est un état d’esprit en fait. Il faut aimer la compétition. Et se sentir mal lorsque l’on ne gagne pas.

On a l’impression que les annonces pour les emplois dans les services et le social ont un peu baissé.

Oui, proportionnellement en tout cas, et ça demanderait quand même à être vérifié. Ce serait dû probablement à l’évolution démographique. La population a beaucoup augmenté en Suisse à partir de 2007. Ça progresse encore actuellement, mais de manière nettement moins prononcée. Le vieillissement de la population soutien néanmoins l’emploi dans le médico-social. Et il y en a encore pour pas mal d’années…

 

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Pascal Crittin : “La RTS a aussi étudié l’option de tout regrouper à Genève”

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Les plans de déménagement de la RTS de Genève à Lausanne ne sont pas encore coulés dans le bronze, explique Pascal Crittin, directeur de la RTS. “Nous avons plusieurs options. Nous sommes ouverts au débat politique qui va se poursuivre au parlement et sa décision est souveraine. » “Notre volonté est que chaque unité thématique comme le sport, la culture, l’actualité puisse produire des éléments radio, TV et web. C’est une vision à 360 degrés, horizontale”.

Pascal Crittin reconnaît que la RTS sera en surcapacité immobilière avec la Tour à Genève pas complètement remplie et le nouveau bâtiment en gestation pour 110 millions sur le site de l’EPFL à Lausanne où serait donc regroupée toute l’actualité.

La RTS a aussi étudié l’option de centralisation à Genève, affirme Pascal Crittin précisant que toutes les options possibles ont été explorées. “Genève est moins centralisée que Lausanne et cela poserait problème à certains cantons. Il faut en prendre acte. »

Par ailleurs, les bâtiments de Genève conviendraient mal au type d’organisation que la RTS veut mettre en place, lance Pascal Crittin, détails à l’appui. Il maintient que le projet actuel permet de réaliser le plus d’économies possibles et de les faire dans l’immobilier plutôt que dans les équipes, de journalistes notamment.

La couverture de Genève, 2e ville du pays, ville internationale continuera par ailleurs d’être assurée depuis Genève par une équipe ancrée au bout du lac.

 

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