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Culture

Plusieurs romands primés au festival M4music à Zurich

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Le Neuchâtelois Louis Jucker avait reçu un Prix suisse de la musique 2021 à Lugano (archives). (© KEYSTONE/Ti-Press/PABLO GIANINAZZI)

Plusieurs artistes romands ont été primés le week-end dernier au festival M4music de Zurich. Le rappeur lausannois Tom D a remporté le prix principal "Demo of the Year".

Avec son titre "pour toi", Tom D., originaire du quartier de Chailly à Lausanne, a aussi gagné le premier prix dans la catégorie "Lyrics & Beats" (Textes et rythmes), attribués par la Fondatrion Suisa, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Doublement primé, l'artiste, âgé d'une vingtaine d'années, repart avec 8000 francs.

Grâce à "Blasted Mirrors", le titre du Veveysan Eckhart, distingué dans la catégorie "Rock", et "Wet Dreams Only" d'Elina de Carouge (GE) dans celle de la musique "Electronic", les deux artistes ont empoché chacun 3000 francs.

Le concours de jeunes talents "Demotape Clinic" s’est imposé comme un véritable tremplin pour la relève musicale. La chanteuse de hip-hop bernoise Soukey et les Zurichoises de Manic Pixxies y avaient notamment été primées avant de revenir cette année sur scène en tant qu’artistes confirmées.

Artistes connus

D’autres distinctions ont été remises à des Romands dans le cadre des IndieSuisse Awards comme le prix de la chanson de l'année pour le titre "Generic Skincare" du groupe Coilguns avec Jonas Nido & Louis Jucker du label Hummus, basé la Chaux de Fonds (NE).

L’album "Le futur ça marche pas" du Genevois Cyril Cyril est salué par un "Future Perspective Award" (Perspective d'avenir) et La Gustav, l’académie de musique actuelle à Fribourg, par un "Special Achievement Award" (Prix spécial du mérite).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Premier album de la rappeuse lausannoise Nathalie Froehlich

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Le premier album de la chanteuse lausannoise Nathalie Froehlich, intitulé "Et la fin sera belle", sort ce vendredi. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La rappeuse lausannoise Nathalie Froehlich sort ce vendredi son premier album "Et la Fin sera Belle". Elle y réussit le grand écart entre reggaeton et hardcore techno. Après avoir verni son disque jeudi à Lausanne, elle poursuit vendredi soir à la Reitschule à Berne.

Nathalie Froehlich a débuté dans l’underground lausannois avec du techno-rap. Avec ses performances, qui se transforment volontiers en rave cathartique, la musicienne a depuis longtemps conquis les scènes de Suisse alémanique.

C’est une période intense pour Nathalie Froehlich: son premier album sort vendredi. Dans un entretien avec Keystone-ATS, elle explique que beaucoup sont surpris que "Et la Fin sera Belle" ne sorte que maintenant.

Car la rappeuse est déjà sur le radar depuis un moment. Elle rappe à une vitesse vertigineuse en français et parfois en anglais sur des sons technoïdes. Sa musique est fortement marquée par la scène rave lausannoise, où elle a coorganisé dès le début de sa vingtaine des fêtes semi-légales en plein air ou dans des maisons occupées. C'est là qu'elle a aussi fait ses premières performances, en improvisant des rap sur les sets des DJ.

De la fête pop à la techno

Et puis, en 2022, quelque chose d'inhabituel pour la scène musicale suisse s'est produit: avant même de vraiment percer en Suisse romande, des organisateurs de Suisse alémanique l'ont repérée et engagée.

"C'est assez étrange", reconnaît-elle. Elle sait par d'autres musiciens combien il est difficile de franchir le Röstigraben. Son propre parcours l'a menée des caves alternatives de la région lausannoise directement sur des scènes en Suisse alémanique - ce n'est qu'ensuite qu'elle a été découverte en Suisse romande.

Entre-temps, elle a joué plus de 140 concerts sur de grandes scènes comme le Paléo ou le festival du Gurten à Berne, mais aussi dans des festivals plus petits et exploratoires comme le Bad Bonn Kilbi à Guin (FR).

En comptant les événements qui ne sont annoncés nulle part publiquement, on arrive même à plus de 200 concerts. Les performances de Nathalie Froehlich ne sont évidemment pas faites pour rester immobile. Justement parce qu'elles évoluent d'une fête pop vers une rave cathartique, elle est particulièrement appréciée des programmateurs.

"Oublier la m... de ce monde"

On la décrit parfois comme en colère, "énervée". "Je peux comprendre, mais moi je trouve en fait ma musique assez joyeuse !", dit la musicienne, bientôt âgée de 29 ans, qui se décrit elle-même comme plutôt timide.

Il arrive que les gens soient surpris lorsqu'ils la rencontrent. On lui dit souvent: "Tu n'es pas aussi déjantée que ta musique." Ce serait d'ailleurs un peu "extrême", dit-elle en riant: "Comme si je me promenais en criant sur tout le monde."

Mais les raisons d'être en colère ne manquent pas, explique la rappeuse, dont les textes sont souvent féministes et socialement critiques. Son morceau le plus populaire s'intitule "Tout le Monde (déteste la police)", qui s'attaque à la police en tant qu'institution, ainsi qu'au racisme et au classisme (préjugés liés à la classe sociale).

Nathalie Froehlich est aussi révoltée par les discriminations auxquelles les femmes sont confrontées. Elle le connaît par expérience: "Je reçois tellement de messages de haine sur internet, cela va jusqu'aux menaces de viol."

Avec ses concerts, elle veut transmettre ce sentiment que peuvent aussi provoquer les raves: "Le soleil se lève, les beats résonnent encore dans les enceintes et tu es avec des gens qui te ressemblent, capables d'oublier pendant quelques heures la merde de ce monde. Pour moi, c'est aussi une forme de résistance politique."

Avant l'extase, la rupture

Son album suit la logique de ses concerts. Il peut se diviser en deux parties. Pour la première moitié, la pop des années 2000 a clairement servi d'inspiration. On y entend du reggaeton, du hip hop, mais aussi un peu de baile funk, genre musical électronique né dans les années 1970-1980 dans les favelas de Rio de Janeiro, mêlant Miami bass, électro et rythmes de batterie brésiliens.

Puis le titre "Eloge Funèbre" provoque un changement d'ambiance soudain. Ce single déjà publié est une chanson plus lente et nostalgique qui se construit progressivement et met exceptionnellement le piano au centre. Nathalie Froehlich y commente sa propre cérémonie funéraire depuis la perspective d'une morte dans son cercueil - et dévoile avec cynisme l'hypocrisie des vivants.

"Comme dans mes concerts, je voulais créer sur l'album un moment de rupture", explique-t-elle. En live, c'est aussi assez drôle à observer: "Après les premiers morceaux euphoriques, le public se retrouve soudain en état de choc."

Ce qui se passe ensuite en concert est suggéré par la seconde moitié de l'album: un techno-rap qui transporte l'auditeur dans une rave des années 90 et qui pourrait bien offrir une solution temporaire à tous les problèmes du monde. Nathalie Froehlich y explore différents genres de musique électronique; on y entend beaucoup de hardcore techno, qui rappelle parfois le son de The Prodigy.

Encore underground ou déjà mainstream ?

Dans l'industrie musicale, franchir les frontières entre genres est souvent mal vu, car cela rend les artistes plus difficiles à commercialiser.

Pourtant, Nathalie Froehlich assume ce grand écart entre sonorités pop et subversives, elle qui se produit aussi bien dans des festivals commerciaux que dans des lieux alternatifs. Elle veut relier ces deux mondes, dit-elle: "Dans l'underground, on me considère comme mainstream, et pour le mainstream, je suis underground."

Pour cet album, l'artiste - qui travaille aussi à temps partiel pour la RTS - a dépensé toutes ses économies. Elle est "complètement fauchée", dit-elle en riant. Ce serait "magnifique" si elle pouvait partir un jour en tournée autour du monde avec son équipe.

Mais pour l'instant, place aux soirées de lancement de l'album: jeudi au Romandie à Lausanne, vendredi au Dachstock de la Reitschule à Berne, et samedi à la Zentralwäscherei à Zurich. "Ce sont des lieux que ma meute et moi aimons."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

De Lausanne à Abbey Road, le nouveau chapitre de DeLaSar

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Le dernier single, "Riding Away", de DeLaSar est désormais disponible sur les plateformes. (© )

Le dernier single, "Riding Away", de DeLaSar - l’un des noms de scène d’Yves Zbaeren (YvesZ, Taboo, Maladie Honteuz) - est désormais disponible sur les plateformes. Fruit de la complicité avec Solstice Denervaud, une amie dans le monde la musique, le titre est extrait de l’album "In-To", mixé aux mythiques Abbey Road Studios.

Paru au printemps 2024, "In-To" marque une nouvelle étape dans le parcours d'Yves Zbaeren, entamé à la fin des années 1970. Enregistré à Bruxelles, au Studio ICP, l’album a été confié pour le mixage à Piers McEntire. "C’est la première fois qu’on mixait avec un ingénieur d’Abbey Road", relève l'artiste auprès de Keystone-ATS.

Solstice, organisatrice de concerts majeurs en Suisse romande - un livre vient de paraître à son sujet chez Randôme - , a accompagné la création de "In-To". "J’ai commencé le projet tout seul, puis je l’ai présenté à Solstice. Elle est revenue avec beaucoup d’idées." Si l’album sonne ainsi aujourd’hui, relève Yves Zbaeren, "c’est aussi grâce à elle".

La complicité entre l'artiste et l'organisatrice de concerts remonte au début des années 1980. Très vite elle va manager son groupe de l'époque "Maladie Honteuz".

En dehors de tournées en Suisse et en Allemagne, le groupe a gagné un prix, un départ pour l’Euro Rock de Liverpool. Le séjour en Angleterre agit comme un "déclic."

Le changement de nom - Maladie Honteuz laisse la place à Taboo - accompagne cette mue. "On sentait qu’on était arrivés au bout de quelque chose. Le contexte, lié à l'apparition du sida, avait changé. On voulait quelque chose de plus international."

Biberonnés au blues

Leur passion commune pour le blues nourrit cette évolution. Adolescent, Yves Zbaeren découvre Sonny Terry, Brownie McGhee, Memphis Slim ou plus rock, Led Zeppelin. Solstice, elle, a sillonné les États-Unis dès 1980. "À New Orleans, en Louisiane, je suis restée longtemps et j'y suis allée une quinzaine de fois."

À Lausanne, ils vivent en communauté. "On habitait à neuf dans un quatre-pièces", raconte-t-il. "Rien n’était calculé", insiste Solstice. "C’était une amitié, des discussions, des soirées à écouter leur musique."

Dans un milieu musical "très masculin", Yves Zbaeren dit avoir mesuré les obstacles rencontrés par son amie. "Je suis très admiratif de son parcours." Il dit avoir senti parfois une petite ironie déplacée parce que c’était une femme. Il ajoute: "On s’est souvent boostés mutuellement".

Solstice va manager Maladie Honteuz, puis Taboo pendant environ quatre ans, avant que leurs trajectoires ne divergent. "Cela n’a pas été simple... Et pourtant, notre amitié a survécu", souligne Solstice. Après l’arrêt de Taboo en 1996, Yves Zbaeren traverse une période de remise en question.

"En fermant la porte à Taboo, je fermais la porte à 16 ans ininterrompus." Divorce, études en parallèle, pause de deux ans: il revient ensuite avec de nouveaux projets, toujours accompagné par Solstice.

La scène, moteur essentiel

La scène reste, pour lui, un moteur essentiel, qu'il "adore". "Pendant la période de Taboo, on faisait 60 à 70 concerts par année." Au festival de St-Gall, ils joueront devant 20'000 personnes.

Auteur-compositeur, il se définit d’abord comme instrumentiste. "Je suis musicien avant d’être parolier." Dès l'âge de 11 ans, il apprend plusieurs instruments en autodidacte. A 17 ans, en 1977, il annonce à ses parents qu’il arrête ses études pour se consacrer à la musique. On imagine la scène.

A Rishikesh, il a pensé aux Beatles

L’Inde a également marqué son chemin artistique. Il y est retourné à de nombreuses reprises depuis un premier voyage décisif. "L’Inde m’a bousculé. Elle a remis en question mon éducation religieuse protestante très cadrée, très occidentale." Il y puise des sonorités et des influences qui irriguent certaines compositions. De passage à Rishikesh, il a pensé aux Beatles.

Aujourd’hui, avec "In-To", Yves Zbaeren, revendique un certain détachement. " La musique demeure son fil rouge, malgré des activités dans la formation, la radio et le multimédia. Il a même lancé une radio en ligne, Taboo Music Station, qui diffuse en continu les différents projets des musiciens du groupe.

S’il avait 17 ans aujourd’hui, referait-il le même choix? "Oui", répond-il sans hésiter. Même si l'époque semble guère privilégier les parcours en autodidacte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Netflix annonce une suite au film d'animation "Kpop Demon Hunters"

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KPop Demon Hunters aura une suite, annonce Netflix. (© KEYSTONE/AP)

Le géant du streaming Netflix a annoncé vendredi une suite à "Kpop Demon Hunters", film d'animation à succès nommé dans deux catégories pour les Oscars, qui auront lieu à Los Angeles le 15 mars.

"KPOP DEMON HUNTERS reviendra dans une suite écrite et réalisée par Maggie Kang et Chris Appelhans", a écrit Netflix sur X.

Ce film d'animation, qui raconte l'histoire d'un groupe de chanteuses de K-pop chassant des démons, a marqué une étape supplémentaire dans la diffusion de la culture sud-coréenne dans le monde.

Le film est nommé dans deux catégories aux Oscars: celle du meilleur film d'animation et celle de la meilleure chanson originale.

La chanson "Golden", tirée de la bande originale de "Kpop Demon Hunters", a déjà gagné début février le prix de la Meilleure chanson écrite pour un support visuel aux Grammy Awards.

La Corée du Sud avait déjà remporté des Grammy Awards par le passé, mais la récompense pour "Golden" est la première pour une production K-pop.

La réalisatrice et scénariste coréo-canadienne Maggie Kang a préalablement confié qu'elle souhaitait "dépeindre la culture coréenne de manière authentique".

"En tant que cinéaste coréenne, je ressens une immense fierté que le public veuille voir plus de cette histoire coréenne et de nos personnages coréens", a-t-elle déclaré, selon Netflix.

Sorti en juin dernier, le film d'animation s'inscrit dans un rayonnement croissant des produits culturels sud-coréens, comme la Palme d'or 2019 pour "Parasite" de Bong Joon-ho, la série "Squid Game" ou encore les groupes de K-pop BTS et Blackpink.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Dégradations homophobes à Nyon: les victimes prennent la parole

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Les portraits vandalisés de Lucie Steffen et Marius Diserens ont officiellement été remplacés, en présence des concernés. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Nyon (VD), les portraits de l'exposition "Voices of EquALLity" vandalisés le week-end dernier ont été officiellement remplacés. Le réaccrochage s'est accompagné d'un moment symbolique, qui a réuni les deux victimes des tags discriminatoires Lucie Steffen et Marius Diserens aux côtés une centaine de personnes.

Le rendez-vous était donné à 18h00 sur la place du château. L'un des messages: "l'égalité et le respect ne reculent pas face à l'intimidation."

"Un geste de haine a tenté d'effacer des visages, des histoires, des existences. Mais cet acte infâme n'a pas effacé, il a révélé", a réagi l'artiste Chloé Bonnard, qui a réalisé les photographies des personnalités romandes pour le projet de l'association Les Romandes.

"Si nous sommes là, c'est pour démontrer qu'aucune personne n'est illégitime, que chacun et chacune a sa place dans l'espace public", s'est exclamée à son tour Christiane Piazzini, déléguée à l’intégration de la Ville de Nyon.

Sous les applaudissements, les victimes des actes de vandalisme ont, eux aussi, pris la parole. "Pour être honnête, j'ai beaucoup hésité à parler ce soir, a admis Lucie Steffen. Mais ne rien dire reviendrait à m'invisibiliser. Cela irait à l'encontre du but et du coeur de cette exposition. Et cela pourrait laisser penser que cette dégradation m'a atteinte, alors que pas du tout."

"Normaliser les minorités"

"Elle ne m'a pas atteinte, non, mais elle démontre à quel point il est important de visibiliser et normaliser les minorités. Elle donne donc encore plus de sens à cette exposition dont j'étais déjà fière de faire partie."

Devant la centaine de personnes présentes, Marius Diserens a reconnu: "votre présence est extrêmement cathartique pour moi. On me demande, après un week-end tourmenté, comment je me sens, si je vais bien. La réponse est: malheureusement, très bien, parce que je suis bien trop habitué à cette violence et à cette oppression-là", a dit le conseiller communal nyonnais.

Ces actes "montrent jusqu'à quel point les personnes vont pour nier notre existence, pour nous déshumaniser. Votre présence ici, aussi nombreux et nombreuses, me rappelle que ce n'est pas la norme et que ça ne devrait pas l'être."

Nouvelles images

Après les prises de parole, les photographies ont été officiellement remplacées. Les deux portraits, qui avaient été recouverts d'un voile noir depuis les actes de vandalisme, ont donc été réimprimés. Au moment d'évoquer cette action mardi, les organisatrices et la Ville avaient également annoncé avoir porté plainte, les tags discriminatoires ciblant spécifiquement les minorités de genre.

L'exposition engagée à Nyon est la première étape du projet "Voices of EquALLity", qui devra fleurir dans quatre autres villes: Genève, Renens et Lausanne. Elle se veut projet itinérant, urbain, engagé et fédérateur, qui met en lumière 36 personnalités romandes, inspirantes et profondément engagées dans leur région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'amphithéâtre de Nyon va se transformer en parc archéologique

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L'amphithéâtre de Nyon figure parmi les huit amphithéâtres romains découverts en Suisse. Il se distingue par ses dimensions - arène elliptique de 50 mètres sur 36 mètres -, ainsi que par son bon état de conservation. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Construit au 2e siècle, mis au jour en 1996 et classé monument d'importance nationale, l'amphithéâtre romain de Nyon (VD) fait l'objet d'études pour un projet de préservation et de valorisation. L'objectif est de l'ouvrir au public sous forme d'un parc archéologique.

La Ville de Nyon a présenté jeudi soir au public l'état d'avancement du projet, soit les dimensions architecturales, paysagères et scénographiques du site antique. Elle a dans le même temps verni la seconde phase de l'exposition évolutive "Amphitéâtre?", mettant en lumière les enjeux liés à la conservation du monument et à sa valorisation future.

L'amphithéâtre de Nyon figure parmi les huit amphithéâtres romains découverts en Suisse. Il se distingue par ses dimensions - arène elliptique de 50 mètres sur 36 mètres -, ainsi que par son bon état de conservation, rappelle la Ville dans un communiqué.

Les études approfondies et la reprise complète du dossier scientifique est supervisée par l'Archéologie cantonale et l'Office fédéral de la culture. Le projet est porté par la Ville de Nyon, les Services d'architecture, de la culture et de l'environnement, en collaboration avec le Musée romain de Nyon et une commission scientifique composée d'experts suisses et internationaux.

Ateliers participatifs

Des ateliers participatifs ont également été menés afin d'intégrer les attentes de la population. Un crédit d'études, voté par le Conseil communal en août 2022, finance l'avant-projet et les études d'architecture et de scénographie. L'objectif est de pouvoir soumettre un crédit de réalisation au Conseil communal à la rentrée 2026, indique la Municipalité nyonnaise.

"Le projet reposera sur une intervention minimale et en partie réversible, respectueuse de l'intégrité du site à haute valeur patrimoniale. Il visera à préserver l'authenticité des vestiges tout en les rendant accessibles. L'amphithéâtre sera conçu comme un parc archéologique vivant, pleinement intégré à la ville, ouvert à la rencontre, à la découverte, à la transmission et à la contemplation", est-il expliqué.

Une couverture elliptique offrira au public un déambulatoire lui permettant d'embrasser l'arène depuis les hauteurs. La scénographie proposera une expérience immersive et pédagogique, permettant à chacune et chacun de comprendre et ressentir l'histoire du lieu.

Très végétalisé

Un espace de médiation accueillera groupes, classes et conférences. L'ensemble offrira une grande flexibilité d'usages et d'activités, sans dénaturer le site existant, souligne la Ville. "La végétation jouera un rôle central dans le projet, structurant le site, améliorant le confort climatique et favorisant la biodiversité".

Les prochaines étapes prévoient la mise à l'enquête au 2e trimestre, le dépôt du préavis du crédit de réalisation au Conseil communal au 3e trimestre et le vote du crédit de construction d'ici la fin de l'année. Le début des travaux est envisagé au début 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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