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Culture

Le retrait de Biden était la seule issue possible pour la presse

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Joe Biden, 81 ans, est le plus vieux président américain en exercice (archives). (© KEYSTONE/AP/Christopher Furlong)

Au lendemain de l'annonce du retrait de la course à la Maison-Blanche du président américain sortant Joe Biden, la presse suisse estime qu'il n'avait plus le choix. Elle pointe cependant une décision bien trop tardive du démocrate de 81 ans.

"La pression était trop forte" pour que Joe Biden maintienne sa candidature à la présidentielle américaine de novembre, estime la Tribune de Genève. "Après un premier débat calamiteux, où l'octogénaire était sujet à des absences, et une quarantaine pour cause de Covid, Joe Biden était chancelant".

A cela s'est ajouté "le miracle de Pennsylvanie [...] qui l'a mis à terre", lorsque, le 13 juillet en pleine réunion électorale, une balle "frôle la tête" de son adversaire républicain, l'ex-président américain Donald Trump, lui transperçant une oreille, ajoute le journal genevois. Joe Biden "n'était plus que le faible vieillard face au héros sans âge. Cruel pour un président qui termine son mandat avec un bilan économique qui rendrait jaloux bien de ses prédécesseurs".

Temps compté pour les démocrates

Mais même si le bilan économique est bon, il est incompréhensible que l'octogénaire n'ait pas compris plus tôt qu'il devait laisser sa place, lance le commentateur des journaux du groupe de presse CH Media. Joe Biden "ne pouvait tout simplement pas lâcher prise. S'il l'a fait, ce n'est peut-être pas tant parce qu'il veut 'le meilleur pour le pays', comme il l'écrit [...] mais plutôt pour sauver son propre héritage et sa propre réputation".

De plus, cette annonce de retrait tardif place le parti démocrate dans une position délicate, remarque le Tages-Anzeiger. "Au lieu de construire une succession qui aurait assuré son héritage et sa mémoire, [Joe Biden] a étouffé le débat lors des primaires afin de s'assurer un nouveau mandat [...] Il laisse désormais aux démocrates la situation difficile de lancer une nouvelle candidature à moins de quatre mois de l'élection" présidentielle.

La convention des démocrates débutant à la mi-août, "il ne faut pas chercher midi à quatorze heures pour trouver la candidate", relève le journal 24 Heures. La vice-présidente Kamala Harris a déclaré être prête à "battre Trump". Elle n'est peut-être pas la personne "idéale", poursuit le commentateur, "mais elle seule a les soutiens, financiers (elle est la seule à pouvoir hériter de la cagnotte des donateurs) et politiques (Obama, Clinton)".

"C'est Trump le vieux"

Et, remarque le quoditien vaudois, "c'est désormais Trump le vieux de l'autre", l'ex-procureur général de Californie affichant 59 ans, contre 78 pour le milliardaire républicain. "Face à une adversaire jeune et multiculturelle, qui aura la liberté de porter plus fort certaines valeurs (avortement, justice raciale, démocratie), le républicain ne pourra plus taper sur 'les capacités cognitives de l'homme qui occupe le bureau ovale'".

Abondant dans le même sens, la NZZ note que la quinquagénaire pourrait offrir aux Américains le changement de génération qu'ils souhaitent. "Surtout si elle se fait épauler par un homme encore plus jeune, modéré et blanc, comme le gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro, elle pourrait séduire une large couche d'électeurs". Elle n'est peut-être pas la candidate la plus forte, mais cela pourrait suffire pour battre Trump, ajoute le quotidien zurichois.

Il est cependant à craindre qu'une candidature de Kamala Harris "n'élargisse le fossé entre ces deux Amériques qui se haïssent", avertit La Liberté. "Son probable duel face à l'homme d'affaires milliardaire est une allégorie des Etats-Unis d'aujourd'hui. Femme, Afro-Africaine, progressiste, elle devra affronter un machiste démagogue et conservateur, champion du repli sur soi".

Dans tous les cas, le retrait de Joe Biden, "qui ne pouvait pas être évité", devrait déclencher de vives discussions au sein des démocrates, prédit le Blick. "Il faut comprendre pourquoi le parti a accepté [Joe] Biden comme candidat et pourquoi personne n'a réussi à le convaincre, avant même les primaires, de passer le relais à sa vice-présidente".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Dix événements à l'affiche de la saison culturelle de Veyrier (GE)

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Dix événements culturels tout public sont programmés de février à mai à Veyrier (GE), dans différents lieux culturels de la commune. Le groupe Ladaniva figure parmi les temps forts (archives). (© KEYSTONE/AP/MARTIN MEISSNER)

Dix événements culturels tout public sont programmés de février à mai à Veyrier (GE), dans différents lieux culturels de la commune. Le groupe Ladaniva figure parmi les temps forts. Outre de la musique, le programme comprend du théâtre et des expositions.

Ladaniva est un duo pop-folk à la renommée internationale, particulièrement reconnu en Arménie, indique la commune. Côté musique encore, Bombino viendra avec son blues touareg, tandis que le duo formé par Estelle Rivaz, au violoncelle, et Laudine Dard, à la harpe, interprétera des oeuvres d'inspiration hispanique.

Avec "Novecento", la saison voguera vers le théâtre. Inspiré du chef-d'oeuvre d'Alessandro Baricco, le spectacle de la Compagnie Le Magnifique théâtre réunit le comédien Michel Lavoie et le pianiste Max Jendly. Il sera encore question de bateau dans "Finisterre", de la Compagnie Les Bernardes, un spectacle qui raconte le périple d'une navigatrice bretonne fictive partie pour le Vendée Globe.

Dans "Planchette!", Simon Romang célèbrera, lui, la fête, le partage et les plaisirs du terroir avec humour. Pour le jeune public, la saison culturelle programme "Track Attack", d'Elvett et Simon Aeschimann, sur la peur du regard des autres.

La Mansarde accueillera deux expositions. Renaud Robin présentera ses sculptures en bois, mi-plantes mi-animaux, et Laetitia Pascalin, ses dessins agrémentés de tissus et de broderies, comme autant de fenêtres sur un espace intérieur. Et pendant un week-end, le festival Bourgeons de fête investira le coeur village avec des ateliers, de la musique, de la restauration et un marché.

www.veyrier.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Deux nouveaux "néons" sur les toits de Plainpalais

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A Genève, deux nouvelles enseignes lumineuses viennent enrichir le projet d'art public Neon Parallax autour de la plaine de Plainpalais. Treize oeuvres, dont l'emblématique "DIMANCHE", de Christian Robert-Tissot, sont désormais installées sur les toitures d'immeubles (archives). (© KEYSTONE)

A Genève, deux nouvelles enseignes lumineuses viennent enrichir le projet d'art public Neon Parallax sur les toitures d'immeubles autour de la plaine de Plainpalais. "Il y a un trou dans le réel", annonce l'une, tandis que l'autre représente du linge séchant sur une corde.

Surplombant une résidence estudiantine à la place du Cirque, l'oeuvre "il y a un trou dans le réel", de l'artiste espagnole Dora García, fait référence au passage de Jacques Lacan à Genève en 1975. Elle renvoie au concept psychanalytique de sinthome, qui envisage l'inscription de chacun dans un ensemble unique et singulier, selon les fonds d'art contemporain de la Ville et du canton de Genève.

La seconde oeuvre inaugurée jeudi soir en présence des magistrats de tutelle des deux fonds d'art contemporain a été réalisée par le duo d'artistes RM - Bianco Benenti Oriol et Marco Pezzotta. Intitulée "LIGNE-DE-LINGE", elle expose la vie intime et ordinaire des foyers sur la place publique.

Lancé en 2006, le projet Neon Parallax a été pensé comme un contrepoint artistique aux enseignes publicitaires installées sur les quais bordant la rade. Il compte à présent treize installations, dont l'emblématique "DIMANCHE", du Suisse Christian Robert-Tissot. Elles ont toutes été réalisées à la suite d'un concours international.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Geneva Lux réinvestit la vieille-ville en plus de la rade

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Les curieux pourront voir des animaux parmi les animations du festival Geneva Lux jusqu'à début février à Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le festival Geneva Lux va égayer dès vendredi et jusqu'au 1er février pour la douzième fois la rade et réinvestit la vieille-ville. Dévoilées jeudi, pas moins de 17 animations, dont dix nouvelles, sont prévues en plus d'un spectacle immersif inédit à la cathédrale Saint-Pierre.

Baptisé "Halo", celui-ci embarquera du jeudi au dimanche les participants dans une expérience faite de chants sacrés augmentés et de lasers. Un "point d'orgue", "assez exceptionnel", qui permettra de reconnecter le festival avec la vieille-ville qu'il avait quittée, a affirmé à Keystone-ATS la conseillère administrative de la Ville de Genève Marie Barbey-Chappuis.

Le périmètre autour du Jardin anglais ne suffisait plus. "Cela devenait presque trop petit pour accueillir le public", ajoute la magistrate. Même s'il est difficile de chiffrer la progression régulière chaque année, l'empreinte du festival sur les réseaux sociaux reflète l'augmentation de l'affluence, selon elle.

Le site de la cathédrale aura aussi une portée symbolique, quelques jours après que les cloches ont sonné en hommage aux victimes et aux blessés du drame de Crans-Montana (VS). "Objectif modeste" après la tristesse, il offrira aux Genevois "un rassemblement pour de belles émotions", dit l'élue du Centre.

Statues animées

Parmi les autres animations figurent notamment un ovni, un oiseau, d'autres animaux ou encore une ondulation d'images, de lumières et de sons sur un écran d'eau. Les vendredis et samedis seulement, les spectateurs, munis de casques, pourront également pénétrer dans le monde des statues de la fontaine du Jardin anglais qui vont s'animer dans une sphère et vont leur parler.

"Geneva Lux offre une parenthèse lumineuse et poétique au coeur de l’hiver", a ajouté Mme Barbey-Chappuis. A l'origine, le festival était essentiellement décoratif. Il précédait la période de Noël. Avec le temps, la manifestation a pris une nouvelle dimension, plus artistique et culturelle. Des animations locales mais aussi internationales sont présentées au public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Festivals

Paléo sacré meilleur grand festival européen: "Un immense plaisir" pour Daniel Rossellat

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Archives (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Le Paléo Festival de Nyon a été couronné "Best Major Festival 2025" lors des European Festival Awards, récompensant les événements accueillant plus de 40'000 personnes par jour. Une reconnaissance de taille pour un événement devenu incontournable sur la scène culturelle européenne. Ecoutez la réaction du président Daniel Rossellat.

Daniel RossellatPrésident du Paléo Festival de Nyon

Récompensé pour la qualité de son accueil, sa programmation et ses valeurs, le Paléo Festival s’impose désormais comme le meilleur grand festival d’Europe, selon l’association européenne des festivals Yourope. La cérémonie s’est tenue mercredi à Groningue, aux Pays-Bas. L’équipe du festival a appris la nouvelle, non sans émotion. « C’est une reconnaissance qui fait un immense plaisir », réagit Daniel Rossellat, président du Paléo. « C’est une marque de reconnaissance pour les 5'400 bénévoles, pour tous les artistes qui sont venus chez nous, pour l’équipe des permanents, mais aussi pour le public, fidèle d’année en année. »

Le processus de sélection s’est déroulé en deux étapes: un vote populaire ayant rassemblé quelque 300'000 personnes à travers l’Europe, puis une délibération d’un jury de professionnels. Le Paléo figurait parmi les dix finalistes. « Il y avait une chance sur dix. Manifestement, c’est tombé sur nous, et tout le monde est très heureux », confie Daniel Rossellat.

Une aventure collective saluée à l’international

Cette victoire vient saluer l’ADN du festival nyonnais, ancré dans une vision collective et durable. « Ce titre récompense avant tout une aventure collective et l’engagement exceptionnel de toute la communauté Paléo », souligne Rossellat, qui rappelle que des centaines de professionnels européens participent chaque année au festival pour découvrir de nouveaux artistes ou observer son organisation.

Il insiste aussi sur un aspect-clé: l’accueil. « La qualité d’accueil de Paléo est assez unique par rapport à beaucoup d’autres festivals. Nous, on essaie toujours de faire le mieux possible. Après, ce sont les autres qui décident. »

Le Paléo était déjà monté sur le podium en 2017, remportant le titre de "Meilleur festival de taille moyenne". Depuis 2022, avec une capacité d’accueil portée à 250'000 personnes, il concourt dans la catégorie reine des grands festivals.

L’édition 2025 du Paléo se tiendra du 21 au 26 juillet, avec une première annonce de programmation attendue le 17 mars.

Avec IA

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Culture

Melody Gardot, Richard Galliano et Fatoumata Diawara au Cully Jazz

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L'édition 2026 du Cully Jazz Festival, la 43e du même nom, aura lieu du 10 au 18 avril (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Cully Jazz Festival a dévoilé jeudi le programme des 34 concerts payants de sa 43e édition. Parmi les têtes d'affiche à écouter du 10 au 18 avril: Melody Gardot, Richard Galliano, Fatoumata Diawara, Tony Ann, Anouar Brahem, Theo Croker ou encore Emily Loizeau.

"Ce sera un bon mélange de tradition et de modernité, dans une panoplie très large du jazz, rassemblant plusieurs communautés de style musical. C'est une programmation à la fois acoustique, instrumentale, vocale, groove et dansante", a résumé Jean-Yves Cavin, codirecteur du festival, devant la presse à Lausanne.

Cette édition 2026 sera inaugurée le premier vendredi soir par l'ensemble pour cuivres et percussions Traktorkestar, brass band post-balkanique venu de Berne, qui réunira autour de lui trois personnalités helvétiques, Stephan Eicher, Erika Stucky et Elina Duni. M. Cavin promet un concert "avec d'autres surprises".

Le lendemain, toujours sur la grande scène du Chapiteau, le trio américain The Bad Plus sera rejoint par leurs compatriotes Chris Potter (saxophoniste et clarinettiste) et Craig Taborn (pianiste et compositeur) pour revisiter le répertoire de Keith Jarrett et son American Quartet. Ils laisseront ensuite leur place au trio britannique Mammal Hands, un des coups de coeur du codirecteur.

Ambiance feutrée

Ambiance feutrée et intemporelle pour le dimanche 12 avril, avec la star de l'affiche de cette 43e édition du Cully Jazz. L'auteure-compositrice-interprète et musicienne américaine Melody Gardot donnera deux concerts le même jour, à 16h00 et à 20h00.

Parmi les autres artistes se produisant sur la grande scène, l'accordéoniste français Richard Galliano et son New Viaggio Trio proposeront "une plongée nostalgique" dans l'atmosphère du disque iconique "Viaggio", réédité en 2025. Le maître du oud tunisien Anouar Brahem réunira, lui, trois instrumentistes autour de sa suite de pièces de chambre "After the Last Sky".

L'auteure-compositrice et guitariste française Gabi Hartmann fera, elle, voyager le public en chansons avec "La femme aux yeux de sel", un projet aux échos d'Amérique latine sur fond de folk, jazz et pop.

Le piano à l'honneur

Honneur aussi au piano sur le grand chapiteau avec deux jeunes pianistes "à l'approche innovante du néoclassique et de la pop", jeudi soir. Jamie Duffy dressera des "ambiances intimistes et cinématographiques" avec des compositions inspirées des paysages folkloriques de son Irlande natale. En deuxième partie, le Canadien Tony Ann plongera son auditoire dans "d'intenses mélodies et de vertigineuses harmonies".

Toujours au piano, à mentionner encore deux artistes helvétiques: le Vaudois Colin Vallon et la Fribourgeoise Manon Mueller et son quintet jazz. Enfin, toujours sur la grande scène, les étudiants de l'HEMU Jazz Orchestra distilleront des Brazilian Moods dans une création particulièrement colorée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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