"Amis de l'homme en noir, bonsoir!": adepte des interviews et des formules choc, l'animateur et producteur Thierry Ardisson, figure impertinente et prolifique du paysage audiovisuel français, est décédé lundi à 76 ans.
"Star du petit écran dès les années 1980, Thierry Ardisson est mort à Paris des suites d'un cancer du foie, ont annoncé son épouse et ses enfants dans un communiqué à l'AFP.
"Thierry est parti comme il a vécu. En homme courageux et libre. Avec ses enfants et les miens, nous étions unis autour de lui. Jusqu'à son dernier souffle", a écrit sa femme, la journaliste de TF1 Audrey Crespo-Mara. Toujours tout de noir vêtu - ce qui lui a valu son surnom - et flanqué d'un éternel sourire, Ardisson a bousculé le paysage cathodique avec ses talk-shows à succès en soirée.
Le Tout-Paris s'est rendu à ses émissions, parmi lesquelles "Bains de minuit", présentée depuis la boîte de nuit des Bains Douches à Paris, "Lunettes noires pour nuits blanches" au mythique Palace et "Rive droite / Rive gauche", premier magazine culturel TV quotidien en France.
"Thierry Ardisson imposa pendant des décennies au paysage audiovisuel français une voix, une silhouette, un style, un esprit, teinté de curiosité et d'irrévérence", a réagi l'Elysée dans un communiqué, saluant un homme qui "contribua à écrire l'histoire de la télévision française".
"Magnéto, Serge!"
Ses interviews cash, parfois à rebrousse-poil voire intrusives, ont établi sa réputation. L'animateur, qui aimait désarçonner ses invités, avait le sens de la formule. Certains rituels, comme ses "Bonsoirs" ou "Magnéto, Serge!", restent indissociables de son personnage.
"Quand je suis arrivé, il y avait à l'antenne un langage télévisuel prude et compassé. On s'est mis à parler comme dans la vie, de sexe, d'alcool et de drogue", rembobinait l'ancien publicitaire, à l'origine de slogans passés à la postérité.
"Il avait un langage absolument nouveau pour la télé", a souligné auprès de l'AFP Marie-France Brière, ancienne figure de TF1 qui le lança en 1985, ajoutant que mourir un 14-Juillet était un "pied de nez" pour un royaliste convaincu.
Peu connu pour sa modestie
Il a connu ses plus belles heures avec "Tout le monde en parle", une émission hebdomadaire sur France 2 (1998-2006) aux côtés de son acolyte Laurent Baffie, où ses questions cash, parfois trash, ont souvent créé le buzz.
C'était "un acharné du travail", "difficile à vivre dans le boulot car très exigeant", mais qui "laisse une oeuvre" derrière lui, a confié à l'AFP Philippe Corti, DJ phare de cette émission avec ses "blind tests". Il est ensuite passé aux commandes de "Salut les Terriens" (2006-2019), sur Canal+ puis C8, qu'il doit arrêter après avoir refusé de baisser le budget de l'émission.
Jamais à court de concepts, il a aussi présenté "93, Faubourg Saint-Honoré", des dîners éclectiques filmés à son domicile, sur Paris Première. Le vétéran du PAF était revenu brièvement en 2022 avec "Hôtel du temps" sur France 3, où il interrogeait des stars défuntes recréées grâce aux nouvelles technologies.
Né le 6 janvier 1949 à Bourganeuf (près de Limoges), d'un père ingénieur et d'une mère femme au foyer, Thierry Ardisson a passé une partie de son enfance en Algérie, puis en internat catholique en Haute-Savoie. "L'homme en noir", son dernier livre paru en mai, aborde notamment son rapport à sa famille issue d'un milieu social modeste, qu'il a tout fait pour dépasser.
En 2020, c'est la consécration avec "Arditube", chaîne YouTube lancée par l'Institut national de l'audiovisuel (INA) et dédiée à l'impressionnant patrimoine télévisuel - 35 émissions - d'un animateur aux convictions ouvertement royalistes, peu connu pour sa modestie, mais aussi bosseur acharné.
"Mégalo"
Il ne s'était pas fait que des amis dans le milieu: pour Bernard Pivot, il était "tellement mégalo qu'il croit avoir inventé la vulgarité à la télévision". L'écrivaine Christine Angot s'était dite humiliée à plusieurs reprises sur le plateau de "Tout le monde en parle", en se souvenant de rires face à l'inceste qu'elle relate dans son oeuvre.
Lors de sa dernière apparition à la télé, le 10 mai dans "Quelle Epoque!" sur France 2, il avait comparé Gaza à Auschwitz, ce qui avait fait polémique - il avait ensuite demandé pardon à "ses amis juifs". L'homme de télé fut aussi patron de presse, à la tête de "L'Ebdo des Savanes" et du mensuel "Entrevue", avec lequel il a été condamné pour des articles racoleurs. Il a aussi fait de la radio, produit des séries et des films.
Emmanuel Macron lui avait remis la Légion d'honneur début 2024. Marié à trois reprises, Thierry Ardisson a eu trois enfants avec la musicienne Béatrice Loustalan. Il partageait la vie de la journaliste et présentatrice de TF1 Audrey Crespo-Mara, qu'il avait épousée en 2014.
Le Conseil constitutionnel a censuré vendredi l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans en France. Il a considéré que cette mesure porte "une atteinte disproportionnée" à leur liberté d'expression.
L'institution avait été saisie fin juillet par des députés socialistes et de la gauche radicale sur l'article 1er de la loi visant à protéger les mineurs face aux réseaux sociaux.
Les Sages estiment que cette disposition, interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, "porte une atteinte qui n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée" à leur liberté d'expression et de communication.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Les Rencontres Musicales de Champéry clôturent leur 27e édition "sous le signe du renouveau", selon les organisateurs. La programmation signée pour la première fois par la pianiste Beatrice Berrut, dont le spectacle "L'Arbre de Lumière" a trouvé son public.
"Cette première édition sous la direction de Beatrice Berrut affirme une vision résolument tournée vers l’avenir", écrit le festival dans un communiqué. Du 31 juillet au 14 août, l'événement a conjugué "grands chefs-d’½uvre, découvertes, jeunes talents et créations inédites, tout en affirmant l’ancrage suisse et valaisan des Rencontres Musicales de Champéry."
Le ténor Ian Bostridge et la pianiste Saskia Giorgini, la Sinfonia Valais-Wallis dirigée par Laurent Zufferey et le violoniste Sebastien Bohren ou encore le pianiste Jean-Baptiste Doulcet se sont produits ces deux dernières semaines. La programmation, qui a glissé de Beethoven à Schummann, de Mendelssohn à Mozart, de Schubert à Chopin ou encore de Bach à Chick Corea a permis de "faire découvrir la musique classique autrement", en multipliant les formats et les atmosphères.
Moment fort de l'événement: la création originale "L'Arbre de Lumière", imaginée avec Stéphane Lambiel. Le spectacle, pour lequel Beatrice Berrut a composé l'intégralité de la musique, a attiré plus de 1500 spectateurs lors de ses deux représentations le 6 et le 7 août.
Avec un taux de remplissage supérieur à 90%, l'oeuvre "s’impose comme le grand succès populaire de cette édition et démontre la capacité des Rencontres Musicales de Champéry à porter des créations originales d’envergure, réunissant des artistes issus de disciplines différentes autour d’une même vision."
Les organisateurs donnent rendez-vous l'année prochaine du 31 juillet au 14 août 2027 pour la 28e édition.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Trois projets favorisant l'accès à la culture seront soutenus par le Canton du Valais. Ils ont été choisis parmi les dix reçus dans le cadre d'un premier appel à projets lancé par le Service de la culture et le Service de l'action sociale.
Ceux-ci s'inscrivent dans le dispositif "Culture et cohésion sociale" lancé en 2025, qui encourage les collaborations entre les milieux culturels, sociaux et sanitaires afin de favoriser l'accès à la culture pour toutes et tous. "Les trois projets retenus reflètent la diversité des propositions", souligne un communiqué vendredi.
Le premier, intitulé "Ensemble, dépasser les freins symboliques", sera mené par la structure La Gare, arts et jeunesse à Monthey. Il proposera sorties au théâtre, ateliers, rencontres avec les équipes artistiques et repas interculturels aux femmes migrantes et à leur famille.
Quels sont les trois projets retenus?
Avec "Plongeon dans les marges!", l'association Bain de livres basée à Vernayaz collaborera avec les structures d'accueil relevant du domaine de l'asile. "A partir d'une offre de lecture multilingue déjà bien implantée, le projet enrichira les rencontres par des activités de médiation telles que la mise en musique, la théâtralisation, la réalisation de podcasts ou de courtes vidéos."
A Sion, Le Spot, qui s'associe à la fondation MaRaVal (Maladies Rares Valais) et à la Ligue valaisanne contre le rhumatisme fera vivre le projet de pratique théâtrale "Faire corps", destiné aux personnes vivant avec une maladie rare et à leurs proches.
"Cette première sélection confirme la pertinence du dispositif pour faire émerger des collaborations inédites entre les secteurs culturels, sociaux et sanitaires", se réjouit l'Etat du Valais.
La mise en oeuvre du dispositif se poursuit donc, avec un premier volet qui soutient des initiatives innovantes et un deuxième, qui encourage la transformation des structures culturelles valaisannes vers davantage d'inclusion et de représentativité. Un nouveau délai de dépôt des candidatures a été fixé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le spécialiste de la publicité en extérieur APG SGA acquiert les espaces d'affichage numériques et analogiques de l'éditeur romand ESH Médias. Les contours financiers de la transaction ne sont pas divulgués.
Cette collaboration permet à Impactmedias, la régie publicitaire du groupe ESH Médias, d'accéder à l'ensemble des supports de publicité extérieure d'APG SGA en Suisse romande, selon un communiqué diffusé jeudi en début de soirée.
Cela représente plus de 11'000 espaces publicitaires analogiques et 350 espaces numériques dans les rues et sur les places, dans les gares et dans les stations de montagne. A cela s'ajoutent 19'000 espaces publicitaires analogiques et 903 espaces numériques supplémentaires dans et sur les transports publics.
"Impactmedias pourra ainsi proposer à ses annonceurs locaux et régionaux une offre de publicité extérieure complète étendue à l'ensemble de la Suisse romande", peut-on encore lire.
De son côté, en rachetant Horizon, la marque d'affichage d'ESH Médias, APG SGA espère développer sa présence en Suisse romande, en améliorant sa couverture sur les marchés locaux de la région.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
"Qui vit encore" du genevois Nicolas Wadimoff représentera la Suisse dans la course aux Oscars dans la catégorie du "Meilleur film international", a annoncé jeudi l'Office fédéral de la culture. Ce documentaire donne la parole à des survivants de Gaza.
Le documentaire de M. Wadimoff l'a emporté face à deux autres films réalisés par des cinéastes romands: "A bras-le-corps" de la Chaux-de-fonnière Marie-Elsa Sgualdo et "Cosmos", un film en noir et blanc du cinéaste et photographe genevois Germinal Roaux.
"Qui vit encore" donne la parole à neuf personnes marquées par le conflit israélo-palestinien, "mettant en lumière une humanité qui transcende la dichotomie entre bourreaux et victimes", relève le jury. Et d'ajouter qu'à l’heure où la région reste au centre de l’attention mondiale, "ce film apparaît non seulement d’actualité et pertinent, mais il offre également un espace rare où la mémoire personnelle prime sur le discours politique".
La "short list" des films retenus pour l'Oscar du meilleur film étranger sera publiée le 15 décembre, une liste qui sera réduite à 5 nominés le 21 janvier 2027. La remise des Oscars aura elle lieu le 14 mars 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats