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Culture

La flèche de la cathédrale de Rouen touchée par un incendie

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La cathédrale de Rouen, une réalisation hors du commun (archives). (© KEYSTONE/AP POOL AFP/CHARLY TRIBALLEAU)

Un incendie qui s'est déclaré jeudi sur la flèche du XIXe siècle, en cours de réfection, de la cathédrale de Rouen (nord-ouest de la France), a été déclaré éteint en fin d'après-midi par les pompiers.

Aucun dégât majeur n'a été signalé dans l'édifice religieux, dont "l'intérieur a été préservé, notamment les oeuvres", s'est félicitée la ministre française de la Culture, Rachida Dati, venue au chevet de la cathédrale à la demande du président Emmanuel Macron.

Selon la préfecture locale (représentant l'Etat), ce sont les six ouvriers sur place qui ont donné l'alerte et tenté de contrer le départ de feu avant l'intervention des sapeurs-pompiers.

"Les éléments qui étaient en combustion à notre arrivée sont des éléments du plastique de chantier", a expliqué un responsable des pompiers, Stéphane Gouezec.

Bien qu'il se soit déclaré à quelque 120 mètres de haut, l'incendie avait été rapidement "maîtrisé" mais il fallait d'abord inspecter "tous les points chauds" avant de le déclarer officiellement éteint, a-t-il précisé à l'AFP.

Les risques de propagation étaient toutefois limités car "l'ensemble de la structure est une structure métallique" et seuls les planchers des échafaudages étaient susceptibles de brûler.

Une enquête a été lancée pour déterminer les causes de l'incendie, "très probablement accidentelles", selon la justice.

"À l'intérieur de la cathédrale, au droit de la flèche, 28 oeuvres d'art ont été retirées préventivement par des sapeurs-pompiers spécialisés sous le contrôle de l'architecte des bâtiments de France afin de limiter tout risque de détérioration en cas de contact avec des eaux d'extinction", ont annoncé les autorités.

L'après-Notre-Dame

La ministre de la Culture a rappelé les plans de prévention qui ont été impulsés en France pour sécuriser les cathédrales "propriétés de l'Etat" après l'incendie qui avait ravagé Notre-Dame-de-Paris en 2019.

Selon elle, 66 cathédrales ont bénéficié de ces plans, avec notamment l'installation de colonnes sèches (pour permettre aux pompiers d'utiliser des lances à incendies) et de systèmes de détection d'incendie.

Les travaux entrepris sur celle de Rouen durent depuis 2017.

La cathédrale gothique, fruit d'une série de chantiers lancés au XIIe siècle, a été peinte à de multiples reprises par Claude Monet (1840-1926), l'un des fondateurs de l'impressionnisme.

Surélevée au début du XVIe siècle, elle fut ornée d'une flèche en bois et plomb en 1544, mais celle-ci finit détruite par la foudre en 1822. Les travaux pour la remplacer par une flèche en fonte culminant à 151 mètres de hauteur ne seront achevés que 60 ans plus tard.

Elle se dégrade et dans les années 1910, décision est prise de la doubler en acier Corten qui donne une couleur rouille.

Cela n'empêche pas la dégradation des deux matériaux, ce qui a conduit à cet immense chantier impliquant la restauration et la réparation d'éléments endommagés, notamment le remplacement de dizaines de milliers de boulons.

En avril 2019, la cathédrale Notre-Dame de Paris, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco et monument le plus visité d'Europe avec 12 millions de visiteurs par an avant le drame, avait été ravagée par un gigantesque incendie. La flèche de ce symbole de la chrétienté, conçue par l'architecte du XIXe siècle Eugène Viollet-le-Duc, s'était effondrée sur elle-même, ainsi qu'une partie de sa toiture.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Cannes: la Palme d'or décernée au réalisateur Cristian Mungiu

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Le Roumain Cristian Mungiu a remporté la Palme d'Or à Cannes pour son fim "Fjord". (© KEYSTONE/AP/Andreea Alexandru)

Le jury du 79e festival de Cannes a décerné samedi la Palme d'or à "Fjord" du cinéaste roumain Cristian Mungiu. Il décroche ainsi sa deuxième Palme d'or après celle attribuée pour "4 mois, 3 semaines, 2 jours" en 2007.

Dans "Fjord", inspiré de faits réels, le réalisateur enracine son récit en Norvège pour mettre face à ses contradictions une société qui prône la tolérance et l'ouverture aux autres mais peut exclure brutalement ceux qui dévient du chemin tracé pour eux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Inauguration du grand-orgue restauré de la Cathédrale Saint-Pierre

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Le grand-orgue restauré de la Cathédrale Saint-Pierre sera inauguré au moment des 490 ans de la Réforme à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les curieux pourront assister à l'inauguration du grand-orgue Metzler restauré à la Cathédrale Saint-Pierre pour les 490 ans de la Réforme à Genève. Deux concerts sont prévus le vendredi 29 et le dimanche 31 mai, explique l'Eglise protestante de Genève. Un autre suivra une semaine plus tard.

Dans le cadre de l'Assemblée de l'Eglise, un spectacle "Black Church" aura lieu le samedi 30 mai. Une discussion accompagnera des chants.

Le lendemain, une adaptation théâtrale du livre "L'homme qui marche" explorera le rapport au mouvement et à l'immobilité. De quoi parler de responsabilité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'écrivain Alain Claude Sulzer ausculte les silences de l'amitié

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L'écrivain bâlois Alain Claude Sulzer est attendu le 6 juin au Festvial du livre à Collonge-Bellerive (GE) (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

L'écrivain bâlois Alain Claude Sulzer sera l'invité exceptionnel du Festival du LÀC le 6 juin à Collonge-Bellerive (GE). Il y évoquera "F. comme Frères", son nouveau livre centré sur l'amitié, l'art et la fugacité de l'existence.

Publié à mi-mai en version française aux éditions Phébus, le roman se déroule initialement dans les années 1970 au coeur de la région de la Ruhr, en Allemagne. Un narrateur anonyme et son meilleur ami, Frank, grandissent ensemble, soudés au point d'être "presque comme des frères", titre allemand du roman ("Fast wie ein Bruder", 2024).

Leurs chemins se séparent brutalement lorsque Frank assume son homosexualité et s'exile à New York pour percer comme peintre. Tandis que le narrateur mène une vie provinciale et rangée, Frank peint de manière obsessionnelle aux Etats-Unis, sans toutefois rencontrer le succès de son vivant.

Atteint du sida et condamné, Frank revient mourir en Allemagne à l'âge de 32 ans. Les deux hommes se revoient une dernière fois sur son lit de mort.

Reconnaissance tardive

Après le décès de son ami, le personnage principal reçoit les oeuvres de Frank soigneusement emballées. Ne comprenant ni la sexualité de son ami ni son art, il choisit de reléguer les toiles au fond d'une remise sans les regarder. Des décennies plus tard, il découvre par hasard les tableaux de Frank exposés dans une prestigieuse galerie d'art.

Le monde artistique célèbre désormais le défunt comme un génie. En contemplant le portrait grand format d'un homme nu, le narrateur est frappé par une vérité bouleversante: il y reconnaît ses propres traits.

Moeurs des années 80

A travers son narrateur, Alain Claude Sulzer déploie un portrait de la société des années 80, encore frileuse et conformiste, où les homosexuels, tout comme d'autres minorités telles que les "Tziganes", restent marginalisés. D'ailleurs, les stéréotypes employés par le personnage principal pour décrire les gens du voyage avaient créé une petite polémique à l'époque: le jury bâlois chargé d'attribuer des subventions les avaient jugés politiquement incorrects.

Le roman rappelle aussi l'irruption du sida, qui a mis brutalement fin à une époque de libération sexuelle. Mais "F. comme frères" interroge avant tout les liens fondamentaux de l'amitié.

"Ce roman raconte une relation symbiotique entre deux amis très proches qui finit par se désagréger", explique à Keystone-ATS Alain Claude Sulzer. "Comme c'est le cas dans de nombreuses familles, on ne s'intéresse pas vraiment à ce que font frères, soeurs ou parents. Une distance et une indifférence s'installent, fruits du temps qui passe, mais aussi des manquements, des petites lâchetés de chacun".

Art et subjectivité

Le livre met aussi en lumière le caractère fragile et parfois arbitraire de la reconnaissance artistique. Alain Claude Sulzer y évoque notamment la spéculation autour des oeuvres découvertes après la mort des artistes, une expérience qui fait écho à celle de son propre père, peintre demeuré anonyme toute sa vie.

"Nous avons réussi à organiser une exposition après sa mort, un peu par hasard. Et d'observer que "les oeuvres n'existent vraiment qu'à partir du moment où elles sont exposées". Dans le roman, la reconnaissance tardive de Frank apparaît ainsi comme une forme de réparation symbolique pour un "artiste mort si jeune".

F comme fin

Débutant comme un roman d'apprentissage, le récit prend des allures de roman policier sur ses dernières pages. Sauf qu'une part de mystère demeure.

"Parmi les lecteurs de la version allemande, 30 à 40% ont été frustrés de ne pas connaître le fin mot de l'histoire. Mais contrairement à un polar qu'on oublie aussitôt refermé, ils se souviendront précisément de cette absence de réponse", sourit l'écrivain.

Nombreux prix

Alain Claude Sulzer est né le 17 février 1953 à Riehen (BS). Vivant entre Bâle, Berlin et l'Alsace, il a publié plus d'une dizaine de romans. En 2008, "Un garçon parfait" s'est vu décerner le Prix Médicis étranger. L'année suivante, l'écrivain a reçu le Prix Hermann Hesse. En 2025, l'ensemble de son oeuvre a été couronné par le Prix littéraire de Soleure.

Son prochain roman "Szenenwechseln" paraîtra à l'automne en allemand. Il aura pour thème le milieu du théâtre.

La cinquième édition du Festival du Livre à Collonges (LÀC), auquel l'écrivain participera pour la première fois, se déroulera les 6 et 7 juin à Collonge-Bellerive. Plus d'une centaine d'auteurs y sont attendus. Les organisateurs mettent à chaque édition en lumière un invité d'honneur, Douglas Kennedy cette année, et un invité exceptionnel.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Livres

[ITW] Zep se questionne sur la postérité dans "Tourner la page"

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Zep est de retour en librairie avec un nouvel album "Tourner la page".

Zep est de retour en librairie avec un nouvel album. L'auteur genevois ne revient pas avec Titeuf, son personnage fétiche, mais avec une bande dessinée à l’aquarelle. Son nom: "Tourner la page".

Qui n’a jamais rêvé de se faire passer pour mort? Pour avoir la paix ou refaire sa vie. C’est ce que fait Lambert Delville, le héros de "Tourner la page", le nouveau roman graphique de Zep. Lambert Delville est un auteur désabusé, il a eu son heure de gloire mais ne connaît plus le succès. Sa compagne le quitte, son éditrice ne veut pas de son nouveau livre. Il décide donc de tout envoyer balader pour vivre sur son voilier en Grèce et il se fait passer pour mort. Cette annonce va le faire redevenir un écrivain à succès. Et alors qu’il vit sur une île presque déserte où tout va bien, un événement inattendu va se produire.

Et c’est plutôt drôle, c’est ce que cherchait Zep:

ZepL'auteur genevois sort son nouvel album «Tourner la page»

"Quand j'ai écrit les premières lignes de scénario, c'était pour faire une comédie. Et puis après, je me suis dit : c'est aussi cool de parler de ces questions de postérité qui traversent l'esprit d'un peu tout le monde à un moment".

Dans cette bande dessinée, Zep aborde le monde de l'édition, qui est loin d’être simple:

ZepL'auteur genevois sort son nouvel album «Tourner la page»

"C'est un milieu où il y a une certaine concurrence, même si dans la bande dessinée, c'est beaucoup plus collégial que dans la littérature. On vit sur le fait que les gens vont aimer ou ne pas aimer nos livres. Donc on a une existence qui est assez fragile quand même."

"Tourner la page" est publié aux éditions “Rue de Sèvres”.

Retrouvez en intégralité l'Interview de Zep ci-dessous:

Zep L'auteur genevois sort son nouvel album «Tourner la page»

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Culture

L'économie culturelle perd près de 14'000 travailleurs en un an

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La baisse a particulièrement affecté les personnes exerçant une profession culturelle dans le secteur culturel, comme les musiciens. (Archives) (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le nombre de travailleurs culturels en Suisse a reculé de 4,8% en 2025 pour s'établir à 282'000 personnes, une baisse comparable à celle observée durant la pandémie de Covid-19 entre 2019 et 2020. Les hommes, les Suisses et les régions latines ont été plus touchés.

Fin 2025, la Suisse comptait 282'000 travailleurs culturels, contre 296'000 une année auparavant. Leur part dans l'ensemble des actifs est passée de 5,8% à 5,5%. L'ampleur du recul est comparable à celle observée durant la crise sanitaire, lorsque le nombre de travailleurs culturels avait diminué de 4,7% entre 2019 et 2020, indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS).

La baisse a particulièrement affecté les personnes exerçant une profession culturelle dans le secteur culturel, comme les musiciens ou artistes employés dans des institutions culturelles (-7,8%). Les professionnels culturels actifs hors du secteur, par exemple des graphistes dans des entreprises, ont également reculé (-4,7%), tandis que les personnes occupant des fonctions non culturelles dans ce secteur, par exemple comptable dans un musée, ont été moins touchées (-1,6%).

Les travailleurs culturels masculins (-5,4%) et les Suisses (-5,4%) ont davantage été affectés que les femmes (-4,2%) et les étrangers (-2,9%). Des écarts régionaux apparaissent aussi: le recul a été limité en Suisse alémanique, plus marqué en Suisse romande et particulièrement prononcé en Suisse italienne.

Les travailleurs culturels se disent par ailleurs moins satisfaits de leur situation financière que l'ensemble des actifs. En 2024, 26,6% d'entre eux se déclaraient peu ou pas satisfaits de leur situation financière, contre 20,1% pour l'ensemble des travailleurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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