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Culture

Art Basel: le marché de l'art mise sur une nouvelle génération

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Une des installations visibles lors de cette édition 2025 d'Art Basel: Finite/Infinite (2010) de l'artiste américain Sturtevant. (© KEYSTONE/EPA/GEORGIOS KEFALAS)

Le marché de l'art n'échappe pas aux tensions économiques et géopolitiques, même si quelques grosses ventes ont été scellées à Art Basel. Le secteur compte aujourd'hui avant tout sur une nouvelle génération de collectionneurs pour retrouver une nouvelle impulsion.

Au total, 289 galeries de 42 pays ont exposé. Quelques importantes transactions ont été conclues pendant la foire de l'art de Bâle, qui referme ses portes dimanche soir, avec un bilan de 88'000 visiteurs, dans la moyenne. Il y en avait eu 91'000 l'an dernier et 82'000 l'année précédente.

La galerie Annely Juda Fine Arts a notamment vendu une toile du peintre britannique David Hockney aux environs de 13 à 17 millions de dollars (11,2 à 14,7 millions d'euros), sans divulguer son prix exact. La galerie David Zwirner a également vendu une sculpture de l'artiste Ruth Asawa pour 9,5 millions de dollars et une peinture de l'artiste allemand Gerhard Richter pour 6,8 millions de dollars.

Les prix n'ont toutefois pas atteint les sommets de 2022, lorsque le marché était en pleine ébullition. Une sculpture de l'artiste franco-américaine Louise Bourgeois avait alors été achetée pour 40 millions de dollars.

L'or plutôt que l'art

"Le marché est plus modéré", a reconnu Noah Horowitz, le directeur général d'Art Basel, lors d'un entretien avec une journaliste de l'AFP, même si de grosses ventes continuent d'y avoir lieu "en dépit de la grande complexité de ce qui passe actuellement dans le monde".

Selon un rapport réalisé pour la foire par Arts Economics et la banque UBS, le marché de l'art avait déjà ralenti en 2023, puis chuté de 12% au niveau mondial en 2024, à 57,5 milliards de dollars selon leurs estimations, le recul touchant en particulier les oeuvres à plus de dix millions de dollars.

"Dans les prochains six à douze mois, je ne vois pas de changement à l'horizon", a affirmé Hans Laenen, spécialiste du marché de l'art chez l'assureur AXA XL.

Avec les incertitudes économiques et géopolitiques, montées d'un cran supplémentaire avec les tensions entre Israël et l'Iran, "les investisseurs se tournent très fortement vers l'or", explique-t-il.

Dans le secteur de l'art, les comportements sont "plus conservateurs", du côté des acheteurs mais aussi des vendeurs qui préfèrent attendre avant de mettre des oeuvres sur le marché dans ce climat incertain, poursuit-il.

"Les collections restent stables, voire grandissent encore" au niveau des montants assurés, a-t-il expliqué à l'AFP. "Le nombre de transactions augmente", mais dans "des segments de prix moins élevés", constate-t-il.

D'après la société d'assurance Hiscox, le nombre de lots vendus pour moins de 50'000 dollars a augmenté de 20% dans les salles d'enchères en 2024 en dépit de la forte chute des oeuvres à prix très élevés, dénotant un changement de comportement des collectionneurs.

Nouvelle génération

Selon Jean Gazançon, directeur d'Arte Generali, "il y a une nouvelle génération de collectionneurs" qui arrive sur le marché.

"On assure de plus en plus de trentenaires pour des collections de 300'000, 500'000, 1 million d'euros", note-t-il. "Il s'agit de start-uppers qui ont réussi, de banquiers d'affaires, d'avocats ou parfois de gens qui ont hérité", et débutent leur collection "très jeunes", avec des choix parfois "très radicaux", observe-t-il.

La banque UBS s'attend à ce que la tendance s'amplifie. Selon ses projections, un mouvement sans précédent de transfert de patrimoine va s'enclencher durant les 20 à 25 prochaines années avec le vieillissement de la population.

Au niveau mondial, un montant cumulé d'environ "83'000 milliards de dollars" d'actifs va changer de mains au niveau mondial, d'après elle, ce qui va faire émerger "une nouvelle génération de collectionneurs", avec des goûts et un "comportement d'achats différents", prévoit Eric Landolt, co-directeur des activités de conseils dans l'art d'UBS.

La foire de l'art de Bâle est un événement incontournable pour les collectionneurs qui peuvent y acheter aussi bien des toiles de Pablo Picasso que des oeuvres très récentes. La galerie Thaddaeus Ropac y proposait notamment un portrait du pape Léon XIV réalisé par l'artiste franco-chinois Yan Pei-Ming.

Elle met également le projecteur sur de jeunes artistes, à l'image de Joyce Joumaa, 27 ans, récompensée par le prix décerné par la société d'assurance Bâloise, pour son oeuvre centrée sur la crise énergétique au Liban.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Décès du chanteur et compositeur italien Gino Paoli à 91 ans

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Gino Paoli (ici lors du festival de San Remo 2014) a été une voix importante d'une génération de musiciens italiens inspirés par Jacques Brel et Georges Brassens (archives). (© KEYSTONE/EPA/ETTORE FERRARI)

L'auteur-compositeur-interprète italien Gino Paoli est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 91 ans , a annoncé sa famille. Il avait écrit les célèbres succès "Il cielo in una stanza" et "Sapore di sale".

Gino Paoli est devenu célèbre au début des années 1960 et fut une voix importante d'une génération de musiciens italiens inspirés par Jacques Brel et Georges Brassens.

"Il cielo in una stanza" (Le ciel dans une chambre) est sorti en 1960. Initialement interprétée par la jeune Mina - qui allait devenir l'artiste musicale la plus célèbre d'Italie - la chanson a ensuite été intégrée à la bande originale du film de gangsters "Les Affranchis" (1990) de Martin Scorsese.

Gino Paoli a déclaré plus tard que l'inspiration de cette chanson lui était venue dans une maison close au plafond violet à Gênes, la ville portuaire historique où il a grandi et où il est mort.

L'ensemble de la classe politique a rendu hommage au chanteur, dont la vie personnelle a été tourmentée.

Alors qu'il était marié à sa première épouse, il a eu une liaison avec l'actrice Stefania Sandrelli, qui était adolescente à l'époque. Ils ont eu une fille, Amanda, née en 1964, lorsque Sandrelli avait 18 ans. L'actrice a déclaré avoir inspiré l'autre grand succès de Paoli, "Sapore di sale" (Goût de sel), qu'il a écrit en Sicile.

Il a également entretenu une relation intense avec la chanteuse Ornella Vanoni, décédée en novembre. Les deux artistes sont restés amis, collaborant tout au long de leur carrière.

Gino Paoli a lutté contre l'alcoolisme et la toxicomanie à partir de la fin des années 1960 avant de faire son retour dans les années 1980. En 1987, il a été élu au Parlement pour le Parti communiste italien. Il l'a quitté en 1992 pour poursuivre sa carrière musicale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Cinéma & Séries TV

Une Genevoise fait chavirer le jury de "The Voice"

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Virginia Sirolli a passé haut la main la phase des qualifications à "The Voice" ce week-end. Photo DR

Virginia Sirolli a passé haut la main la phase des qualifications à "The Voice" ce week-end. Celle qui a été la meneuse de la "Revue Genevoise" a fait l'unanimité du jury. 

Une Genevoise dans l’aventure "The Voice"!

Elle s’appelle Virginia Sirolli et a vécu un moment magique. Samedi soir, les quatre jurés de l’émission phare de TF1 se sont retournés lors de sa prestation. Elle a interprété la chanson “Wasted Love” de JJ, le gagnant de l’Eurovision de l’année dernière pour l'Autriche.

Virginia Sirolli a un parcours riche. Elle a été meneuse à la Revue genevoise et a aussi joué "Nala" dans la comédie musicale "le Roi lion".

Comment a t-elle vécu ce moment sur le plateau de "The Voice"?

Virginia SirolliChanteuse et danseuse genevoise

"J'étais super concentrée sur déjà le fait de ne pas pleurer. Parce que j'avais tellement d'émotions. (...) J'ai vraiment ignoré les fauteuils. Je me suis dit, "concentre-toi" tu dois finir cette chanson."

Virginia Sirolli a choisi Amel Bent comme coach. 

On devrait la retrouver sur TF1 en mai prochain pour la suite de ses aventures.

Retrouvez son interview en intégralité ci-dessous:

Virginia SirolliChanteuse et danseuse genevoise

 

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Culture

Visions du Réel, le documentaire à l’épreuve d'un réel incertain

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Emilie Bujès, la directrice artistique de Visions du Réel, a dévoilé la programmation de la prochaine édition du Festival du cinéma documentaire, qui se tiendra à Nyon du 17 au 26 avril. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

À Visions du Réel, le cinéma documentaire s’impose comme un repère dans un monde où "le réel s'efface". La nouvelle édition, qui se tient du 17 au 26 avril, reflète une production en forte hausse et une diversité record.

La manifestation s’ouvrira avec "Cover-Up", le dernier film de Laura Poitras, en présence de plusieurs personnalités, dont Alain Berset, l'ancien conseiller fédéral et actuel secrétaire général du Conseil de l'Europe. La réalisatrice américaine, oscarisée pour "Citizenfour" consacré au lanceur d'alerte Edward Snowden, dresse le portrait du journaliste américain Sy Hersh qui a révélé de grands scandales, du Watergate à la guerre du Vietnam. "Elle a mis vingt ans à le convaincre de participer", a précisé la directrice artistique du Festival, Emilie Bujès, à Keystone-ATS.

Sur le plan artistique, la compétition internationale de longs métrages se distingue cette année par la présence de trois films suisses sur les treize sélectionnés, un phénomène irrégulier mais "assumé".

Accueil 22 janvier

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'expo sur les liens coloniaux de la Suisse présentée à Prangins

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Après Zurich, l'exposition temporaire "Colonialisme. Une Suisse impliquée" est présentée au Château de Prangins (archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Après Zurich, l'exposition temporaire "Colonialisme. Une Suisse impliquée" est présentée au Château de Prangins (VD). Elle offre une vue d'ensemble de l'histoire des liens coloniaux de la Suisse. Elle est à découvrir du 29 mars au 11 octobre au Musée national suisse.

C'est la première fois que l'histoire coloniale de la Suisse figure au coeur d'une exposition. Après son passage zurichois de septembre à janvier dernier, elle est montrée sous une forme adaptée en Suisse romande. Basée sur de nouvelles recherches, elle évoque le rôle du pays dans le colonialisme et l'esclavage, puis s'interroge sur son héritage aujourd'hui, résume le Musée national.

Dès le 16e siècle, des citoyens et citoyennes et des entreprises helvétiques entretiennent des liens étroits avec le système colonial, est-il expliqué dans le dossier de presse. "Certaines firmes suisses ainsi que des individus prennent part à la traite transatlantique, exploitent des personnes réduites en esclavage et font fortune grâce au commerce de produits coloniaux".

Missionnaires et mercenaires

L'exposition fait également le récit de gens qui ont parcouru toute la planète comme missionnaires ou ont quitté la Suisse pour fonder des colonies de peuplement et exploiter des territoires considérés comme étant inhabités. D'autres, mus par la pauvreté ou la soif d'aventure, s'engagent comme mercenaires dans les armées européennes, lesquelles enchaînent les conquêtes territoriales et écrasent la résistance de peuples autochtones.

Le monde scientifique n'échappe pas à ce regard critique. Des experts suisses mettent leur savoir au service des puissances coloniales. Les Universités de Zurich et de Genève enseignent et diffusent des thèses racistes qui connaissent une résonance internationale et servent à légitimer le système colonial, note le musée.

Se basant sur les derniers résultats de la recherche avec, à l'appui, de nombreux objets, oeuvres d'art, photographies et documents d'archives, l'exposition évoque un pays sans colonies qui a profité de l'exploitation des peuples d'Afrique, d'Asie et des Amériques. En prise directe avec l'actualité, elle s'interroge par ailleurs sur la signification de l'héritage colonial en Suisse aujourd'hui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Neuchâtel: la pièce de théâtre où le public devient un député

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Le spectacle se joue dans la salle du Grand Conseil neuchâtelois, puis dans celle du Parlement jurassien en mai (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La pièce de théâtre immersive "Grand Conseil" se joue jusqu'au 28 mars à Neuchâtel dans la salle de l'hémicycle cantonal. Le public vote sur l'introduction d'une taxe sur la viande. Ce spectacle inédit va être donné en mai à Delémont, puis ailleurs en Suisse romande.

"On va modifier un petit peu la pièce en dehors de Neuchâtel, mais cela reste un parlement générique qui montre un fonctionnement standard. On ne va pas s'adapter à toutes les spécificités cantonales", a déclaré samedi soir à Keystone-ATS Laurence Maître, l'auteure et metteuse en scène.

"Le spectacle reste une fiction, c'est pourquoi aussi pour des besoins de clarté dramaturgique, nous n'avons pas inclus le POP ou le Centre", a-t-elle ajouté. Les procédures ont été aussi légèrement simplifiées. Laurence Maître reconnaît toutefois qu'elle s'est beaucoup inspirée pour écrire sa pièce des débats neuchâtelois à propos d'une taxe sur le sucre pour financer les soins dentaires.

Comprendre le processus parlementaire

A l'entrée de la salle du Grand public, le public choisit une chaise et devient alors de facto soit un député du PLR, du PS, de l'UDC, des Vert-e-s ou des vert'libéraux. Pour que les "parlementaires" puissent comprendre le processus ayant mené à un contre-projet d'une initiative proposant de taxer la viande pour alléger les primes d'assurance maladie, un flashback de six semaines est opéré.

Le public est alors baladé de discussions internes à chaque parti à des séances obligatoires de commission pour remanier la version initiale du contre-projet. Les cinq comédiens jouent les différents rôles, en changeant d'apparence.

Selon les représentations, des amendements sur le niveau de la taxe et le remplacement du terme "durable" par "équilibré" peuvent être ou non acceptés. Le contre-projet-final à voter n'est pas le même.

Laurence Maître a croqué avec justesse certains "vrais" députés, reconnaissables à leur coiffure, leur tic de langage ou leur comportement. Les partis sont aussi caricaturés.

Public éclectique

Ces discussions, au sein des partis et en commissions, se jouent à deux semaines d'élections cantonales fictives à venir. Les partis sont tendus et essaient de séduire leur électorat par différents moyens (clips, campagne de communication, etc.).

Cette pièce de théâtre séduit bien sûr des députés, ex-parlementaires ou ex-membres du gouvernement mais "le public est assez éclectique", a confié Laurence Maître. "Cela attire aussi des amoureux du théâtre qui veulent voir une pièce "Hors des murs" et des personnes curieuses de découvrir la salle et de vivre cette expérience-là".

La pièce de la Compagnie provisoire, qui est une coproduction des théâtres du Passage, du Pommier, du TPR et de l'ABC, sera jouée à Neuchâtel à dix reprises devant 120 spectateurs-députés et six fois pour des élèves âgés de 15 à 18 ans. Puis elle sera proposée au Parlement jurassien à Delémont du 11 au 13 mai.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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