Neuf millions de clients d’EasyJet ont été victimes de hacking entre le 17 octobre 2019 et le 4 mars 2020. De précieuses données leur ont été subtilisées. Selon la Fédération romande des consommateurs, la compagnie low cost va devoir rendre des comptes aux clients, voire même aux autorités.
Ils ont été surpris les clients d’EasyJet de recevoir le 21 mai dernier un mail signé par le PDG de la compagnie pour les informer qu’ils faisaient parties des personnes dont le nom, l’adresse électronique et les coordonnées de voyages avaient été piratés. Pour la plupart d’entre eux, le mail assure que les données du passeport et les coordonnées bancaires n’ont pas été consultés. Mais la missive recommande néanmoins d’être vigilant face aux e-mails malveillants de type phishing, comprenez des mails suspects accompagnés d’une pièce jointe dangereuse.
500'000 Suisses touchés
Plus de 500 mille Suisses ont été victimes de ce hacking. En tout 9 millions de personnes sont atteintes dans le monde. Pour la FRC, la Fédération romande des consommateurs, EasyJet va devoir rendre des comptes. Sophie Michaud Gigon, Secrétaire générale de la FRC.
Droit d'être informés rapidement
2200 clients ont également été victimes du vol de leur coordonnées bancaires. En Angleterre, une action collective en dédommagement vient d’être déposée devant la haute cour de Londres pour 20 milliards d’euros contre la compagnie Low cost. Selon les plaignants, les intrusions dans le système informatique auraient été décelées en janvier déjà. Et le droit des consommateurs est d’être informé rapidement, comme le rappelle Sophie Michaud Gigon.
En Suisse, l’amende en cas de violation de protection des données est de 250 mille francs au maximum. C’est en tout cas ce que prévoit le projet de loi qui va passer au Conseil des Etats la semaine prochaine.
Arnaques plus fréquentes depuis la crise du Covid-19
Des voix se sont élevées pour rappeler les contraintes imposées par EasyJet. Il est obligatoire d’utiliser internet pour leurs réservations. D’où le devoir de la compagnie de protéger correctement les données, particulièrement depuis la crise du corona virus. La Secrétaire générale de la FRC
La FRC conseille aux voyageurs de ne pas enregistrer sa carte de crédit sur le site ou d’utiliser une carte pre-paid.