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Un nouveau campement sauvage dans les jardins d'une haute école

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Des militants du collectif 43m2 étaient en train de monter lundi un hébergement d'urgence pour sans-abris dans les jardins de la Haute école de travail social de Lausanne (HETSL). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Après Beaulieu il y a un mois, le collectif 43m2 a installé lundi un nouvel hébergement d'urgence sauvage dans les jardins de la Haute école de travail social de Lausanne (HETSL). Les militants veulent l'ouvrir dès mercredi aux personnes sans solution de logement.

L'hébergement d'urgence transitoire et autogéré est à nouveau ouvert, écrit 43m2 lundi dans un communiqué. "Tout a été remis en place: des tentes pour dormir, un espace pour les familles, un salon et une cuisine collectifs, des toilettes, de l'eau courante et une connexion internet", détaille le collectif.

Une trentaine de militants ont investi les lieux situés dans les hauts de la ville vers midi. "Nous nous sommes installés avec les mêmes revendications qu'à Beaulieu, à savoir pas une personne à la rue", a déclaré un porte-parole du mouvement à Keystone-ATS. Une grande banderole frappée de ce slogan a été accrochée sur le bâtiment dans les jardins duquel les activistes se sont installés.

Située sur un terrain appartenant à la Ville, cette grande maison abrite des activités de recherche et la cafétéria du personnel, mais pas de salles de classe ni auditoires. Ceux-ci se trouvent dans des immeubles plus modernes qui se trouvent juste à côté.

Soutien espéré

L'heure est désormais à la discussion avec la direction de l'école, les professeurs et les étudiants. La HETSL ignorait que cette action allait se tenir, a affirmé le porte-parole.

Les activistes espèrent qu'une collaboration pourra se mettre en place avec l'institution qui dispose d'un "savoir social" et qu'il sera possible de "travailler ensemble pour trouver des solutions".

Dans son communiqué, 43m2 précise notamment avoir jeté son dévolu sur la HETSL car une vingtaine de ses étudiants ont cosigné le 17 mai dernier dans Le Temps une chronique dans laquelle ils disent "partager les constats" de ce collectif. Des chercheurs de cette école, un établissement essentiellement financé par l'Etat, travaillent spécifiquement sur les sans-abris.

Ces derniers pourront être accueillis dès mercredi sur le site occupé. Une trentaine de lits sont prévus. Toute personne qui n'a pas de solution de logement est bienvenue nuit et jour, sans inscription, ni réservation, relèvent les militants.

Et de souligner qu'il est intolérable qu'aucune place supplémentaire d'urgence ne soit prévue d'ici l'hiver. Des dizaines de personnes sont refoulées chaque soir dans les centres d'hébergement de la capitale vaudoise, selon 43m2.

Tentative à Beaulieu

Fin avril, les activistes avaient déjà attiré l'attention sur ce problème en installant un campement sauvage pour SDF à Beaulieu. Il faisait suite à la fermeture de deux lieux d'accueil d'urgence totalisant 160 places.

Les militants avaient dû rapidement plier bagage sous pression de la police. Une discussion s'était ensuite déroulée avec la municipale Emilie Moeschler en charge de la cohésion sociale, sans résultat, selon le collectif. "Nous avions prévu que nous resterions déterminés à proposer une solution transitoire à la politique du thermomètre imposée par le canton de Vaud et la Ville de Lausanne", rappelle-t-il.

Porte-parole de la police de Lausanne, Jean-Philippe Pittet a indiqué à Keystone-ATS qu'aucune intervention des forces de l'ordre n'était prévue actuellement. "Il s'agit d'un terrain privé et l'école n'attend pas une action de notre part pour l'heure", a-t-il expliqué. Après s'être rendue sur place, la police s'est donc retirée. "Nous laissons les choses se dérouler entre la direction et ces personnes."

Présence tolérée

Bien que "surpris" par cette occupation, le directeur de la HETSL a confirmé à Keystone-ATS n'avoir pas demandé l'intervention de la police, ni déposé plainte. Alessandro Pelizzari dit comprendre les préoccupations des militants sur le fond. L'école n'a toutefois pas vocation à être un lieu d'accueil, ajoute l'ancien syndicaliste. "J'ai demandé au collectif de quitter les lieux dès que possible." La situation sera réévaluée "au jour le jour".

L'accès aux sanitaires à l'intérieur du bâtiment est pour l'instant autorisé. Des solutions "pragmatiques" ont aussi été trouvées pour le raccordement à l'eau et à l'électricité.

Impliquée un peu malgré elle dans le combat de 43m2, l'institution va-t-elle aider à faire pression sur les autorités? "Nous documentons les problématiques sociales qui existent dans ce canton", répond Alessandro Pelizzari. "Nous sommes un interlocuteur pour les politiques qui ont envie de bénéficier de notre expertise."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

Lausanne: dès vendredi, des films en plein air au parc de Milan

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Le Jardin botanique servira de cadre à une partie des projections (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le cinéma en plein air "Les Toiles de Milan" revient dès vendredi pour une nouvelle édition au coeur de Lausanne. Les trois premières soirées se dérouleront au parc de Milan, les trois suivantes au Jardin botanique voisin.

Du 26 au 28 juillet, les cinéphiles ont rendez-vous au parc de Milan pour trois soirées combinant courts et longs-métrages inédits en salles en Suisse romande. Vendredi, "Hundreds of Beavers" ouvrira les feux, une comédie déjantée - en hommage au cinéma muet - où un trappeur doit affronter une armée de castors.

Du 29 au 31 juillet, le Jardin botanique servira de cadre aux projections, elles aussi précédées d'un court-métrage. Le lundi 29, un film d'animation documentaire est à l'affiche: "They Shot the Piano Player" raconte la vie d'une figure de proue de la bossa nova brésilienne dans les années 60 - le pianiste Francisco Tenório Jr. - puis sa disparition sous la dictature argentine.

En clôture, le 31 juillet, les organisateurs proposent "We are the Guardians" un documentaire sur les gardiens de la forêt amazonienne et leur lutte pour protéger leur terre et leur culture. La projection sera précédée d'une visite guidée du Jardin botanique.

Les projections débutent à 21h45. Le nombre de places est limité, mais la réservation n'est pas possible. L'entrée est libre. En cas de pluie, les films sont montrés à la Maison de quartier Sous-Gare.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un tremblement de terre secoue l'ouest de la Crète

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L'ouest de la Crête a été secouée dimanche par un séisme. Photo : vue sur le Psiloritis, la plus haute montagne de cette île grecque. (© Keystone/LOOK/BUECKER, STEPHAN)

Un tremblement de terre a secoué l'ouest de l'île touristique de Crète. Selon les premières mesures de l'Institut géodynamique de la capitale grecque, il avait une intensité de 5,3 et s'est produit le matin à 7h02 heure locale.

Le centre du séisme se trouvait à environ 18 kilomètres sous le fond de la mer, à une soixantaine de kilomètres au sud de la côte sud de l'île, près de la petite ville portuaire de Paleochora.

Il a été précédé de nombreux petits séismes dans la région. La protection civile n'a pas indiqué dans l'immédiat s'il y avait eu des victimes ou des dégâts, par exemple aux bâtiments. Aucune alerte au tsunami n'a été lancée.

"Nous observons le phénomène et ne pouvons pas encore dire s'il s'agit du séisme principal", a déclaré le sismologue Gerasimos Chouliaras à la radio grecque (ERT). Les journalistes des médias locaux ont rapporté qu'aucun blessé n'avait été signalé dans un premier temps.

De nombreuses personnes ont toutefois été tirées de leur sommeil. Le tremblement de terre a été ressenti dans une grande partie de la Crète, a rapporté la chaîne.

Sous le fond marin au sud de la Crète, les plaques africaine et européenne se rencontrent. Ce phénomène provoque régulièrement de forts séismes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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Politique

Changement climatique: pluies plus intenses et plus fréquentes

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En moyenne, les fortes averses journalières sont aujourd'hui 11% plus intenses qu'au début du 20e siècle. (photo prétexte) (© KEYSTONE/DPA/MARTIN GERTEN)

Le changement climatique a tendance à rendre les précipitations plus intenses et plus fréquentes en Suisse depuis 1901. Selon une étude, les versants nord et sud des Alpes ainsi que le nord-est du pays sont les plus concernés.

Cette tendance est plutôt faible dans les Alpes, dans certaines parties de la Suisse romande, au centre et au sud du Tessin, selon l'étude récemment publiée par l'Office fédéral de météorologie. MétéoSuisse a pris en considération les tendances aux fortes précipitations entre 1901 et 2023.

En moyenne, les fortes averses journalières sont aujourd'hui 11% plus intenses qu'au début du 20e siècle. Et les fortes précipitations qui se produisent près de quatre fois par an sont en moyenne 25% plus fréquentes qu'au début du siècle dernier.

L'étude a également analysé les fortes pluies d'une durée de dix minutes à cinq jours entre 1981 et 2023. L'intensité des précipitations courtes - d'une durée de dix minutes (+4,7% par décennie) à six heures (+2,4% par décennie) - a nettement augmenté. Leur fréquence n'a cependant guère changé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Nouveau lancer de ballons du Nord: Séoul répond

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La Corée du Sud a recommencé à diffuser des émissions de propagande anti-Pyongyang à travers la frontière en représailles aux campagnes répétées de ballons du Nord. (© KEYSTONE/AP)

La Corée du Sud va intensifier la diffusion de propagande via haut-parleur à destination du Nord en réponse à l'envoi par Pyongyang de ballons lestés d'ordures à travers la frontière, a déclaré dimanche l'armée sud-coréenne.

"A partir de 13 heures (04h00 GMT), nos forces armées procéderont à des diffusions à grande échelle le long des frontières, comme nous l'avons annoncé à plusieurs reprises", a annoncé dimanche l'état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué.

"Le Nord lance un nouveau lot de ballons transportant des déchets", avait indiqué plus tôt le même jour l'état-major, précisant qu'ils volaient en direction de la partie nord de la province de Gyeonggi qui entoure Séoul.

"Veuillez les signaler à l'armée ou à la police et évitez tout contact direct avec ces objets", a-t-il ajouté.

Pyongyang a déjà lancé plus de 2000 ballons chargés d'ordures à travers la frontière intercoréenne depuis mai, qu'il présente comme des représailles à des envois de ballons transportant de la propagande par des militants sud-coréens.

La dernière série de ballons intervient trois jours après que Séoul a annoncé la reprise de la diffusion de propagande par haut-parleur contre le régime nord-coréen.

Propagande à grande échelle

En annonçant le début de l'émission de propagande à grande échelle, Séoul a averti que l'armée nord-coréenne "subira le poids des dommages décisifs causés par ses actes visant à faire monter la tension dans la zone frontalière".

"Nous avertissons sérieusement que toute la responsabilité incombe au régime nord-coréen."

Plus d'une centaine de vols et quelque 10'000 passagers ont déjà été affectés par les ballons envoyés par la Corée du Nord, a fait état un député sud-coréen mercredi.

A la suite de cette "guerre des ballons", Séoul a totalement suspendu un accord militaire visant à réduire les tensions entre les deux pays et a prévenu en juin qu'elle recommençait à diffuser de la propagande par haut-parleur le long de la frontière.

La Corée du Nord, pays reclus, cherche à interdire à sa population tout accès à la culture populaire sud-coréenne, comme la K-pop ou les séries K-drama.

En 2022, un citoyen nord-coréen a été exécuté par Pyongyang pour avoir eu en sa possession des contenus culturels en provenance du Sud.

La propagande sonore, une tactique qui remonte à la guerre de Corée de 1950-1953, exaspère Pyongyang, qui a déjà menacé de cibler avec son artillerie les haut-parleurs sud-coréens.

Séoul a également récemment repris des exercices de tirs réels près de sa frontière avec le Nord.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Violences au Bangladesh: Washington relève son niveau d'alerte

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Des soldats patrouillent dans les villes du Bangladesh pour réprimer l'agitation croissante. (© KEYSTONE/EPA/MONIRUL ALAM)

Le département d'Etat américain a déconseillé samedi aux Américains de se rendre au Bangladesh, en proie à des troubles civils meurtriers. Il va commencer à rapatrier certains diplomates et leurs familles.

Le département d'Etat autorise le départ volontaire des employés du gouvernement américain non essentiels et des membres de leur famille, précise l'avis.

Du côté suisse, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) recommande "une très grande prudence dans tout le pays". La situation au Bangladesh est confuse, ajoute-t-il sur son site en ligne.

Selon un décompte de l'AFP, au moins 133 personnes ont été tuées cette semaine au Bangladesh, où les manifestations sont quasi quotidiennes depuis le début juillet pour réclamer la fin d'un système de quotas qui réserve plus de la moitié des postes de la fonction publique à des groupes spécifiques.

Tirs à balles réelles

Des soldats patrouillent dans les villes du Bangladesh pour réprimer l'agitation croissante, la police anti-émeute tirant à balles réelles sur les manifestants qui ont défié le couvre-feu instauré par le gouvernement.

La plus haute juridiction du Bangladesh doit se prononcer dimanche sur l'avenir des règles de recrutement dans la fonction publique qui ont déclenché des affrontements.

La première ministre Sheikh Hasina, au pouvoir depuis 15 ans et dont le gouvernement est accusé par ses opposants de faire plier le pouvoir judiciaire, a laissé entendre, en début de semaine, que le système auquel s'opposent les manifestants serait supprimé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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