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Suisse

Ruth Dreifuss, qui a introduit la LAMal, se dit déçue

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Ruth Dreifuss se dit optimiste à l'idée que des opportunités émergent de la crise de la LAMal (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss se désole de l'évolution de la LAMal, qu'elle a introduite en 1994 lorsqu'elle était à la tête du Département fédéral de l'intérieur. "Depuis trente ans, on a bricolé, et on continue de le faire", dit-elle.

"Quand nous avons gagné la votation, j'ai dit à mes collaboratrices et collaborateurs qu'il fallait ouvrir le chantier des révisions, parce que la loi avait des défauts qui devaient être corrigés progressivement, déclare Ruth Dreifuss dans Le Matin Dimanche. Mais le chantier n'a jamais vraiment été ouvert".

"Depuis trente ans, on a bricolé, et on continue de le faire. C'est du rafistolage", poursuit-elle. La Genevoise déplore le peu de moyens d'intervention dont dispose l'Etat. "Il n'y a pas de pilote dans l'avion. Ou plutôt, il y en a trop et tous tirent dans des directions différentes. Du coup, l'avion ne vole pas très droit. Il ne va pas s'écraser, mais trop de passagers sont secoués".

L'ex-conseillère fédérale pointe une autre promesse non tenue: les subsides devaient suivre l'évolution des coûts de la santé, avec un partage des frais entre la Confédération et les cantons. "La Confédération tient sa promesse, mais de nombreux cantons n'ont pas suivi", explique-t-elle. Un article paru cette semaine dans les titres Tamedia montre que dix cantons ont même réduit leurs subsides entre 2012 et 2022.

De l'espoir au bout du tunnel

Ruth Dreifuss estime toutefois que des opportunités peuvent émerger de la crise de la LAMal que connaît actuellement la Suisse. Elle rappelle que ce système a justement été introduit dans un contexte de grosses difficultés à la fin des années 80 et au début des années 90.

"Je ne suis pas du tout désespérée: certaines propositions faites aujourd'hui sont tout à fait sensées", déclare-t-elle. Une caisse publique, comme souhaitée par le PS, peut, à ses yeux, apporter un meilleur suivi des personnes et une plus grande solidarité si elle inclut tout le monde. Cette caisse doit être unique. "Sinon, elle devra s'aligner sur ses concurrents. Ou alors, elle n'attirera que les mauvais risques", précise-t-elle.

La socialiste rejette par contre en bloc la proposition de l'UDC Natalie Rickli de supprimer l'assurance obligatoire. Il s'agit, selon elle, d'une attaque au principe de solidarité et aux personnes de la classe moyenne qui ne pourraient pas se payer une assurance facultative. "Il faut se souvenir qu'avant la LAMal, il n'y avait pas de solidarité entre malades et bien-portants, ni entre jeunes et vieux", souligne-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Augmentation de 2,5% des coûts de la santé en Suisse en 2022

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En 2022, ce sont les individus qui ont le plus fortement participé au financement du système de santé, assurant 60% des coûts. Cela équivaut à 526 francs par personne et par mois. L'Etat a lui contribué à hauteur de 32%, alors que la part des entreprises s'est élevée à 5%. (Photo symbolique) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les coûts du système de santé suisse ont continué leur hausse en 2022. L'augmentation de 2,5% est cependant moins importante que la tendance des cinq dernières années qui se monte à 3,2%, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Les coûts liés au financement du système de santé se sont élevés en 2022 à 91,5 milliards de francs, soit 2,2 milliards de plus qu'en 2021. Cela malgré une baisse des dépenses dans le domaine de la prévention où les coûts étaient élevés durant le Covid.

Parmi les trois fournisseurs de prestations principaux, les hôpitaux sont largement en tête avec 32,6 milliards de francs (+2,6%). Viennent ensuite les institutions médico-sociales (14,5 milliards, +3%) et les cabinets médicaux (13,7 milliards, +3,2%).

Ce sont les ménages qui ont le plus fortement contribué au financement, avec une part d'environ 60%. L'Etat, lui, a payé 32% des coûts, alors que la part des entreprises se monte à 5%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La neige surprend les citadins jeudi matin, à Berne notamment

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Il a neigé jusqu'en plaine en Suisse en certains endroits (illustration). (© KEYSTONE/DPA/FELIX KÄSTLE)

Une partie de la Suisse s'est réveillée sous un léger manteau blanc jeudi. Il a par endroits neigé jusqu'en plaine au nord des Alpes, par exemple sur la région bernoise. La Coupole fédérale avait des allures hivernales.

Des flocons sont aussi tombés à Zurich, mais insuffisamment pour que le sol reste recouvert, contrairement à Berne. MétéoSuisse précise que le mois d'avril est assez coutumier de ce genre de "douche froide". En quelques jours, les températures ont chuté de près de 30 degrés. La grande douceur du week-end denier a favorisé la végétation, qui prend aujourd'hui un coup de froid pouvait lui être dommageable.

Pas de neige en revanche du côté de Genève ou Lausanne, mais les sommets du Jura alentour étaient blancs.

Selon SRF Météo, il devrait neiger à une altitude entre 500 et 800 m jeudi en journée en mains endroits.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les exportations horlogères chutent en mars

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Tous les principaux marchés des montres suisses sont dans le négatif. Hong Kong (-44,2%) et la Chine (-41,5%) ont particulièrement pesé sur les exportations du secteur (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les exportations horlogères suisses non ajustées ont baissé de 16,1% sur un an à 2,0 milliards de francs en mars, indiquent jeudi l'Office fédéral des douanes et de la sécurité des frontières (OFDF) et la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH).

Les montres en acier ont essuyé le plus fort repli en francs de 28,2% à 642,3 millions, suivi des garde-temps en métaux précieux, en recul de 11,6% à 696,9 millions. Les matières bimétalliques et les autres matières ont suivi la même tendance avec une baisse respective de 6,6% à 347,4 millions et 2,9% à 78,4 millions. Seuls les autres métaux affichent une hausse de 8,5% à 139,8 millions.

Par catégorie de prix à l'export, les montres dont le montant est supérieur à 3000 francs ont faibli de 9,9%. Pour celles dont la valeur est en dessous de 500 francs, le recul est de 18,6%. Entre les deux, soit de 500 à 3000 francs, la baisse est encore plus forte, à 38,2%.

Tous les principaux marchés sont dans le négatif. Hong Kong (-44,2%) et la Chine (-41,5%) ont particulièrement pesé sur les exportations du secteur, souligne un communiqué.

Pour le premier trimestre dans son ensemble, les exportations de garde-temps ont reculé de 6,3% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Le commerce extérieur suisse s'est affaibli au premier trimestre

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Les envois de biens suisses à l'étranger se sont - quand bien même légèrement - contractés (-0,8%) sur les trois premiers mois de l'année, comme lors du trimestre précédent. En termes réels, les exportations ont toutefois timidement augmenté (+0,6%) (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le commerce extérieur helvétique a montré des signes de faiblesse dans les deux directions du trafic de janvier à mars. Tant les exportations que les importations se sont contractées par rapport au dernier trimestre 2023 et après désaisonnalisation.

La balance commerciale boucle avec un excédent de 8,6 milliards de francs, selon le communiqué de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) publié jeudi.

Les envois de biens suisses à l'étranger "se sont - quand bien même légèrement - contractés (-0,8%)" sur les trois premiers mois de l'année, comme lors du trimestre précédent. En termes réels, les exportations ont toutefois timidement augmenté (+0,6%). Depuis leur niveau record du troisième trimestre 2022, elles accusent néanmoins une tendance clairement négative.

Au cours de la période sous revue, huit des onze groupes de marchandises ont accusé une baisse de leurs exportations. La bijouterie et joaillerie (-3,8%), l'horlogerie (-3,6%) et les instruments de précision (-4,1%) ont souffert, affichant une baisse cumulée de 677 millions de francs.

Le secteur machines et électronique a essuyé un quatrième revers trimestriel consécutif (-0,7%), quand le groupe phare, les produits chimiques et pharmaceutiques, a stagné. Dans ces derniers, le chiffre d'affaires des principes actifs a chuté de 3,9 milliards de francs (-81,1%), ce segment enregistrant par ailleurs une troisième baisse trimestrielle d'affilée. A l'inverse, les expéditions de matières premières et de base se sont accrues de 1,5 milliard de francs ou de 26,3%.

Les importations désaisonnalisées ont pour leur part fléchi de 1,9% (réel: -0,2%). Une spirale négative se dessine aussi depuis l'avant-dernier trimestre 2022, mais l'évolution s'est toutefois stabilisée au cours des trois derniers trimestres.

Cette baisse est à mettre en particulier sur le compte des produits chimiques et pharmaceutiques. Les importations de médicaments ont chuté de 1,3 milliard de francs ou de 12,3% sur un trimestre. La bijouterie et joaillerie ainsi que les véhicules, notamment les utilitaires routiers, ont en revanche affiché une hausse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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ABB a vu ses ventes stagner au 1er trimestre

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Entre janvier et fin mars, le chiffre d'affaires d'ABB s est resté stable sur un an à 7,87 milliards de dollars, alors que le résultat opérationnel (Ebita) a progressé de 11% à 1,42 milliard (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Le groupe d'électrotechnique ABB a vu sa rentabilité nette reculer sur les trois premiers mois de l'année, alors que les ventes ont été maintenues. Les objectifs financiers pour l'ensemble de 2024 ont été confirmés.

Entre janvier et fin mars, le chiffre d'affaires du groupe zurichois est resté stable sur un an à 7,87 milliards de dollars, alors que le résultat opérationnel (Ebita) a progressé de 11% à 1,42 milliard, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.

Le bénéfice net s'est quant à lui établi à 905 millions, en baisse de 12,6%.

Alors que les ventes sont inférieures aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP, la rentabilité opérationnelle et nette dépassent les attentes du marché.

La direction avait laissé entrevoir pour l'ensemble de l'année une hausse du chiffre d'affaires de 5% et une marge Ebita d'environ 18%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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