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Les précipitations récentes n'apportent guère de détente

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Même si certaines régions de Suisse ont été couvertes de grandes quantités de neige ce week-end - comme Göschenen (UR) - aucune détente n'est en vue sur le front de la sécheresse. (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La neige et la pluie de ces derniers jours n'ont guère atténué la forte sécheresse qui sévit en Suisse. Selon un expert, il faudrait encore 30 à 35 jours de précipitations supplémentaires pour combler le déficit, comme nous le détaillent Benjamin Smadja et Elsa Duperray.

La situation s'est certes quelque peu détendue, du moins à court terme, écrit mardi la division hydrologie de l'Office fédéral de l'environnement, interrogée par Keystone-ATS. Mais il faut s'attendre à ce que le niveau des eaux baisse à nouveau rapidement.

Massimiliano Zappa, hydrologue à l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), parle lui aussi d'un soulagement passager. Il y a eu 10% des précipitations nécessaires, dit-il, ce qui est bien sûr très appréciable. Il faudrait toutefois encore 30 à 35 jours de précipitations pour combler le déficit.

De plus, mardi devrait à nouveau enregistrer 20 degrés par endroits, ce qui réduira encore plus vite l'effet. Selon M. Zappa, il n'y a pas de détente en vue sur le front de la sécheresse.

Neige en montagne

Au Tessin, le risque d'incendie de forêt a pu être quelque peu réduit. En montagne, la neige a été abondante par endroits. Le Valais a été particulièrement favorisé par les précipitations, relève M. Zappa. Cette neige en altitude contribue à stocker l'eau, qui ne sera restituée aux cours d'eau que dans les jours et semaines à venir, au fur et à mesure de la fonte des neiges.

Mais la situation n'est pas encore revenue à la norme, même en montagne, car le déficit de précipitations y a été plus important que sur le Plateau, poursuit l'expert. Cela vaut également pour le Tessin et le sud des Grisons. Selon M. Zappa, la quantité de neige n'a atteint qu'un tiers de la quantité habituelle. Par conséquent, l'eau manquera également dans les rivières et les lacs dans les mois à venir en raison du débit plus faible.

Réfléchir aux économies d'eau

Il faut considérer cette situation comme un signe avant-coureur d'un été qui pourrait être sec. Il serait donc judicieux que les autorités réfléchissent dès maintenant à ce scénario, selon M.Zappa. Les cantons du Tessin, du Valais, de Lucerne et de Saint-Gall ont déjà élaboré des stratégies.

Dans le "château d'eau" qu'est la Suisse, ce bien n'est plus disponible avec la même évidence que ces dernières années. La météo, le climat et les besoins croissants de la population feront en sorte que la pénurie d'eau ne sera plus "surprenante", estime M.Zappa.

Source : ats

Genève

Journée de la bonne action: Voici comment j'ai donné mon sang

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Archives (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

En prévision de la Journée de la Bonne Action, j'ai eu l'opportunité de visiter les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) pour en apprendre davantage sur le don du sang. Accompagné par Muriel et Ariane, j'ai pu découvrir les étapes et les précautions nécessaires pour faire ce geste altruiste.

 

Muriel nous explique que le processus commence par un questionnaire détaillé pour s'assurer de la sécurité des donneurs et des receveurs. « On s'assure de la fiabilité des donneurs et de la sécurité également du receveur. Donc les tatouages, les piercings, l'endoscopie digestive, il faut attendre 4 mois pour donner du sang. »

Le questionnaire aborde divers sujets, allant des traitements médicaux aux récents voyages. « Il y a aussi plusieurs questions confidentielles concernant les voyages et les comportements à risque éventuels. » souligne Muriel.

 

 

Une fois le questionnaire rempli, place aux examens médicaux. « On va prendre la tension, contrôler que vous avez suffisamment d'hémoglobine, qu'à priori vous ne manquiez de rien avant de donner du sang. C'est très important, c'est une sécurité. »

Après avoir passé ces étapes, je rejoins Ariane pour le prélèvement de 500 millilitres de sang qui ne prend que quelques minutes. « Le don se fait entre 5 et 10 minutes. Il faut vraiment qu'on ait déjà bien préparé le corps en ayant une bonne hydratation avant. » précise Ariane. Le sang prélevé est ensuite testé et préparé pour être utilisé en toute sécurité.

« Le but, c'est que ça se passe bien pour tout le monde. Bien sûr, pour les receveurs, mais pour les donneurs également. » conclut Ariane, soulignant l'importance d'un environnement rassurant et sans jugement.

 

 

Donner son sang est un acte de solidarité qui peut sauver des vies. Pour plus d'informations et pour prendre rendez-vous, visitez le site dondusang.ch. En cette Journée de la Bonne Action, pourquoi ne pas faire comme moi et proposer ce geste?

Avec IA

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Genève

Rez actifs: Quand la vision du quartier devient durable

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Archives (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Genève, une ville en constante mutation, cherche à adapter ses quartiers aux défis contemporains du développement durable et de la cohésion sociale. C'est dans cet esprit que le projet Rez-Actifs, porté par l'association Après Genève, œuvre depuis une décennie pour rapprocher les mondes de l'urbanisme et de l'entrepreneuriat autour d'une vision commune: celle de quartiers. J'ai eu le plaisir de m'entretenir avec Ludovic Laffont, coordinateur de Rez Actifs, pour en savoir plus sur cette initiative innovante.

 

« Rez Actifs est un projet qui [...] a le besoin de rapprocher ces deux mondes qui ont besoin l'un de l'autre pour créer des quartiers [...] vivants pour les habitants », explique Ludovic Laffont. L'idée est simple mais ambitieuse: transformer les quartiers pour qu'ils deviennent des lieux où « on peut trouver tous les biens et services à proximité, d'avoir du lien social et dans le respect de notre planète, des limites planétaires ».

Ludovic Laffont détaille cette vision: « On essaie de promouvoir l'économie sociale et solidaire qui est plutôt une économie tournée vers les limites planétaires, vers le partage, vers la réparation, vers le lien social ». Le projet Rez Actifs s'attaque à un modèle économique qui privilégie souvent la maximisation des profits au détriment de la qualité de vie dans les quartiers. « C'est du bon sens mais évidemment aujourd'hui, on pourrait dire qu'il y a quand même une recherche de maximisation des profits », souligne-t-il.

L'exemple du rez-de-chaussée est emblématique de cette approche. Il s'agit de repenser ces espaces pour qu'ils accueillent des activités contribuant à la vie du quartier, comme les ressourceries ou les bibliothèques d'objets « qui permet d'éviter qu'on ait tous une perceuse dans notre placard [...] et d'aller la chercher quand on en a besoin », illustre Ludovic Laffont.

La transition vers ce modèle n'est pas sans difficulté. Le coordinateur de Rez Actifs admet que « c'est pas facile de résumer parce qu'il y a plein de raisons qui s'entremêlent », mais il souligne la dynamique positive de certaines communes et promoteurs privés, comme ce projet qui a dédié 5500 m² à des activités de vie de quartier, preuve que des solutions innovantes existent.

La volonté de Rez Actifs ne s'arrête pas aux frontières de Genève. « L'ambition [...] c'est de vraiment accompagner les promoteurs pour construire un quartier sur une seule planète, mais aussi de développer les entrepreneurs [...] et de déployer ces Rez Actifs en dehors du canton de Genève et au-delà de la Suisse si jamais », affirme Ludovic Laffont.

Ce projet, qui a déjà vingt ans d'existence, espère continuer à promouvoir l'économie sociale et solidaire et à attirer davantage de porteurs de projets. « On espère que cette association puisse attirer encore plus de porteurs et de porteuses de projets et d'adhérents et de membres à cette économie sociale et solidaire », conclut Ludovic Laffont avec espoir.

En favorisant la proximité, le partage et la durabilité, Genève pourrait bien devenir un exemple à suivre pour les villes du futur.

Avec IA

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Le TCS lance "Mobeez", un nouveau programme d'éducation routière

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Une bande dessinée et deux brochures théoriques accompagneront les enfants dans le cadre de l'éducation routière du TCS et des polices cantonales. (© TCS)

L'an dernier, six enfants sont morts dans des accidents de la route et 2155 jeunes de 8 à 14 ans ont été victimes d'un accident. Dans ce contexte, le TCS lance un nouveau programme d'éducation routière pour les enfants de huit à douze ans.

 

Le Touring Club Suisse (TCS) a présenté ce programme - développé en collaboration avec la Haute Ecole pédagogique de Fribourg et la police cantonale fribourgeoise - mercredi dans une école du canton de Fribourg. Baptisé "Mobeeez", il doit être accessible à toutes les écoles du pays, explique mercredi le TCS dans un communiqué.

"Mobeeez" complète l'éducation routière déjà existante pour les 3 à 16 ans. Il propose des outils ludiques et clairs répondant aux besoins des enseignants, des enfants et de leurs parents. L'objectif est d'accompagner les enfants dans le développement de leur mobilité et de leur permettre d'être autonomes dans la circulation.

Concrètement, le matériel comprend un dossier avec une bande dessinée et deux brochures théoriques pour les enfants, qui seront distribuées par la police lors des cours de prévention routière. Une deuxième partie, consacrée à la mobilité et à la sécurité routière, s'adresse aux enseignants, qui peuvent l'intégrer dans différentes matières. Un jeu sur smartphone pour favoriser les bonnes pratique est également disponibles, pour tous les ages.

Avec Keystone-ATS

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L'EPFZ invente le gel anti gueule de bois

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Archives (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont développé un gel qui rend l'alcool inoffensif. Il a été testé sur des souris qui ont bu de l'alcool sans dommage. Des tests cliniques sont encore nécessaires avant que le produit ne soit autorisé pour les humains.

 

Le gel développé par les chercheurs zurichois dégrade l'alcool dans le tractus gastro-intestinal (tube digestif) avant qu'il ne passe dans le sang, selon une étude publiée lundi dans la revue spécialisée Nature Nanotechnology.

A l'avenir, ce gel pourrait réduire les effets nocifs et enivrants de l'alcool chez les humains, a indiqué Raffaelle Mezzenga, chercheur à l'EPFZ, à l'agence Keystone-ATS. "Notre technologie pourrait offrir une solution inédite dans la lutte contre le problème mondial de l'abus d'alcool".

Acétaldéhyde toxique

Lorsqu'il est consommé, l'alcool passe dans l'estomac et l'intestin où il est absorbé dans la circulation sanguine, puis transporté vers le foie. C'est là que la plus grande partie de l'alcool est décomposée. Le foie contient des enzymes qui transforment l'alcool en différentes substances, notamment en acétaldéhyde, puis en acide acétique. L'acétaldéhyde est toxique et détruit le foie.

"Le gel transforme l'alcool en acide acétique sans produire d'acétaldéhyde", explique Raffaelle Mezzenga. S'il est ingéré avant ou pendant la consommation d'alcool, il le transforme avant qu'il ne pénètre dans la circulation sanguine. "Mais si l'alcool est déjà dans le sang, c'est trop tard", précise le chercheur.

Les scientifiques voient différents domaines d'application pour le gel. Selon Raffaelle Mezzenga, il serait intéressant pour les gens qui ne veulent pas renoncer à l'alcool, mais qui ne veulent pas surcharger leur corps et qui ne sont pas intéressés par les effets enivrants de l'alcool. On pourrait boire quelques verres d'alcool et conduire sa voiture en toute sécurité.

Atténuer la gueule de bois

"Nous avons démontré dans des études avec des animaux que l'utilisation de notre gel en combinaison avec de l'alcool confère aux souris un comportement similaire à celui des souris à jeun", explique Raffaelle Mezzenga. "Nous nous attendons donc également à ce que le gel ait des effets positifs sur l'atténuation des symptômes de la gueule de bois".

Le gel doit surtout aider à réduire les décès liés à l'alcool. "Il ne doit en aucun cas inciter à une consommation excessive d'alcool, souligne le chercheur. On estime que la consommation excessive d'alcool tue chaque année plus de trois millions de personnes.

"Nous avons des preuves évidentes que notre technologie réduit les effets négatifs de l'alcool dans les organes comme le foie et les intestins". Dans les essais avec des souris, les animaux présentaient une perte de poids moins importante, moins de lésions hépatiques, de meilleures valeurs sanguines et moins de dommages à la rate et aux intestins.

Lactosérum, sel, eau, fer, glucose et or

Le gel est composé de protéines de lactosérum, un sous-produit de la fabrication du fromage, cuites plusieurs heures afin qu'elles forment de longues et fines fibres. Les chercheurs y ajoutent ensuite et du sel et de l'eau comme solvant et les fibres se réticulent en un gel. Ils ont ensuite ajouté du fer, du glucose et de l'or au gel. Le tout provoque une cascade de réactions qui transforme l'alcool en acide acétique.

"Nous prévoyons de réaliser bientôt des essais cliniques" afin d'obtenir une autorisation d'utilisation pour les humains, a déclaré Raffaelle Mezzenga. Les chercheurs ont déjà déposé une demande de brevet pour leur gel.

Avec Keystone-ATS

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Les "tops" et les "flops" de la Suisse au concours Eurovision

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L'Argovienne Lys Assia a remporté le premier concours Eurovision en 1956 avec "Refrain" (archives). (© KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/STR)

Avec son titre "The Code", l'artiste biennois Nemo fait figure de favori au 68e concours Eurovision de la chanson, dont la cérémonie se déroule à Malmö. La Suisse a remporté la compétition à deux reprises, mais n'a souvent même pas atteint la finale.

 

 

C'est l'Argovienne Lys Assia (1924-2018) qui a remporté avec "Refrain" le premier concours Eurovision de la chanson, qui s'est déroulé à Lugano en 1956. Mais à l'époque, la concurrence était nettement moins importante, avec seulement sept pays participants.

 

La Suissesse a également représenté son pays lors des deux éditions suivantes. Elle s'est classée deuxième en 1958 aux Pays-Bas avec la chanson "Giorgio". Elle voulait à nouveau se représenter en 2012, mais elle ne s'est pas imposée lors de la présélection. A sa place, le duo de frères Sinplus a représenté la Suisse à Bakou, mais n'a pas réussi à se qualifier pour la finale.

Lys Assia est à ce jour la seule Suissesse à avoir remporté le grand prix. La deuxième victoire suisse a été assurée par la Québécoise Céline Dion en 1988, avec le titre "Ne partez pas sans moi". La Suisse a devancé l'Angleterre d'un point lors de la 33e édition du concours à Dublin. Les paroles de la chanson ont été écrites par la grande dame de la musique populaire suisse Nella Martinetti.

 

Période difficile dans les années 2010

Si tout s'est bien passé en 2019 avec la quatrième place du Bernois Luca Hänni et et en 2021 avec la troisième place du Fribourgeois Gjon's Tears, la Suisse a connu une période de vaches maigres lors des années précédentes.

Entre 2007 et 2018, seuls la Bâloise Anna Rossinelli en 2011 et le Tessinois Sebalter en 2014 ont atteint la finale. Ils avaient respectivement terminé à la 25e et 13 place. En 2007, l'icône de l'eurodance DJ Bobo avait manqué la finale avec "Vampires Are Alive", malgré son statut de favori.

 

Ses successeurs, le Tessinois Paolo Meneguzzi en 2008, le groupe de rock bâlois Lovebugs en 2009 et le chanteur st-gallois Michael von der Heide en 2010 n'ont pas non plus réussi à se hisser en finale. Personne n'a réussi à briser la "malédiction" les années suivantes - et ce jusqu'en 2019.

La Suisse a touché le fond en 2004, lorsque Piero Esteriore a terminé dernier avec son titre "Celebrate", qui n'a pas obtenu le moindre point.

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Comme Lys Assia, d'autres artistes ont participé à plusieurs reprises au concours Eurovision. Le groupe bernois Peter, Sue & Marc s'est lancé quatre fois dans la course, atteignant la quatrième place en 1976 et en 1981. En 1971 et 1979, ils ont atteint la finale, mais pas les premières places.

L'un des membres du trio, Peter Reber, a également écrit des chansons qui ont représenté la Suisse à l'Eurovision: "Swiss Lady", qui sera interprétée par Pepe Lienhard en 1977 (6e) et "Cinema", chantée par Paola en 1980 (4e).

Avec Keystone-ATS

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