Rejoignez-nous

Economie

Les PME plus flexibles face aux turbulences géopolitiques

Publié

,

le

Les experts ont également souligné l'importance des risques de réputation des entreprises. 83% d'entre elles ont pris des mesures de prévention contre les cyberattaques par exemple. (Photo/KEYSTONE/Christian Beutler) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les petites et moyennes entreprises (PME) suisses font preuve d'adaptation pour contrer les répercussions des conflits géopolitiques, relève jeudi une étude de Credit Suisse. Stabiliser et diversifier les chaînes de création de valeur serait sources d'opportunités.

"La Suisse est une petite économie ouverte qui dépend des événements à l'étranger. Les tensions géopolitiques se répercutent sur les PME par la hausse des prix des intrants, les restrictions de la coopération transfrontalière, la densité réglementaire ou encore les risques commerciaux," expliquent les auteurs de l'étude menée auprès de 650 entreprises suisses.

A court ou à long terme, la quasi-totalité des entreprises interrogées (90%) a dû prendre des mesures pour remédier à l'augmentation des coûts du transport, de l'énergie ou des matières premières et la moitié a répercuté cette hausse aux clients. L'étude Crédit Suisse détaille la résilience des entreprises en citant l'augmentation des stocks (51% d'entre elles), l'appel à des fournisseurs géographiquement plus proches (48%) et à leur diversification (43%).

"Les entreprises rapprochent leurs activités de l'Asie vers l'Espagne ou le Portugal mais rarement pour se relocaliser en Suisse," explique Martial Decoppet, responsable des entreprises en Suisse romande chez Crédit Suisse, en conférence de presse. "Régionaliser les chaines de valeur est une opportunité pour les pays près des grandes puissances économiques avec des conditions cadres assez bonnes," ajoute Sara Carnazzi, responsable analyse politico-économique au sein de la banque.

Suite à la prise de position de la Suisse de s'associer aux sanctions internationales contre la Russie au printemps 2022, "40% d'entre elles ont ressenti des réactions négatives de la part de leurs partenaires commerciaux. Trois quart des interrogées affirment que la neutralité helvétique est importante, rapporte la banque aux deux voiles. Les risques pèsent plus lourds que les opportunités en Argentine, en Iran et en Nouvelle-Zélande, cite-t-on.

Les experts ont également souligné l'importance des risques de réputation des entreprises. 83% d'entre elles ont pris des mesures de prévention contre les cyberattaques par exemple, détaillent les experts.

Les réglementations ont aussi pesé sur la bonne marche des PME, notamment en ce qui concerne la protection des données ou l'environnement. Une pression ressentie par 47% des participants à l'étude, "davantage par les entreprises axées sur l'Union Européenne que par celles tournées vers l'international," appuie l'établissement bancaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Zurich Insurance à nouveau éconduit par Beazley

Publié

le

Beazley considère que la dernière proposition de Zurich Insurance sous-estime considérablement son potentiel à moyen terme (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le conseil d'administration de l'assureur britannique Beazly repousse derechef une offre de rachat, pourtant améliorée, formulée par Zurich Insurance. Le groupe propose depuis lundi 1280 pence en numéraire par action, après une première relance à 1230 pence.

Rapportée aux près de 600 millions de titres en circulation après un programme de rachat d'actions l'an dernier, la nouvelle offre valorise la compagnie londonienne à un peu moins de 7,7 milliards de livres sterling (8,3 milliards de francs).

Beazley considère que cette proposition sous-estime considérablement son potentiel à moyen terme. La firme souligne dans un communiqué jeudi avoir été approchée par Zurich en juin 2025 déjà, à trois reprises. Les 1315 pence par titre alors avancés valorisaient Beazley à 8,4 milliards de livres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Economie

Zurich Insurance soumet une offre pour le britannique Beazley

Publié

le

Zurich Insurance, dirigé par Mario Greco, veut mettre la main à la poche pour une acquisition outre-Manche (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Zurich Insurance révèle lundi avoir soumis une proposition de reprise à son homologue londonien Beazley, moyennant 1280 pence en numéraire par action.

Rapportée aux près de 600 millions de titres en circulation après un programme de rachat d'actions l'an dernier, l'offre valorise la compagnie londonienne à un peu moins de 7,7 milliards de livres sterling (8,3 milliards de francs).

Le prix offert comprend ainsi une prime de plus de 50% tant sur le cours de clôture vendredi dernier, que sur le cours moyen pondéré des 30 derniers jours de négoce.

Il dépasse aussi de plus d'un quart l'objectif de cours moyen et de près d'un tiers le plus haut atteint en le 6 juin 2025 à 973 pence, égraine l'assureur zurichois, qui ne cache pas son intention de procéder avec célérité.

Le résident du Mythenquai révèle aussi avoir formulé en date du 4 janvier une offre à 1230 pence par titre, qui n'avait pas eu l'heur de satisfaire le conseil d'administration de Beazley.

Le cas échéant, la manoeuvre créerait un mastodonte dans le domaine des assurances spécialisées, avec un volume de primes brutes de l'ordre de 15 milliards de dollars, contre 9 milliards pour Zurich seule en 2024.

Le cas échéant, la multinationale prévoit de financer la transaction sur fonds propres et lignes de crédit existantes, en plus d'un placement d'actions.

L'action Zurich Insurance décrochait dans le sillage de cette annonce et cédait 1,5%, vers 14h40, à 568,40 francs. A l'inverse, le titre Beazley s'envolait de plus de 40% sur le Footsie londonien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Economie

Départ du directeur financier de SIX

Publié

le

Daniel Schmucki (à gauche) et Jos Dijsselhof avaient été les artisans aussi bien de la vente des services de paiement à Worldline en 2018 que de l'acquisition de la Bourse de Madrid en 2020. (archive( (© KEYSTONE/EPA EFE/DAVID FERNANDEZ)

L'opérateur de la Bourse suisse SIX a annoncé lundi le départ surprise de son directeur financier Daniel Schmucki. Ce dernier, après avoir passé neuf années à ce poste, va "poursuivre de nouvelles opportunités professionnelles en dehors" du groupe zurichois.

Pour le directeur général de SIX, Bjørn Sibbern, le responsable sortant "a façonné SIX pendant de nombreuses années grâce à son haut niveau d'expertise professionnelle et son engagement personnel". M. Schmucki va rester en poste jusqu'à ce qu'un remplaçant soit trouvé, a ajouté la firme dans un communiqué.

La date de son départ demeure ainsi ouverte, a précisé un porte-parole interrogé par AWP. De même, M. Schmucki continuera à représenter "jusqu'à nouvel avis" SIX au conseil d'administration du géant français des paiements Worldline, dont les difficultés auront grevé les résulats de SIX à hauteur de plus d'un demi-milliard de francs en 2025, de 168 millions en 2024 et de 860 millions en 2023.

Les instances dirigeantes de SIX font depuis un an l'objet d'intenses rotations. Le directeur général Jos Dijsselhof a ainsi transmis en tout début d'année dernière les rênes de l'exécutif à Bjørn Sibbern. Et le président Thomas Wellhauer a laissé en toute fin d'exercice écoulé son fauteuil à l'ancien patron de Credit Suisse Suisse, André Helfenstein.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Economie

Les tensions autour du Groenland grippent la Bourse suisse

Publié

le

Les visées de Donald Trump sur le vaste territoire danois n'en finissent plus de miner les relations transatlantiques. (archive) (© KEYSTONE/AP/EVGENIY MALOLETKA)

La Bourse suisse a ouvert en baisse lundi, à l'instar des autres places européennes, les investisseurs digérant l'escalade des tensions autour du Groenland et la menace de nouveaux droits de douane US. Dans ce contexte survolté, les valeurs refuges avaient la cote.

Le président américain Donald Trump a accusé samedi huit pays européens alliés de jouer à "un jeu très dangereux" au Groenland et les a menacés de nouveaux droits de douane, alors que le locataire de la Maison-Blanche veut s'emparer de l'immense territoire autonome danois.

Réagissant à ces propos, le président français Emmanuel Macron entend demander à Bruxelles l'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains, cet outil permettant en particulier de limiter les importations provenant d'un pays et de bloquer certains investissements.

"Le marché commence à intégrer un nouveau paramètre: les droits de douane ne sont plus seulement un outil économique, mais une arme diplomatique directe", a jugé John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion.

Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote, "les fondamentaux d'un important mouvement baissier sont en train d'être mis en place".

Dans ce contexte de tensions, et alors que s'ouvre ce lundi le Forum économique mondial (WEF) à Davos auquel participera M. Trump, les valeurs refuges étaient recherchées. L'or et l'argent ont ainsi atteint de nouveaux sommets et le franc s'est renforcé face au dollar.

Richemont en souffrance

A la Bourse suisse vers 09h05, l'indice vedette SMI baissait de 0,88% à 13'294,70 points, après avoir fini vendredi en retrait de 0,47%. Le SLI abandonnait 1,10% à 2149,78 points et le SPI perdait 0,91% à 18'359,92 points.

La quasi-totalité des valeurs vedettes a démarré dans le rouge, hormis Swisscom (+0,4%), Novartis (+0,2%) et Givaudan (+0,03%).

Les plus fortes baisses étaient enregistrées par Julius Bär (-3,6%), Richemont (-3,0%) et VAT Group (-3,0%). Le géant du luxe est particulièrement exposé aux Etats-Unis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Economie

Les résultats de Citigroup amputés par une perte liée à la Russie

Publié

le

Pertes en Russie mises à part, la performance du géant bancaire américaine contente largement les attentes des analystes. (archive) (© KEYSTONE/EPA FILE/JUSTIN LANE)

La banque américaine Citigroup a annoncé mercredi des résultats inférieurs aux attentes au quatrième trimestre 2025, amputés comme prévu par une perte de 1,12 milliard de dollars (890 millions de francs) liée à la vente de ses derniers actifs en Russie.

Le chiffre d'affaires ressort à 19,87 milliards de dollars (+2% sur un an) et le bénéfice net à 2,47 milliards (-13%), ce qui est inférieur au consensus des analystes de FactSet qui tablait respectivement sur 20,94 et 3,02 milliards de dollars.

Hors la perte en Russie, liée majoritairement à des effets de change, le chiffre d'affaires atteint 21 milliards et le bénéfice net 3,6 milliards.

En revanche, le bénéfice net par action hors éléments exceptionnels - variable privilégiée par les marchés, ressort à 1,81 dollar contre 1,35 dollar un an plus tôt. Le consensus anticipait 1,67 dollar.

"Avec un chiffre d'affaires record et une tendance opérationnelle positive pour chacune de nos cinq branches, 2025 a été une année de progrès importante au cours de laquelle nous avons fait la démonstration que les investissements effectués alimentent une forte croissance de notre activité", a commenté Jane Fraser, patronne de Citigroup, citée dans un communiqué.

Vers 14H30 GMT, l'action Citigroup progressait de 1,46% à la Bourse de New York.

Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires atteint 85,22 milliards (+6%) et le bénéfice net 14,31 milliards (+13%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 34 minutes

L'ONU cible les pratiques de la police de l'immigration américaine

Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk dénonce le recours à la force par la police...

CultureIl y a 45 minutes

Le Collège Voltaire entre dans l'inventaire cantonal

Le Collège Voltaire à Genève fait son entrée dans l'inventaire cantonal des biens à protéger....

Suisse RomandeIl y a 2 heures

Chantiers: Lausanne va indemniser ses commerçants impactés

La Ville de Lausanne va indemniser dès le 1er février prochain les commerces et établissements...

Suisse RomandeIl y a 2 heures

Correction du Rhône: nouvelles étapes dans le Chablais

Vaud et le Valais annoncent de nouvelles étapes pour sécuriser le Rhône dans le Chablais....

GenèveIl y a 2 heures

Des centaines de francs la course en faux taxi? Le coup de gueule de Taxiphone Genève

Alors que les taxis genevois sont strictement encadrés par des tarifs officiels, des plateformes internationales...

GenèveIl y a 4 heures

L'UNIGE expose les neutrinos, ces particules invisibles

Quasiment insaisissables, les neutrinos sont les particules les plus abondantes de l'Univers après les photons....

InternationalIl y a 4 heures

Ericsson: le bénéfice net bondit de 75% au 4e trimestre

L'équipementier suédois de télécommunications Ericsson a enregistré une hausse de 75% de son bénéfice net...

ArtsIl y a 6 heures

[ITW] Samuel Labarthe: « J’ai eu un coup de foudre pour Nicolas Bouvier »

Connu du grand public pour son rôle dans Les petits meurtres d’Agatha Christie, le comédien...

SuisseIl y a 6 heures

Délits sexuels: le coprésident du PLR veut des peines qui font mal

Le coprésident du PLR Benjamin Mühlemann réclame dans la presse vendredi des peines plus sévères...

InternationalIl y a 11 heures

Moscou exige le départ des troupes de Kiev du Donbass

La Russie a indiqué vendredi qu'elle exigeait toujours de Kiev un retrait de ses troupes...