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Suisse

Les CFF dans le rouge en 2022 veulent économiser 6 milliards

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Les CFF visent environ six milliards de francs d’économies d’ici à 2030 (archives). (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Les CFF affichent une perte de 245 millions de francs au terme de l'année 2022. En cause, le plongeon de l'activité Infrastructure Energie et une correction chez CFF Cargo. Le transporteur prend des mesures pour économiser environ 6 milliards d'ici à 2030.

Pour les 175 ans du chemin de fer en Suisse, le nombre de voyageurs est nettement à la hausse, mais pas au niveau d’avant le coronavirus, soit 2019, annoncent lundi les CFF. L’affluence moyenne en 2022 s’est élevée à 1,16 million de personnes par jour, soit 30,8% de plus qu’en 2021, mais toujours 12,5% de moins qu’en 2019.

La guerre en Ukraine a eu un impact négatif sur les chaînes d’approvisionnement, à laquelle s'ajoutent les coûts de l’énergie et l’inflation. En raison des faibles précipitations de l’été, il a fallu acheter plus d’électricité pour préserver les lacs de retenue en prévision d’une possible pénurie d’énergie au printemps 2023, ce qui a plombé le segment Infrastructure Énergie.

Réduction des coûts

Sans les pertes d’Infrastructure Énergie (-165 millions de francs) et une correction de valeur de -83 millions sur les installations de CFF Cargo, le résultat serait à l’équilibre. Cargo Suisse a plongé à -187,4 millions, contre +1,1 million en 2021.

La correction de valeur était nécessaire, explique la direction, car les fonds de soutien de la Confédération pendant la pandémie ont expiré et le prochain paquet de soutien pour le trafic par wagons isolés est encore en suspens.

La situation financière reste tendue. L’endettement a encore augmenté de 2,5%, pour atteindre plus de 11 milliards de francs en 2022 (+27,7% par rapport à 2019).

"Economiser 6 milliards de francs n'est pas possible. Nous devons freiner l'évolution des coûts, afin de pouvoir croître malgré tout, mais sans une hausse comparable ou démesurée des coûts", a déclaré en conférence de presse Monika Ribar, présidente du conseil d'administration de l'ex-régie fédérale.

Elle a évoqué des projets portant avant tout sur le renforcement de l’efficacité et de la productivité. Dans les années à venir, les programmes de numérisation devront y contribuer.

Pas de relevés par segments

Les CFF renoncent à effectuer des relevés de clientèle par segments, selon l’âge, le sexe ou la taille dans ses mesures d'affluence, ont-ils annoncé. Ce projet a soulevé de nombreux questionnements et provoqué une certaine inquiétude au sein de l’opinion publique.

Après examen, la direction est arrivée à la conclusion qu’il fallait renoncer à la fonction de segmentation de la clientèle en fonction de l’âge, du sexe ou de la taille. "Il n’a jamais été question d’acquérir un système non conforme aux dispositions relatives à la protection des données", souligne-t-elle.

"Pour moi, l’utilité pour notre activité principale, le chemin de fer, n’est pas suffisamment avérée", a déclaré le patron des CFF Vincent Ducrot. Il assure avoir "entendu et pris au sérieux les craintes exprimées par le public et les acteurs politiques.

L'appel d’offres sera adapté et une analyse d’impact pour les offres déjà reçues sera réalisée. Le choix ne sera fait qu’après examen par le Préposé fédéral à la protection des données, ce qui retardera l’adjudication. Le système sera probablement mis en place à partir de début 2025.

Record d'abos demi-tarif

Dans le détail de l'activité, le trafic grandes lignes accuse une perte de 47,2 millions de francs en 2022, après -478,5 millions en 2021. Les recettes du trafic voyageurs ont gagné 36,2% à 2,494 milliards. Le trafic régional retrouve les chiffres noirs à 10,6 millions (2021: –21,3 millions).

Le nombre d’abonnements généraux a atteint 430'768 (+6,0% par rapport à 2021. Les ventes d’abonnements demi-tarif affichent un record à 2'968'615 (+4,9% par rapport à 2021 et +9,0% par rapport à 2019).

SBB Cargo International accuse aussi une perte de -0,3 million de francs due aux chantiers et perturbations en Allemagne. Le segment Infrastructure Réseau a lui aussi plongé dans le rouge (-24,2 millions après +24,7 millions en 2021) en raison du renchérissement. Dans l'activité Immobilier, le bilan est positif à 269 millions et la situation s'est stabilisée.

Accès pas garanti

Côté exploitation, la transformation de la gare de Lausanne a pris du retard. Concernant la mise en oeuvre de la loi sur l’égalité pour les handicapés, le CFF ne pourront pas garantir l’accessibilité de toutes les gares à la fin 2023, en raison de travaux dispendieux.

En 2023, l’augmentation légale du prix du courant de traction imposée par l’Office fédéral des transports (OFT) viendra tempérer la situation financière, selon les CFF. Le paquet de stabilisation revu avec la Confédération devra permettre de garantir durablement leur financement jusqu’en 2030 et de réduire la dette.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

La liquidation de SAirGroup en voie de finalisation

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Selon les comptes définitifs, le résultat net de la liquidation pouvant être distribué aux créanciers s'élève à 2,8 milliards de francs. Les coûts de la procédure s'élèvent à 220 millions. (KEYSTONE/Steffen Schmidt) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

La procédure de liquidation de l'ancienne Swissair touche à sa fin. Karl Wüthrich, liquidateur SAirGroup, la société holdging qui chapeautait les activités du groupe constitué autour de la compagnie aérienne, a remis aux créanciers les documents définitifs.

Les créanciers de SAirGroup peuvent prendre connaissance des comptes définitifs et de la liste de distribution dès ce mercredi et jusqu'au 4 mars auprès du liquidateur, selon la Feuille officielle du commerce (Fosc). Des recours peuvent être déposés dans un délai de dix jours à partir de la date de la mise à disposition des documents.

Si aucun recours n'est déposé, le paiement définitif aux créanciers sera effectué d'après la liste, a ajouté la Fosc.

Selon les comptes définitifs, le résultat net de la liquidation pouvant être distribué aux créanciers s'élève à 2,8 milliards de francs. Les coûts de la procédure s'élèvent à 220 millions.

Le 2 octobre 2001, les avions de la compagnie nationale Swissair avaient été cloués au sol, la société n'étant plus en mesure d'honorer ses factures. Après une perte de 1,8 milliard de dollars en 2000, qui a amputé ses réserves en capital, le groupe, surendetté, avait besoin d'une aide d'urgence. Malgré un soutien du Conseil fédéral, la compagnie ne s'est pas remise et a disparu au profit d'une nouvelle entité, Swiss International Airlines ("Swiss"), qui appartient depuis 2005 au groupe allemand Lufthansa.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Plombé par le négoce, le bénéfice annuel de Glencore chute

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Le marché devrait rester tendu tout au long de l'année, alors que l'on s'attendait jusqu'à présent à une offre excédentaire, note le patron de Glencore, qui ne fournit pas de perspectives chiffrées en termes de résultats. (KEYSTONE/Martin Ruetschi) (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Le géant des matières premières Glencore a souffert d'une détérioration de l'activité de négoce en 2023, plombant notamment sa rentabilité. Le bénéfice net du groupe zougois a dégringolé de 75% à 4,28 milliards de dollars (3,77 milliards de francs au cours du jour).

Le conseil d'administration propose de verser un dividende ordinaire nettement revu à la baisse, à 0,13 dollar par action, représentant un montant global de 1,6 milliard, selon les résultats préliminaires diffusés mercredi. Sur ce montant, 1 milliard provient de l'activité de négoce et le solde de l'extraction. En 2022, les actionnaires avaient perçu 0,56 dollar par titre.

La direction explique cette baisse de la rémunération par l'investissement important que représente l'acquisition prévue d'une participation de 77% dans Teck Resources, spécialiste canadien du charbon sidérurgique rachetée en novembre 2023.

Le résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) ajusté de Glencore a dévissé de moitié à 17,10 milliards de dollars, alors que l'excédent d'exploitation (Ebit) a plongé de 61% à 10,39 milliards. L'Ebit de l'activité de négoce a fondu de 46% à 3,5 milliards de dollars, un montant conforme aux prévisions publiées début février.

"Rééquilibrage et normalisation"

"Dans un contexte d'un rééquilibrage et d'une normalisation des flux commerciaux internationaux d'énergie, notre activité de négoce et le segment Industriel ont enregistré une baisse des résultats en 2023, bien que ceux-ci restent sains", explique Gary Nagle, directeur général (CEO) du groupe, cité dans un communiqué.

Les recettes ont atteint 217,8 milliards de dollars, ce qui représente un repli de 15%, indique mercredi la multinationale. Plus de la moitié de cette somme est imputable à l'activité de négoce.

Le géant zougois avait également dévoilé au début du mois son rapport de production, marqué par des volumes en baisse à presque tous les étages. "La production globale a été conforme à nos prévisions révisées, avec des volumes plus importants au second semestre pour nos principaux produits de base, notamment le cuivre, le zinc, le nickel et le charbon", avait affirmé le patron Gary Nagle. Pour 2024, le groupe a raboté plusieurs objectifs de production, notamment celui pour le cuivre après la cession de la mine de Cobar en Australie.

Le marché devrait rester tendu tout au long de l'année, alors que l'on s'attendait jusqu'à présent à une offre excédentaire, note le patron de Glencore, qui ne fournit pas de perspectives chiffrées en termes de résultats. La multinationale reste concentrée notamment sur la "création d'une valeur durable à long terme".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Etude d'Unisanté: une loi fédérale sur la santé serait pertinente

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Selon une étude d'Unisanté, la gouvernance du système de santé suisse devrait être plus claire et plus cohérente (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Unisanté a analysé la gouvernance du système de santé suisse. Son rapport met en évidence une vision fragmentée axée sur les soins, une gouvernance complexe et un enchevêtrement des responsabilités cantonales et fédérales. Il conclut à la pertinence d'une loi fédérale.

Le Centre universitaire de médecine générale et santé publique de Lausanne Unisanté a été mandaté pour réaliser cette étude par l'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) qui milite en faveur d'un système de santé suisse plus durable. Son rapport vient d'être publié, souligne Unisanté mercredi dans un communiqué.

Les travaux montrent que le système de santé est performant, mais mal adapté aux enjeux futurs. La gouvernance actuelle du système de santé suisse dilue les responsabilités auprès de nombreux acteurs. Elle n'offre pas le cadre nécessaire pour garantir que les parties prenantes s'accordent sur des objectifs communs répondant aux besoins en santé de la population et ½uvrent à leur réalisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

L'objectif zéro net d'ici 2050 atteignable dans le secteur aérien

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Le secteur aérien suisse peut atteindre l'objectif zéro net d'émissions de CO2 d'ici 2050 (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le secteur aérien pourra atteindre l'objectif zéro net d'émissions de CO2 d'ici 2050 que la Suisse s'est fixé. Pour ce faire, il doit cependant massivement investir dans la recherche et le développement de mesures techniques, selon un rapport.

Le recours aux carburants d'aviation durables (CAD) constitue la mesure-phare pour réduire les émissions de CO2 fossile, indique mercredi le gouvernement dans un communiqué, répondant à un postulat de la commission de l'environnement du National.

Des attentes existent aussi du côté des gains d'efficacité des avions et de leur exploitation. En revanche, il ne faut pas attendre de miracles de l'électrification des avions et de l'hydrogène, du moins pas avant 2050.

Des instruments existent déjà aujourd'hui ou sont en cours d'élaboration pour atteindre les objectifs climatiques. La loi sur le CO2 pour la période postérieure à 2024 prévoit en outre de nouveaux mécanismes, aussi pour encourager la branche à agir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Le site du Centre de formation des pompiers de La Rama est pollué

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L'usage de mousses anti-incendie lors des exercices de feu a causé la pollution du site du Centre de formation des sapeurs-pompiers lausannois et vaudois de La Rama, au-dessus de Lausanne, détectée en 2022 et confirmée en 2023 (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le site du Centre de formation des sapeurs-pompiers de La Rama à Montheron, au nord de Lausanne, est pollué. L'usage de mousses anti-incendie lors des exercices de feu est la cause de cette pollution, détectée en 2022 et confirmée en 2023. Il n'y a toutefois aucun impact sur des captages d'eau potable et l'eau distribuée à la population peut être consommée en toute confiance, assure la Ville de Lausanne.

Il n'y a pas actuellement non plus d'usage à risque sur le site de La Rama, que ce soit les places de jeux ou les jardins. La principale contrainte concernerait la gestion des sols pollués en cas de travaux de terrassement sur le site, a indiqué mercredi la Municipalité lausannoise dans un communiqué.

C'est à la suite des préoccupations croissantes concernant les composés alkylés per- et polyfluorés (PFAS) qu'une évaluation des sols et des eaux sur le site de La Rama a été menée par le Service de l'eau, le Service de protection et sauvetage (SPSL) et l'Unité environnement de la Ville de Lausanne, en collaboration avec la Direction générale de l'environnement de l'Etat de Vaud.

"Polluants éternels"

Les PFAS sont un groupe de plusieurs milliers de produits chimiques synthétiques et persistants formés de fluor et de carbone, difficilement biodégradables. Cela conduit à leur accumulation dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire, d'où le nom de "polluants éternels".

Depuis le début des années 1970, les PFAS sont largement utilisés dans la production de textiles et d'électronique, mais également de mousses extinctrices anti-incendie, de farts, etc. Les mousses d'extinction utilisées par les sapeurs-pompiers contenant les substances les plus problématiques (PFOS, PFOA) ont été abandonnées dans tout le canton de Vaud dès 2011.

Des PFAS avaient déjà été détectés en 2022 dans les sols exposés à l'usage de mousses anti-incendie lors des exercices de feu au Centre de formation. Neuf différentes substances avaient été analysées. Les nouvelles investigations menées l'an dernier ont également confirmé la présence de PFAS dans les eaux usées, les eaux claires, les eaux de surface, et en traces dans les eaux souterraines. Cette fois-ci, 21 différentes substances ont été analysées.

Sédiments du Talent à analyser

En l'absence de bases légales spécifiques au niveau fédéral pour les PFAS dans le sol, le site sera défini publiquement comme "site pollué, nécessite une investigation", explique la Ville. Une analyse des sédiments de la rivière du Talent va compléter cette étude prochainement, annonce-t-elle.

Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la sécurité, de l'économie et de l'eau, se veut rassurant. "Il n'y a aucune trace d'un impact sur les captages d'eau de Lausanne. L'eau potable distribuée à la population est toujours d'excellente qualité et peut être consommée en toute confiance", affirme-t-il.

Les valeurs de PFAS analysées de l'eau consommée par la population de la région lausannoise sont jusqu'à présent largement en-dessous des normes suisses actuelles et des normes européennes qui sont plus sévères, précise le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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