Le fabricant yverdonnois de batteries Leclanché n'a toujours pas versé les salaires de janvier à ses 369 employés. L'entreprise en difficultés financières a confirmé vendredi traverser "des problèmes de liquidités".
Tant les collaborateurs au siège d'Yverdon-les-Bains que dans la filiale allemande sont concernés, selon des informations publiées initialement par L'Agefi jeudi.
Le conseil d'administration et la direction écrivent vendredi "travailler activement à la recherche de solutions à ces défis, et plusieurs options de financement à court terme sont à différents stades de mise en oeuvre, notamment avec certains de nos principaux partenaires", pouvait-on lire dans la déclaration. Les mesures doivent être prises "dans un avenir proche", sans qu'une date ne soit à ce stade mentionnée.
"La société communiquera de plus amples informations dès que des informations supplémentaires pourront être confirmées", précise la direction.
Selon des communications internes consultées par L'Agefi, la direction a informé ses employés le 29 janvier que les salaires ne pouvaient être versés et que la situation serait corrigée en une semaine. Début février, un nouveau report a été annoncé.
Subvention européenne en question
Les difficultés financières de Leclanché ne sont pas nouvelles, mais la promesse d'un financement de 74,2 millions d'euros (environ 67,7 millions de francs) de l'Union Européenne (UE) pour la fabrication de cellules de batteries en Europe avait redoré les perspectives en fin d'année dernière.
Cette subvention est toutefois conditionnelle: Leclanché doit ainsi trouver une solution de financement complémentaire de 141,3 millions d'euros avant la fin du mois de juin. Les fonds doivent permettre de porter la capacité de son site de Willstätt, en Allemagne, à 2 gigawattheures, conformément à l'accord signé avec l'Agence exécutive européenne pour le climat, l'environnement et les infrastructures (CINEA).
Leclanché avait accusé en 2024 une perte nette de 67,7 millions de francs. Les actionnaires avaient été conviés à valider une nouvelle conversion de dette en capital-propre pour près d'une vingtaine de millions, de manière à remédier à une situation de fonds propres négatifs.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp