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Suisse

Le peuple suisse se prononcera sur deux objets le 28 septembre

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Concernant l'e-ID, pas moins de trois groupements ont lancé un référendum contre la nouvelle loi (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Lors des prochaines votations fédérales le 28 septembre prochain, le peuple suisse se prononcera sur deux objets. Il devra décider s'il accepte la nouvelle mouture de l'identité électronique (e-ID) et s'il autorise les cantons à imposer les résidences secondaires.

Dans les Grisons, ce scrutin sera le premier où des bulletins de vote comporteront également les questions rédigées en romanche, indique mercredi le Conseil fédéral dans un communiqué. Cette demande émane du gouvernement du canton.

Concernant l'e-ID, pas moins de trois groupements ont lancé un référendum contre la nouvelle loi. Gratuite et facultative, la nouvelle e-ID doit permettre de demander sur Internet un extrait du casier judiciaire, un permis de conduire ou prouver son âge lors de l'achat d'alcool. En mains publiques, l'e-ID devrait entrer en vigueur au plus tôt en 2026.

Quant à l'impôt sur les résidences secondaires, le Parlement a décidé en décembre dernier de supprimer la valeur locative pour les résidences principales et pour les résidences secondaires. Mais pour les cantons touristiques, cela représente d'importantes pertes de recettes.

C'est pourquoi les Chambres ont approuvé cet impôt spécial sur les résidences secondaires à usage personnel. Les cantons seraient libres de le prélever ou non. Le changement nécessite une modification de la Constitution avec un référendum obligatoire et donc un oui du peuple et des cantons.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Magic Pass: 9e édition record avec une hausse de 63% des ventes

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Pour la saison 2026-2027, le réseau Magic Pass s'étoffera de six nouvelles stations et atteindra plus de 100 stations partenaires, dont dix en France et trois en Italie (image d'illustration). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La 9e édition du Magic Pass, soit la saison 2025/2026, a battu tous les records. Au total, 321'400 abonnements ont été vendus, soit une hausse de 63% par rapport à la saison précédente (197'200). Le chiffre d'affaires se monte à plus de 128 millions de francs.

La coopérative tablait sur une croissance de 35% et s'était fixée de dépasser la barre des 100 millions de chiffre d'affaires. "Objectifs pulvérisés", selon les responsables de la coopérative qui ont présenté le bilan de la saison mardi devant les médias à Berne.

Les chiffres de la répartition géographique témoignent d'une conquête de nouveaux marchés: si le canton de Vaud reste en tête avec 70'655 clients (+19%), le canton de Berne suit désormais de très près avec 69'881 abonnés (+186%). Les progressions enregistrées à Lucerne et à Obwald confirment "l'ancrage définitif" du forfait en Suisse centrale.

"Cette croissance de 63% démontre une adoption massive de notre produit en Suisse alémanique. Un concept né en Suisse romande séduit désormais à large échelle dans tout le pays. L'impact est concret sur le terrain, à l'image des stations de l'Oberland bernois qui enregistrent des fréquentations records cette saison", a affirmé le directeur de Magic Pass, Sébastien Travelletti.

Transports publics: nouveauté

Pour sa dixième édition anniversaire, Magic Pass franchit une nouvelle étape avec une offre Magic Travel en s'associant avec RailAway et l'Alliance SwissPass. Dès le 1er novembre 2026 et pour toute la saison hivernale, cinq trajets journaliers en transports publics reliant le domicile à la destination Magic Pass de son choix (valables exclusivement en Suisse) seront inclus sans supplément dans l'abonnement pour tous les détenteurs.

"Ce projet-pilote représente une économie significative pour chaque client et constitue une alternative concrète à la voiture afin de désengorger les vallées alpines", ont expliqué ses responsables.

Ce projet de mobilité durable bénéficie du soutien des cantons de Vaud et du Valais, qui concentrent à eux deux la majorité des entrées hivernales et par conséquent du trafic routier lié aux stations membres. Fort de cette base, Magic Pass a déjà entrepris des démarches auprès des autres cantons accueillant des destinations partenaires afin d'élargir le concept.

Tourisme quatre saisons

Pour 2026-2027, le réseau s'étoffera de six nouvelles stations et atteindra plus de 100 stations partenaires, dont dix en France et trois en Italie. Il s'agit de Klewenalp Stockhütte (NW), Sattel Hochstuckli (SZ), Hohe Winde (SO), Valbirse (BE), Bernex, dans le Chablais français et Domobianca en Italie (région de Domodossola).

A noter que 53 partenaires comptent également des remontées mécaniques ouvertes en été. Le modèle de tourisme annuel est désormais une réalité incontestable, souligne encore la coopérative. Durant l'été 2025, 961'201 entrées ont été comptabilisées contre 425'190 lors de l'exercice précédent. La fréquentation durant la belle saison représente désormais 20% des entrées totales annuelles.

Le sésame est mis en vente dès mardi au prix de 419 francs pour les adultes et 282 francs pour les enfants. Les prix sont garantis jusqu'au 8 avril à midi. Ils augmenteront ensuite par paliers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

Eleveurs privés de pacage: les députés vaudois demandent une aide

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Le Grand Conseil vaudois demande au Conseil d'Etat de prévoir une aide financière pour les éleveurs qui seront privés de pacage cet été (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les députés vaudois demandent au Conseil d'Etat de prévoir une aide financière pour les éleveurs dont les bovins seront privés de pâturage cet été en France. Une interdiction prononcée mi-février par la Confédération pour prévenir l'introduction de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Suisse.

L'interdiction du pacage - soit le fait d'estiver des bovins sur territoire français - a suscité "l'incompréhension" et laissé de nombreux éleveurs dans "l'expectative", a relevé mardi le député UDC José Durussel, auteur d'une motion renvoyée au Conseil d'Etat.

Environ 160 éleveurs vaudois sont concernés, eux qui estivent chaque année entre 4000 et 4500 bovins (6000-6500 pour l'ensemble de la Suisse romande) sur la chaîne du Jura français, en zone limitrophe entre la Cure et l'Auberson.

Les alpages vaudois étant déjà saturés, de nombreux bovins qui auraient dû paître en France vont rester cet été sur les exploitations en plaine. De quoi engendrer du travail et des coûts supplémentaires, notamment pour financer le fourrage, a relevé José Durussel. L'interdiction du pacage va aussi entraîner des difficultés à respecter les programmes fédéraux liés aux paiements directs.

Demandant que sa motion soit prise en considération de manière immédiate, donc sans passer par une commission, José Durussel a relevé que le temps pressait, sachant que les montées à l'alpage sont prévues dès le mois de mai.

Unanimité

Des députés de tous bords politiques ont apporté leur soutien à cette motion, soulignant "le désarroi" et "l'anxiété" des éleveurs concernés.

Ils ont aussi été plusieurs à déplorer que la Confédération n'indemnise pas les éleveurs, arguant une absence de base légale. "La Confédération ne doit pas se dédouaner. J'invite le Conseil d'Etat à faire pression pour que la Confédération prenne ses responsabilités", a affirmé le PLR Loïc Bardet.

Conseillère d'Etat en charge de l'agriculture, Valérie Dittli a expliqué avoir déjà alerté Berne. Elle a relevé que "la compréhension" était moindre de l'autre côté de la Sarine, les éleveurs alémaniques n'étant pas concernés par cette interdiction. La ministre a "salué" la motion Durussel, ajoutant que ses services s'étaient déjà mis au travail pour chercher des solutions pour épauler les éleveurs touchés.

La motion demande concrètement au Conseil d'Etat "d'élaborer des bases légales afin d'accompagner financièrement les éleveurs privés de pacage pour la saison 2026 et d'anticiper la pérennité du pacage franco-suisse pour les années à venir."

Au vote, elle a été soutenue à une quasi unanimité, seule une poignée de députés préférant s'abstenir.

Risque sanitaire important

La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie virale provoquée par des piqûres d'insectes. Elle est apparue en juin 2025 en France, entraînant l'abattage complet de plusieurs troupeaux. A ce jour, aucun cas de DNC n'a été révélé en Suisse.

Mi-février, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a parlé d'un "risque sanitaire important" pour justifier l'interdiction de l'estivage de l'autre côté de la frontière. Et d'autant plus avec le début de la période active des mouches et moustiques, vecteurs de la maladie.

Non transmissible à l'humain, la DNC provoque de la fièvre, de l'apathie et l'apparition de nodules sur la peau des bovins infectés. Elle est rarement mortelle, mais "peut causer d'importantes pertes économiques", selon l'OSAV, qui aimerait ainsi protéger les 1,5 million de bovins suisses et l'ensemble du secteur agroalimentaire.

Outre Vaud, des éleveurs de l'Arc jurassien et de Genève sont concernés par cette interdiction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Suisse-UE: des alternatives d'autonomiesuisse au paquet d'accords

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Le président de la Confédération Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont signé, le 2 mars dernier à Bruxelles, le paquet d'accords Suisse-UE (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'association autonomiesuisse met en doute la nécessité pour la Suisse d'adopter le nouveau paquet d'accords avec l'UE. Jugeant en outre les informations du Conseil fédéral incomplètes, elle a diligenté une étude et propose des alternatives.

L'expertise de Swiss Economics, présentée mardi à Berne, met en perspective les études publiées par le Conseil fédéral lors de la consultation. L'analyse des effets macroéconomiques du rapprochement institutionnel prévu avec l'UE conclut que les effets positifs sont largement surestimés et que leurs coûts sont nettement sous-estimés.

L'argument central du gouvernement en faveur de l'adoption du paquet d'accords repose sur les dommages économiques potentiels en cas de disparition des Bilatérales I, selon autonomiesuisse. Ce mouvement juge cependant "très improbable" un effondrement des Bilatérales I et II en cas de rejet des nouveaux accords.

Et à moyen terme le statu quo avec l'UE est possible de manière pragmatique, par exemple en élargissant l'accord de libre-échange de 1972.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Une loi-cadre pour mieux lutter contre la violence domestique

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En Suisse, les mécanismes de protection contre la violence domestique sont insuffisants et trop fragmentés, a souligné Marianne Maret (image symbolique). (© KEYSTONE/LUIS BERG)

La prévention contre la violence domestique et sa répression ainsi que la protection des victimes doivent être uniformisées. Le Conseil des Etats a adopté mardi une motion de Marianne Maret (Centre/VS) demandant la création d'une loi-cadre à cet effet.

Une femme meurt toutes les deux semaines en Suisse des suites de la violence domestique, a rappelé la Valaisanne. Les mécanismes de protection actuels contre la violence domestique sont insuffisants et trop fragmentés. Les réponses de chaque canton diffèrent. Dans certains cantons, l'offre en foyers est insuffisante voire inexistante, a expliqué Mme Maret.

Une loi-cadre permettra de mettre en place des mesures de protection uniformes dans tout le pays, de fixer des normes contraignantes pour la police, la justice et les services sociaux. Des standards minimaux nationaux sont nécessaires afin que le lieu de résidence n'ait pas d'influence sur l'accès aux prestations, a souligné Flavia Wasserfallen (PS/BE).

La violence domestique répétée et de plus en plus incontrôlée recevra une définition légale, tout comme le féminicide, et les peines encourues seront fixées en conséquence.

La loi sera axée sur l'harmonisation des mesures préventives de protection, telles que les interdictions de contact et de périmètre, la surveillance au moyen de bracelets électroniques ou les ordonnances de protection immédiates en cas de danger imminent.

S'il n'a pas nié la gravité du problème, Pirmin Schwander (UDC/SZ) a estimé que les instruments existent. Les autorités doivent mieux les appliquer.

Le Conseil fédéral soutenait le texte. Le National doit se prononcer.

Suivi des auteurs

Dans la foulée, le Conseil des Etats a adopté deux autres motions en lien avec la violence domestique. L'une de la sénatrice Andrea Gmür-Schönenberger (Centre/LU) demande au Conseil fédéral de mettre en place un système national de suivi.

Recenser et suivre systématiquement les auteurs de violence domestique est indispensable pour pouvoir identifier les facteurs de risque suffisamment tôt, a fait valoir la Lucernoise. Ce système permettra d'établir le profil détaillé des auteurs, des données qui seront prises en compte dans les programmes de prévention.

Formation obligatoire pour les étrangers

L'autre texte, de la sénatrice Heidi Z'Graggen (Centre/UR), veut des adaptations légales afin que les étrangers soient obligés de s'engager, en vue de leur intégration, à ne pas commettre de violence domestique ou de violences à l'égard des femmes et des enfants.

Les personnes qui vivent en Suisse doivent savoir que la violence envers les femmes et les enfants n'est pas tolérée, a souligné Mme Z'Graggen. Le rejet de la violence domestique doit être défini comme un critère d'intégration, a abondé Marianne Binder-Keller (Centre/AG). Pour ce faire, ils devront suivre des formations sur le sujet.

Il ne faut pas minimiser la violence imputable à des cultures étrangères, a reconnu Mathilde Crevoisier Crelier (PS/JU), tout en rappelant qu'une partie des violences est le fait d'hommes suisses. La violence domestique est surtout une affaire d'hommes, a souligné la Jurassienne. Et d'inviter à réfléchir à comment introduire sa prévention dans le système éducatif.

Le Conseil fédéral soutenait les deux textes. Ils doivent encore être avalisés par le Conseil national.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Parlement s'accorde sur le soutien aux victimes de Crans-Montana

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Les blessés et les proches des personnes décédées dans l'incendie de Crans-Montana recevront une contribution de solidarité de 50'000 francs de la part de la Confédération (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Parlement s'est accordé mardi sur la contribution de solidarité de 50'000 francs pour les victimes de l'incendie de Crans-Montana et leurs proches. Le Conseil des Etats s'est rallié au National sur les derniers points, notamment sur le cercle des ayants droit.

Le Conseil fédéral prévoyait que la contribution de solidarité soit versée aux bénéficiaires de l'aide financière d'urgence du canton du Valais, soit toutes les personnes décédées et toutes les victimes hospitalisées. Le National avait élargi le cercle des ayants droit, de sorte à accepter aussi des cas de rigueur.

Le gouvernement a pris comme critère la nécessité d'un traitement stationnaire, soit au moins une nuit passée à l'hôpital, avait-il été expliqué. Or certaines personnes gravement blessées sont rentrées chez elles en raison de la "situation cacophonique" à ce moment-là dans les hôpitaux. Elles doivent pourtant aussi recevoir la contribution.

Les Chambres sont tombées d'accord sur ce point principal et sur deux autres points de détail. Elles doivent encore se prononcer sur l'urgence de la loi. Le gouvernement l'avait limitée à fin 2029. Le Parlement a prolongé le délai jusqu'à fin 2040.

Ce printemps déjà

La contribution de solidarité pourrait être versée ce printemps déjà. L'incendie survenu dans la nuit du Nouvel An dans un bar de Crans-Montana a fait 41 morts et 115 blessés.

Le gouvernement sollicitait un peu plus de 35 millions de francs. Les 7,8 millions destinés à la contribution de solidarité pour les 156 familles touchées ainsi que les 8,5 millions pour soutenir les cantons dans le financement de l'aide aux victimes ont été validés.

Les deux Conseils ont toutefois temporisé sur les 20 millions servant à financer et organiser une table ronde avec les personnes concernées pour convenir d'accords à l'amiable. Ils soutiennent cette table ronde sur le principe, mais souhaitent avoir plus de temps pour examiner ce volet. Le conseiller fédéral Beat Jans ne s'est pas opposé à ce report.

Droit de recours

Le Parlement a aussi décidé d'accorder à la Confédération un droit de recours contre les responsables des dommages et les tiers dont la responsabilité est également engagée. Le gouvernement pourrait ainsi voir ses frais remboursés.

Une enquête est actuellement en cours. Les gérants de l'établissement, Jacques et Jessica Moretti, ainsi que le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, comptent parmi les inculpés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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