Presque en faillite en décembre dernier, le parc animalier de la Garenne sur la Côte se doit désormais d'innover pour attirer et maintenir son public. Depuis vendredi dernier, les visiteurs peuvent se parer d'audioguides pour en apprendre davantage sur les animaux du site.
Les personnes de passage à Le Vaud (VD) peuvent dorénavant choisir quelle capsule écouter parmi les 60 disponibles. Espérance de vie de l'animal, nombre d'enfants, représentation en 1800: les sujets ont été écrits par des naturalistes et permettent d'en savoir davantage sur l'animal vu et l'histoire de son espèce.
"C'est une offre en plus", explique à Keystone-ATS Guillaume Strobino, président de la fondation à but non lucratif qui gère le parc. "Les audioguides sont inclus dans le prix d'entrée et chacun a la possibilité de faire avec ou sans".
Loin d'être sortie de nulle part, la démarche vient d'une volonté de "redorer le blason" du site qui s'opère depuis quelque temps déjà. "Les visiteurs boudent la Garenne" depuis plusieurs années, relève le responsable.
"Tout doit tourner autour des familles"
Objectif: maintenir le nombre de 50'000 entrées par année et échapper à la faillite, frôlée en décembre. "On doit faire en sorte que ça fonctionne, augmenter la rentabilité sans augmenter les prix", affirme M. Strobino. Ceux-ci ont d'ailleurs tous été baissés, hormis le ticket d'entrée.
"On veut pouvoir offrir ce contact avec les animaux, la faune et la flore locale au plus grand nombre (...) Avant, il y avait une manière très scientifique de voir les choses, mais ce n'est pas ça qui va faire venir les familles. Tout doit tourner autour d'elles", souligne-t-il.
Et de rappeler que le parc, ancré dans la région depuis près de 60 ans, est moins un zoo qu'un centre de soins. Même si le public n'y a pas accès, c'est là que se déroule le coeur des activités du site. Actuellement, une centaine d'animaux - ou "patients" - y sont pris en charge, dont une huitantaine de hérissons.
Arrivée d'un bébé gypaète
Les missions du parc n'ont ainsi pas changé, selon Guillaume Strobino. Reproduction, réintroduction, préservation et éducation restent les mots d'ordre.
Dernier exemple en date: la naissance "rarissime" fin mars d'un gypaète barbu, espèce toujours fortement menacée. Un événement "exceptionnel arrivé à point nommé", selon le directeur du parc.
Il s'agit du "premier petit en dix ans, alors que La Garenne était le pionnier européen de la réintroduction de cette espèce". L'arrivée du bébé est d'autant plus "exceptionnelle" qu'il s'agit du premier enfant du couple et que la situation est généralement très compliquée. "Là, tout se passe bien, les gens sont contents, les soigneurs aussi", précise M. Strobino.
Pour voir la petite boule de plumes, il faudra toutefois attendre quelques semaines. Pour l'heure, seuls les soigneurs sont autorisés à lui rendre visite une fois par jour. Ses parents peuvent, eux, être aperçus de loin par les visiteurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats