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Suisse

Le bar Le Constellation n'avait plus été contrôlé depuis 2019

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Le bar "Le Constellation" n'avait plus été controlé depuis 2020. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le dernier contrôle du bar Le Constellation, ravagé par les flammes à Crans-Montana, a eu lieu en 2019. Le Conseil communal de la station de ski dit le "regretter amèrement", évoquant un "manquement aux contrôles périodiques sur la période 2020-2025".

"Il y a eu négligence de l'exploitant du bar (...) Il y avait une culture du risque inconsidérée dépassant les contrôles" effectués, a déclaré mardi devant les médias à Crans-Montana Nicolas Féraud, président de la commune de Crans-Montana. "Clea a mis en danger la clientèle et le personnel", a-t-il affirmé.

Il a dit que le Service de sécurité de la commune n'avait "jamais reçu d'alerte" s'agissant de problèmes dans le bar. Il a aussi confirmé qu'il y avait une porte de secours au sous-sol, sans pouvoir préciser si elle était ouverte, fermée ou bloquée.

Selon les responsables de la commune, un seul extincteur suffisait pour ce type d'établissement et sa taille. Il n'y avait a leur connaissance pas de système d'alarme dans le bar, n'étant pas nécessaire pour ce type de bar, selon eux.

Fin des engins pyrotechniques

Dans ces circonstances, le Conseil communal a décidé de prendre des mesures immédiates: il prononce l'interdiction de l'usage d'engins pyrotechniques de toutes sortes dans les lieux fermés, sur l'ensemble du territoire communal, a-t-il indiqué mardi.

Il a aussi décidé de mandater un bureau extérieur spécialisé pour "réaliser sans délai un contrôle de tous les établissements publics de la commune, y compris de la qualité des matériaux, malgré le fait que la loi ne le prévoie pas, car sinon le contrôle n'atteindrait pas son but, celui de renforcer la sécurité", écrit-il.

La commune de Crans-Montana indique dans son communiqué que 1400 contrôles incendie ont été effectués sur le territoire communal sur la seule année 2025, tout en "regrettant amèrement avoir découvert un manquement aux contrôles périodiques du bar "Le Constellation" sur la période 2020-2025".

200 personnes maximum

Elle a présenté mardi les éléments factuels en sa possession qui constituent le dossier remis samedi 3 janvier au Ministère public (60 documents). La recherche a porté sur près de 60 ans d'archives communales. Ces documents détaillent l'ensemble des procédures administratives en lien avec le bar, dont les origines (1967) et la transformation (2015) datent toutes deux d'avant la constitution de la commune de Crans-Montana (2017).

Les rapports mentionnent une limite de capacité de 100 personnes pour les locaux du rez-de-chaussée et de 100 personnes pour le sous-sol. En septembre 2025, un bureau externe spécialisé a réalisé une étude acoustique du bar "Le Constellation" et a "confirmé le respect des normes anti-bruit, sans relever d'autres problèmes", selon la commune.

"La justice dira l'influence qu'a eue un tel manquement dans la chaîne de causalité ayant conduit au drame", souligne-t-elle. La commune dit encore qu'elle "assumera toute la responsabilité que la justice déterminera". Elle "continuera d'entreprendre tout ce qui est en ses moyens pour que pareille tragédie ne se reproduise pas".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

Lausanne continue de parier sur l'énergie solaire

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Lausanne veut recouvrir la tour de l'usine de Pierre-de-Plan de panneaux solaires. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Ville de Lausanne continue de miser sur le solaire. Elle a présenté diverses mesures visant à stimuler la pose de panneaux photovoltaïques, que cela soit sur les toits, les balcons ou sur la cheminée de l'usine de Pierre-de-Plan.

Alors que le soutien au solaire "s'effrite" au niveau national, Lausanne et le canton de Vaud ont "une vision diamétralement opposée", a affirmé mardi le municipal Xavier Company lors d'une conférence de presse. Malgré les contraintes liées au solaire, notamment son impact sur le réseau électrique, "nous continuons de faire le pari qu'il est indispensable à la transition énergétique", a-t-il déclaré.

Symbole de cet engagement, Lausanne souhaite recouvrir de panneaux la tour de l'usine de Pierre-de-Plan, l'une des balises du ciel lausannois avec ses 80 m de haut. La mise à l'enquête est prévue pour le 2e semestre 2026.

Près de 600 panneaux doivent être posés sur la cheminée de l'usine, voisine du CHUV et qui alimente en chaleur plusieurs bâtiments. L'électricité produite par ces panneaux sera entièrement consommée pour faire fonctionner le chauffage à distance lausannois.

Balcons et toits

Lausanne souhaite aussi "démocratiser" l'accès à l'énergie solaire en l'ouvrant aux locataires, majoritaires en ville. Elle lance ainsi une nouvelle subvention pour la pose de panneaux sur les balcons, laquelle pourra couvrir 25% du coût total de l'installation.

Ce dispositif, qui existe déjà par exemple à Zurich, pourrait réduire jusqu'à 20% la consommation d'électricité d'un ménage, a indiqué Xavier Company. Une enveloppe globale d'environ 125'000 francs est mise à disposition pour une période-test de trois ans.

Pour le municipal en charge des Services industriels (SiL), les toits lausannois continuent aussi de représenter "un fort potentiel". Pour guider les propriétaires, la Ville propose notamment une carte qui permet de vérifier le potentiel solaire d'un bâtiment.

Les démarches administratives ont aussi été simplifiées, sachant que plus de 60% des toits ne présentent pas d'enjeux patrimoniaux et pourraient accueillir des panneaux sans enquête publique ni permis, au moyen d’une simple autorisation délivrée en moins de 30 jours. "Notre objectif est d'inciter les propriétaires à investir et à faciliter leurs démarches", a résumé Xavier Company.

Tarif de reprise

Pour encourager ces propriétaires, Lausanne continue également de garantir un tarif minimum pour le rachat de l'énergie solaire non autoconsommée. Pour 2026, il se monte à 11 ct/kWh pour les installations jusqu'à 100 kW (environ 500 m2), soit "l'un des tarifs de reprise les plus élevés du pays", a assuré Xavier Company.

L'élu des Vert-e-s a finalement rappelé l'existence de la société SI-REN, détenue à 100% par la Ville. Sa mission consiste à financer, installer et exploiter des centrales sur les toitures des bâtiments dès 100 m2. Quelque 160 centrales produisent déjà l'équivalent de la consommation annuelle de 9200 ménages, l'objectif consistant à passer à 12'000 ménages d'ici 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

À Locarno, le producteur de "Sailor et Lula" récompensé

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Le réalisateur David Lynch et l’actrice Isabella Rossellini lors de la remise de la Palme d’or à Cannes en 1990 pour le film mythique "Sailor et Lula". (© KEYSTONE/AP/GILBERT TOURTA)

Le Festival du film de Locarno distinguer un producteur pionnier des clips, des séries et du cinéma indé. L'Islandais Sigurjón "Joni" Sighvatsson, à qui l'on doit notamment "Sailor et Lula", recevra le Prix Rezzonico

Cofondateur de Propaganda Films, il a produit plus de 60 films et séries, de "Twin Peaks" à "Beverly Hills 90210", lit-on dans un communiqué du Festival mardi. Il a également collaboré avec des réalisateurs comme David Lynch, Kathryn Bigelow ou Spike Jonze, contribuant à définir "une esthétique marquante du cinéma contemporain".

Il viendra aussi présenter deux de ses productions."Sailor et Lula" (1990) de David Lynch réunit Nicolas Cage, Laura Dern, Willem Dafoe et Isabella Rossellini. Le film suit un couple en fuite dans une Amérique violente et fantasque, sur fond de road movie mêlé de romance et de surréalisme.

Zidane sur la musique de Mogwai

Quant à "Zidane, un portrait du XXIe siècle" (2006) de Philippe Parreno et Douglas Gordon, ce film ne repose pas sur un casting traditionnel. Il se concentre exclusivement sur le footballeur français Zinédine Zidane, filmé en temps réel durant un match du Real Madrid contre Villarreal en 2005, accompagné par la musique du groupe Mogwai.

Le Prix Raimondo Rezzonico sera décerné au producteur islandais sur la Piazza Grande le 6 août, lors de la prochaine et 79e édition du Festival.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Vives critiques au sujet du Service valaisan des contributions

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Le Département des finances et de l'énergie (ici sa conseillère d'Etat Franziska Biner) a été le premier à être passé au crible (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil a entamé, mardi, l'étude des comptes 2025 de l'Etat du Valais. Le Département des finances et de l'énergie (DFE) a été le premier à être passé sous la loupe des députés. Les critiques ont afflué au sujet du Service des contributions.

Durant le débat en plénum, Christian Florey (PLR), Patrick Brigante (UDC du Valais romand), Laurent Golay (Les Vert-e-s) et Baptiste Darbellay (Le Centre du Valais romand) ont fait partie des députés qui ont mis en exergue le retard actuel de traitement de 20'000 taxations.

"On ne peut pas se permettre de laisser s'accumuler un tel volume de dossiers", a résumé le politicien de l'UDCVR. "Ce retard impacte les liquidités du Canton", a ajouté l'écologiste. De son côté, l'élu libéral-radical a rappelé que son parti avait demandé un audit de ce service, il y a 7 ans déjà.

"Un manque de moyens"

Pour leur collègue centriste, la situation risque encore de se péjorer avec l'imposition individuelle. Baptiste Darbellay prône ainsi une accélération de la taxation automatisée et le fait de cibler les contrôles sur les cas à risques. Ce même député a demandé un point de situation sur le projet "Efficience+", qui vise à augmenter l'efficacité de l'administration cantonale.

"On dit souvent que gouverner, c'est prévoir. A la lecture de ces comptes, on a l'impression d'être plutôt à côté de la cible. On espère que les services tiennent, malgré des moyens insuffisants", a, de son côté, résumé la socialiste Anne-Laure Secco, lors de son tour de parole. "Lorsqu'on refuse systématiquement des postes, ce sont les prestations qui sont péjorées et des recettes qui n'arrivent pas."

Système informatique vieillissant

La députée a également questionné, à haute voix, la conseillère d'Etat en charge du DFE, Franziska Biner: "de quel chapeau sortira l'argent, demain?" en songeant, notamment, au paiement des futures catastrophes naturelles.

Laurent Golay (Les Vert-e-s) a, notamment, rappelé l'utilisation d'un système informatique vieillissant au niveau de l'Etat du Valais. Cela implique, notamment, le Service des contributions. L'écologiste s'est également inquiété du manque d'anticipation des problèmes liés au changement climatique. "Il faut mettre en place un financement spécifique, pas uniquement (ndlr: recourir) au fond de réserve de politique budgétaire."

Enfin, en matière d'énergie, l'UDCVR a demandé une ouverture plus importante du capital des Forces motrices valaisannes (FMV).

Léger bénéfice

Pour rappel, les comptes 2025 de l'Etat du Valais ont bouclé avec un excédent de revenus de 3,9 millions pour des charges records de 4,76 milliards de francs et un excédent de financement de 6,4 millons, de francs.

La réserve de politique budgétaire du Canton a pu être augmentée de 25 millions de francs. Le fonds dédié aux grands projets d'infrastructures du XXIe a vu sa dotation grimper de 35,5 millions de francs.

Les comptes de trois autres départements seront passés au crible, mercredi, par le Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Confédération doit agir contre les violences sur internet

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Les signataires appellent le DFJP et le Conseil fédéral à agir de manière déterminée, à tous les niveaux de l’Etat et dans l’ensemble des départements concernés (archives). (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Le Conseil fédéral et le Parlement doivent lutter résolument contre les "deepfakes" et les violences sexualisées sur internet. Des représentants de l’ensemble des partis politiques ont remis 25'000 signatures au Département fédéral de justice et police (DFJP).

La collecte de signatures est portée par l'Initiative Internet transpartisane ainsi que par les Vert-e-s et la plateforme pour la démocratie WeCollect, peut-on lire dans un communiqué diffusé mardi.

"Les 'deepfakes' (contenus générés ou modifiés par l'IA pour imiter de façon réaliste une personne) et le 'revenge porn' (diffusion non consentie d’images ou de vidéos intimes d’une personne) suscitent une vive inquiétude. Les témoignages de femmes politiques, animatrices et influenceuses suisses qui en ont été victimes se multiplient", souligne Guido Fluri, initiateur de l'Initiative Internet, lancée en mars dernier.

"Cette vague de 'deepfakes' peut toucher tout le monde. Les principales victimes sont les femmes et les jeunes filles. Elles sont dénudées numériquement, sexualisées, exploitées et exposées publiquement. C’est inacceptable", renchérit la conseillère nationale verte Meret Schneider.

"Défaillance systémique"

Les 25'000 signatures ont été récoltées en un temps record. "Par cette mobilisation, nous voulons mettre en lumière la défaillance systémique de la politique et des autorités de poursuite pénale - qui peinent à suivre l'évolution du phénomène - et obtenir les changements nécessaires, affirme la conseillère nationale socialiste Min Li Marti.

Les signataires appellent ainsi le Département fédéral de justice et police (DFJP) et le Conseil fédéral à agir de manière déterminée, à tous les niveaux de l’Etat et dans l’ensemble des départements concernés. Des mesures sont notamment nécessaires en matière de droit pénal et de régulation des plateformes.

Pour la conseillère nationale UDC Nina Fehr Düsel, co-initiatrice de l’Initiative Internet, il est urgent de s’attaquer également aux applications dites de "nudification", qui permettent de générer de fausses images dénudées à partir de simples photographies. "Une fois qu’un contenu est diffusé sur internet, il est pratiquement impossible de le faire disparaître", relève-t-elle.

Lancée en mars dernier, l'Initiative Internet entend de son côté tenir les plateformes numériques responsables de la diffusion de contenus illégaux. Elle a déjà récolté plus de 30'000 signatures en trois mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un chat grièvement blessé définitivement retiré à son propriétaire

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Un chat qui avait été grièvement blessé a été définitivement retiré à son propriétaire, selon le Tribunal fédéral qui confirme la décision de séquestre. (image prétexte) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Un chat qui avait été grièvement blessé ne retournera pas chez son propriétaire, selon le Tribunal fédéral qui a confirmé la décision de séquestre. Il a été retenu que les blessures n'étaient pas accidentelles et étaient dues à de mauvais traitements.

Le chaton de 10 mois avait été amené en février 2025 chez le vétérinaire en détresse respiratoire, sa vie en danger. Pour expliquer les blessures, son propriétaire avait prétendu que le chaton était tombé de son arbre à chat, ayant pris peur au bruit de l'aspirateur.

Le vétérinaire avait constaté que les nombreux traumatismes dont souffrait le petit chat étaient similaires à ceux consécutifs à la chute de plusieurs étages d'un immeuble ou à un accident de la route. Il n'était pas possible que la simple chute d'un arbre à chat ait causé de telles blessures, avait-il conclu.

Pour son bien, le chat avait été retiré à son propriétaire par décision de séquestre du Service genevois des affaires vétérinaires en mars 2025. En outre, le propriétaire s'était vu interdire de détenir et de s'occuper de chats, même de tierces personnes, et ce pendant trois ans.

Le propriétaire a recouru jusqu'au Tribunal fédéral pour pouvoir récupérer son chat, en soutenant mordicus sa version des faits.

Une mesure pour protéger le chat

Les juges de Mon Repos, dans un arrêt publié mardi, ont partagé les vues de la Cour cantonale, qui a retenu que les blessures subies par le chaton ont été causées par des "actes violents de maltraitance". Il est établi que le propriétaire, par ses mauvais traitements, a mis son chat en danger de mort. Le séquestre, visant à protéger le chat, est donc justifié, en conclut le Tribunal fédéral.

En attendant la décision définitive sur son sort, le chat est resté au sein du Service genevois des affaires vétérinaires, aux frais de son propriétaire qui doit s'acquitter de tous les montants liés à ce séquestre (frais de garde, de vétérinaire et de transport). L'arrêt ne précise pas ce qu'il va arriver au chat maintenant que la décision de séquestre est définitive.

Selon la loi, un animal peut être retiré définitivement à la garde de son propriétaire: cette mesure de séquestre a pour but de garantir le bien-être des animaux.

(arrêt 2C_96/2026 du 11 mai 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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