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Suisse

Lafarge jugé à partir de mardi pour financement du terrorisme

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L'ex-patron de Lafarge, Bruno Lafont, sera sur le banc des accusés (archives). (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Une multinationale en procès, dans une affaire inédite: le groupe Lafarge et d'anciens hauts responsables comparaissent à partir de mardi à Paris, soupçonnés d'avoir payé des groupes jihadistes, dont le groupe Etat islamique, en Syrie jusqu'en 2014.

Ce, dans le but d'y maintenir l'activité d'une cimenterie. Au côté de Lafarge, avalé en 2015 par le groupe suisse Holcim, seront jugés au tribunal correctionnel de Paris l'ancien patron du cimentier, Bruno Lafont, cinq ex-responsables de la chaîne opérationnelle ou de la chaîne de sûreté et deux intermédiaires syriens, dont l'un est visé par un mandat d'arrêt international et devrait donc être absent au procès.

Dans ce dossier, ils devront répondre de financement d'entreprise terroriste et, pour certains, de non-respect de sanctions financières internationales.

Le groupe français est soupçonné d'avoir versé en 2013 et 2014, via sa filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), plusieurs millions d'euros à des groupes rebelles jihadistes dont certains, comme l'organisation Etat islamique (EI) et Jabhat al-Nosra, ont été classés comme "terroristes", afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord du pays.

La société avait investi 680 millions d'euros (631 millions en francs) dans ce site, dont la construction a été achevée en 2010.

Alors que les autres multinationales avaient quitté le pays en 2012, Lafarge n'a évacué cette année-là que ses employés de nationalité étrangère, et maintenu l'activité de ses salariés syriens jusqu'en septembre 2014, date à laquelle l'EI a pris le contrôle de l'usine.

Dans ce laps de temps, LCS aurait rémunéré des intermédiaires pour s'approvisionner en matières premières auprès de l'EI et d'autres groupes, et pour que ces derniers facilitent la circulation des employés et des marchandises.

L'information judiciaire avait été ouverte à Paris en 2017 après plusieurs révélations médiatiques et deux plaintes en 2016, une du ministère de l'Economie pour violation d'embargo, et l'autre des associations Sherpa, Centre européen pour les droits constitutionnels (ECCHR) et de onze anciens salariés de LCS pour financement du terrorisme.

Le nouveau groupe issu de la fusion de 2015, qui a toujours pris soin de dire qu'il n'avait rien à voir avec les faits antérieurs à cette opération, avait entretemps lancé une enquête interne.

Confiée aux cabinets d'avocats américain Baker McKenzie et français Darrois, elle avait conclu en 2017 à des "violations du code de conduite des affaires de Lafarge".

Et en octobre 2022, Lafarge SA avait plaidé coupable aux Etats-Unis d'avoir versé à l'EI et Jabhat Al-Nosra près de 6 millions de dollars, et accepté d'y payer une sanction financière de 778 millions de dollars.

"Zones d'ombres"

Une décision dénoncée par plusieurs prévenus du dossier français, à commencer par Bruno Lafont, qui conteste avoir été informé des paiements aux groupes terroristes.

Selon ses avocats, ce plaider-coupable, sur lequel s'appuient en partie les juges d'instruction français dans leur ordonnance, "est une atteinte criante à la présomption d'innocence, qui jette en pâture les anciens cadres de Lafarge" et avait "pour objectif de préserver les intérêts économiques d'un grand groupe".

Pour la défense de l'ex-PDG, le procès qui s'ouvre permettra d'"éclaircir" plusieurs "zones d'ombre du dossier", comme le rôle des services de renseignement français.

Les magistrats instructeurs ont estimé que si des remontées d'informations avaient eu lieu entre les responsables sûreté de Lafarge et les services secrets sur la situation autour du site, cela ne démontrait "absolument pas la validation par l'Etat français des pratiques de financement d'entités terroristes mises en place par Lafarge en Syrie".

Au total, 241 parties civiles se sont à ce jour constituées dans ce dossier. "Plus de dix ans après les faits, les anciens salariés syriens pourront enfin témoigner de ce qu'ils ont enduré: les passages de checkpoints, les enlèvements et la menace permanente planant sur leurs vies", souligne Anna Kiefer, de Sherpa.

Lafarge encourt jusqu'à 1,125 million d'euros d'amende pour le financement du terrorisme. Pour la violation d'embargo, l'amende encourue est nettement plus lourde, allant jusqu'à 10 fois le montant de l'infraction qui sera retenu in fine par la justice.

Un autre volet de ce dossier est toujours à l'instruction, le groupe ayant aussi été mis en examen pour complicité de crimes contre l'humanité en Syrie et en Irak.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Suisse

Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions

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Lors du prochain tirage vendredi, 92 millions de francs seront en jeu. (image prétexte) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions mardi soir. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 11, 18, 19, 22 et 50 et les étoiles 1 et 11.

Lors du prochain tirage vendredi, 92 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande. Cette loterie transnationale est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse et le Liechtenstein.

https://jeux.loro.ch/games/swissloto/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Manifestation à Berne contre le gouvernement syrien

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Une manifestation a eu lieu mardi soir à Berne contre l’avancée des troupes gouvernementales syriennes dans les régions kurdes du pays. (© Keystone/Dario Greco)

Près de 2000 personnes ont manifesté mardi soir à Berne contre l’avancée des troupes gouvernementales syriennes dans les régions kurdes du pays. Après des pourparlers avec la police municipale, la manifestation s'est dissoute en soirée.

Les manifestants se sont rendus sur la Place fédérale avant de rejoindre le centre alternatif de la Reitschule. La police a toléré ce rassemblement sur place, mais pas de nouveau cortège, a observé Keystone-ATS

Des incidents ont émaillé la manifestation. Des personnes cagoulées ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont riposté à plusieurs reprises avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. A 21h30, le rassemblement s'était dispersé.

La police bernoise a été soutenue par la police cantonale de Bâle-Ville. La manifestation n'avait pas été autorisée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les thèmes discutés avec Trump restent "ouverts", dit M. Parmelin

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Si la rencontre entre Guy Parmelin et président américain Donald Trump se confirme, il s'agira d'une première pour le Vaudois en tant que président de la Confédération. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les sujets abordés avec le président américain Donald Trump restent "ouverts", a dit Guy Parmelin mardi, sans donner de détails sur les contours d'une éventuelle rencontre avec le républicain, attendu mercredi. Le Groenland ne sera pas forcément un thème.

"Si cette rencontre a lieu, nous n'aurons pas beaucoup de temps, a déclaré le président de la Confédération. Il est donc nécessaire de parler de points qui revêtent des terrains communs pour les deux pays".

Le Vaudois n'a pas souhaité donner davantage de détails sur les contours d'une éventuelle rencontre, si ce n'est qu'il compte "souhaiter la bienvenue à Donald Trump et le remercier de s'être déplacé".

Questionné sur l'invitation du président américain à rejoindre son "Conseil de la paix", M. Parmelin a déclaré que sur le principe la Suisse est ouverte à toute initiative qui promeut la paix. Mais le Conseil fédéral doit encore mener des échanges avec les parties concernées et étudier les aspects juridiques contraignants de la charte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Vers une taxe de transit à travers la Suisse

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Plusieurs parlementaires des cantons du Tessin et d'Uri, dont le conseiller aux Etats Marco Chiesa (UDC/TI), demandent une taxe de transit pour le trafic routier qui traverse la Suisse sans s'y arrêter (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Une taxe de transit pour le trafic routier qui traverse la Suisse sans s'y arrêter pourrait voir le jour. La commission des transports du National a approuvé, par 16 voix contre 2 et 5 abstentions, une motion du Conseil des Etats en ce sens.

Pour la commission, il est nécessaire de prendre des mesures dans le domaine du trafic de transit, indiquent mardi les services du Parlement. Elle souhaite lisser ce trafic sur le réseau des routes nationales par le biais de cette taxe, proposée par le conseiller aux Etats Marco Chiesa (UDC/TI) en ce sens.

Le motionnaire pense en particulier aux autoroutes sur l'axe nord-sud. Le montant de la taxe doit être fixé en fonction de la densité du trafic, de l'heure et du jour de la semaine de manière à inciter les véhicules à circuler à certains moments plutôt que d'autres.

Le produit de la taxe serait affecté au Fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA). Les véhicules exonérés de telles taxes en vertu d'accords internationaux ne seraient pas concernés. La taxe doit être compatible avec les obligations internationales de la Suisse, comme celles vis-à-vis de l'UE.

La commission a rejeté par 16 voix contre 9 une proposition visant à ce que le produit de la taxe soit affecté au Fonds d'infrastructure ferroviaire plutôt qu'au FORTA.

Problèmes d'application

Plus largement, une minorité propose de refuser la motion. Elle craint des problèmes d'application ainsi qu'une charge administrative élevée.

Le Conseil fédéral est aussi opposé à la motion. Des mesures ont déjà été prises pour lutter contre le trafic sur les axes nord-sud. De plus, le texte pose des questions de constitutionnalité, de respect des accords internationaux et de mise en oeuvre bureaucratique.

Au National, des motions identiques sont pendantes, déposées par Greta Gysin (Vert-e-s/TI), Bruno Storni (PS/TI), Simon Stadler (Centre/UR), Simone Gianini (PLR/TI) et Paolo Pamini (UDC/TI). Ces représentants des cantons d'Uri et du Tessin, des deux côtés du tunnel du Gothard, sont soutenus par de nombreux parlementaires de tous les partis, sauf du PVL.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La part des voitures électriques devrait augmenter en 2026

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L'élargissement de l'offre de voitures entièrement électriques, combiné à des prix corrects, devrait conduire à une acceptation supérieure à celle de l'année passée, affirme auto-suisse (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La proportion des voitures entièrement électriques (BEV) devrait passer de 23 à 27% en 2026. La part des hybrides rechargeables (PHEV) devrait quant à elle stagner à 11% et celle des hybrides non rechargeables (HEV) devrait régresser de 35 à 33%,.

Quant aux voitures à essence et diesel, leur proportion à l'ensemble de véhicules devrait se réduire de 31 à 29%. "L'élargissement de l'offre de voitures entièrement électriques (BEV), combiné à des prix corrects, devrait conduire à une acceptation supérieure à celle de l'année passée", explique Thomas Rücker, directeur d'auto-suisse, la faîtière des importateurs automobiles.

En revanche, la part des hybrides non rechargeables devrait diminuer l'an prochain en raison de leur technologie temporaire, liée au diesel et à l'essence. "Ce type de véhicule ne constitue pas une solution pour atteindre les objectifs climatiques de la Confédération", estime M. Rücker. A long terme, les HEV devraient même disparaître.

En outre, l'avenir n'appartient pas encore aux camions à énergie renouvelable pour auto-suisse: dans cette catégorie, la part des véhicules entièrement électriques devrait fondre de 22 à 13% en 2026, tandis que celle des véhicules roulant aux carburants fossiles devrait progresser de 74 à 87%, selon les pronostics de la faîtière.

Par ailleurs, la proportion des camions à hydrogène et au méthane devrait tomber à zéro l'an prochain. "Nous n'avons pas encore l'écosystème établi pour la propulsion à l'hydrogène en général en Europe, notamment au niveau de la disponibilité de l'énergie et de son prix", affirme le directeur d'auto-suisse. L'offre devrait tout de même augmenter dans les cinq prochaines années. Quant au méthane, il n'est plus demandé par la clientèle. "En Suisse, des stations de gaz ont fermé pour cette raison", relève M. Rücker.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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