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Mobilité

Skyguide exige du monde politique des solutions financières

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Face aux médias, le président du conseil d'administration de Skyguide, Aldo C. Schellenberg, a rappelé que la surveillance de l'espace aérien suisse était "d'une importance systémique" et qu'il appartenait donc au monde politique de trouver des solutions garantissant son financement à long terme. (© KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Skyguide a réalisé un résultat positif au premier semestre 2025. Le président de la société suisse de contrôle aérien exige toutefois des solutions du monde politique suisse pour garantir son financement à long terme.

Les tarifs en cours dans l'Union européenne (UE) ne couvrent pas les coûts engendrés par des innovations internes à Skyguide, a prévenu son président du conseil d'administration, Aldo C. Schellenberg, mercredi face aux médias réunis à Kloten (ZH). Cette situation n'est pas durable, selon lui.

"Changer la donne est une question politique", a-t-il souligné en martelant que la surveillance du ciel suisse était "d'importance systémique". Et de rappeler que des motions parlementaires avaient été déposées à ce sujet aux Chambres fédérales.

Les bienfaits du projet de numérisation

Skyguide se veut rassurant sur l'avancement et le rendement de ses innovations. Ainsi, la société devrait avoir achevé en 2027 la structure programmatique du projet de numérisation "Virtual Center". Ce dernier sera autofinancé d'ici à son achèvement, assure l'entreprise.

Depuis 2017, "Virtual Center" a permis d'économiser 17 millions de francs par an dans certains domaines. La décision d'achever le projet sans avoir pu mettre en oeuvre l'ensemble de ses éléments suit les recommandations du Contrôle fédéral des finances. Les éléments restants doivent être mis en oeuvre en collaboration avec des prestataires informatiques.

En mai dernier, le Contrôle fédéral des finances tablait sur un bouclement du projet en 2031 au plus tôt et évoquait des "évolutions préoccupantes".

"Virtual Center" doit moderniser la structure informatique de Skyguide et lui permettre, notamment, de surveiller l'espace aérien depuis un seul site. Actuellement, chaque survol est contrôlé depuis Genève et Dübendorf (ZH). Cette donne ne changera probablement pas avant les années 2030, car Skyguide priorise davantage d'autres aspects du projet d'innovations, a expliqué le directeur général Alex Bristol.

Ponctualité en hausse et embellie financière

Au premier semestre de l'année en cours, les aiguilleurs du ciel ont eu davantage de travail qu'à la même période en 2024. Le nombre de vols aiguillés dans le ciel suisse a atteint 868'000 unités. Leur niveau est donc revenu à celui qui prévalait avant la pandémie de Covid-19.

En outre, la ponctualité des vols a aussi augmenté. Elle est passée de 94,6% de vols respectant l'horaire au premier semestre 2024 à 96% au cours des six premiers mois de 2025. La plupart des retards enregistrés au cours des six premiers mois de l'année en cours étaient liés à la météo, selon Skyguide.

La société suisse de contrôle aérien a réalisé un bénéfice de 8 millions de francs au premier semestre et s'attend à un bénéfice de 45 millions de francs sur l'ensemble de l'année. Elle se dit confiante de pouvoir rembourser à la Confédération, d'ici à 2029, un prêt de 250 millions perçu durant la pandémie. Skyguide devrait pour voir rembourser une tranche de 41 millions de francs en 2025.

L'an dernier, l'entreprise bouclait encore sur des pertes. Elle met ses prévisions favorables sur le compte de la hausse des taxes de survol, que la Commission européenne doit, cependant, encore entériner. "Dans le pire des cas, nous ne perdrions qu'un montant relativement faible", a assuré Aldo C. Schellenberg.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

Un vol de Swiss en soutien à l'équipe nationale de foot

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L'avion a réalisé la figure ci-contre sur une surface de quelque 60 kilomètres au-dessus des lacs de Morat et Neuchâtel, comme le montre la plateforme Flightradar24. (© Flightradar24/Swiss)

Un avion de Swiss a tracé samedi dans la région au-dessus des Trois Lacs un message de soutien à l'équipe nationale de football avant son quart de finale contre l'Argentine. Sur le radar, son parcours laisse apparaître une croix suisse et un coeur.

Parti de Granges avec aux commandes un élève-pilote, accompagné de son instructeur, l'avion a volé selon un itinéraire inhabituel et avec l'indicatif d'appel non moins original "Hopp Schwiiz", précise la compagnie aérienne. Au sud des lacs de Morat et Neuchâtel, il a tracé une croix puis un coeur, un itinéraire bien visible a posteriori sur le site Flightradar24.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'aéroport de Palm Beach porte désormais le nom de Donald Trump

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L'aéroport international de Palm Beach a été renommé en l'honneur du président américain. (© KEYSTONE/AP/Saul Martinez)

L'aéroport international de Palm Beach, en Floride, a été rebaptisé jeudi du nom de Donald Trump, dernier exemple en date de sa volonté d'imprimer sa marque tous azimuts.

"Bienvenue à l'aéroport international Président Donald J. Trump", accueille jeudi une nouvelle pancarte sur la route y conduisant. A l'intérieur, le nouveau nom de l'aéroport s'affiche aussi sur les écrans des comptoirs d'enregistrement.

Pour marquer le coup, l'un des fils du président républicain, Eric Trump, s'y est posé juste après cinq heures du matin jeudi avec l'avion privé de la famille - surnommé "Trump Force One", en référence au nom de l'avion présidentiel. Il a partagé sur les réseaux sociaux des images depuis le cockpit au moment de l'atterrissage.

"Il n'était pas question que je laisse un avion d'UPS être le premier à s'y poser", a-t-il lancé au micro de Fox News. "Alors on est monté à bord de 'Trump Force One' (...) et on a atterri à 5h01 précises ce matin, a-t-il raconté. C'était un moment incroyablement unique."

"Je ne crois pas qu'il y ait quelqu'un qui incarne mieux Palm Beach que Donald Trump", a encore estimé son fils, sans oublier de rappeler que la principale route d'accès à l'aéroport porte déjà le nom de son père.

Le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, avait donné fin mars son accord pour que l'aéroport de Palm Beach porte le nom de Donald Trump - dont la résidence privée Mar-a-Lago n'est qu'à environ trois kilomètres.

A l'aéroport jeudi matin, les avis étaient contrastés.

"Farce"

"Le président a sans aucun doute fait suffisamment pour mériter qu'un aéroport porte son nom, comme d'autres anciens présidents. Et comme c'est l'aéroport de sa ville de résidence, je trouve que c'est une bonne chose", estime Chris Bailey, un pilote âgé de 55 ans.

"Maintenant l'aéroport porte le nom d'un repris de justice. C'est une farce. Ce n'est pas pour ça que j'ai passé trente ans dans l'armée de mon pays", se désole John, vétéran de 79 ans qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

John Manov, médecin trentenaire, y voit un "changement un peu stupide". "Palm Beach est une meilleure marque. Les gens n'aiment pas vraiment Donald Trump", considère-t-il. Et "il est encore président, alors ça me semble de mauvais goût".

Un pont au nom du milliardaire new-yorkais a aussi été inauguré dans le Tennessee dans la matinée, en présence notamment de son ministre des Finances Scott Bessent, qui a loué un chef d'Etat qui "n'a pas ménagé ses efforts pour restaurer la puissance américaine".

Imprimer son empreinte

De l'architecture de la Maison Blanche aux billets de banque, en passant par des bâtiments et lieux emblématiques de Washington, Donald Trump n'a de cesse de chercher à imprimer son empreinte.

Il y a la grandiose et onéreuse salle de bal en construction à la Maison Blanche, son projet d'arc de triomphe monumental au coeur de la capitale américaine, ou encore sa signature annoncée bientôt sur des billets - une première pour un président des Etats-Unis en exercice.

Il y a aussi ce passeport américain en édition limitée dans lequel figure son portrait, imaginé à l'occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, qui vient d'être célébré le 4 juillet.

A Washington, son nom est apposé depuis fin 2025 sur l'Institut américain pour la paix. Un temps accolé au-dessus de celui de John F. Kennedy sur la façade d'une grande salle de spectacles de la capitale, il a toutefois dû être retiré après une récente décision de justice.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Contrôle aux aéroports UE: la Suisse souhaite plus de souplesse

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Le nouveau système frontalier EES remplace le cachet apposé sur le passeport et enregistre désormais les données biométriques sous forme numérique. La saisie de ces données prend plus de temps. (Image illustrative) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Berne demande à Bruxelles davantage de souplesse en matière de contrôles aux frontières dans les aéroports. La Suisse, ainsi que huit autres pays, ont adressé une lettre en ce sens à la Commission européenne.

La demande porte sur la possibilité de suspendre le système d'entrée et de sortie (EES) dans les aéroports pour une période prolongée. Une pratique uniforme devrait s’appliquer à tous les États membres, a déclaré jeudi une porte-parole du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) à Keystone-ATS.

Dans des situations exceptionnelles, l’EES peut surcharger l’infrastructure, selon eux.

Le portail d'information "Politico" a précédemment relayé cette information. Interrogée à ce sujet, la Commission européenne a confirmé avoir reçu la lettre.

L’EES enregistre les entrées et les sorties de l’espace Schengen et est appliqué depuis le 10 avril dans l’ensemble de l’espace Schengen. En Suisse, ce système est utilisé dans les aéroports.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Donald Trump annonce des frappes sans vouloir reprendre la guerre

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Donald Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé". (© KEYSTONE/AP/Filip Singer)

Les Etats-Unis vont frapper l'Iran cette nuit, a prévenu mercredi Donald Trump. Et le président américain d'assurer que les nouveaux affrontements meurtriers prendront fin "très rapidement", laissant la porte ouverte à la poursuite de tractations diplomatiques.

Le cessez-le-feu ne tient plus, a estimé le président américain, après des échanges de frappes qui fragilisent les efforts en vue d'une trêve durable, les deux médiateurs - qatari et pakistanais - appelant, à l'instar de l'ONU, à la désescalade.

Comme fin juin, le stratégique détroit d'Ormuz est au coeur des tensions: l'Iran revendique d'y imposer, malgré l'opposition américaine, des droits de passage et menace les navires contournant le seul itinéraire qu'il a autorisé, le long de ses côtes.

Le même scénario s'est répété: des tirs imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux, puis des frappes des Etats-Unis contre plus de 80 cibles dans la nuit de mardi à mercredi en Iran, selon l'armée américaine.

Représailles

Huit militaires iraniens ont été tués, à Bandar Abbas (sud) et Bouchehr (sud-ouest), a annoncé mercredi la télévision d'Etat, citant un communiqué militaire. Les médias ont signalé des explosions près du détroit et à Bouchehr, au large de l'île de Kharg, principal terminal pétrolier du pays.

En représailles, Téhéran a dit avoir frappé 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.

"Ils ont frappé quelques navires et donc on les a frappés beaucoup plus fort", mais "nous n'avons pas l'intention de continuer sur le long terme", a déclaré Donald Trump, à l'issue d'un sommet de l'Otan à Ankara.

"Je pense que ce qui se passe va prendre fin très rapidement", a ajouté le président américain, qui avait auparavant annoncé que l'armée allait "frapper fort" l'Iran "cette nuit".

S'il a dit ne plus vouloir "avoir affaire" avec les dirigeants iraniens, considérant que négocier était "juste une perte de temps", il a indiqué que ses émissaires pouvaient continuer leurs discussions.

Les propos du président, coutumier des volte-face, ont fait bondir mercredi les cours du pétrole de plus de 8%, à 80,10 dollars le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale.

"Très inquiet"

Le Qatar et le Pakistan ont appelé à respecter le protocole d'accord, signé le 17 juin grâce à leur médiation, et à oeuvrer à la désescalade.

"Très inquiet", le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a lui aussi appelé à la reprise des négociations.

La rhétorique de M. Trump "ne signifie pas nécessairement que le protocole d'accord s'est effondré", analyse Ali Vaez, du centre de réflexion International Crisis Group (ICG), qui ne voit pas à ce stade "un risque élevé de retour à une guerre totale".

Les deux parties essaient de négocier "par l'usage de la force" les questions en suspens et les Iraniens n'entendent pas, selon l'analyste, renoncer au contrôle d'Ormuz, qu'ils considèrent "comme leur plus grande réussite dans cette guerre".

Washington a rétabli mardi ses sanctions sur le brut iranien, levées par le protocole d'accord qui avait permis la réouverture du détroit, par où transitent en temps normal 20% du brut et du gaz liquéfié (GNL) mondial.

Après avoir trouvé ce terrain d'entente, Washington et Téhéran avaient repris leurs négociations en vue d'un règlement durable du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine.

Mais la rhétorique reste martiale: l'Iran a mis en garde les Etats-Unis contre une "violation" du protocole d'accord, prévenant qu'il "prendrait des mesures décisives pour protéger ses intérêts et sa sécurité".

"Tout soutien apporté à l'armée américaine" pour des attaques contre l'Iran "sera une cible légitime", a prévenu Téhéran, qui accuse régulièrement ses voisins du Golfe d'autoriser des frappes depuis leurs territoires.

"Détresse"

Les attaques dans la région d'Ormuz "ne font qu'exacerber la peur (...) et la détresse" des quelque 6000 marins toujours bloqués dans le Golfe, a déploré l'Organisation maritime internationale (OMI).

Le Koweït a condamné "des attaques répétées et illicites de l'Iran". Sans désigner Téhéran, avec qui il mène des discussions sur la gestion d'Ormuz, Oman, situé de l'autre côté du détroit, a aussi condamné les frappes.

Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, a lui jugé la riposte américaine "absolument nécessaire", signe de "fermeté".

Ce regain de violence intervient pendant les funérailles du guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre et dont la dépouille a fait une halte en Irak, avant son inhumation prévue jeudi dans sa ville natale de Machhad, en Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

F-35A: nouvelles affaires compensatoires avec le constructeur US

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Patrick Nyfeler (sur la photo) a fait le point, mardi à Berne, au côté du chef de l’armement Urs Loher, sur l’état d’avancement des contrats de compensation liés à l’acquisition des F-35A. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Armasuisse et le constructeur américain du F-35A concrétisent de nouveaux projets de compensation liés à l'achat des avions de combat. Ils visent à renforcer les technologies clés importantes pour la sécurité, les capacités industrielles et la résilience de la Suisse.

Parmi ces nouveaux projets figurent notamment un centre de formation dédié au moteur F135 ou le développement de munitions d'entraînement pour l'avion de combat F-35. L’Office fédéral de l’armement Armasuisse et Lockheed Martin l'ont annoncé mardi lors d’une conférence de presse à Berne.

Les opérations de compensation sont l'obtention de nouveaux marchés ou la mise sur pieds par un fournisseur étranger de projets ou de coopérations en Suisse avec des entreprises, des hautes écoles ou des partenaires de recherche dans le cadre d’un marché public. Dans le cas présent des F-35, des opérations d'une valeur de 1,03 milliard de dollars américains ont déjà été comptabilisées au 30 juin 2026, ce qui correspond à environ un tiers de l'engagement total, est-il précisé dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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