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Economie

La Bourse suisse dans le tourbillon de l'oncle Sam

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La marchés sont ballottés au gré des offensives et contre-offensives douanières (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La Bourse suisse a opté pour le rouge vendredi en fin de matinée, après avoir furtivement ouvert en positif, tout comme les places européennes dans l'agitation liée aux droits de douane américains.

La production industrielle en Grande-Bretagne, la confiance des consommateurs en Suisse, les prix à la production aux États-Unis et le discours de la présidente de la Banque centrale européenne animeront la journée.

"Comme depuis plusieurs jours, ce qui est juste ce matin peut-être faux cet après-midi", prévenait John Plassard, analyste chez Mirabaud Banque. "Dans un marché dénué de tout sens", les indices européens pourraient être portés par les anticipations croissantes de deux nouvelles baisses de taux de la BCE d'ici juin, "qui viendraient soutenir l'activité face aux turbulences mondiales".

Pour Ipek Ozkardeskaya de Swissquote, le début de la saison des résultats aux Etats-Unis "occupera le devant de la scène et influencera le sentiment des investisseurs. Les prévisions seront revues à la baisse, mais il reste à savoir dans quelle mesure".

Le dollar (0,8187 franc) comme l'euro (0,927 franc) continuaient de plier face au franc, confirmant la position de valeur refuge de la devise helvétique en temps d'incertitudes.

Vers 10h40, le SMI reculait de 1,49% à 11'077,16 points après avoir ouvert dans le vert et clôturé la veille sur une hausse de 3,28%. Le SLI lâchait 1,74% à 1782,87 francs, et le SPI 1,13% à 14'892,67 points.

Les valeurs constitutives du SMI évoluaient en majeure partie dans le rouge. Seuls Novartis (+1,6%), Swisscom (+0,7%) et Schindler (+0,2%) gonflaient leurs gains. Pour les deux autres poids lourds, Nestlé reculait de 0,1% et le bon Roche de 0,8%.

La lanterne rouge revenait toujours à Zurich Insurance (-6,4%).

Hors SMI, Bossard reculait de 1,8% après ses résultats trimestriels. De janvier à mars, le groupe zougois a vu ses ventes bondir de 10,3% sur un an à 283,9 millions de francs.

Meyer Burger tombait de 7,7% après avoir dévoilé ses premiers chiffres négatifs pour son exercice 2024.

Le producteur d'emballages schaffhousois SIG perdait 4,2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Economie

Lufthansa ferme CityLine, kérosène et conflits sociaux en cause

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Les difficultés actuelles du secteur ont précipité la fermeture de la filiale CityLine (archives). (© KEYSTONE/dpa/Hannes P Albert)

Le premier groupe de transport aérien européen Lufthansa a annoncé jeudi mettre fin à l'activité de sa filiale régionale CityLine en raison de la hausse des prix du kérosène, liée à la guerre au Moyen-Orient, et de coûts entraînés par les mouvements sociaux.

Lufthansa a annoncé le "retrait définitif de l'offre de Lufthansa CityLine avec effet immédiat", arguant de "la forte hausse des prix du kérosène, qui ont plus que doublé par rapport à la période précédant la guerre en Iran, ainsi que de l'augmentation des charges supplémentaires liées aux conflits sociaux".

La décision intervient en pleine semaine de grève dans le groupe, à l'appel des pilotes mais aussi du personnel de cabine à propos notamment de la rémunération et des retraites.

Le groupe a expliqué vouloir retirer les appareils gourmands en carburant, d'autant plus chers à exploiter avec la flambée des prix du kérosène liée au conflit au Moyen-Orient.

"L'objectif est recentrer plus clairement nos plateformes de court et moyen-courrier et de les rendre plus compétitives", a affirmé le directeur financier de Lufthansa, Till Streichert, cité dans un communiqué.

Cette annonce s'inscrit dans un plan plus large en trois étapes de réduction de l'offre du groupe, qui détient un grand nombre de compagnies.

Dans un premier temps, à partir de samedi, "les 27 avions opérationnels de Lufthansa CityLine seront définitivement retirés du programme afin de réduire les pertes supplémentaires de cette compagnie déficitaire", selon le communiqué.

Puis, d'ici la fin de l'été, Lufthansa veut réduire ses "capacités long-courrier" au sein du groupe de quatre Airbus A340-600 et de deux Boeing 747-400.

Dernière étape à l'hiver prochain: l'entreprise réduira l'offre du programme court et moyen-courrier de sa marque historique Lufthansa de cinq avions.

Dans le même temps, neuf avions supplémentaires seront alloués à une autre filiale de Lufthansa, Discover Airlines, selon le communiqué.

Lufthansa a également annoncé vouloir davantage réduire ses coûts administratifs, avec des économies concernant "les recrutements, les événements internes et les prestations de conseil externes", qui complèteront le plan déjà annoncé de suppression de 4000 postes administratifs au sein du groupe d'ici à 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Le patron de Nestlé précise sa vision devant les actionnaires

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Le café fait partie des segments de croissance pour le groupe (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Une assemblée générale, deux premières. Les nouveaux présidents du conseil d'administration de Nestlé, Pablo Isla, et directeur général (CEO) Philipp Navratil se sont exprimés devant les actionnaires et détaillé leur stratégie pour sortir le groupe de l'ornière.

Pour le patron de Nestlé, en fonction depuis septembre dernier, les progrès réalisés en 2025 sont encourageants, mais ne constituent qu'un début. "Nous allons maintenant de l'avant avec des priorités claires et un sens renouvelé de l'urgence", a affirmé M. Navratil, selon le texte de son allocution à l'assemblée générale.

Les priorités sont au nombre de cinq, a-t-il précisé, parmi lesquelles figurent un portefeuille de produits "gagnant", une croissance organique alimentée par l'augmentation des volumes vendus, la transformation et l'efficacité, le flux de trésorerie et l'allocation des capitaux ainsi que la culture de la performance de Nestlé.

En termes de réductions de coûts, le groupe a consenti à passablement d'efforts. "Nous sommes aujourd'hui sur la bonne voie pour réaliser trois milliards de francs d'économies de coûts d'ici fin 2027", a déclaré Philipp Navratil.

Sur le plan de la croissance, le patron de Nestlé a souligné sa volonté de vendre davantage de produits grâce à une connaissance "approfondie" des consommateurs.

"Période de turbulences"

La direction a identifié des "plateformes de croissance" destinées à augmenter les volumes écoulés. M. Navratil a évoqué l'exemple du café froid, qui sera proposé dans différents formats (soluble, portions, prêt à boire ou concentré) et saveurs (noir, vanille ou caramel...). Ces variantes pourront être étendues aux marques Nescafé ou Starbucks, selon ce collaborateur de longue date de Nestlé.

Pablo Isla prend ce jeudi ses fonctions de président de Nestlé. Il sera le premier président indépendant depuis 25 ans, a-t-il rappelé. Patron du géant du prêt-à-porter Inditex de 2005 à 2011 puis président-directeur général du même groupe jusqu'en 2022, M. Isla siège au conseil d'administration de Nestlé depuis 2018. Il remplace Paul Bulcke, qui a décidé de se retirer après près de 50 années de service au sein du groupe.

"Nestlé se trouve aujourd'hui à un moment-clé. Nous avons traversé une période de turbulences. Notre environnement opérationnel reste marqué par des perturbations - liées aux avancées technologiques, aux pressions économiques et à l'incertitude géopolitique", a expliqué M. Isla. Malgré cela, la pratique en matière de dividendes sera maintenue.

Nestlé est dans la tourmente depuis plus d'une année, multipliant les performances décevantes qui ont déjà coûté le poste à l'ex-patron Mark Schneider, débarqué abruptement et de manière totalement inhabituelle pour le groupe en août 2024. A cela se sont ajoutés les problèmes de gouvernance, tout particulièrement le limogeage précipité du successeur de M. Schneider, Laurent Freixe, en septembre dernier. L'éphémère CEO avait caché une liaison avec une collaboratrice qui lui était directement subordonnée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Migros Zurich va céder jusqu'à 40 magasins Tegut à l'allemand Rewe

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Tegut, racheté en 2013, a accusé une perte d'exploitation de 26 millions de francs en 2025 (archives). (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Migros Zurich cédera jusqu'à 40 des 300 supermarchés de sa filiale Tegut au détaillant allemand Rewe. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé. La marque Tegut disparaîtra à terme.

"L'accord avec Rewe a été signé mercredi", rapporte jeudi à l'agence AWP une porte-parole de la coopérative zurichoise, confirmant une information de l'agence de presse allemande dpa. L'acquisition des supermarchés Tegut est encore soumise à l'approbation de l'autorité allemande de la concurrence. Rewe entend par ailleurs reprendre les employés des magasins acquis, situés pour la plupart dans le Land de Hesse.

Migros Zurich avait annoncé en mars son intention de se séparer de sa filiale allemande Tegut, "qui n'était plus économiquement viable à long terme". Le groupe Edeka, basé à Hambourg, s'était alors porté acquéreur d'une grande partie la chaîne de supermarchés. Selon dpa, Edeka prévoit d'acquérir environ 200 magasins de la chaîne. Aldi Nord serait également intéressé par certains points de vente.

La marque Tegut ne sera plus exploitée après la finalisation des transactions, "pas même en tant que gamme de produits", précise Migros Zurich.

Tegut, racheté en 2013, pesait depuis longtemps sur les finances de Migros Zurich. La filiale a accusé une perte d'exploitation de 26 millions de francs en 2025 et un montant supplémentaire de l'ordre de plusieurs dizaines de millions devrait encore être comptabilisé en 2026.

"Les estimations actuelles indiquent que les pertes pour Migros Zurich s'élèveront à un maximum de 600 millions d'euros, soit 570 millions de francs. Ce montant couvre l'intégralité de l'investissement, de l'acquisition initiale à la vente et à la gestion complète de la cession", détaille la porte-parole. La coopérative régionale avait initialement fixé fin 2026 comme date butoir pour le rachat de cette enseigne déficitaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Portes ouvertes à la CGN ce week-end

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Des mini-croisières seront proposées à bord du "Rhône" (archives). (© KEYSTONE/JEAN-GUY PYTHON)

La Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN) organise samedi et dimanche ses traditionnelles journées portes ouvertes au chantier naval de Lausanne-Ouchy. Le public pourra grimper à bord de trois bateaux Belle-Epoque stationnés à quai et effectuer de mini-croisières sur le "Rhône", un vapeur avec roues à aubes.

Les visiteurs plongeront dans les coulisses de la préservation de ce patrimoine lacustre. Ils découvriront divers ateliers de maintenance, comme celui dédié à la fabrication des parties métalliques des bateaux, celui chargé de la peinture, de l'électricité ou de la menuiserie, pour le mobilier en bois et les ponts des bateaux.

Trois embarcations emblématiques seront accessibles à Ouchy. La CGN présentera la machine à vapeur du "Savoie", qui reprendra du service le 25 avril avec le lancement de la saison de printemps. Le "Vevey" dévoilera son groupe moteur diesel-électrique, ses roues à aubes récemment rénovées et son pont supérieur en cours de travaux.

Le public pourra monter à bord de "La Suisse", l'un des plus grands bateaux de la flotte Belle-Epoque. Le vapeur est actuellement en rénovation suite à une avarie survenue en 2025. La CGN profite de cette immobilisation pour effectuer une remise en état de la coque.

Des mini-croisières de 45 minutes sont proposées à bord du "Rhône", un bateau de 1927 qui reprend la navigation à l'occasion de ces portes ouvertes. Cinq départs par jour sont prévus au prix de 15 francs pour les adultes, 5 francs pour les enfants. Au programme également diverses animations et une petite restauration.

La CGN espère attirer quelque 5000 personnes. L'affluence avait dépassé les 7000 personnes en 2024, après l'accident du bateau le "Simplon" fortement endommagé durant une tempête.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bénéfice trimestriel record pour le géant taïwanais des puces TSMC

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Le bénéfice net de tsmc à 572,5 milliards de dollars taïwanais (plus de 14,1 milliards de francs) a dépassé toutes les attentes (archives). (© KEYSTONE/EPA/RITCHIE B. TONGO)

Le géant taïwanais TSMC, premier sous-traitant mondial de semi-conducteurs, a publié jeudi un bénéfice net record pour le premier trimestre 2026. La performance a été portée par la course effrénée au développement de l'intelligence artificielle (IA).

Le bénéfice net du groupe sur les trois premiers mois de l'année a bondi de 58,3 % sur un an, atteignant 572,5 milliards de dollars taïwanais (plus de 14,1 milliards de francs). Ce résultat dépasse nettement les prévisions des analystes de Bloomberg, qui tablaient sur 540,2 milliards.

La très forte demande en équipements pour l'intelligence artificielle (IA) explique ce chiffre record du plus grand fabricant mondial de puces électroniques, utilisées dans de très nombreux secteurs, depuis les téléphones Apple jusqu'aux processeurs de Nvidia.

La dépréciation du dollar taïwanais a également dopé les revenus de TSMC à l'export.

Le groupe a fait état jeudi d'un chiffre d'affaires de 1130 milliards de dollars taïwanais pour le premier trimestre, en hausse de 35,1% sur un an.

TSMC semble "si profondément intégré dans la chaîne d'approvisionnement de l'IA que les vents contraires macroéconomiques peinent à l'affecter", a affirmé peu avant l'annonce des résultats Ian Lyall, journaliste financier pour Proactive.

"La production de puces de pointe, une technologie que seul TSMC peut fournir de manière fiable à grande échelle, tourne à plein régime", a-t-il précisé.

M. Lyall a aussi rappelé que le groupe "fournit les puces pour les accélérateurs d'intelligence artificielle, les smartphones de nouvelle génération et le déploiement de centres de données, un secteur qui engloutit des capitaux à un rythme qui a surpris même les observateurs les plus optimistes".

Le mois dernier, le patron de Nvidia, Jensen Huang, soulignait que l'ensemble des acteurs de la tech pourraient développer leur IA et doper ses revenus "s'ils parvenaient simplement à obtenir davantage de capacités de production".

Contraintes d'approvisionnements

Dans une note, les analystes d'UBS avaient anticipé de solides résultats trimestriels, tout en avertissant que la demande s'essoufflait. En cause: la hausse des prix provoquée par une pénurie mondiale de puces mémoire, elle-même alimentée par le boom de l'IA.

"La demande pour l'IA dans le +cloud+ continue de se renforcer, mais nous pensons que les contraintes d'approvisionnement limiteront toute croissance significative pour TSMC cette année", tempère la banque.

Si "les tensions au Moyen-Orient ajoutent une part d'incertitude macroéconomique", UBS estime que "les investissements dans l'IA devraient rester sanctuarisés, à moins d'un conflit prolongé".

Les analystes d'UBS prédisent également "une perturbation limitée de la production de TSMC due à l'offre restreinte d'hélium".

Le Qatar produit environ un tiers de l'hélium mondial, qui transite habituellement par le détroit d'Ormuz.

L'hélium est utilisé par les fabricants de semi-conducteurs pour refroidir l'environnement de travail, mais sert aussi dans les secteurs de la défense, du spatial ou de l'imagerie médicale.

Wendell Huang, directeur financier de TSMC, a néanmoins affirmé jeudi ne pas s'attendre, à court terme, à un impact de la guerre au Moyen-Orient sur les activités du groupe.

"Nous nous approvisionnons auprès de multiples fournisseurs dans différentes régions et nous disposons de stocks de sécurité", a-t-il tenu à rassurer lors d'une conférence téléphonique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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