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Suisse

Droits de douane: la presse se réjouit, mais pointe un coût élevé

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La Suisse a fini par "courber l'échine" devant Donald Trump, estiment certains médias (archives). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

La presse suisse pousse un "ouf" de soulagement samedi au lendemain de l'annonce d'un accord entre la Suisse et les Etats-Unis, réduisant les droits de douane américains de 39% à 15%. Mais elle pointe du doigt le prix élevé à payer pour l'obtenir.

"Merci président Trump", saluent 24 Heures et la Tribune de Genève, reprenant le message du Conseil fédéral posté sur le réseau social X après l'annonce de l'accord. "Notre pays peut enfin se réjouir de n'être 'plus que' taxé à 15%, au prix de lourdes concessions économiques, tout comme nos voisins européens", relèvent-ils.

Mais ce merci "sonne comme l'ultime courbette. Elle confirme ce que le monde entier sait déjà et que la Suisse a tardé à comprendre: Donald Trump fixe les règles", ajoutent les journaux, qui pointent "les longs errements diplomatiques de notre Conseil fédéral", qui "aura mis du temps à se mettre à la page et à décrypter la boussole du président américain, sa politique erratique et brutale".

Une victoire à la Pyrrhus

Même son de cloche du côté du Temps, pour qui, "il faut savoir se réjouir. Parce qu'en cette fin 2025, 'les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent'". L'accord douanier avec les Etats-Unis, poursuit le quotidien lémanique, permet aux entreprises suisses de lutter à armes égales avec les voisins européens et montre que la Suisse a su réagir grâce à la "mobilisation rapide et efficace" de chefs d'entreprises. Mais, ajoute-t-il, il est loin d'être parfait et n'effacera pas "l'humiliation du mois d'août", lorsque Washington a imposé 39% à la Suisse.

Et si "l'affront" d'août "est réparé", il s'agit d'"une victoire à la Pyrrhus", remarque La Liberté. "Depuis le début, la Confédération se fait humilier par le locataire de la Maison-Blanche. Sûr de sa force, celui-ci a mené en bateau le Conseil fédéral, qui n'a néanmoins pas eu d'autres options que de revenir s'asseoir à la table des négociations, subissant tourments et moqueries".

Résultat: la Suisse a dû "courber l'échine devant le juge étranger" Trump, qui l'oblige à investir 200 milliards de dollars aux Etats-Unis d'ici à 2028, "ce qui va forcément impliquer des transferts d'emplois outre-Atlantique", et à accepter "l'importation de denrées agricoles controversées, comme la viande bovine aux hormones ou de poulets chlorés", dont la production est interdite en Suisse, note le journal fribourgeois.

15%+LE FRANC FORT=27%

Refaisant les calculs, ArcInfo arrive, lui, à des droits de douane non pas de 15%, mais de 27%. En effet, explique le journal, si "la 'Team Switzerland', comme aime à la nommer le conseiller fédéral Guy Parmelin, lorsqu'il évoque le travail d'équipe fourni par les secteurs public et privé, a remporté une victoire" avec l'accord annoncé vendredi, "un autre obstacle est venu s'ériger devant les exportateurs suisses aux Etats-Unis": le franc fort.

Avec un cours actuel d'un dollar américain pour 0,80 franc, contre un dollar pour 0,90 en mars, "un produit suisse est devenu, uniquement à cause du taux de change, 12% plus cher aux Etats-Unis. En seulement huit mois", constate le quotidien neuchâtelois.

Outre-Sarine, la presse alémanique salue également la baisse des droits de douane américains obtenue par la Suisse, qui "a permis d'éviter le pire", comme le soulignent les journaux alémaniques du groupe Tamedia. Mais, relèvent-ils, ce n'est qu'une étape, car l'accord doit encore être approuvé par les instances politiques suisses. "Il n'est pas exclu que quelque chose coince. Ou que la situation s'envenime à nouveau".

Cour suprême américaine

De plus, écrivent-ils, une procédure est pendante devant la cour suprême des États-Unis sur la légalité de ces droits de douane. Si les juges devaient donner raison aux opposants aux taxes douanières, "tout serait à refaire, y compris la possibilité que Donald Trump impose de nouveaux droits de douane sur la base d'une autre loi".

La Neue Zürcher Zeitung voit, elle, des droits de douane, certes réduits à 15%, mais bien supérieurs aux 3% en moyenne en vigueur au début de l'année. Elle remarque aussi qu'une grande incertitude persiste quant aux prochaines intentions de Donald Trump. "La politique à Washington est et reste un risque majeur pour la Suisse, avec ou sans Trump".

Du côté des journaux de CH Media, on s'interroge sur les raisons pour lesquelles la présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter, qui était encore activement impliquée dans les négociations et la communication cet été, n'était pas présente à la conférence de presse vendredi. "Les États-Unis ne voulaient-ils plus voir Keller-Sutter après son coup de fil désastreux avec Trump?, posent-ils comme question.

C'est Donald Trump, qui est à l'origine de cet échec et non la conseillère fédérale, leur répond la radio-télévision suisse SRF. Pour le média de service public, il semblerait que le courant soit bien passé entre Guy Parmelin et le représentant de la Maison-Blanche au commerce Jamieson Greer. "Parmelin, qui a toujours été quelque peu sous-estimé, voire parfois ridiculisé en Suisse alémanique ces dernières années, est soudainement devenu l'homme fort du Conseil fédéral, celui qui a sauvé l'industrie d'exportation et, par conséquent, des milliers d'emplois".

Mais selon le Blick, ce sont les entreprises privées qui ont réussi là où les conseillers fédéraux ont échoué: obtenir un rendez-vous dans le bureau ovale. "Trump, qui a du mal avec les ministres, a reçu le club d'affaires suisse, l'a écouté, s'est laissé offrir des cadeaux et a fait preuve de bonne volonté".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Les polluants éternels largement répandus dans les sols suisses

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Les lieux d'incendies majeurs et sites d'entraînement des pompiers présentent des fortes concentrations de PFAS à cause de l'utilisation de mousses extinctrices (archives). (© KEYSTONE/MICHELE LIMINA)

Les polluants éternels sont largement répandus dans les sols suisses, montre une nouvelle étude. Les sites liés à l'utilisation de mousses d'extinction ou à l'épandage de boues d'épuration présentent une contamination significativement plus élevée aux PFAS.

Des chercheurs de l'université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont évalué sur mandat de l'Office fédéral de l'environnement 1070 échantillons de sol prélevés dans 15 cantons, indique mardi la ZHAW. Les PFAS ont été détectés dans plus de 99% des échantillons.

La teneur médiane en polluants de 2,4 microgrammes par kilo de matière sèche dépasse les estimations précédentes, car le nouveau rapport inclut délibérément des sites suspectés de pollution. Il donne ainsi une vision plus complète de la situation sur le terrain, selon les chercheurs.

Les PFAS constituent un groupe de plusieurs milliers de substances chimiques synthétiques. Les pâturages de montagne au-dessus de 1000 mètres sont les moins contaminés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

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Proposé en Suisse et dans sept autres pays européens, le jeu Eurodreams offre un gain principal sous forme d'une rente mensuelle de 22'222 francs pour une durée de 30 ans. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams lundi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 2, 5, 24, 29, 32 et 39, ainsi que le numéro "dream" 3, a indiqué la Loterie romande.

Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

Albert Rösti prié de s'expliquer sur les pesticides

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Le ministre de l'environnement Albert Rösti a dû répondre à plusieurs interpellations en lien avec les pesticides et la protection de l'eau au National. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le ministre de l'environnement Albert Rösti a dû répondre lundi à une pluie de questions sur l'action ou plutôt le manque d'action du Conseil fédéral et de son département contre les pesticides lors d'un débat d'actualité au National. Il s'est défendu avec véhémence.

Ce débat d'actualité a été demandé par les Vert-e-s, le PS, le PEV et le PVL. Ces partis ont notamment critiqué le fait que, dans le cadre de la révision en cours de l'ordonnance sur la protection des eaux, le Conseil fédéral a renoncé à fixer des valeurs limites pour trois substances actives, pourtant toxiques pour la faune aquatique, notamment la deltaméthrine.

Une goutte de cette substance peut empoisonner toute une rivière, a souligné Kathrin Betschy (PVL/BE). Dans la Wyna, près de Beromünster (LU), une concentration 4200 fois supérieure aux valeurs limites écotoxicologiques a été mesurée, a complété Hasan Candan (PS/LU). Et d'ajouter à l'intention de M. Rösti: "Vous n'êtes pas le ministre de l'agriculture et des pesticides, mais de l'environnement".

Pas d'alternative

Ces substances sont indispensables pour protéger les cultures, notamment de légumes, de colza et de betterave sucrière, a répondu le ministre. Le gouvernement a effectué une pesée d'intérêts entre la production alimentaire et la protection des eaux pour les substances qui n'ont pas d'alternative.

Si des valeurs limites étaient fixées sans qu'il n'y ait d'alternative et qu'il fallait alors importer des légumes produits dans de moins bonnes conditions, cela ne ferait pas de sens, a-t-il illustré.

M. Rösti n'a pas contesté la nécessité de fixer des valeurs limites pour la deltaméthrine et les deux autres substances. Selon lui, cela sera fait lorsqu'il y aura des alternatives adéquates pour protéger les cultures.

Les défenseurs de l'agriculture ont eux rappelé que le domaine avait déjà fait beaucoup pour réduire son utilisation des produits phytosanitaires. Jacques Nicolet (UDC/VD) a souligné que la deltaméthrine est principalement utilisée pour les shampoings et les lotions ainsi que dans les médicaments pour éliminer les poux et les tiques chez les chiens et les chats.

Pas contraire à la loi

L'Office fédéral de la justice (OFJ) a estimé que refuser de fixer des valeurs limites pour des questions de politique agricole n'est pas légal, a relevé Marionna Schlatter (Vert-e-s/ZH). Les lois ne sont pas des opinions, a renchéri son collègue Balthasar Glättli (ZH).

M. Rösti ne partageait pas cette analyse et a réfuté à plusieurs reprises tout agissement contraire à la loi. Ni la loi fédérale sur la protection des eaux ni l'ordonnance correspondante ne précisent le moment auquel de nouvelles valeurs limites fondées sur des exigences écotoxicologiques doivent être fixées pour les pesticides, a-t-il souligné. Et d'ajouter que le Conseil fédéral accepte la loi, mais ne doit pas accepter un co-rapport, même s'il vient de l'OFJ.

Le fait de proposer des valeurs limites maintenant pour sept substances est une amélioration pour la protection des eaux, a aussi fait valoir le conseiller fédéral.

Rencontre avec l'USP critiquée

Le fait que M. Rösti ait rencontré l'Union suisse des paysans (USP) en amont de la consultation sur la révision de la protection des eaux a aussi été critiqué. "Pourquoi avez-vous rencontré cette faîtière et pas des spécialistes de l'eau potable ou des ONG?" a demandé Christophe Clivaz (Vert-e-s/VS).

Le Bernois a répondu qu'il voulait savoir ce que la révision signifierait concrètement pour l'agriculture. Il a aussi assuré qu'il rencontrait régulièrement des ONG.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'UE retire le trader Niels Troost de sa liste de sanctions

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Niels Troost était le premier trader genevois sanctionné pour ses liens avec le pétrole russe. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Union européenne (UE) a retiré Niels Troost de sa liste de sanctions. Ce négociant genevois en matières premières était soupçonné d'être impliqué dans des transactions de pétrole russe via une filiale à Dubaï de sa société Paramount Energy & Commodities.

Le Conseil de l'UE a décidé qu'il n'existait plus de base légale pour maintenir les sanctions contre M. Troost, a annoncé son service de presse lundi. Cette décision intervient après le renouvellement, le 14 mars, du régime de sanctions adoptées par l'UE en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

"Cette décision confirme que son inscription sur la liste n'aurait jamais dû avoir lieu", s'est félicité James Willn, l'avocat de M. Troost. Il appelle désormais le Royaume-Uni et la Suisse à revoir et à lever leurs sanctions contre son client.

L'homme d'affaires d'origine néerlandaise avait contesté son inscription sur la liste de sanctions de l'UE dès le départ et avait engagé des poursuites judiciaires. Les sanctions européennes incluaient un gel des avoirs du négociant et de plusieurs entités associées. Elles s'ajoutaient à celles déjà prononcées par le Royaume-Uni.

M. Troost est propriétaire de la société Paramount Energy & Commodities, basée à Genève, et de sa filiale à Dubaï. En 2021, la société affichait un chiffre d'affaires de 7 milliards de francs et un bénéfice de 13,4 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Le Parlement valide la faillite pour les personnes surendettées

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Le Parlement soutient la faillite pour les personnes surendettées (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les personnes surendettées doivent pouvoir assainir leurs dettes en déclarant faillites. Après le National, le Conseil des Etats a validé lundi, par 32 voix contre 7, un projet en ce sens. Il a précisé quelques détails.

La réforme du gouvernement prévoit de permettre aux personnes surendettées de faire table rase en déclarant faillite. Leurs dettes seront supprimées après un délai de trois ans à la condition de se contenter du minimum vital et de verser le reste de ses revenus aux créanciers.

Le Parlement est d'accord, mais veut des garanties. Il a rajouté plusieurs conditions contraignantes. Il a par exemple exclu toute possibilité d'utiliser cette procédure plus d'une fois dans une vie.

Le Conseil des Etats s'est montré légèrement plus généreux sur les biens extraordinaires, comme un héritage ou un gain à la loterie. La personne endettée doit les verser à ses créanciers si ce gain survient dans les vingt ans suivant l'assainissement. Le National voulait garder cette règle à vie.

L'UDC était totalement opposée au concept. Ses tentatives de faire couler le projet n'ont pas pris. Le dossier retourne au National.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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