La présence du président américain Donald Trump à Davos (GR) la semaine prochaine attire un nombre record de VIP's au Forum économique mondial (WEF) cette année et va entraîner des manifs. Jamais les forces de sécurité n'auront eu à y protéger autant de personnalités.
La venue de Donald Trump incite d'innombrables autres participants à venir dans la station grisonne, a déclaré le chef des troupes d'intervention Walter Schlegel, vendredi, devant les médias réunis à Davos. Au total, 123 personnalités nécessitent un degré de protection particulièrement élevé. En outre, 400 invités dont 64 chefs d'Etat - six issus de pays du G7 - sont protégés par le droit international.
Manifs anti-WEF et anti-Trump
De plus, la présence du président américain devrait entraîner des manifestations de protestation dans toute la Suisse. Ces dernières entraîneront un important travail de sécurisation supplémentaire.
A Berne, une manifestation non autorisée, intitulée "Smash WEF" est prévue samedi. Lundi soir, ce sera aussi le cas à Zurich.
Aux Grisons, la randonnée de protestation pour le climat démarre samedi à Küblis (GR) à destination de Davos, où un rassemblement autorisé de protestation est organisé dimanche par le Jeunes socialistes. L'an dernier, plusieurs manifestants ont été interpellés, car ils bloquaient des routes. Par ailleurs, plusieurs petites manifs sont prévues dans la région de Davos, ce qui alourdit le travail des forces de sécurité, estime Walter Schlegel.
Toutes les polices cantonales sont mobilisées ainsi que celles des grandes villes et du Liechtenstein. Jusqu'au 29 janvier, l'armée soutient la police avec la présence de 5000 militaires qui surveillent l'espace aérien partiellement bouclé, transportent des personnes protégées et soutiennent les effectifs policiers au sol et en ligne. Le Service du renseignement de la Confédération et le service fédéral de la sécurité sont aussi à pied d'oeuvre.
Tensions géopolitiques et attentats
"Nous vivons en des temps troublés", a observé le chef du dispositif de sécurité. Les tensions géopolitiques actuelles se répercutent sur la sécurité. Le risque terroriste est marqué, de même que celui de cyberattaques et de l'espionnage. Les conflits en Ukraine et au Proche-Orient accentuent le contexte sécuritaire de la Suisse et la situation est réévaluée en permanence, explique Walter Schlegel.
Suite à l'attentat commis à Sydney contre une fête juive, les forces de sécurité renforcent leur attention face aux terroristes isolés et aux petits groupes susceptibles de commettre des attaques avec des moyens limités, a souligné M. Schlegel dans une interview accordée à la Südostschweiz. Cependant, la tenue du WEF en toute sécurité n'est pas menacée, selon lui.
Des drones sont aussi susceptibles de représenter un danger. Depuis une dizaine d'années les systèmes anti-drones les plus modernes sont utilisés durant le WEF.
Budget de la sécurité
Le budget du dispositif de sécurité se monte à 9 millions de francs, comme l'an dernier. En 2024, les frais avaient atteint 7,7 millions. La sécurité du président américain devrait engendrer des coûts supplémentaires, même si la délégation des Etats-Unis en couvre une partie avec ses propres moyens logistiques.
Les coûts de sécurité sont couverts par le WEF à 50%, par la Confédération à 25%, par le canton des Grisons à 21,7% et par la commune de Davos à 3,3%. En cas de dépassement du budget, la Confédération prend la différence à sa charge.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Paul
15 octobre 2024 à 15 h 16 min
Bonjour à tous. Je tiens à vous remercier pour cet article très informatif.
L'incident rapporté concernant la publication par des hackers russes d'un document sensible de la Confédération suisse soulève d'importantes questions sur la cybersécurité et la protection des informations gouvernementales. Ce document, relatif à une possible réexportation de matériel militaire vers l'Ukraine, démontre non seulement la vulnérabilité des systèmes d'information en Suisse, mais aussi les enjeux géopolitiques liés à la neutralité du pays. La cybersécurité univirtual est au cœur de cette affaire, car elle illustre les failles des systèmes de protection des données au sein de l'administration suisse. Les documents sensibles, tels que celui relatif aux réexportations de matériel militaire, doivent être rigoureusement sécurisés pour éviter qu'ils ne tombent entre les mains de hackers, comme ceux du groupe Joker DPR, capables de mener des cyberattaque univirtual ciblées. La notion de securité informatique englobe non seulement la protection des informations, mais aussi la gestion des risques associés aux failles de sécurité.