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Suisse

Berne doit encourager le dialogue entre les belligérants

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La Suisse peut agir en coulisses, selon le diplomate Thomas Greminger (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Suisse peut encourager discrètement le dialogue entre Moscou et Kiev, selon le diplomate Thomas Greminger. Il n'y a de stabilité en Europe qu'avec la Russie et non contre elle, déclare-t-il dimanche dans la NZZ am Sonntag.

La Suisse peut faire beaucoup en coulisses, poursuit Thomas Greminger, à la tête du Centre de politique de sécurité à Genève, principalement financé par la Confédération. La Suisse ne doit pas être une médiatrice officielle, selon lui. Les parties au conflit "ne veulent pas de médiateurs de type classique".

Le centre travaille sur la question du statut et des garanties de sécurité que l'Ukraine devrait avoir à l'avenir. "Et nous avons veillé à ce que les deux parties en guerre soient informées de ces propositions", précise le diplomate. Celles-ci n'ont pour l'heure pas abouti à des résultats politiquement pertinents.

Pour la communauté internationale et pour la Suisse, il est avantageux que Berne reste neutre, dit-il encore. Et les interlocuteurs russes apprécieraient le site de Genève.

"Compromis"

La Suisse doit, à ses yeux, faire encore davantage dans l'humanitaire et la reconstruction de l'Ukraine. Elle devrait également se montrer plus généreuse dans l'accueil des réfugiés ukrainiens.

Une fin de guerre ne se dessine pas pour le moment, selon M. Greminger. "Le scénario le plus probable est la poursuite d'une guerre longue et intense, comme celle que nous connaissons actuellement", dit-il, tout en s'inquiétant des coûts que cela implique. Un jour, ils seront trop élevés et il faudra un plan B.

Il envisage des "possibilités théoriques de compromis", comme céder temporairement des territoires occupés à la Russie. Dès qu'un nouveau gouvernement russe serait au pouvoir, la restitution pourrait être négociée, affirme-t-il. Le conflit se résume finalement à une question, selon lui, à savoir si on préfère une guerre très longue et coûteuse ou une fin du conflit, peut-être insatisfaisante.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

Affaires Dittli: coûts des rapports et frais d'avocats dévoilés

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Le Conseil d'Etat vaudois a dévoilé certains montants engagés en lien avec les affaires Dittli et du bouclier fiscal (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Conseil d'Etat vaudois n'est pas en mesure de dire combien ont exactement coûté les affaires Dittli et du bouclier fiscal au Canton. Il a, par contre, dévoilé les montants des différents rapports - Studer, Paychère et Meylan - et frais d'avocat pris en charge par l'Etat, soit un montant total de 248'000 francs.

Ces chiffres ont été divulgués jeudi dans les décisions hebdomadaires du Conseil d'Etat, dans une réponse à la simple question du député PLR Loïc Saugy.

Le montant des frais d'avocats de la conseillère d'Etat Valérie Dittli s'élève à près de 80'000 francs, lequel comprend la participation de l'Etat aux honoraires de l'avocat de la partie adverse pour un montant d'environ 8000 francs dans le cadre du dossier de la Commission foncière rurale (CFR 1), dont l'ancien président était en conflit avec la ministre centriste.

Le rapport Meylan, chargé justement de faire la lumière sur l'accord confidentiel dans ce dossier CFR 1, a coûté 28'000 francs à l'Etat. Les frais liés au rapport Paychère, qui a révélé la mauvaise application du bouclier fiscal, se montent à 57'644 francs. Pour le rapport Studer, qui a notamment listé les dysfonctionnements dans le Département des Finances alors en main de Valérie Dittli, la facture s'est montée à 52'655 francs.

Hormis ces chiffres, le Conseil d'Etat ne peut pas donner un décompte exhaustif des coûts engagés, "incluant notamment les heures de travail des services, les rapports produits, les séances institutionnelles ainsi que les traitements administratifs assurés par les entités et directions concernées (finances, ressources humaines, commissions de surveillance, etc)", explique-t-il.

Ce travail de reconstitution est jugé "particulièrement lourd", sachant par exemple que les services de l'administration devraient estimer rétrospectivement "les heures de travail réparties entre de nombreuses entités". Le Conseil d'Etat considère ainsi "qu'un exercice de chiffrage détaillé serait disproportionné au regard des ressources qu'il exigerait".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Canton de Vaud poursuit son aide à la presse locale

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Le Canton de Vaud renouvelle ses mesures de soutien à la diversité des médias locaux (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Vaud poursuit son engagement en faveur de la presse régionale. Le Conseil d'Etat a décidé de renouveler son plan de soutien en faveur de la diversité des médias locaux, avec un nouveau projet recalibré à 4,4 millions de francs sur cinq ans. La priorité est donnée aux mesures en faveur des jeunes, de la formation des journalistes et du soutien de l'agence de presse nationale Keystone-ATS.

"Si la situation des médias était préoccupante lors des débats au Grand Conseil en 2020 sur le premier décret, force est de constater qu'elle s'est encore durcie durant ces cinq dernières années. Par ce nouvel engagement, le gouvernement réaffirme sa volonté de soutenir, dans le respect des principes de neutralité et de proportionnalité, un écosystème médiatique local professionnel et diversifié", indique jeudi le Conseil d'Etat dans un communiqué.

Le nouveau paquet d'aide à la presse se monte à 4,4 millions de francs, contre 6,2 millions pour le premier, accepté en 2021 par le Parlement. Ce soutien doit à nouveau passer la rampe du Grand Conseil prochainement. "Dans un contexte financier contraint, le Conseil d'Etat a choisi de concentrer son soutien sur les mesures ayant démontré leur efficacité", justifie-t-il.

Il s'inscrit dans la continuité du dispositif mis en ½uvre depuis 2021: préserver la pluralité et l'indépendance du paysage médiatique local et régional vaudois, tout en accompagnant sa transition numérique, au moyen de mesures indirectes et subsidiaires, explique le gouvernement.

Le projet "Check" convainc

L'exécutif compte favoriser l'exercice de la citoyenneté et l'encouragement à l'information et à la formation de l'opinion, estimant nécessaire de sensibiliser les jeunes (17-25 ans) à la désinformation et à l'importance de s'informer auprès de médias fiables. A ce titre, le projet Chek, lancé en 2024, a dépassé les attentes, notamment en termes d’audience.

Il est donc proposé de reconduire et renforcer cette plateforme présente sur les réseaux sociaux, alimentée par les médias locaux en toute indépendance vis-à-vis de l'Etat, avec du contenu destiné aux jeunes. Montant alloué total sur cinq ans: 3,45 millions de francs.

Le soutien aux projets d’éducation aux médias, qui comprenait des accès numériques aux titres vaudois pour les écoles, est ajusté afin de valoriser des projets concrets de sensibilisation portés par les éditeurs, tels que l’élaboration de cours facultatifs sur les médias, la tenue d’un journal scolaire, etc.

Fort de son succès depuis sa mise en place en 2021, le Canton reconduit la prise en charge des frais de formation au CFJM (Centre de formation au journalisme et aux médias, à Lausanne) pour les journalistes stagiaires. Cette mesure de 200'000 francs pour 2027-2031 contribue à former des journalistes proches du terrain et des réalités locales, selon lui.

Soutien à l'agence renouvelé

De même, le soutien à l'agence de presse Keystone-ATS a "permis de consolider la couverture journalistique de l'ensemble du territoire cantonal". Cette mesure, qui prévoit la prise en charge des coûts équivalant à un poste de journaliste, garantit, depuis 2021, "une information factuelle et indépendante sur les principaux enjeux politiques, économiques, judiciaires et culturels, tout en assurant aux médias locaux un accès facilité à ces contenus".

Ce dispositif ayant pleinement atteint ses objectifs, le Conseil d’Etat propose sa reconduction, à raison de 100'000 francs par année.

Enfin, le plan comprend la création d'une nouvelle mesure visant à encourager les initiatives des médias locaux en termes d'innovation éditoriale et de transformation numérique (125'000 francs).

Le cercle des bénéficiaires des mesures de soutien est également ajusté sur la base de l'expérience acquise depuis 2021, indique encore le gouvernement. Il se concentre sur les journaux généralistes ayant leur siège dans le canton de Vaud et s'élargira, pour certaines mesures, aux radios et télévisions locales généralistes non bénéficiaires de la redevance ni financées majoritairement par des fonds publics.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Agression à la hache à Valangin: psychiatres non coupables

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L'agresseur, qui avait notamment attaqué des femmes avec une hache, s'était enfui du site de Préfargier du Centre neuchâtelois de psychiatrie (archives). (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

Trois psychiatres ont été acquittés jeudi par la Cour pénale neuchâteloise des accusations de lésions corporelles par négligence. Un patient, sous leur responsabilité, avait pris la fuite et agressé des personnes à la hache à Valangin.

"Il n'y a pas eu de violation fautive du devoir de prudence" des médecins, a déclaré le juge Emmanuel Piaget. "La décision n'était pas indéfendable, hors du risque admissible".

La Cour a relevé l'imprévisibilité du patient. "Il n'y a pas eu de causalité adéquate", a expliqué le juge. Alors que le patient était calme et acceptait ses médicaments, il avait reçu l'autorisation médicale d'aller à la cafétéria avec sa famille. Il avait fugué et par la suite agressé plusieurs personnes.

Le Tribunal de police de Neuchâtel avait acquitté le 13 décembre 2024 deux des trois médecins psychiatres. Le médecin-chef avait été condamné pour lésions corporelles par négligence à 35 jours-amende à 400 francs. Ce dernier et quatre plaignants sur cinq avaient fait appel.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Partners Group: vers un problème plus large dans le crédit privé

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Le président de la société de recherche indépendante AlphaValue, Pierre-Yves Gauthier, livre son point de vue sur les difficultés que rencontre le gestionnaire d'actifs Partners Group avec certains fonds d'investissement. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le président de la société de recherche indépendante AlphaValue, Pierre-Yves Gauthier, livre son point de vue sur les difficultés que rencontre le gestionnaire d'actifs Partners Group avec certains fonds d'investissement dont il y a dû limiter les remboursements.

AWP: Quelle conséquence a l'annonce de Partners Group de limiter les remboursements de certains fonds "Evergreen"?

Pierre-Yves Gauthier: Partners Group est le premier à avoir agi et restreint la liquidité des fonds, mais l'ensemble des entreprises qui gèrent des fonds dans les marchés privés vont être confrontées à la même difficulté. C'est un très mauvais signal pour eux-mêmes et le secteur.

Partners Group aurait souhaité éviter d'être le premier à faire cette communication, mais tout le monde attendait qu'il y ait quelqu'un qui sorte du bois et parle. C'est peut-être aussi une tactique de Partners Group d'être les premiers à annoncer la nouvelle, ce qui crée une forme de respectabilité pour l'entreprise. Et cela crée un problème pour les acteurs qui sont en difficulté dans ce segment. Partner Group est mieux configuré pour absorber ce choc que certains de leurs grands concurrents.

AWP: Quel est le problème avec les fonds "Evergreen"?

P-Y G: La croissance des fonds Evergreen est venue ces dernières années des investisseurs privés, qui présentent une plus grande fragilité structurelle que les investisseurs institutionnels orientés sur le long terme. Les investisseurs privés se retournent facilement.

Depuis environ deux ans, les doutes montent sur la qualité des sous-jacents dans le crédit privé. Depuis le début de l'année, la crise est avérée et l'ensemble des fonds de crédit privé a été obligée de limiter les retraits. Les vibrations sur la classe d'actif du marché privé sont devenues très négatives. Le crédit privé, qui était en zone de croissance, pose désormais des problèmes de valorisation.

Dans un contexte de taux qui montent et d'inquiétudes, un certain nombre d'investisseurs se sont précipités et ont essayé de récupérer leurs fonds. Tous les grands gérants de fonds de crédit privé se sont trouvés confrontés à des retraits très importants.

Partners Group n'est pas très exposé au crédit privé et n'avait pas jusqu'à présent de difficulté dans cette activité. La nouveauté, c'était l'effet d'annonce qu'il représente pour la classe d'actifs, le private equity, sur lesquels ils paraissent les plus solides quand même.

AWP: Existe-t-il un risque d'effet domino vers d'autres acteurs du crédit privé et d'autres classes d'actifs?

P-Y G: Oui, il y a un risque d'effet domino vers d'autres fonds et d'autres acteurs du secteur. La classe d'actifs du marché privé est une classe sur laquelle il y a des interrogations sur la façon dont sont comptabilisées les performances, sur la qualité des sous-jacents, notamment dans le crédit privé.

La Suisse est surexposée dans le marché privé, non seulement avec Partners Group, mais aussi en raison des fonds d'investissement, et d'établissements comme UBS, Julius Bär ou encore EFG. Si cette classe d'actifs recule ou plafonne, cela aura un impact sur les commissions enregistrées par ces acteurs.

AWP: Les difficultés du marché du crédit privé peuvent-elles devenir systémiques et conduire à une crise financière plus large?

P-Y G: Il y a une dimension systémique sur le crédit privé. Ce dernier assure la liquidité des entreprises avec un financement que n'accordent plus les banques. Si ce mécanisme de financement est bloqué, cela peut avoir un effet de plus grande ampleur.

Le crédit privé représente à peu près 2000 milliards de dollars d'encours. C'est énorme à l'échelle d'un pays comme la France ou la Suisse, mais c'est infime à l'échelle globale. Il existe des effets de gâchette qui peuvent transposer les risques à toutes les classes d'actifs. Si les entreprises, qui sont financées en crédit privé, ne sont pas refinancées, elles déposent leurs bilans. Les effets domino sont absolument instantanés.

C'est une crise qui est là depuis probablement deux ans, qui mûrit, mais dont les bulles ne sont pas vraiment visibles, qui ne remontent pas complètement à la surface. S'il y a une crise dans le secteur des crédits privés, cela va réduire la circulation de flux dans ce secteur, mais il ne va pas y avoir de grande explosion. Il y a un effet systémique, mais il n'y a pas de choc systémique.

Les nouvelles pourraient être de plus en plus mauvaises pendant les deux années qui viennent. Avec en point d'orgue, la spéculation sur l'IA. Si ça se passe bien avec l'IA, l'illusion collective va se poursuivre et on va oublier un petit peu la problématique des engagements dans les marchés privés. Si par contre il y a un retour de bâton sur l'IA, on aurait un effet d'écho assez prononcé sur le marché du crédit privé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Le bitcoin à son plus bas niveau depuis février

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Le bitcoin est tombé jeudi à son plus bas niveau depuis février. (archive) (© KEYSTONE/AP/Kin Cheung)

Le bitcoin est tombé jeudi à son plus bas niveau depuis février. La pression s'est accentuée sur la plus ancienne et la plus connue des cryptodevises après la décision inattendue de la société américaine MicroStrategy de vendre une partie de ses avoirs en bitcoins.

Vers 14h45, la reine des monnaies numériques s'échangeait en baisse de 5,4%, à 63'550,52 dollars.

Les investisseurs préfèrent désormais se tourner vers d'autres valeurs prometteuses, notamment de grandes entreprises comme Samsung, SK Hynix et Micron, selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. "Le potentiel de croissance des fabricants de puces mémoire, et maintenant des entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle (IA), a été si convaincant que celui du bitcoin a soudainement perdu de son attrait", explique la spécialiste.

La vente de bitcoins par MicroStrategy, éditeur américain de logiciels, a porté le coup de grâce. "L'entreprise n'a pas vendu ses bitcoins de son plein gré; elle a été forcée de le faire pour financer les dividendes très élevés promis aux détenteurs de ses actions privilégiées", poursuit Mme Ozkardeskaya.

Pour Timo Emden, analyste chez Emden Research, les investisseurs sont encore sous le choc de la récente vente de bitcoins par MicroStrategy. "Cette vente a créé une brèche dans la confiance des investisseurs, déjà fragile", observe l'expert.

Entre les craintes d'inflation, les pressions monétaires et les tensions géopolitiques, la cryptomonnaie subit actuellement une pression considérable, selon lui. Les investisseurs doivent désormais se préparer à une possible chute sous le seuil psychologique des 60'000 dollars.

Ipek Ozkardeskaya relève même que les courtiers de Kalshi prévoient désormais que le cours du bitcoin chutera sous la barre des 50'000 dollars cette année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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