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Economie

Banque Migros rembourse 60 millions de rétrocessions indues

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L'établissement zurichois a perçu indûment des rétrocessions durant près de huit ans, une "erreur" qu'il compte corriger. (Archives) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Quelque 37'000 clients ayant investi dans les fonds de Banque Migros vont percevoir un remboursement total de 60 millions de francs. L'établissement zurichois a perçu indûment des rétrocessions durant près de huit ans, une "erreur" qu'il compte corriger.

Le montant sera automatiquement crédité aux clients existants en janvier prochain, indique mercredi la filiale du géant de la distribution Migros. Le paiement sera prélevé en 2021 sur les réserves pour risques bancaires généraux et n'affectera pas ainsi les résultats annuels.

Le remboursement a été calculé au 30 novembre 2021, avec effet rétroactif au 1er janvier 2014 - date de l'entrée en vigueur de nouveaux contrats pour les fonds Banque Migros. Il porte donc sur une durée maximale de sept ans et onze mois.

Contrairement à ce qui était indiqué dans le contrat des fonds concernés, Banque Migros a bel et bien touché des rétrocessions. Ce qui est qualifié d'erreur a été constaté à la suite d'un examen interne dans le cadre de la nouvelle loi sur les services financiers (LSFin), précise le communiqué.

Les rétrocessions sont des paiements effectués entre intermédiaires pour un service financier fourni à un client. Ces transactions sont très controversées, car financées par le client final souvent dans une opacité totale.

"Après avoir constaté l'erreur, il était clair pour nous que la Banque Migros allait la corriger en toute simplicité et en faveur de sa clientèle", affirme le directeur général Manuel Kunzelmann, cité dans le communiqué, assurant que des mesures ont été prises afin que ce genre d'événement ne se reproduise pas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Energie, nucléaire: les infrastructures au coeur du conflit

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De la fumée et des flammes s’élèvent après une frappe aérienne israélienne qui a touché le pont de Qasmiyeh, près de la ville côtière de Tyr au Liban dimanche. (© KEYSTONE/AP/Mohammad Zaatari)

Téhéran a menacé dimanche de fermer le détroit d’Ormuz et de frapper des infrastructures vitales au Moyen-Orient après un ultimatum de Donald Trump pour sa réouverture. Cette menace intervient après des frappes près de sites nucléaires en Iran et en Israël.

Si les menaces de Washington - bombarder les centrales électriques au cas où Téhéran ne débloque pas le détroit d'Ormuz d'ici lundi soir - sont mises à exécution, l'Iran fermera complètement ce point de passage maritime crucial pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, a averti l'armée.

Dans les faits, le détroit est quasiment fermé depuis le début de la guerre le 28 février, le transit de marchandises ayant baissé de 95%, selon la société d'analyse Kpler. Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir.

Si le conflit dure "plus de six mois", "toutes les économies du monde en souffriront", a averti le PDG du géant pétrolier français TotalEnergies, Patrick Pouyanné, estimant qu'à l'heure actuelle, "ce sont 10 millions de barils de pétrole par jour qui ne peuvent pas sortir du Golfe arabo-persique".

Téhéran a également menacé de s'en prendre aux infrastructures énergétiques et usines de dessalement d'eau dans la région, qualifiées de "cibles légitimes", si Donald Trump mettait en oeuvre ses menaces.

A Téhéran, le nombre de frappes israélo-américaines s'est réduit ces derniers jours et les marchés ont retrouvé une certaine effervescence. Mais l'angoisse domine: "la seule chose commune que nous ressentons dans cette période est l'incertitude sur l'issue" de cette guerre, a décrit à l'AFP une Téhéranaise de 31 ans, Shiva.

Inquiétudes sur le nucléaire

L'autre préoccupation internationale grandissante concerne les attaques ciblant des sites nucléaires.

La guerre entre dans une "phase périlleuse", s'est alarmé sur X le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il a appelé "urgemment toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires".

Samedi, l'Iran a lancé deux attaques particulièrement destructrices sur le sud d'Israël, dont une à Dimona, ville abritant un centre stratégique de recherche nucléaire dans le désert du Néguev, faisant une trentaine de blessés.

Le missile a touché une zone résidentielle à quelque 5 km du site ultra secret.

Israël est considéré comme le seul pays doté de l'arme nucléaire au Moyen-Orient mais entretient l'ambiguïté sur le sujet.

Einav Alon, 37 ans, propriétaire d'un supermarché endommagé par la frappe à Dimona, décrit la scène: "Quand nous sommes sortis de l'abri (dans sa maison, NDLR), tout était détruit".

En visant Dimona, l'Iran a dit riposter à une frappe "ennemie" contre un de ses complexes nucléaires à Natanz, au sud de Téhéran.

L'armée israélienne a assuré ne "pas être au courant" d'une telle frappe, la télévision publique Kan rapportant qu'il s'agissait d'une action américaine.

D'après l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, "aucune fuite de matières radioactives n'a été signalée" sur ce site déjà bombardé début mars.

Après chacune de ces frappes, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a exhorté "à la retenue militaire maximale".

En lançant, avec son allié israélien, l'offensive militaire contre l'Iran, Donald Trump avait dit notamment vouloir éliminer la menace nucléaire iranienne, déjà visée par la guerre de juin 2025.

S'exprimant depuis Arad, autre ville du sud touchée par une frappe, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis dimanche qu'Israël "viserait personnellement" les dirigeants de la République islamique, et plus particulièrement les membres de son corps d'élite des Gardiens de la Révolution.

Invasion terrestre au Liban ?

Dans sa quatrième semaine, la guerre, que le pape Léon XIV a déclaré suivre avec "consternation", continue d'embraser le Moyen-Orient.

Une attaque a fait une première victime civile sur la frontière nord d'Israël, tuée par un tir de roquette depuis le Liban, où le Hezbollah, entré dans la guerre aux côtés de l'Iran le 2 mars, a revendiqué des tirs contre des soldats israéliens.

L'armée israélienne a frappé dimanche un pont important dans le sud du Liban après qu'Israël a annoncé son intention de détruire des ponts utilisés par le Hezbollah au-dessus du fleuve Litani.

Le président libanais Joseph Aoun a estimé qu'il s'agissait d'un "prélude à une invasion terrestre" et a dénoncé "une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban".

En Irak, entre six et huit attaques nocturnes de roquettes et drones ont visé un centre diplomatique et logistique américain à l'aéroport international de Bagdad, selon des sources sécuritaires locales.

Ces attaques n'ont pas été revendiquées à ce stade, mais des factions armées irakiennes pro-iraniennes prennent régulièrement pour cible des intérêts américains depuis le début de la guerre.

Téhéran cible aussi les pays du Golfe

Dimanche, trois missiles balistiques ont visé la région de Ryad. Les Emirats arabes unis ont également dit répondre à des attaques de missiles et de drones de l'Iran.

A proximité du détroit d'Ormuz, un "projectile inconnu" a explosé dimanche près d'un bateau naviguant au nord de la ville émiratie de Charjah, sans faire de blessé, selon l'agence maritime britannique UKMTO.

Une vingtaine de pays - Emirats, Royaume-Uni, France ou encore Japon - se sont dit "prêts à contribuer aux efforts" nécessaires à la réouverture du détroit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Dessiner au péril de sa liberté: trois auteurs exposent à Morges

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Rachita Taneja et Zunzi ont reçu en 2024 à Genève le prix international du dessin de presse "Kofi Annan Courage" (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Critiqués, parfois licenciés ou trainés devant les tribunaux, trois dessinateurs d'Inde, Hong Kong et Turquie dévoilent leur travail à la Maison du dessin de presse, à Morges. Ils ont obtenu en 2024 et 2025 le Prix du courage pour leur engagement à défendre la liberté d'expression. A découvrir jusqu'au 24 mai.

En 2024, l'Indienne Rachita Taneja et le Hongkongais Zunzi ont reçu le Prix Kofi Annan du courage, remis par la Freedom Cartoonist Foundation que préside Chappatte. L'année suivante, Zehra Ömeroğlu de Turquie a décroché le Prix Robert Russel du courage décerné par Cartoonists Rights. Tous trois dessinent au péril de leur liberté et travaillent sous la menace de la prison et de la censure.

Pour l'exposition "Les Prix du courage", la Maison du dessin de presse a contacté les artistes pour leur demander une sélection représentative de leur oeuvre. L'accrochage propose ainsi 90 dessins - 30 par auteur - répartis en trois territoires, l'Inde, la Turquie et Hong Kong, explique le dossier de presse.

Féministe en Inde

Rachita Taneja, alias Sanitary Panels, signe des chroniques numériques de la vie quotidienne en Inde. Les oeuvres de cette féministe frappent par leur simplicité, souvent un strip noir et blanc de quatre cases. A la suite d'une série de dessins, la Cour suprême a porté plainte contre elle. Elle risque jusqu'à six mois de prison.

A Hong Kong, Zunzi se bat pour la démocratie, surtout depuis la loi sur la sécurité nationale promulgée par la Chine en 2020. Trois ans plus tard, il a été licencié du journal où il travaillait depuis 40 ans. Ses dessins ont été dénoncés par des officiels comme de "l'humour moralisateur qui nuit à l'image de Hong Kong".

Accusée d'obscénité

Dans un climat de pression croissante en Turquie, Zehra Ömeroğlu s'est vue accusée d'obscénité par les autorités pour un dessin intitulé "Sexe durant la pandémie". Elle a été acquittée, puis elle a fait l'objet d'une nouvelle requête de la part du procureur. L'épreuve judiciaire, la précarité professionnelle et les menaces l'ont contrainte à quitter son pays. Elle vit désormais en exil.

Le 8 mai, l'exposition fera partie des lieux à découvrir lors de la manifestation "A voir un soir à Morges", qui permet des rencontres privilégiées avec le public. A cette occasion, la Maison du dessin de presse prévoit d'accueillir le dessinateur Chappatte pour des visites guidées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Protégée depuis 150 ans, la forêt reste toutefois sous pression

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Les forêts suisses, ici celle de la montagne de Boudry (NE), sont protégées depuis 150 ans par une loi fédérale, mais doivent faire face à d'importants défis comme le changement climatique (archives). (© KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO)

Entrée en vigueur en 1876, la loi fédérale sur les forêts devait permettre d'assurer la durabilité des ressources en bois et permettre un reboisement. Si aujourd'hui les effets du texte sont visibles sur la forêt suisse, de nouveaux défis ont fait leur apparition.

"Les forêts se portent mieux qu'il y a 150 ans grâce à cette loi", explique à Keystone-ATS le porte-parole de ForêtSuisse Benno Schmid. Toutefois, "les forêts souffrent désormais face au changement climatique et doivent composer avec la présence importante de ravageurs", explique M. Schmid.

Le Rapport forestier de l'OFEV parle d'ailleurs d'une forêt suisse qui n'a "jamais été autant sous pression". Pour y faire face, les experts proposent notamment la promotion d’essences adaptées au climat futur.

A l'occasion de la journée internationale des forêts samedi, ForêtSuisse a rappelé que "si la production de biens matériels et les prestations de services dégagent un léger bénéfice, la gestion forestière en général et la récolte de bois en particulier restent déficitaires".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Tir de missile iranien près d'un site nucléaire israélien

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La guerre au Moyen-Orient est entrée samedi dans sa quatrième semaine. (© KEYSTONE/AP/Maya Levin)

La guerre au Moyen-Orient, entrée samedi dans sa quatrième semaine, s’est étendue aux sites nucléaires après des frappes visant des installations sensibles en Iran. En riposte, Téhéran a ciblé une ville israélienne abritant un centre de recherche nucléaire.

Une trentaine de personnes ont été blessées par des éclats de projectile, à Dimona, dans le sud du pays, où un bâtiment a essuyé un "impact direct de missile" iranien, selon les autorités locales.

Le site frappé est situé dans une zone résidentielle, à près de cinq kilomètres du centre de recherche nucléaire.

Autour d'un large cratère au sol, la terre est partout retournée et les façades de tous les immeubles aux alentours ont été en grande partie détruites, a constaté un correspondant de l'AFP.

Débris de toutes sortes, arbres sectionnés, blocs de bétons jonchent le site aux allures de champ de bataille.

Israël est considéré comme le seul pays doté de l'arme nucléaire au Moyen-Orient mais entretient l'ambiguïté sur le sujet. Le site de Dimona est officiellement dédié à la recherche nucléaire et l'approvisionnement énergétique.

L'Iran a revendiqué le tir de missile, affirmant qu'il s'agissait d'une "réponse" à l'attaque "ennemie" contre le complexe de Natanz (centre), rapportée plus tôt par Téhéran.

D'après l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, "aucune fuite de matières radioactives n'a été signalée" sur ce site qui avait déjà été frappé début mars.

L'armée israélienne a assuré ne "pas être au courant" d'une telle frappe, la télévision publique Kan rapportant qu'il s'agissait d'une action américaine.

Israël a par contre affirmé en soirée avoir frappé à Téhéran un centre universitaire, Malek-Ashtar, "utilisé par le régime terroriste iranien pour développer des composants d'armes nucléaires".

"Risques de catastrophe"

Après chacune de ces frappes, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi a appelé "à la retenue militaire maximale" afin d'éviter tout risque d'accident nucléaire.

Le Kremlin, allié de longue date de l'Iran, a condamné des frappes "irresponsables" faisant peser "des risques réels de catastrophe à l'échelle de tout le Moyen-Orient".

En lançant l'offensive contre Téhéran avec Israël le 28 février, Donald Trump avait dit notamment vouloir éliminer la menace nucléaire iranienne, déjà fortement affaiblie par la guerre de douze jours en juin 2025.

Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique, ce qu'il dément, et des pourparlers sur le sujet avaient justement eu lieu en février avant d'être brutalement stoppés par l'attaque israélo-américaine.

"Impact considérable"

Ces derniers jours, les frappes avaient redoublé d'intensité contre des installations énergétiques dans le Golfe, faisant s'envoler les prix des hydrocarbures.

Le blocage par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie commerciale cruciale pour l'approvisionnement mondial en carburant, aggrave cette flambée.

Le chef du commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom), l'amiral Brad Cooper, a assuré samedi qu'une installation qui abritait des missiles de croisière avait été "détruite" cette semaine et des sites de renseignement et des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires "anéantis".

"La capacité de l'Iran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz et aux alentours est, de ce fait, réduite, et nous n'arrêterons pas de poursuivre ces cibles", a-t-il ajouté.

Une vingtaine de pays, dont les Emirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France ou encore le Japon se sont de leur côté dit "prêts à contribuer aux efforts" nécessaires à la réouverture du détroit et ont condamné les récentes attaques iraniennes ayant visé des navires et des infrastructures pétrolières et gazières.

Vendredi, les cours du pétrole ont terminé en hausse, restant toutefois sous le seuil des 120 dollars le baril, tutoyé à plusieurs reprises depuis le début du conflit.

La Commission européenne a appelé les Etats membres à réduire leurs objectifs de remplissage de gaz pour l'hiver prochain, afin d'atténuer la pression sur les prix, déplorant "l'impact considérable" de la guerre sur les marchés mondiaux.

"Quatre à six semaines"

Israël a prévenu samedi que l'intensité des frappes en Iran allait "augmenter considérablement" dans les prochains jours.

"Nous ne nous arrêterons pas tant que tous les objectifs de la guerre n'auront pas été atteints", a lancé Israël Katz, le ministre de la Défense, alors que l'armée israélienne a bombardé dans la nuit des sites de production de missiles à Téhéran.

Et si vendredi, Donald Trump avait affirmé que les Etats-Unis étaient "sur le point d'atteindre" leurs objectifs et envisageaient de "réduire graduellement" les efforts militaires américains, il a aussi écarté toute idée de cessez-le-feu.

Après trois semaines de conflit, l'Iran continue de riposer en lançant drones et missiles tous azimuts.

Vendredi, il a tenté de frapper "sans succès" la base américano-britannique de Diego Garcia, située à 4000 kilomètres de son territoire, selon une source officielle britannique.

C'est un "fait notable", l'île se situant "au-delà de la portée max estimée jusqu'alors des missiles iraniens", estime sur X le chercheur français Etienne Marcuz, de la Fondation pour la recherche stratégique, y voyant là "une démonstrtion de force".

Depuis le début de la guerre, l'Iran a perdu plusieurs figures du pouvoir iranien, notamment le guide suprême Ali Khamenei.

Son fils Mojtaba Khamenei l'a remplacé mais n'est toujours pas apparu en public depuis sa désignation.

Il n'était pas présent à Téhéran samedi à la prière de l'Aïd, la fête de fin du ramadan, traditionnellement dirigée par le guide suprême.

Une foule de croyants s'est réunie dès l'aube à la Grande Mosquée de l'Imam Khomeini. Des scènes similaires étaient observées dans d'autres villes du pays, où l'accès à internet est très restreint.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Rachat de Twitter: Musk a trompé des actionnaires, juge un jury

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Les dommages à payer pour Elon Musk pourraient se chiffrer en plusieurs milliards de dollars, selon les avocats des plaignants. (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

Elon Musk a trompé des actionnaires de Twitter lors du rachat du réseau social pour 44 milliards de dollars en 2022, a jugé vendredi un jury californien. L'accusation de manoeuvre frauduleuse délibérée pour faire baisser le cours de l'action a toutefois été rejetée.

Après trois semaines d'un procès civil marqué par le témoignage en personne de l'homme le plus riche au monde, le jury d'un tribunal de San Francisco a estimé que deux tweets publiés par le patron de Tesla en mai 2022 contenaient des déclarations mensongères responsables de la baisse du cours de Twitter.

Les dommages, qui doivent encore être déterminés, pourraient se chiffrer en plusieurs milliards de dollars, selon les avocats des plaignants cités par la chaîne télévisée CNBC.

Le verdict constitue une rare défaite judiciaire pour Elon Musk, souvent surnommé "Teflon Elon" pour sa capacité à sortir indemne de procès que beaucoup le voyaient perdre. Quelques minutes après l'annonce du jugement, les avocats de l'entrepreneur ont fait savoir que leur client entendait faire appel de la décision, qu'ils ont qualifiée de "contretemps".

En 2023, un jury du même tribunal fédéral de San Francisco l'avait exonéré en quelques heures d'accusations similaires portées par des actionnaires de Tesla, après qu'il avait tweeté en 2018 avoir les fonds pour racheter le constructeur automobile.

Nombre de faux comptes

Le patron de Twitter, devenu X, qui publie chaque jour de nombreux messages sur la plateforme n'a pas réagi immédiatement à ce verdict, dont il peut faire appel.

Le procès a largement tourné autour des affirmations de Musk sur le nombre de faux comptes sur Twitter. Il avait soutenu que la plateforme comptait bien plus de comptes spam et automatisés que les 5% déclarés dans ses documents réglementaires, utilisant ce qu'il présentait comme une tromperie de Twitter pour justifier sa tentative de se retirer de l'accord.

Après le premier message posté sur la plateforme à ce sujet par Elon Musk, en mai 2022, le cours du titre avait chuté de 17% en deux séances, poussant certains actionnaires à vendre.

Les plaignants, eux, soutenaient que ces déclarations faisaient partie d'un plan visant à faire pression sur le conseil d'administration pour obtenir un prix inférieur à son offre initiale, alors que le cours de l'action Tesla chutait et rendait le financement de l'opération plus coûteux.

Après que Musk avait tenté de se désengager, Twitter l'avait poursuivi en justice dans le Delaware pour le contraindre à honorer l'accord. Peu avant l'ouverture de ce procès, Musk avait fait volte-face et accepté de payer le prix d'origine, avant de renommer la plateforme X. Certains actionnaires ont ainsi cédé leurs titres avec une décote de plus de 30% par rapport au prix finalement payé par Elon Musk.

Premier homme à dépasser, l'an dernier, la barre des 500 milliards de dollars de fortune personnelle estimée, Elon Musk possède un patrimoine évalué, début mars, à 839 milliards de dollars, selon le magazine Forbes, essentiellement un cumul de la valeur actuelle de ses actions dans Tesla et SpaceX.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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