Rejoignez-nous

Suisse Romande

Vaud: nouvelles mesures pour gérer la coexistence avec le loup

Publié

,

le

Les éleveurs vaudois seront mieux indemnisés en cas d'attaque du loup sur leurs troupeaux (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le gouvernement vaudois prend de nouvelles mesures pour gérer la présence du loup dans le canton. Il revoit le système d'indemnisation pour les éleveurs, renforce le suivi des meutes et augmente l'effectif de la police de la faune.

Un montant forfaitaire de 600 francs sera désormais versé aux éleveurs en cas d'attaque "pour compenser les frais de traitement du sinistre", peut-on lire dans le Plan d'action loup 2023, publié vendredi. A ce montant s'ajoutera une indemnité, calculée sur la valeur du bétail par un expert indépendant.

La refonte du système d'indemnisations permettra "d'obtenir un calcul uniforme et indépendant, de s'appuyer sur un système robuste qui soit moins sujet aux interprétations", précise Sébastien Beuchat de la Direction générale de l’environnement, interrogé par Keystone-ATS.

Pour aider les agriculteurs, l'Etat de Vaud souhaite aussi étendre l'engagement de civilistes. Ceux-ci pourraient être appelés dans des exploitations avec bovins, alors qu'ils n'officiaient jusqu'ici que dans les fermes avec moutons et chèvres. La collaboration avec la Fondation Jean-Marc Landry (FJML) et les bénévoles de l'association OPPAL se poursuit.

L'Etat de Vaud estime par ailleurs "incontournable" un renforcement du corps de Police faune-nature. Deux postes supplémentaires seront créés pour mieux assurer la gestion du loup mais aussi pour permettre, le cas échéant, "une mise en oeuvre rapide des décisions de tir."

Monitoring et effarouchement

Ce nouveau Plan d'action vise encore à mieux suivre l'évolution du loup en terre vaudoise. Le dispositif de piège-photos, coordonné par la Fondation Kora, sera étendu plus au nord dans le Jura. Avec notamment comme objectif d'anticiper "l'installation éventuelle d'un nouveau couple, voire d'une nouvelle meute." Un tel dispositif pourrait aussi être installé, si nécessaire, dans les Préalpes.

Le volet monitoring prévoit aussi la pose d'appareils enregistreurs de sons. Le Canton s'est aussi associé au projet de recherche scientifique "Wolves and Cattle" (loups et bétail) de la Fondation Kora. Il cherchera notamment à poser des colliers GPS sur des loups.

"Idéalement, nous aimerions avoir plusieurs colliers dans des meutes différentes", indique Sébastien Beuchat. Il souligne toutefois la difficulté à réussir ce genre d'opération, qui nécessite d’endormir un loup, et relève que la pose d'un collier cette année serait déjà un succès.

Le Plan d'action prévoit encore de "professionnaliser" l'effarouchement, poursuit le responsable. Le premier volet concerne les alpages, où il s'agira de "mieux anticiper" la présence du loup. Des tests continueront à être menés avec différents moyens, par exemple avec un lance-fusées explosives.

Des interventions pourraient aussi être menées à proximité des villages, "si le comportement d'un loup devient problématique", note Sébastien Beuchat. Différents tests d'effarouchement seront réalisés (balles en caoutchouc, billes en plastique). Toutefois, si la menace est trop importante, le Canton pourra effectuer des régulations "afin de prévenir un dommage ou un danger pour l'homme lorsqu'il apparaît que des mesures de protection raisonnables ne seront pas suffisantes", relève M. Beuchat.

L'Etat de Vaud précise finalement que son Plan d'action 2023 reste "transitoire" et sera actualisé l'an prochain, sachant que la législation fédérale doit être révisée.

Attaques en hausse

En 2022, la présence de 26 loups au minimum a pu être certifiée dans le canton de Vaud. Deux meutes, celle du Marchairuz et du Risoud, sont installées dans le Jura vaudois, tandis qu'une paire semble en formation dans la région du Mont Tendre. Des individus isolés ont aussi été observés dans les Préalpes, dans la région du col des Mosses, mais aussi dans la Broye. Deux loups mâles distincts étaient par ailleurs présents à Bavois et Forel durant l'été 2022.

En matière d'attaques sur le bétail, une forte hausse a été constatée l'an dernier. Au 31 décembre 2022, les prédations attribuées au loup s'élevaient à 26 bovins (+ 5 animaux blessés), 32 ovins (+4) et 11 caprins (+2), selon le décompte du Canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse Romande

[SÉRIE D'ÉTÉ] Histoires oubliées du Léman

Publié

le

Photo d'illustration lors d'un spectacle à Genève en 2007. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Derrière le calme estival de la région lémanique, se cache une histoire plus mouvementée qu'il n'y paraît. Genève, symbole de paix, a pourtant été bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale. Au XVIIIe siècle, des pirates écumaient les eaux du Léman. Au Moyen Âge, un tsunami dévastait ses rives, tandis que, pendant des siècles, les lavandières y exerçaient leur métier dans des conditions éprouvantes.

En juin 1940, Genève a été accidentellement bombardée par des avions anglais égarés alors qu'ils faisaient route vers l'Italie.

Histoires oubliées du Léman Des bombes à Carouge

Des pirates sur le lac

Plusieurs historiens retracent l'histoire, au XVIIIe siècle, d'un certain Dantal, surnommé "le pirate d'eau douce".

Histoires oubliées du Léman Des pirates sur le lac

Le Tauredunum

En 563, à la suite de l'écroulement d'une montagne dans la vallée du Rhône, un tsunami dévastateur a balayé le lac Léman, créant une vague de 13 mètres à Lausanne et de 8 mètres à Genève. Quels risques aujourd'hui ?

Histoires oubliées du Léman Le Tauredunum

Bulles de savon et lavandières

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les lavandières genevoises nettoyaient le linge dans des bateaux-lavoirs, des fontaines ou aux abords du lac. Une histoire visible aujourd'hui dans l'espace public.

Histoires oubliées du Léman Lavandières

 

Continuer la lecture

Suisse Romande

Valérie Dittli demande le retrait du rapport Meylan

Publié

le

Valérie Dittli est venue vendredi devant la presse pour demander le retrait du rapport Meylan, estimant que son droit à être entendu n'avait pas été respecté. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Valérie Dittli contre-attaque. Trois mois après avoir été épinglée dans le rapport Meylan, la ministre vaudoise estime que son droit à être entendu a été bafoué, ce que conteste le Conseil d'Etat.

Valérie Dittli a présenté vendredi à la presse un avis de droit, commandé par ses soins auprès de professeurs des universités de Genève et Zurich. "Leur conclusion est univoque. Mon droit à être entendu a été gravement violé", a-t-elle affirmé. Et d'ajouter qu'il ne s'agit pas de "simples irrégularités" de procédure, mais "d'une atteinte à un droit fondamental ainsi qu'à la dignité humaine."

Valérie Dittli a notamment expliqué qu'elle aurait voulu prendre connaissance du rapport Meylan avant sa publication et pouvoir y apporter des compléments et corrections. Le Conseil d'Etat a toutefois refusé.

Se référant toujours à cet avis de droit, Valérie Dittli estime que l'utilisation du rapport Meylan doit remise en cause, "tant sur le plan administratif que dans le cadre d'une procédure pénale", le Ministère public ayant ouvert une enquête à la suite de la publication de ce rapport.

L'élue du Centre demande ainsi que le rapport Meylan, ainsi que le communiqué de presse attenant, soient retirés du site de l'Etat de Vaud. Elle ajoute que, selon l'avis de droit, elle pourrait faire valoir une réparation pour tort moral, mais qu'elle ne le souhaite pas, préférant "un apaisement" à une "guerre juridique" contre ses collègues.

Accord secret

L'avis de droit ne porte pas, en revanche, sur les accusations contenues dans le rapport Meylan, et que conteste toujours Valérie Dittli. Pour mémoire, ce rapport avait prouvé l'existence d'un accord confidentiel entre la ministre et l'ancien président de la Commission foncière rurale, Jean-Claude Mathey, avec qui elle était en conflit. L'accord prévoyait notamment le retrait de la plainte pénale à l'encontre de Valérie Dittli et le versement de 10'000 francs à M. Mathey, en contrepartie de la rédaction d'un rapport.

Ce rapport Meylan, tombé après plusieurs autres rapports épinglant Valérie Dittli, avait suscité une vive réaction du Conseil d'Etat. Dénonçant les mensonges et cachotteries de leur collègue, les membres du gouvernement avaient reconnu que la confiance serait difficile à rétablir.

Le Conseil d'Etat conteste

Vendredi, le Conseil d'Etat n'a pas tardé à réagir à la contre-attaque de la Centriste. Dans un communiqué, il souligne que Valérie Dittli a pu s'exprimer "à plusieurs reprises" dans le cadre de l'élaboration et de la publication du rapport Meylan. Le gouvernement précise qu'elle a participé à la préparation du mandat donné à Jean-François Meylan, puis qu'elle s'est exprimée à deux reprises devant lui.

"Son point de vue a été entendu lors des discussions au Conseil d'Etat à la réception du rapport. De plus, elle a fait valoir sa position au travers de sa déclaration personnelle diffusée aux médias", rappelle encore l'exécutif vaudois.

De plus, une analyse interne conclut que les éléments avancés dans l'avis de droit "ne sont pas applicables aux travaux effectués" par Jean-François Meylan, ajoute le Conseil d'Etat.

Le gouvernement remarque aussi que l'avis de droit présenté et payé (pour environ 10'000 francs) par Valérie Dittli ne changeait rien au fond de l'affaire, à savoir qu'il ne remettait pas en cause les faits établis par le rapport Meylan. Le Conseil d'Etat affirme finalement maintenir sa position et, en conséquence, refuse de retirer le rapport Meylan.

Avenir pas évoqué

Ces nouvelles dissensions entre Valérie Dittli et le Conseil d'Etat interviennent alors que la benjamine de l'exécutif doit se prononcer très prochainement sur son avenir politique. La ministre en charge notamment de l'agriculture et du numérique n'a toujours pas dit si elle souhaitait se représenter lors des élections cantonales de février prochain.

Alors que son parti lui a donné jusqu'au 11 août pour se positionner, elle s'est contentée vendredi de répondre que des "discussions sont en cours".

Continuer la lecture

Santé

[SÉRIE D'ÉTÉ] Les bons conseils pour réussir ses randonnées

Publié

le

Les bons conseils pour réussir ses randonnées (KEYSTONE/Anthony Anex)

L’été rime avec randonnées. Pour réussir sa sortie en montagne, il n’y a pas de miracle, il faut la préparer. Un expert nous donne plusieurs conseils pour profiter au mieux de la montagne.

Le Bis du Rhô en Valais, le Creux-du-Van à Neuchâtel, ou encore les Rochers de Naye au-dessus de Montreux.

Voici quelques randonnées que nous connaissons bien en Suisse romande…enfin pas tout le monde, certains ont peut-être décidé de se lancer cette année dans la marche en montagne. En Suisse, nous sommes quatre millions de pratiquants, c’est en quelque sorte notre sport national, un succès qui ne se dément depuis le Covid.

Mais la randonnée ne s'improvise pas, si 75% des marcheurs regardent la météo, seuls 25% s'occupent de l’itinéraire. Voici plusieurs conseils pour réussir votre sortie, ils sont données par Jean-Pierre Keller, préposé aux courses et chef de courses, au club alpin suisse de Genève.

Savoir lire les chemins

Les bons conseils pour réussir ses randonnéesSavoir lire les chemins

Bien s'équiper

Les bons conseils pour réussir ses randonnéesBien s'équiper

Que faire en cas de malaise?

Les bons conseils pour réussir ses randonnéesQue faire en cas de malaise?

Attention aux orages!

Les bons conseils pour réussir ses randonnéesAttention aux orages

Comment réagir face aux vaches et aux patous?

Les bons conseils pour réussir ses randonnéesComment réagir face aux vaches et aux patous

Vous trouverez des informations complémentaires sur les sites suisse-rando.ch, myswitzerland.com ou le bfu.ch.

Continuer la lecture

Suisse Romande

[SÉRIE D'ÉTÉ] Cinq lieux à découvrir ou redécouvrir près de Genève

Publié

le

Le Fort L'Écluse, situé en France voisine à seulement 30 minutes de Genève, offre une vue imprenable sur la vallée du Rhône et les Alpes. © Nicolas Gascard

Pourquoi ne pas profiter de l'été pour partir à la découverte de nouveaux lieux près de chez nous, ou retourner dans des endroits que l'on connaît déjà afin d'y trouver, notamment, un peu de fraîcheur? Entre villages médiévaux, forêts, cours d'eau et sites historiques, voici quelques idées d'escapades à moins d'une heure de Genève.

Arboretum du Vallon de l’Aubonne

Créé en 1968 l’Arboretum du Vallon de l’Aubonne s’étend sur une superficie de 200 hectares composée de forêts et de prairies. Son objectif: faire connaître et apprécier les arbres.

Pascal Sigg Directeur de l'Arboretum du Vallon de l'Aubonne

Nernier

Vous connaissez sûrement Yvoire, cette cité médiévale située sur les rives du Léman, surnommée aussi la Perle du Léman? Mais un autre village médiéval mérite aussi le détour, à seulement quelques minutes de la frontière suisse. Il s'agit de Nernier.

Christian Breuza Maire de Nernier

Vallon de l'Allondon

Nous ne sommes qu'à quelques kilomètres du centre-ville de Genève, et pourtant, l'impression d'un véritable dépaysement. Le Vallon de l'Allondon, à Dardagny, est un lieu idéal pour une belle balade en pleine nature.

Etienne Kolly Géologue genevois et accompagnateur en montagne

Fort L'Écluse

L'Electro'Fort Festival se tient, chaque année, en septembre dans l'enceinte du Fort l'Ecluse. (crédit : Colleen Perrot)

Direction le Fort L'Écluse, à seulement 30 minutes de Genève. Situé à Léaz, en France voisine, cet impressionnant ouvrage militaire, accroché à flanc de montagne, offre une vue imprenable sur la vallée du Rhône et les Alpes.

Fort l'Ecluse

Vallon du Roulave

Si vous êtes à la recherche d'un peu de fraîcheur cet été, pourquoi ne pas aller vous promener au bord du Roulave, à Dardagny?  La particularité de ce lieu? Ses molasses datant du Tertiaire.

Etienne Kolly Géologue genevois et accompagnateur en montagne

Continuer la lecture

Suisse Romande

[ITW] Action sur le Léman: «Le but était de dénoncer la complicité de la Suisse»

Publié

le

Leonore Porchet, Conseillère Nationale et Vice Présidente des Vert-e-s sur un bateau de la Gaza Freedom Flotilla sur le Léman le 13 juin 2026 (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Une vingtaine d’embarcations ont navigué sur le Léman en marge du sommet du G7 à Evian pour protester contre l’aide militaire à Israël. L'action, qui a rassemblé une centaine de personnes issues d'une quinzaine de pays, a vu la participation de plusieurs figures publiques romandes, parmi lesquelles la conseillère nationale et vice-présidente des Vert-e-s suisses, Léonore Porchet. Elle nous raconte.

Le choix du plan d'eau helvétique ne doit rien au hasard. Pour les organisateurs, l’objectif principal consistait à afficher, face à Evian et au G7, la colère face à la complicité des États dans le conflit en cours et de dénoncer plus particulièrement l'aide militaire apportée à Israël.

«Les pays du G7 et la Suisse sont complices du génocide qu’il y a encore en cours en ce moment dans la bande de Gaza. Notre objectif, c'était vraiment de dénoncer cette complicité»

Selon elle, l’action vise à maintenir la pression de manière visible, avec fumigènes aux couleurs palestiniennes et des slogans sur les bateaux pour cet événement pacifique.

«Ce qu’on doit faire maintenant, c’est mettre la pression sur nos gouvernements. C’est particulièrement important qu’on le fasse de manière ouverte et publique»

Au-delà du symbole maritime, la vice-présidente des Vert-e-s entend porter ces revendications au niveau institutionnel, malgré un rapport de force qu'elle juge défavorable au Parlement.

«On a eu des débats au Parlement pour suspendre ou arrêter ces échanges militaires avec Israël. Malheureusement, on a encore une majorité de droite qui, au mieux, veut continuer à faire de l'argent avec Israël»

Avec IA

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

EconomieIl y a 8 minutes

Face à la pénurie, la Suisse puise dans ses réserves de fourrage

Face à une pénurie de fourrages protéagineux, la Confédération autorise des prélèvements temporaires dans ses réserves obligatoires. Jusqu'à 20% des...

EconomieIl y a 24 minutes

Données du vivant: l'IA "ne peut dicter nos choix" selon Parmelin

"L'intelligence artificielle ne peut pas dicter nos choix". En ouvrant lundi à Genève la 25e...

EconomieIl y a 42 minutes

Canicule: Unia dénonce le non-respect des mesures sur les chantiers

Plus de huit chantiers sur dix n'appliquent pas systématiquement les pauses supplémentaires prévues dès 33°C,...

SportIl y a 48 minutes

Silvan Widmer prend sa retraite internationale

Après 65 sélections, 5 buts et 4 participations à des phases finales, Silvan Widmer dit...

CultureIl y a 1 heure

Voyage dans les 500 ans d'archives du Grand Conseil genevois

Les 500 ans du Grand Conseil genevois permettent de retrouver des pépites de son histoire....

CultureIl y a 1 heure

Noir sur Blanc, 40 ans de passerelles entre Est et Ouest

Lorsque Vera Michalski crée les éditions Noir sur Blanc en 1986 à Montricher (VD), l'Europe...

SuisseIl y a 1 heure

Nouvelle baisse des recettes des partis politiques en 2025

Les recettes des partis politiques ont à nouveau baissé en 2025. Neuf partis ont annoncé...

InternationalIl y a 1 heure

Scottie Scheffler est le golfeur le mieux payé

Le no 1 mondial Scottie Scheffler a réussi une belle remontée pour s'adjuger dimanche la...

SuisseIl y a 2 heures

Une personne en détention après l'incendie meurtrier de Thusis (GR)

La justice grisonne a ordonné la détention préventive à l'encontre d'une personne pour homicides par...

InternationalIl y a 2 heures

Un "lieutenant" de la 'Ndrangheta jugé à Bellinzone

Le procès d'un homme accusé d'avoir servi de relais logistique et financier en Suisse à...