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Suisse Romande

Vaud: long débat en vue pour la réforme de la loi sur l'énergie

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La réforme de la loi sur l'énergie trace une "étape décisive" vers la neutralité carbone en 2050, objectif du Plan climat vaudois. Elle est aussi un "pas important" vers plus de souveraineté énergétique pour le canton, qui importe 84% de son énergie (photo symbolique). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Le Grand Conseil vaudois s'attaque dès mardi à l'un des très gros morceaux de la législature en cours: la réforme de la loi sur l'énergie. La commission chargée d'examiner le projet du gouvernement soutient unanimement son adoption, mais avec plus de 90 amendements. Autant dire que les débats s'annoncent longs, techniques et, sans doute, très animés.

La révision de la loi sur l'énergie (LVLEne) vise à développer le recours aux énergies renouvelables locales, à diminuer la consommation énergétique, à remplacer les installations de chauffages à énergie fossile tout en renforçant l'accompagnement des acteurs impliqués.

Cette réforme trace une "étape décisive" vers la neutralité carbone en 2050, objectif du Plan climat vaudois. Elle est aussi un "pas important" vers plus de souveraineté énergétique pour le canton, qui importe 84% de son énergie, résume le Conseil d'Etat. Sous réserve de l'issue du processus parlementaire, l'entrée en vigueur de la nouvelle loi est attendue courant 2026.

"Cadre clair et opérationnel"

Il aura fallu près d'un an de travail - 21 séances exactement - aux quinze membres de la Commission de l'environnement et de l'énergie (CENEN) pour examiner ce chantier législatif. Il a débouché sur un rapport de majorité (200 pages) et, malgré tout, un rapport de minorité (8 pages) d'Ensemble à Gauche & POP. Mais aucun parti ne conteste l'entrée en matière pour les débats ni s'oppose à l'adoption du projet de loi du Conseil d'Etat, tel qu'issu de l'examen de la CENEN.

Si tous les articles n'ont pas fait consensus, l'ensemble des membres de la commission s'accorde toutefois à souligner l'importance de cette loi, le bienfondé de sa révision complète et de ses objectifs. Le projet de loi amendé "témoigne d'une volonté commune de doter le canton d'un cadre clair et opérationnel pour la transition énergétique", écrit la CENEN.

Ce projet de loi concocté par les services du ministre de l'environnement Vassilis Venizelos répond au total à quatre motions, seize postulats et quatre interpellations. Présenté en septembre 2024, il avait pris en compte plusieurs changements à la suite d'une consultation publique de l'avant-projet (entre septembre et novembre 2023).

Meilleur échelonnement

Les plus de 90 amendements issus de la commission concernent notamment l'échelonnement des travaux pour la transition énergétique et certains délais d'assainissement, l'accompagnement de l'électrification du parc automobile, l'impact de la loi sur les locataires ou encore le financement de la loi.

L'une des grandes questions a, en effet, été de savoir comment répartir dans le temps le travail à effectuer pour éviter une ruée vers les subventions et des milliers de chantiers simultanés dans le canton. La CENEN a aussi abordé la problématique de la disponibilité de la main-d'oeuvre et donc de la formation dans les différentes filières professionnelles liées à la transition énergétique.

Il s'agit aussi de proposer un calendrier plus souple pour les délais de rénovation ou encore une meilleure aide aux propriétaires qui assainissent sans augmenter les loyers ou résilier les baux. Des amendements ont aussi été ajoutés pour assouplir l'extinction des vitrines et la fin des chauffages fossiles, ainsi que pour renforcer l'importance stratégique du stockage, de la sobriété et de l'économie circulaire dans le domaine de la construction.

Différencier les propriétaires

Si le projet gouvernemental, après la consultation publique, a décidé de différencier petits et grands propriétaires en matière de délais accordés pour assainir les bâtiments les plus énergivores, souvent qualifiés de "passoires énergétiques", la CENEN a aménagé les délais des bâtiments concernés, soit classés F et G selon le Certificat énergétique cantonal (CECB). Ils représentent environ un bâtiment sur cinq dans le canton, 28'000 au total.

Concrètement, la commission propose d'abolir les délais d'assainissement pour les bâtiments de moins de 750 m2 (petits propriétaires) afin d'obtenir la note D. Pour les bâtiments de plus de 750 m2 (grands propriétaires), le délai a été rallongé de cinq ans (à 2040) pour ceux appartenant à la classe F. Il reste à 2035 pour la classe G.

Ces différents assouplissements de délais ont été compensés par un nouveau principe consistant à établir comme élément déclencheur le moment d'un changement de propriétaire. Lorsque l'ensemble d'un bâtiment change de propriétaire, une prise en compte des travaux à effectuer permet de planifier un assainissement. La commission propose de fixer un délai de cinq ans à tout nouveau propriétaire pour effectuer les travaux de mise en conformité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les gouvernements romands contre la baisse de la redevance SSR

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Le ministre du canton du Jura Stéphane Theurillat, la conseillère d'Etat genevoise Nathalie Fontanet et la présidente du Conseil d'Etat vaudois Christelle Luisier Brodard (de g. à d.) ont dit la ferme opposition des gouvernements de Suisse occidentale à l'initiative "200 francs, ça suffit!". (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les gouvernements cantonaux de Suisse occidentale se disent fermement opposés à l'initiative "200 francs ça suffit!", visant à réduire le montant de la redevance SSR. Ils craignent des conséquences disproportionnées pour les minorités linguistiques.

La SSR est un "vecteur général de cohésion nationale et de diversité culturelle", elle "ne se limite pas à de la production d'informations, mais construit des ponts entre les régions, les cantons, avec les Suisses de l'étranger et à l'international", a déclaré la conseillère d'Etat genevoise, Nathalie Fontanet, lundi, devant les médias à Lausanne.

L'élue PLR était accompagnée de la présidente du Conseil d'Etat vaudois, Christelle Luisier Brodard, et du ministre jurassien Stéphane Theurillat, tous trois membres de la Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO).

Au nom de cet organe qui réunit les cantons de Berne, Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Vaud et Valais, ils ont dit redouter les conséquences de l'initiative sur les emplois et l'économie de la Suisse occidentale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

L'ex-numéro 2 de l'Eglise catholique vaudoise est débouté

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Le Tribunal fédéral rejette les recours de trois personnes condamnées dans l'affaire des détournements commis au préjudice de l'Eglise catholique vaudoise. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Tribunal fédéral rejette les recours d'un notable vaudois et de deux entrepreneurs condamnés pour gestion déloyale et complicité. Les trois hommes avaient mis sur pied un système de détournement de commissions lors d'un chantier de rénovation de l'Eglise catholique vaudoise.

Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral confirme les condamnations prononcées par la justice vaudoise en mars 2024. L'accusé principal, ancien conseiller communal et numéro 2 de l'église catholique vaudoise, avait écopé d'une peine de 24 mois alors qu'un deuxième prévenu était sanctionné par 18 mois. Les deux sanctions étaient assorties du sursis partiel.

Le troisième homme s'était vu infliger une peine pécuniaire avec sursis complet. Les accusés répondaient de gestion déloyale aggravée, blanchiment d'argent et corruption.

Les faits remontent aux années 2016 à 2018 lors de la rénovation d'un bâtiment de l'Eglise catholique à Lausanne. L'ex-notable, qui était aussi vice-président de la Fondation des constructions paroissiales, s'était arrangé avec un des coaccusés pour obtenir le versement par les entrepreneurs de commissions en échange de l'adjudication des travaux.

Les sommes détournées, de l'ordre de 87'000 francs, avaient été utilisées par l’ex-numéro 2 de l'église pour ses besoins personnels. (arrêt 6B_824, 827 et 831/2024 du 3 décembre 2025)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Panne du réseau Swisscom: numéros d’urgence perturbés

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Photo d'illustration / Archives (KEYSTONE/Martin Ruetschi)

Une panne est actuellement en cours sur le réseau Swisscom dans les cantons de Genève, Vaud, Fribourg  et Neuchâtel, entraînant des perturbations y compris pour joindre le 117 (police), 118 (pompiers) et le 144 (ambulances).

Contacté, le Service d’incendie et de secours (SIS) recommande à la population de renouveler les appels au 118 autant que nécessaire jusqu’à l’établissement de la communication, en cas de situation urgente.

Les causes de la panne n’ont pas encore été précisées et aucun délai de rétablissement complet du réseau n’a, à ce stade, été communiqué. Les autorités appellent à la prudence et à la patience, tout en assurant que les équipes techniques sont mobilisées pour rétablir le service dans les plus brefs délais.

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Mobilité

Vaud: un abo pour voyager moins cher quatre week-ends de suite

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L'abonnement permet de voyager à prix attractif durant quatre week-ends de suite (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Abo Week-end est de retour dans le canton de Vaud. Il permet de voyager librement en transports publics sur l'ensemble du réseau Mobilis pendant quatre week-ends consécutifs, y compris les jours fériés.

L'abonnement est disponible à la vente jusqu'au 30 mars au prix de 19 francs pour les détenteurs d'un abonnement Mobilis (39 francs pour les autres). La période de validité possible s'étend jusqu'au 26 avril, incluant les jours fériés du week-end de Pâques, annonce lundi la communauté tarifaire vaudoise Mobilis.

Dans le détail, le sésame permet de circuler librement en 2e classe du vendredi soir dès 19h00 jusqu'au dernier service du dimanche soir, ainsi que les jours fériés selon le même horaire. Avec cette offre, Mobilis veut inciter les Vaudoises et les Vaudois à privilégier le train, le bus, le métro ou le funiculaire pour leurs loisirs. L'Abo Week-end, lancé en 2022, rencontre un vif succès.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Face aux aléas climatiques, la pratique du ski de fond se raréfie

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La pratique du ski de fond devient plus compliquée en raison du manque de neige (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les conditions hivernales en mutation transforment profondément la pratique du ski de fond. Année après année, la diminution de l'enneigement laisse des traces visibles sur ce sport autrefois si accessible.

"Ce que nous avons remarqué ces dernières années dans les centres nordiques situés autour de mille mètres d'altitude, dans le Jura notamment, c'est une chute vertigineuse des jours skiables. Nous sommes dans un processus de rétractation", relève Laurent Donzé, président de Romandie Ski de Fond (RSF), association qui regroupe une cinquantaine de centres nordiques, lors d'un entretien accordé à Keystone-ATS.

Le constat est sans appel: "A 1000 mètres, on skiait hier quand bon nous semblait, aujourd'hui on chausse les lattes uniquement quand la neige est présente. Ce changement impose une nouvelle mentalité, fondée sur la réactivité et la flexibilité, et redéfinit le rapport à la neige", souligne le responsable.

Effets en cascade

Le réchauffement climatique entraîne des répercussions à plusieurs niveaux: "Moins de neige signifie moins de pistes ouvertes, ce qui se traduit par une baisse du nombre de pratiquants. Les jeunes sont moins nombreux à se former. Les compétitions se raréfient, et la visibilité médiatique du sport diminue en conséquence, tout comme l'intérêt des sponsors", explique Laurent Donzé.

Cette spirale affecte également la motivation des gestionnaires de centres nordiques, confrontés à des saisons de plus en plus incertaines. Le soutien des collectivités publiques pour l'achat de machines de traçage pourrait également être remis en question. "Elles risquent de tiquer quand il sera question de leur renouvellement", redoute-t-il.

Solutions limitées

Quant aux solutions pour pallier ce manque d'or blanc, Laurent Donzé constate que les alternatives traditionnelles montrent vite leurs limites. "La neige artificielle, possible lors de compétitions, reste difficilement envisageable: elle coûte cher et entre en contradiction avec l'image écologique du ski de fond".

Le développement de nouvelles pistes à de plus hautes altitudes "n'est pas non plus une option en raison du relief". Le responsable rappelle que néanmoins certains sites préservés existent encore. Par exemple, les Centres nordiques Les Mosses, La Vue-des-Alpes ou Marchairuz jouissent encore régulièrement d'une centaine de jours skiables par an. Il arrive aussi que le public pense que les domaines sont fermés alors que les pistes ont été tracées, observe-t-il.

Une pratique qui évolue

Les habitudes évoluent. "Les skieurs de fond n'avaient pas l'habitude d'aller très loin", note le président de RSF. La nouvelle réalité oblige les pratiquants à accepter de se déplacer davantage pour trouver des conditions favorables, un comportement qui ne correspond pas aux habitudes de nombreux adeptes.

"Seuls les mordus iront chercher la neige. Les polysportifs jetteront leur dévolu sur le VTT, la course à pied ou le ski alpinisme", estime-t-il.

Les quelques centres qui disposeront encore d'or blanc pourraient être pris d'assaut. Une situation inédite pour une discipline habituée à de vastes espaces et à une cohabitation généralement paisible, sauf parfois avec les piétons ou raquetteurs.

Pourtant, cette raréfaction ne signe pas nécessairement la fin du ski de fond. "Elle pourrait paradoxalement en renforcer la valeur", relève Laurent Donzé.

Sport complet, sain, pas trop cher, facile d’accès, assez respectueux de l’environnement, peu dangereux, accessible à tous les âges, "le ski de fond s'achemine vers un nouveau statut: celui d'une activité plus rare mais précieuse, où chaque heure passée sur les pistes comptera davantage".

De l’âge d’or à la mémoire

Présent dès les premiers Jeux olympiques d’hiver en 1924, le ski de fond est longtemps resté confidentiel avant de connaître un essor marqué dès la fin des années 60, porté par les succès suisses aux Jeux de Grenoble et de Sapporo et par l'arrivée du traçage mécanique.

La campagne au slogan évocateur "LLL - Langläufer Leben Länger" (Les skieurs de fond vivent plus longtemps) propulse définitivement la discipline sur le devant de la scène. Plus de 30 courses populaires sont organisées par saison en Suisse romande.

L’apparition du skating dans les années 1980 et, plus récemment, les performances de Dario Cologna ont également ravivé son image.

Pour revivre cette histoire, un Musée du Ski a vu le jour il y a deux ans dans le hameau Le Boéchet (JU), attirant de nombreux visiteurs. "Quand on sent que quelque chose disparaît, on s'y accroche", glisse Laurent Donzé, également fondateur de ce musée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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