Le Tribunal fédéral confirme les refus opposés par le Service de renseignement de la Confédération et de l'Assurance contre les risques à l'exportation à une journaliste. Cette dernière voulait consulter des dossiers sur Crypto, la fabricante de machines de codage.
Cette rédactrice à la télévision alémanique avait demandé à fin octobre 2019 à consulter des dossiers des Archives fédérales datant des années 1990 en lien avec l'enquête menée à l'époque par la Police fédérale sur Crypto. Consulté, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) avait refusé trois dossiers sur quatre, estimant que des intérêts publics prépondérants s'y opposaient.
Trois mois plus tard, la rédactrice avait déposé une requête similaire auprès de l'Assurance suisse contre les risques à l'exportation (ASRE) concernant des projets de Crypto. Sa demande avait connu le même sort.
Espions identifiés
Après le Tribunal administratif fédéral en 2021 et 2022, le Tribunal fédéral confirme les refus dans deux arrêts publiés vendredi. Dans le cas des Archives fédérales, il relève que ces documents mentionnent nommément des informateurs de services de renseignement étrangers ainsi que les pays auxquels des machines de codage "faibles" ont été livrées. A cet égard, l'intérêt de la Suisse au maintien du secret demeure entier.
La première Cour de droit public rappelle que de tels dossiers sont soumis à un délai de protection de 50, respectivement 80 ans, durant lequel ils ne peuvent pas être consultés par le public. Même si l'on ne peut pas exclure que l'intérêt à la confidentialité évolue avec l'écoulement du temps et qu'une consultation soit autorisée avant l'écoulement du délai, tel n'est pas le cas pour le moment.
Données toujours secrètes
Le Tribunal fédéral relève aussi que les documents de l'ASRE comportent des informations détaillées sur les Etats, les ministères et les services qui ont acquis des machines auprès de Crypto ainsi que sur les versions et les solutions de codage. Ces données n'ont pas été dévoilées jusqu'à présent dans la presse.
Comme l'a souligné l'instance précédente, ces Etats ont intérêt à maintenir le secret sur ces informations. Leur divulgation pourrait porter atteinte aux relations avec la Suisse. A cet égard, l'argument de la recourante selon lequel ces données ne faciliteraient en rien le décryptage des messages n'est pas pertinent.
Une enquête de divers médias - dont la télévision suisse - a révélé en février 2020 que les services secrets allemands et américains, qui contrôlaient Crypto, avaient fait livrer des machines trafiquées à certains Etats. Ces manipulations leur permettaient de décoder les messages sans trop de difficultés. Crypto a été dissoute en 2018. (arrêts 1C_321/2021 et 1C_257/2022 du 7 juin 2023)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Dévoiler sa schizophrénie à une intelligence artificielle plutôt qu’à un humain. Un thème qui sera abordé lors des Journées de la Schizophrénie, qui se tiennent dès samedi 14 mars et jusqu’au 21 mars prochain. L'objectif: mieux informer sur cette maladie et briser les préjugés qui l’entourent.
En Suisse, environ 85'000 personnes vivent avec la schizophrénie. Et pourtant, le diagnostic arrive souvent tard. En moyenne, la maladie est identifiée avec sept ans de retard, alors même que les premiers signes apparaissent généralement entre 15 et 25 ans. Cette année, l’accent est justement mis sur les jeunes: comment les encourager à parler plus tôt et à demander de l’aide? Beaucoup d’entre eux ont aujourd’hui tendance à se confier d’abord à une intelligence artificielle plutôt qu’à un être humain. Faut-il s’en inquiéter? Pas forcément, explique Jean-Christophe Leroy, directeur général de l’association PositiveMinders, à l’origine de ces Journées de la schizophrénie.
Jean-Christophe Leroy
Directeur général de PositiveMinders
Jean-Christophe Leroy Directeur général de PositiveMinders
Jean-Christophe Leroy Directeur général de PositiveMinders
"On s'aperçoit que l'IA, elle sait interagir avec la personne à tout moment du jour et de la nuit."
L’IA ne peut, toutefois, pas tout remplacer. Un cadre médical reste indispensable: ces outils peuvent se tromper, conduire à de mauvaises interprétations, ou encore retarder une consultation. Sans oublier la question des données personnelles, parfois livrées très librement.
Pour Jean-Christophe Leroy, l’enjeu serait plutôt d’entraîner ces intelligences artificielles afin qu’elles puissent devenir, à terme, de véritables outils de santé publique.
Jean-Christophe Leroy
Directeur général de PositiveMinders
Jean-Christophe Leroy Directeur général de PositiveMinders
Jean-Christophe Leroy Directeur général de PositiveMinders
"Il faut apprendre aux IA les bons comportements"
"Le bon moment"
Dévoiler sa schizophrénie n'est jamais facile. L'association profite de ces Journées pour lancer une campagne nationale de sensibilisation intitulée "Le bon moment". Elle illustre les pires moments pour se dévoiler tout en soulignant le rôle que chacun peut jouer pour faciliter la prise en charge des troubles de santé mentale. Pour la visionner rendez-vous ici.
Les Journées de la schizophrénie se tiennent du 14 au 21 mars. Au programme: projections de films, conférences, portes ouvertes et rencontres. Des événements organisés dans plusieurs pays francophones, et aussi chez nous. A Lausanne, l'association Espace d’ateliers, une association qui développe des ateliers d’art-thérapie et d’expression créative, organise une journée portes ouvertes le samedi 21 mars.
Plus de 3000 personnes ont répondu à l'appel du collectif de la Grève féministe Vaud pour manifester "contre les guerres impérialistes" samedi à Lausanne. La mobilisation s'est tenue à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars.
"Face aux politiques austéritaires qui détruisent nos vies et financent les guerres impérialistes": à l'appel de ce slogan, les manifestantes et manifestants avaient rendez-vous vers la Cathédrale dès 14h30. L’esplanade a peu à peu pris des couleurs et accueilli discours et slogans chantés.
“Pas de féminisme sans anti-militarisme. Pas de paix sans justice sociale", s’est exclamée une affiliée au collectif. “Soutien à tous les peuples qui résistent”, s’est alignée une autre manifestante.
"Nous affirmons qu’une autre vision du monde est possible: féministe, écologiste, sociale, antimilitariste, anticoloniale et internationaliste", résume le tract distribué. A cet égard, les revendications criées sont nombreuses: davantage de moyens pour les soins, les services publics et la prévention contre les violences sexistes et sexuelles, davantage de places en crèches ou encore la fin des politiques d’austérité.
Plusieurs mobilisations en Suisse
Le cortège teinté de violet est parti peu avant 15h40 en direction du Pont Bessières, il a rejoint Saint-François avant de terminer sa course vers 17h00 à l'Esplanade de Montbenon. Pancartes colorées, musiques et slogans féministes ont rythmé la mobilisation, qui a, selon un décompte de Keystone-ATS, rassemblé plus de 3000 personnes, 1200 selon la police municipale lausannoise.
A Zurich aussi, près d'un millier de femmes ont manifesté à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, parfois adoptée comme "Journée internationale des luttes féministes" par ces milieux. D'autres manifestations ont également lieu dimanche.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le Caribana Festival a dévoilé sa programmation complète mercredi: Kendji Girac, Louane, Marine, Mika, M Pokora ou encore Niska se produiront lors de cette 34e édition, qui se tiendra du 17 au 20 juin à Crans. L'événement accueillera aussi les DJs Lost Frequencies et Purple Disco Machine.
La soirée d'ouverture du mercredi réunira Kendji Girac, M Pokora et Marine, gagnante de la Star Academy 2024, pour "une soirée d'exception", se réjouissent les organisateurs dans un communiqué.
Le groupe "d'irréductibles moustachues" Deluxe et l'icône pop-urbaine des années 2000 Nâdiya sont aussi attendus ce soir-là.
Le jeudi, le festival accueillera trois autres artistes francophones majeurs: Louane, Mika, ainsi que la franco-suisse Yoa. Tous se produiront sur la grande scène, désormais baptisée "Andros Stage".
La figure de la folk pop actuelle Broken Back et le phénomène indie-pop Saint Stacy se produiront, quant à eux, sur la scène du lac ou "Super Bock Stage". Eve, artiste de la scène pop indépendant, lancera la soirée.
Week-end rap et électronique
Une affiche rap animera la soirée du vendredi 19 juin, avec les performances de Niska, KeBlack et Soolking sur la scène principale. Le bord du lac résonnera aussi avec la chanteuse et rappeuse Maureen. Les jeunes figures de la scène urbaine A6el, Genezio et La Rvfleuze viennent enrichir le programme du jour.
Samedi, lors de la dernière soirée du festival, la musique électronique sera à l'honneur, avec les sonorités de Lost Frequencies, Purple Disco Machine et Trinix, qui s'empareront de l'Andros Stage. Les artistes A-Trak, Etienne de Crécy, Leila ou encore Myd seront, eux, à écouter du côté de la Super Bock Stage.
A noter que le Caribana Festival avait déjà dévoilé une partie de sa programmation en décembre dernier. En 2025, le premier open air de l'été en Suisse romande avait accueilli près de 30'000 spectateurs lors de sa 33e édition.
Mis à l'enquête jusqu'au 18 décembre, le nouveau plan de quartier de la Rasude, à l'est de la gare de Lausanne, a soulevé une brassée d'oppositions. Des séances de conciliation auront lieu prochainement avec les opposantes et opposants.
La mise à l'enquête a fait l'objet d'un millier d'oppositions et d'une observation. Parmi les oppositions, 940 sont issues d'un formulaire-type diffusé par l'association "Périrasude", dont plus de 320 sont signées par des non-Lausannois. Au final, une soixantaine proviennent de démarches individuelles, explique jeudi la municipalité dans un communiqué.
Eléments à clarifier
Certaines oppositions mettent en lumière des "compréhensions différentes" du projet, observe la municipalité qui souhaite "clarifier quelques éléments qui ont pu faire l'objet d'interprétations divergentes". Elle rappelle que le site accueillera quelque 500 habitants et 1200 emplois.
Le futur quartier accordera une place centrale à des espaces publics et prévoit la plantation de 80 arbres "majeurs". La quasi totalité des bâtiments existants sera conservée, avec deux nouvelles constructions: l'une des deux sera une tour, mais celle-ci ne dépassera pas la tour Edipresse, assure la ville. La ligne d'horizon et les échappées visuelles seront préservées, ajoute-t-elle.
Des séances de conciliation seront organisées prochainement avec les opposantes et opposants, dans une volonté de dialogue constructif, précise le communiqué. Le projet définitif sera ensuite soumis au Conseil communal pour adoption, puis au canton.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Face au risque de contamination à la légionelle, le gouvernement vaudois veut élaborer une stratégie de sécurisation des installations sanitaires dans les bâtiments du canton. Il a débloqué un crédit d'étude de 390'000 francs, qui doit encore être validé par la Commission des finances du Grand Conseil.
Cette décision intervient après la détection d'un foyer au gymnase de Burier, durant l'été 2024, qui avait conduit à la fermeture prolongée de ses douches, rappelle jeudi le Conseil d'Etat dans ses décisions hebdomadaires. Une quarantaine de sites publics devraient être analysés, notamment des écoles, des gymnases et des établissements pénitentiaires.
L'étude permettra de "dresser un état des lieux technique et de proposer des mesures de mise en conformité", indique le gouvernement. Il parle d'un objectif "double", sachant que les analyses permettront de prévenir des problèmes sanitaires mais aussi d'optimiser la consommation énergétique liée à la production d’eau chaude.
La légionellose est une infection pulmonaire grave, due à la bactérie "legionella". La contamination se produit principalement par l'inhalation de micro-gouttelettes d'eau chargées de légionelles. La maladie n'est pas contagieuse de personne à personne.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats