La fonction publique vaudoise a connu jeudi une nouvelle journée de grève pour protester contre le projet de budget 2026 et ses 305 millions de mesures d'économies. C'était la septième journée de colère des employés des services publics et parapublics depuis octobre.
Sous les mots d'ordre "Contre l'austérité, on ne lâche rien!", les syndicats avaient invité tous les fonctionnaires à une "grève totale" afin de protester contre les coupes budgétaires de l'Etat. De nombreux lieux de travail avaient voté des résolutions de grève, notamment dans les établissements scolaires et universitaires, ainsi que dans le domaine de la santé et du social.
"Difficile de dire si les grévistes sont en augmentation, mais c'est déjà la quatrième journée de grève et la mobilisation reste très forte", a indiqué à Keystone-ATS Cora Antonioli, la présidente du syndicat SSP-Vaud, organisatrice de la mobilisation avec les syndicats SUD et FSF. "On constate toutefois que le nombre d'endroits mobilisés s'élargit à de nouveaux secteurs en grève".
Ecoles: "forte mobilisation"
C'est dans les écoles que le mouvement de grève était, une nouvelle fois, le plus répandu. Le Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF) "constate une forte mobilisation sur les différents lieux de formation du canton". "Dans l'enseignement obligatoire, on peut estimer à plus d'un tiers environ la proportion des employés de l'Etat de Vaud qui ont fait grève aujourd'hui", indiquent les services du ministre Frédéric Borloz.
"Les situations peuvent varier fortement d'un établissement à l'autre. Dans certains établissements ou certains sites, aucune classe n'a eu l'enseignement habituel, dans d'autres lieux ou écoles, la journée s'est déroulée normalement ou presque", souligne le DEF.
"Dans tous les cas où les cours ne pouvaient pas avoir lieu normalement, les élèves ont été accueillis à l'école selon la décision des parents de les garder ou non à la maison. Les familles ont été informées de chaque situation par écrit", précise-t-il.
Assemblée en soirée
Après les cinq manifestations dans les rues de Lausanne depuis le 2 octobre, dont deux cette semaine devant le Grand Conseil - où les députés débattent justement du budget 2026 de l'Etat -, aucune manifestation n'a été prévue jeudi en fin de journée, parallèlement à cette quatrième journée de grève.
En revanche, une assemblée générale unitaire des syndicats du personnel est prévue à 18h30 pour décider de la suite du mouvement, des mobilisations et des actions pour la semaine prochaine.
"Engager le dialogue"
Les trois syndicats de la fonction publique SSP, FSF et Sud fustigent toujours le gouvernement, "sa politique de (non-)communication" et "sa volonté de ne pas négocier". Ils reprochent aussi au Conseil d'Etat de "tenter de faire porter toute la responsabilité de ses choix politiques au Grand Conseil".
Ces organisations syndicales appellent donc le Conseil d'Etat à "engager sans délai un dialogue sérieux, seul moyen d'apaiser la situation et de répondre aux préoccupations légitimes exprimées".
Mardi et mercredi devant le Grand Conseil, le gouvernement a plusieurs fois répété qu'il n'avait pas refusé le dialogue, contrairement aux dires des syndicats. La présidente Christelle Luisier a notamment évoqué deux séances de discussions et relevé que, selon elle, c'était les syndicats qui avaient "refusé toute entrée en matière".
Le gouvernement a présenté le 24 septembre son projet de budget 2026, qui prévoit un déficit de 331 millions de francs et 305 millions de mesures d'économies. Ces dernières comprennent notamment 165 millions de coupes dans les subventions.
Le personnel de l'Etat est, lui aussi, directement concerné avec notamment une "contribution de crise" de 0,7% du salaire brut en 2026 sur les classes salariales de 6 à 18. Cette mesure, comme toutes les autres, est combattue par les syndicats.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Leonore Porchet, Conseillère Nationale et Vice Présidente des Vert-e-s sur un bateau de la Gaza Freedom Flotilla sur le Léman le 13 juin 2026 (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Une vingtaine d’embarcations ont navigué sur le Léman en marge du sommet du G7 à Evian pour protester contre l’aide militaire à Israël. L'action, qui a rassemblé une centaine de personnes issues d'une quinzaine de pays, a vu la participation de plusieurs figures publiques romandes, parmi lesquelles la conseillère nationale et vice-présidente des Vert-e-s suisses, Léonore Porchet. Elle nous raconte.
Le choix du plan d'eau helvétique ne doit rien au hasard. Pour les organisateurs, l’objectif principal consistait à afficher, face à Evian et au G7, la colère face à la complicité des États dans le conflit en cours et de dénoncer plus particulièrement l'aide militaire apportée à Israël.
«Les pays du G7 et la Suisse sont complices du génocide qu’il y a encore en cours en ce moment dans la bande de Gaza. Notre objectif, c'était vraiment de dénoncer cette complicité»
Selon elle, l’action vise à maintenir la pression de manière visible, avec fumigènes aux couleurs palestiniennes et des slogans sur les bateaux pour cet événement pacifique.
«Ce qu’on doit faire maintenant, c’est mettre la pression sur nos gouvernements. C’est particulièrement important qu’on le fasse de manière ouverte et publique»
Au-delà du symbole maritime, la vice-présidente des Vert-e-s entend porter ces revendications au niveau institutionnel, malgré un rapport de force qu'elle juge défavorable au Parlement.
«On a eu des débats au Parlement pour suspendre ou arrêter ces échanges militaires avec Israël. Malheureusement, on a encore une majorité de droite qui, au mieux, veut continuer à faire de l'argent avec Israël»
Des températures dignes d’un mois de juillet… et pourtant nous ne sommes encore qu’en mai! Mardi, 35°C ont été enregistrés à Londres. En France, le mercure pourrait grimper jusqu’à 38, voire 39°C dans certaines régions ces prochains jours. La Suisse n’est pas épargnée : les températures resteront élevées jusqu’à la fin de la semaine.
Les tongs et la crème solaire sont déjà de sortie : il fait chaud… et ce n’est même pas encore l’été! L’ouest de l’Europe fait face à une vague de chaleur exceptionnelle, avec des records de chaleur pour un mois de mai en France, notamment. La Suisse n’est pas épargnée non plus avec des températures avoisinant les 30 degrés enregistrés, voire un peu plus par endroits.
Des records absolus pour un mois de mai pourraient même être battus localement ces deux prochains jours, notamment au Tessin. Des épisodes de chaleur à répétition et de plus en plus précoces. Avec le réchauffement climatique ces épisodes de chaleur vont être plus fréquents et plus durables mais ils pourraient toujours s’intercaler avec des épisodes frais, explique Nicolas Borgognon, météorologue à MeteoNews.
"On a eu une première quinzaine de mai fraîche, surtout vers l'Ascension. Et puis là, on bascule dans l'autre extrême avec des records de chaleur."
Nicolas Borgognon
Météorologue à MeteoNews
Nicolas Borgognon Météorologue à MeteoNews
Nicolas Borgognon Météorologue à MeteoNews
"Et ce qui est exceptionnel, c'est l'étendue sur tout l'ouest de l'Europe avec des valeurs, après, de 40 degrés dans le sud-ouest de la France déjà au mois de mai. Ça, c'est historique, ça n'a jamais été vu."
Une question se pose alors, alors qu’on suffoque déjà : à quoi va ressembler cet été? Va-t-on alterner entre vagues de chaleur et coups de frais?
Nicolas Borgognon
Météorologue à MeteoNews
Nicolas Borgognon Météorologue à MeteoNews
Nicolas Borgognon Météorologue à MeteoNews
"Pour la Suisse, on n'a pas forcément des records absolus qui seront battus, mais ça fait pratiquement une bonne semaine de chaleur. C'est rare à cette période"
En Suisse, les sommets historiques ne devraient pas être atteints, mais le thermomètre restera élevé toute cette semaine.
Samedi du partage: la demande est toujours plus forte à Genève (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
En 2025, plus de 17’000 personnes ont eu recours à l’aide alimentaire à Genève. Pour les aider, la Fondation Partage relance son opération “Samedi du partage” vendredi et samedi dans les cantons de Genève, Vaud et Fribourg.
Ce week-end, on pense à prendre son cabas rose à l'entrée du supermarché!
L’opération "Samedi du partage" se tient les 8 et 9 mai, vendredi et samedi dans les cantons de Genève, Vaud et Fribourg. Et plus que jamais, chaque don compte.
Il y a quelques semaines, la Fondation Partage publiait ses chiffres pour 2025. Et le constat est édifiant. Le nombre de bénéficiaires a augmenté de 10%. Ce sont plus de 17'000 personnes qui ont eu recours à l’aide alimentaire à Genève, contre 15'400 l’année précédente. L’année passée, 3'760 tonnes de produits ont été distribuées.
Ces collectes du "Samedi du partage" sont très importantes pour la Fondation Partage, mais elles sont loin de représenter la majorité des dons.
Maud Bonnet, directrice de la Fondation Partage:
Maud Bonnet
Directrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
"Aujourd'hui, les achats constituent près de 75 % de nos ressources. Cela signifie que pour l'ensemble des produits d'hygiène et des denrées alimentaires fournis, nous devons désormais compléter massivement nos stocks par des voies commerciales. Cette situation s'explique par le fait que nos collectes habituelles et les dons ne représentent plus que 25 % de ce qui nous est demandé pour la distribution."
Face à cette demande qui grandit, est-il envisageable de faire une journée de plus?
Maud Bonnet
Directrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
"Une journée supplémentaire n'est pas envisageable car nous mobilisons déjà près de 5000 bénévoles sur les deux éditions annuelles. Il faut donc être en mesure de coordonner tout ce personnel et de s'accorder sur les disponibilités des différentes enseignes partenaires. En revanche, nous multiplions nos appels aux dons en dehors des éditions du "Samedi du partage".
La Fondation tente de trouver des solutions comme développer de nouveaux partenariats avec des entreprises ou la récupération d’invendus.
Retrouvez l'interview de Maud Bonnet en intégralité ci-dessous:
Maud Bonnet
Directrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
Lors de la dernière édition en novembre 2025, le "Samedi du partage" a récolté 329 tonnes de produits de première nécessité (205 tonnes à Genève, 93 tonnes dans le canton de Vaud et 31 tonnes à Fribourg).
Pour rappel, les produits les plus utilises dont les denrées alimentaires non périssables et des produits d'hygiène de base, comme de la confiture, du café, des céréales, du sucre, de la farine, du riz, des conserves ou des couches pour bébé.
En 1980 aux Etats-Unis, le petit Chris est devenu le premier enfant à avoir pu réaliser son rêve.
Ce mercredi 29 avril à Genève, le Jet d’Eau et la façade du Mandarin Oriental seront illuminés en bleu, la couleur de Make-A-Wish. La Fondation réalise les rêves des enfants malades.
En ce mercredi 29 avril, nous célébrons la Journée mondiale des vœux. Une date particulièrement importante pour la Fondation Make-A-Wish qui réalise les rêves des enfants malades.
C’est le 29 avril 1980 que le tout premier vœu a été exaucé par la fondation aux Etats-Unis. Chris, 7 ans, était atteint de leucémie et il a pu pendant un jour se glisser dans la peau d’un policier.
Par la suite, ce mouvement est devenu mondial. La fondation en Suisse a été créée en 2003. Plus de 1000 vœux ont été réalisés depuis. Environ 800 enfants sont atteints chaque année d’une maladie grave en Suisse. En 2025, 110 projets ont été menés mais la fondation aimerait faire plus.
Les raisons de cet écart expliqués par Nathalie Martens-Jacquet, la directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse:
Nathalie Martens-Jacquet
Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
"Tout le monde ne connaît pas encore notre action. Comme nous ne disposons pas de listes de contacts, il nous est difficile d'atteindre directement nos bénéficiaires dès le début. Ce sont donc les familles qui doivent nous solliciter, mais beaucoup ignorent qu’elles ont cette opportunité ou n’osent pas faire la démarche."
Les demandes des enfants sont diverses, comme l'explique Nathalie Martens-Jacquet:
Nathalie Martens-Jacquet
Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
"Ces derniers mois, nous avons eu des demandes pour aller admirer des aurores boréales ou voir des baleines dans leur milieu naturel. L'objectif est de s'immerger complètement dans un autre monde."
À Genève, cette journée sera marquée par plusieurs moments symboliques. Ce mercredi soir le Jet d’Eau et la façade du Mandarin Oriental s’illumineront en bleu, la couleur internationale de Make-A-Wish.
Depuis 46 ans, la fondation Make-A-Wish est présente dans près de 50 pays et ce sont plus de 650’000 vœux d’enfants qui ont pu être réalisés. Il est possible de la soutenir en faisant notamment des dons.
Retrouvez l'interview de Nathalie Martens-Jacquet, la directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse, en intégralité ci-dessous:
Nathalie Martens-Jacquet
Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Mathieu Jaton, directeur du Montreux Jazz Festival, regarde vers l'avenir avec l'affiche 2026 du couturier valaisan Kevin Germanier (KEYSTONE/Gabriel Monnet)
Le Montreux Jazz Festival s'apprête à célébrer sa 60e édition du 3 au 18 juillet 2026. Pour ce jubilé, Mathieu Jaton et son équipe de programmation frappent fort en réintégrant un Centre de Congrès (2m2c) entièrement rénové. Entre les adieux symboliques à la scène du lac et le retour de piliers comme Sting ou Deep Purple, cette édition s'annonce comme un trait d'union. Mathieu Jaton et le programmateur Rémi Bruggmann vous dévoile les dessous de ce rendez-vous, en version longue.
Mathieu Jaton
CEO Montreux Jazz Festival
Mathieu JatonCEO Montreux Jazz Festival
Mathieu JatonCEO Montreux Jazz Festival
Rémi Bruggmann
Programmateur Montreux Jazz Festival
Rémi BruggmannProgrammateur Montreux Jazz Festival
Rémi BruggmannProgrammateur Montreux Jazz Festival
Pour Mathieu Jaton, CEO du festival, ce soixantième anniversaire est une occasion unique de regarder dans le rétroviseur tout en projetant l'événement vers l'avenir. «C’était une volonté, un choix, il y a des évidences qui célèbrent un 60e [...] de créer cette balance qui est très Montreux, c’est-à-dire à la fois le patrimoine mais aussi l’innovation et ce qui fait la musique de demain» explique-t-il.
Le 2m2c: un écrin à 60 millions pour une acoustique retrouvée
Après deux ans de travaux et des éditions "hors-murs" qui ont marqué les esprits, le festival retrouve son quartier général. La rénovation du Centre de Congrès, chiffrée à 60 millions de francs, n'est pas qu'un simple ravalement de façade. Le 2m2c a été repensé pour offrir une expérience plus fluide et immersive aux 250'000 festivaliers attendus.
Mathieu Jaton souligne que ce retour ne signifie pas un retour en arrière.
«On retourne au Centre de Congrès, certes, mais ce n'est plus le Centre de Congrès d'avant. Il y a de nouveaux lieux, de nouvelles expériences qu'on a acquises pendant ces deux années de déménagement»
Parmi ces nouveautés, le festival inaugure un club électro intérieur aménagé sur deux étages au cœur du bâtiment. À l'extérieur, le Parc Vernex se transforme en lieu de villégiature estival avec un accès direct au lac, permettant aux festivaliers de se baigner pour la première fois, du moins de manière officielle.
L'Auditorium Stravinski et le Montreux Jazz Lab retrouvent leur rôle central, offrant ce confort acoustique et cette proximité qui font la signature de Montreux.
Les légendes au rendez-vous
La programmation de ce jubilé, pilotée par Rémi Bruggmann et David Torreblanca, fait la part belle aux artistes qui ont écrit les plus belles pages du festival. Deep Purple, qui a composé Smoke on the water après un incendie durant le concert de Frank Zappa, marquera son retour pour ce 60e, une présence quasi obligatoire selon Mathieu Jaton. Sting, invité pour la neuvième fois, se produira le 4 juillet. Mathieu Jaton insiste sur la pertinence de ces choix.
«Il n'y a pas de limite d'âge, c'est la limite du talent. Et quand ces artistes sont aussi brillants sur scène, ils continueront de venir au Montreux Jazz Festival»
L'édition 2026 réserve aussi des premières historiques, comme la venue des Isley Brothers. Actifs depuis les années 50, les frêres de Cincinnati fouleront la scène du Stravinski le 11 juillet, prouvant que Montreux reste une destination de rêve pour les géants de la soul.
La clôture du festival, le 18 juillet, a été confiée à deux monstres sacrés: Van Morrison et James Taylor. Un symbole fort pour Mathieu Jaton.
«James Taylor, on le voit très peu [...] avoir ces deux monstres qui vont clôturer cette édition, je trouve que c’était un beau symbole»
La nouvelle garde sacrée
Si le patrimoine est à l'honneur, le festival continue de parier sur les talents qui explosent. La chanteuse britannique RAYE, véritable muse de l'ère moderne du festival, ouvrira le Stravinski pour la troisième année consécutive. Mathieu Jaton ne tarit pas d'éloges à son sujet
«C’est l’égérie du Montreux Jazz Festival [...] elle sait tout faire, il n’y a qu’à voir les derniers tubes qu’elle sort»
Pour cette soirée d'ouverture, elle bénéficiera d'une "carte blanche" totale et promet une métamorphose scénique de la salle
Lewis Capaldi fera également son grand retour le 14 juillet. Après avoir ému le monde entier par sa résilience face à ses problèmes de santé, le songwriter écossais revient à Montreux en artiste consacré. Rémi Bruggmann rappelle l'importance de ces fidélités.
«Cette relation qu’on arrive à créer, ils nous la renvoient, ils y sont sensibles, et c’est aussi une des raisons pour lesquelles ils reviennent»
Une affiche haute couture
Pour marquer visuellement ce cap, le festival a confié son affiche au créateur valaisan Kévin Germanier. C'est la première fois qu'une affiche du MJF est entièrement brodée. Composée de 60'000 perles et sequins recyclés, cette œuvre monumentale sur velours noir rend hommage aux couleurs de Jean Tinguely tout en affirmant une modernité radicale. Une métaphore scintillante d'un festival qui, avec un budget de 30 millions de francs pour 2026, refuse la standardisation pour préserver sa singularité.
Entretiens réalisés par Benjamin Smadja / Adaptation web avec IA