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Ignazio Cassis: "Même divisés, les Suisses savent rester unis"

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Le président de la Confédération Ignazio Cassis a terminé son tour de Suisse du 1er Août par un bain de foule à Plateforme 10 à Lausanne avant de rejoindre Ouchy au bord du lac Léman. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le président de la Confédération Ignazio Cassis et les autres conseillers fédéraux ont sillonné la Suisse le 1er août. Au coeur de leur discours, la volonté de rassembler les Suisses, déstabilisés par les crises sanitaire, climatique, sécuritaire et énergétique.

Ignazio Cassis a achevé son tour de Suisse ferroviaire à Lausanne lundi à l'occasion de la fête nationale. Le président de la Confédération a visité le quartier des musées Plateforme 10, avant de se rendre à Ouchy pour la cérémonie officielle.

Le train présidentiel s'est exceptionnellement arrêté directement entre les deux bâtiments du pôle muséal situé en bordure de la gare de Lausanne. Accompagné de la présidente du Conseil d'Etat vaudois Christelle Luisier, Ignazio Cassis a été accueilli par le syndic Grégoire Junod sous les acclamations du public.

La culture rassemble

Devant quelque 600 personnes et sous un soleil de plomb, le président de la Confédération a souligné la dimension symbolique de son passage à Plateforme 10 et affirmé le rôle de la culture comme élément rassembleur. "C'est ce que j'ai cherché à faire aujourd'hui", a-t-il déclaré.

"Mon voyage du jour m'a permis de traverser un pan de l'histoire nationale. Dans ces temps agités, j'ai voulu relier des lieux symboliques, qui ont été à différentes époques témoins de crises et surtout de réconciliations", a souligné le président de la Confédération dans son discours.

Et de rappeler être parti de Lugano pour rejoindre Knonau (ZH) où il a partagé un brunch paysan sur les terres historiques de la guerre du Sonderbund. A Granges (SO), le PLR s'est plongé dans le souvenir de la grève générale de 1918, un épisode qui a abouti en 1937 à la paix du travail, "un autre élément fort de l'identité nationale".

Les autres ministres ont également sillonné la Suisse dimanche et lundi. "A l'occasion de la Fête nationale, rappelons-nous ce qui nous unit vraiment", a lancé Alain Berset à Lucerne dimanche et à Bellerive (VD) lundi. Le Fribourgeois a déploré que la culture des médias sociaux ait bouleversé le débat politique. Pour certains, l'intransigeance est devenue une qualité, "alors qu'elle n'est en réalité qu'une attitude de blocage."

Polémiques incessantes

A ses yeux, les polémiques de ces dernières années ont affaibli la Suisse. Sa culture politique parfois compliquée et sa diversité étonnante ne peuvent s'épanouir que si l'on se rappelle que "seules les bonnes solutions nous renforcent".

Au Moléson (FR) lundi, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a appelé la Suisse à défendre ses libertés. "Nous pensions être bientôt sortis d'une crise sanitaire sans précédent. Et voici que la Russie agresse l'Ukraine."

"Ce qui semblait acquis ne l'est plus: nos libertés, notre sécurité, nos institutions, notre culture politique doivent être défendus." Et de citer Raymond Aron: "Les valeurs de liberté sont toujours précaires, toujours menacées".

La ministre de la défense Viola Amherd a souligné pour sa part à Winterthour (ZH) la valeur de la démocratie. "Il y a toujours plus d'Etats au régime autocratique. Des politiciens se servent d'un vernis de démocratie pour défendre leurs propres intérêts," a-t-elle dit. A ses yeux, la fête nationale est "une occasion en or de contrer" ces évolutions négatives.

"On ne peut pas continuer comme ça"

Pour sa collègue Simonetta Sommaruga à Fribourg lundi soir, "le tournant énergétique est à notre portée". La Suisse doit toutefois accélérer la production d'énergie sur son territoire.

"On ne peut pas continuer comme ça (...) nous devons prendre notre destin en main", a martelé la ministre de l'énergie à Saas-Balen (VS) le soir précédent. "Car pendant trop longtemps, nous nous sommes reposés sur les importations d'énergie". La solidarité est capitale, a-t-elle ajouté.

A Oberwald (VS), Guy Parmelin a appelé les Suisses à célébrer la fête nationale malgré l'atmosphère de crise régnant dans le pays. "Aujourd'hui, il ne faut pas se morfondre, mais faire la fête", a lancé le ministre de l'économie.

Le vigneron vaudois a certes reconnu que "2022 n'est définitivement pas un excellent millésime": la Suisse traverse probablement la période la plus difficile depuis la dernière crise énergétique, il y a presque 50 ans.

Des drones plutôt que des feux

Des lutteurs au Grütli, plus de 150'000 personnes au brunch à la ferme, 1382 fusées et 100'000 personnes au bord du Rhin... l'intensité de l'offre 2022 est loin des rassemblements nationaux chagrins des deux dernières années. Le tout a été émaillé de peu d'incidents.

Autre marque de ce 1er août 2022: de nombreuses communes ont interdit les feux et les feux d'artifice en raison du risque d'incendie dû à la sécheresse. Ils ont été remplacés dans certaines d'entre elles par un ballet de drones comme à Crans-Montana (VS), Hauterive (NE), Cudrefin (VD), Bienne ou Berne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Un nouveau millionnaire en Suisse au tirage de l'Euro Millions

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Personne n'a décroché le jackpot vendredi à l'Euro millions. Un ou une chanceuse en Suisse a tout de même gagné un peu plus d'un million de francs (archives). (© KEYSTONE/MONIKA FLUECKIGER)

Personne n'a trouvé la bonne combinaison à l'Euro Millions vendredi. Une personne en Suisse a tout de même trouvé cinq bons numéros et une étoile et empoché 1'035'368 francs.

Pour gagner, il fallait jouer les numéros 14, 17, 34, 35 et 42, ainsi que les étoiles 6 et 10. Lors du prochain tirage mardi, 63 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les bisses aident les arbres forestiers stressés

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L'eau qui pénètre naturellement des bisses valaisans dans le sol favorise la vitalité des arbres forestiers à une distance de plusieurs mètres en amont et en aval. (archives) (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Les canaux d'eau traditionnels dans le canton du Valais aident les arbres forestiers soumis au stress de la sécheresse. Un projet de recherche du Fonds national a confirmé l'effet positif de l'eau des bisses qui se diffuse dans le sol forestier.

La conservation des bisses revêt désormais une importance forestière en plus des motivations culturelles et historiques, écologiques, touristiques et paysagères, écrit vendredi la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du territoire (SL-FP). Les arbres et la strate herbacée soumis à un stress extrême dû à la sécheresse et à la chaleur peuvent en profiter.

C'est ce qu'a démontré une étude du Fonds national suisse (PNR 61 Waterchannels) menée il y a quelques années déjà sous la direction de la SL-FP.

Des exemples de cas au Grand Bisse de Lens, au Bisse de Varen et au Bisse de Planige ont montré que l'eau qui pénètre naturellement des canaux d'eau dans le sol favorise la vitalité des arbres forestiers à une distance de plusieurs mètres en amont et en aval des bisses. Cela se voit dans les cernes des arbres et la croissance des aiguilles.

Effet durable

Il a été surprenant de constater que même l'eau du bisse qui pénètre peu dans le sol, mais de manière continue pendant des années, a un effet durable sur la vitalité. En revanche, si cette irrigation passive s'arrête brusquement - à cause d'une mise sous terre ou d'une dérivation de l'eau - cela a un effet négatif sur la vitalité des arbres en peu de temps.

Cet été, cet effet de l'eau des bisses sur les arbres forestiers est évident, surtout là où les tronçons de canaux ouverts alternent avec des parties sèches. Même si cet effet est limité dans l'espace, il est judicieux de laisser à ciel ouvert les plus longs tronçons possibles des canaux parallèles à la pente et situés en forêt.

Les communes, le canton du Valais, la SL-FP, les fonds de loterie et d'autres institutions soutiennent depuis des années les bisses. Dans les années à venir, des réactivations supplémentaires de bisses désaffectés seront toutefois nécessaires, estime la SL-FP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une faune aquatique malmenée par la chaleur

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Après trois périodes de canicule qui s’ajoutent à la sécheresse, les animaux aquatiques souffrent. Le point à Genève avec l’inspecteur cantonal de la faune.

Le sujet est sur toutes les lèvres : la sécheresse. Elle affecte les cultures, les arbres mais aussi la faune et particulièrement la faune aquatique. Le manque d’eau couplé à la canicule impacte particulièrement les poissons. Gottlieb Dändliker, inspecteur cantonal de la faune à Genève.

Gottlieb DändlikerInspecteur cantoal de la faune

Des opérations de sauvetage de poissons ont bien eu lieu. Mais l’ensemble de l’écosystème de la rivière est en danger rappelle l’inspecteur de la faune. Touchés aussi, les batraciens et les tritons. Le détail avec Gottlieb Dändliker.

Gottlieb DändlikerInspecteur cantoal de la faune

Le problème majeur des quelques 200 rivières du canton est l’étiage, comprenez le débit de l’eau. Ces cours d’eau, sont alimentés par la pluie, l’eau du jura et les nappes phréatiques qui bordent les cours d’eau. Gottlieb Dändliker réclame une gestion transfrontalière de l’eau.

Gottlieb DändlikerInspecteur cantoal de la faune

Résilience animale

L’inspecteur de la faune se veut rassurant. Les animaux sont capables de s’adapter. Et Genève travaille à améliorer l’habitat des animaux depuis de nombreuses années.

Gottlieb DändlikerInspecteur cantoal de la faune

Genève était pionnier en matière de renaturation des cours d’eau. En 2008, une enveloppe a permis de refaire une série de marais. Selon l’inspecteur de la faune, le canton compte davantage d’animaux qu’il y a trente ou quarante ans.

 

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Suisse Romande

Gare de Renens: 20 personnes dénoncées lors d'un contrôle

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Une opération policière s'est déroulée vendredi dernier à la gare de Renens (archives). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Un important dispositif policier a été mis sur pied à la gare CFF de Renens (VD) vendredi dernier en fin de journée lors d'une opération de proximité. Environ 90 personnes ont été contrôlées et une vingtaine ont été dénoncées pour diverses infractions.

L’action s’est déroulée le 5 août entre 16h30 et 22h30, sur la passerelle végétalisée surplombant les quais de la gare CFF de Renens et dans le passage sous-voies, écrit la police cantonale vendredi dans son communiqué. Cette présence visible des policiers s’est déroulée dans un esprit de proximité avec la population.

L'objectif de ce genre d'action est de rassurer les citoyens et les commerçants, tout en dissuadant les personnes malveillantes de commettre un méfait. Y ont participé la gendarmerie et le personnel de l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF), la Police de l’Ouest lausannois et de la Police des transports (TPO).

Les quelque 20 personnes qui ont fait l’objet d’un rapport de dénonciations l'ont été pour différentes infractions à la Loi sur les armes (LArm), à la Loi sur les stupéfiants (LStup), à la Loi sur la circulation routière (LCR) et à la Loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI). Deux personnes étaient recherchées par les autorités. Plusieurs saisies de produits stupéfiants ont également été réalisées.

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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Le festival du film alpin des Diablerets ouvre ses portes samedi

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Le Festival international du film alpin des Diablerets, FIFAD démarre samedi aux Diablerets. Il s'annonce sous les meilleurs auspices, selon Benoît Aymon, directeur artistique et Solveig Sautier, directrice opérationnelle. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Festival international du film alpin des Diablerets (FIFAD) lève le rideau samedi sur sa 53e édition. Jusqu'au 20 août, plus de 50 films en provenance d'une douzaine de pays sont à découvrir dans la station des Alpes vaudoises.

Après deux ans chahutés par la pandémie, "on touche du bois, tout se présente très bien", a déclaré le directeur artistique du festival Benoît Aymon vendredi à Keystone-ATS. "Pour l'heure, aucune soirée n'est complète, mais certaines sont d'ores et déjà bien remplies. Nous sommes très contents des préventes", a ajouté Solveig Sautier, directrice opérationnelle.

Samedi, le coup d'envoi du festival sera donné en présence de Carine Bachmann, nouvelle directrice de l’Office fédéral de la culture et invitée d'honneur. Y participeront également les frères Anthamatten et de Jérémie Heitz - quatre Valaisans qui incarnent l’élite mondiale du ski-alpinisme, de l’escalade sportive et des pentes raides.

Des légendes

Le programme propose "une palette de films aussi riche que diversifiée", selon les organisateurs. Ils citent en exemple le documentaire du célèbre grimpeur tchèque Adam Ondra ("Pushing the Limits"), le portrait d'un artiste qui sculpte un violoncelle en glace ("N-Ice Cello") ou encore le récit d'une tempête de neige en Espagne ("Balandru, l'enfer gelé").

En charge notamment des affaires culturelles du canton de Vaud, la conseillère d’Etat Nuria Gorrite remettra, mercredi les prix du livre à deux monstres sacrés de la littérature: Jean-Christophe Ruffin pour son roman "Les flammes de pierre" et Pascal Bruckner pour son essai "Dans l’amitié d’une montagne". La ministre remettra également le Mérite Alpin du FIFAD à Nina Caprez et Cédric Lachat, un couple de légende dans le monde de l’escalade.

Reflet des préoccupations actuelles

Evoquant les thématiques de cette édition, Benoît Aymon relève que la montagne ne se résume de loin pas à l'alpinisme: le réchauffement climatique est de plus en plus fortement présent dans le festival. Tout comme les préoccupations autour du loup, constate le directeur artistique. Elles sont notamment évoquées dans "Naïs et les Loups", histoire d'une petite fille qui part avec son père sur la trace de ces canidés.

Et de souligner le travail énorme réalisé par les cinéastes animaliers d'aujourd'hui. Comme celui des réalisateurs de la "Panthère des neiges" Vincent Munier et Marie Amiguet. Ils présenteront dimanche soir leur film désormais culte, après avoir décliné les sollicitations de tous les festivals. Avec en prime une interview de Sylvain Tesson.

Tournages locaux

Le festival s'intéresse aussi aux productions locales. C'est le cas par exemple d'un film entièrement tourné dans le Chablais ("Les fichiers Muret").

Nouveauté de cette année, les cinés-concerts qui mettent en valeur le patrimoine des anciens, avec trois films d'anthologie tournés il y a une centaine d'années. Le public pourra également tester une expérience immersive inédite en descendant une Coupe du monde de ski ou tenter l’escalade du Cervin. Une réalité certes virtuelle, mais qui préfigure le monde de demain.

L'autre mention spéciale du directeur artistique concerne la création d'une catégorie courts-métrages: elle met en lumière des petits films souvent à tort peu valorisés et permet d'encourager les nouveaux talents, se réjouit-il.

Egalement en ligne

"On ne dit pas oui à tout", relève le directeur artistique. Cette année, sur les plus de 200 films reçus, nous avons dû en refuser environ trois quarts".

A noter qu'environ 80% des films au programme de cette édition peuvent être visionnés en ligne.

www.fifad.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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