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Rachat d’UPC par Sunrise : vers une révolution des diffusions sportives ?

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C’était mercredi soir déjà : Sunrise annonçait acquérir UPC pour la modique somme de 6,3 milliards de francs. Si cette opération d’envergure dresse un nouveau géant face à Swisscom, ce n’est certainement pas l’unique changement auquel il faut s’attendre.

Pascal Martin, expert télécom et fondateur du site scal.ch, prédit de gros chamboulements sur le marché des diffusions sportives.

Faut-il se préparer à une hausse ou une baisse des prix pour le consommateur ? Et qu’en est-il de la diffusion des sports nationaux et internationaux ?

Benjamin Smadja a pu lui poser ces questions et bien d’autres ; un entretien à retrouver ici :

Pascal Martin scal.ch

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Age de la retraite : les grandes manœuvres reprennent

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Les citoyens suisses ont accepté dimanche un financement supplémentaire annuel de 2 milliards de francs pour l’AVS. Mais tout le monde semblait d’accord que des réformes structurelles seraient quand même nécessaires en vue de l’augmentation massive du nombre de retraités ces prochaines années.

Oui, tout le monde « semblait » d’accord comme vous dites, parce que cette analyse a dominé les débats ces dernières semaines. Mais la gauche n’est en général pas d’accord, en fait. Elle estime qu’il sera toujours temps d’aviser quand l’AVS sera vraiment en déséquilibre financier. On parle depuis des années de ce moment redouté, mais il ne s’agit encore que de projections. Et les Suisses n’accepteront de vraies réformes que dans l’urgence.

Le Parti socialiste a même lancé une initiative populaire pour une treizième rente AVS.

Oui, sur le modèle des treizièmes salaires. La gauche ne veut pas que l’on touche aux ayants-droits de l’AVS ni à leurs rentes. Elle cherche donc améliorer substantiellement ces rentes avant tout débat sur des réformes structurelles qui iraient dans l’autre sens. C’est-à-dire des reports de l’âge de référence de la retraite, comme le veut la droite en général. Voire des réductions de rente, comme l’envisage même l’UDC.

Hier c’est la fédération des employeurs qui a pris position.

Oui, l’Union patronale suisse. Elle a rappelé que le nombre de pensionnés AVS allait augmenter d’un million ces deux prochaines décennies. Elle préconise donc sans surprise la convergence de l’âge de la retraite des femmes avec celui des hommes, de 64 à 65 ans depuis 2025. Et en 2027, une adaptation générale par rapport à l’espérance de vie. On devine qu’il s’agit d’un relèvement progressif à 66 ans, puis à 67 pour tout le monde.

Avec des mesures pour inciter les séniors à travailler le plus tard possible.

Oui, bien que les entreprises ne soient en général pas très bonnes pour garder ou recruter des anciens. Il s’agirait donc d’augmenter le seuil de revenu mensuel à partir duquel les indépendants doivent cotiser à l’AVS. Même lorsqu’ils sont retraités actifs. Aujourd’hui, c’est 1400 francs. La fédération des employeurs demande que cette franchise soit relevée à 2000 francs.

Ce serait probablement plus symbolique qu’incitatif.

Oui, parce qu’il faudra bien que ce genre de réforme passe en vote populaire, et personne n’ignore la grande difficulté de l’exercice politique. Le symbolique a son importance. Ça explique aussi les délais relativement éloignés. 2025, 2027… Le relèvement de l’âge de la retraite a déjà derrière lui des années de procédures et de débats. Il en faudra encore quelques-unes.

Et puis il y a la question de la flexibilité. Tout le monde ne prend pas sa retraite à 64 ou 65 ans.

Et c’est bien la seule question sur laquelle tout le monde semble d’accord ! Oui, un peu plus à droite qu’à gauche peut-être. Aujourd’hui déjà, plus de 40% des gens prennent leur retraite avant l’âge légal. Et près de 10% après. Alors tout le monde semble d’accord sur le fait qu’une réforme acceptable devra surtout tenir compte de cette réalité.

 

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Le sperme suisse est de mauvaise qualité

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Le sperme suisse est de mauvaise qualité, selon des chercheurs de l’Université de Genève. Pour la première fois, une étude nationale a été réalisée. Le sperme de plus de 2’500 jeunes suisses de 18-22 ans, de tous les cantons, a été analysé en tenant compte de trois paramètres : le nombre de spermatozoïdes, leur mobilité ainsi que leur morphologie. Leurs parents ont également répondu à un questionnaire. Résultat : 60% des jeunes suisses ont au moins un des trois paramètres en-dessous des références de l’OMS, 5% ont même un problème pour ces trois facteurs. On peut imaginer à terme que leur fertilité future soit impactée. Serge Nef est professeur au département de génétique et développement de la faculté de médecine à Genève.

Serge Nef Professeur au département de génétique et développement à l'UNIGE

Le prochain objectif ? Identifier les causes de cette faible qualité du sperme. Le tabagisme maternel est notamment pointé du doigt.

Serge Nef Professeur au département de génétique et développement à l'UNIGE

Autre point problématique : la faible qualité du sperme des Suisses semble être corrélée à une augmentation du cancer des testicules. Précisons aussi que cette étude nationale n’a pas permis d’identifier des différences de qualité de sperme entre les différentes régions géographiques du pays.

Avec une concentration de spermatozoïdes de 47 millions par millilitre, le sperme suisse est parmi les plus mauvais d’Europe. Il se retrouve en queue de peloton avec le Danemark, la Norvège et l’Allemagne.

 

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Un service gratuit et anonyme pour tester les drogues arrive à Genève

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Les données recoltées serviront aussi à alimenter une base de données pour une meilleure connaissance du marché et des produits à risque.

A Genève, un nouveau dispositif débarque: le Drug Checking. L’idée, c’est de permettre aux consommateurs de drogue de faire analyser les produits stupéfiants qu’ils s’apprêtent à consommer. Une première en Suisse romande. Treize ans après le premier dépôt de dossier, l’association Première ligne et sa branche Nuit blanche? (active depuis plus de dix ans dans les milieux festifs) peuvent enfin annoncer le lancement de cette offre.

Il y aura deux volets. Un laboratoire mobile -celui du pharmacien cantonal de Berne- qui se déplace sur les lieux d’un événement. Ce système avait été testé lors de la Lake Sensation en 2017. Il sera de retour le 6 juillet pour la Geneva Pride.

L’autre dispositif est, lui, stationnaire. Gratuit et anonyme, il débute le 3 juin. Il est le fruit d’un partenariat avec le laboratoire du Centre universitaire romand de médecine légale, qui se charge d’analyser les échantillons reçus. Roxane Morger Mégevand, coordinatrice du dispositif, nous explique le principe:

Roxane Morger Mégevand Coordinatrice de l'action Nuit blanche?

Conformément à la mission de Première ligne, ce service vise essentiellement à réduire les risques sanitaires liés à la consommation de stupéfiants. Qu’il s’agisse de détecter les produits surdosés ou de mauvaise qualité, notamment en raison de la présence de produits de coupe. Comme le précise Roxane Morger Mégevand:

Roxane Morger Mégevand Coordinatrice de l'action Nuit blanche?

Le dispositif devrait permettre de procéder à 500 analyses par an. Les résultats viendront compléter une base de données, munie d’un système d’alerte et consultable en ligne. Pour le moment, ce « catalogue » est alimenté via la récolte d’informations provenant des Drug Checking situés en Suisse alémanique. La coordinatrice revient sur cet objectif:

Roxane Morger Mégevand Coordinatrice de l'action Nuit blanche?

En parallèle, Nuit blanche? a mis en place une permanence d’accueil et d’information. Baptisée #laperm, elle vise principalement les jeunes consommateurs (15 – 18 ans). Elle a ouvert depuis le 9 avril. L’accueil se fait aussi par téléphone ou via internet.

@marie_prieur

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Les enseignants veulent agir pour l’avenir des élèves

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A travers un manifeste, un collectif d’enseignants soutient le mouvement des jeunes pour le climat. Ils réclament un « parler vrai » dans le plan d’étude.

A l’aube d’une nouvelle grève pour le climat qui aura lieu ce vendredi 24 mai, des enseignants du secondaire 2 apportent leur soutien aux élèves. Jusqu’à présent, les professeurs avaient témoigné leur appui de manière individuelle. Mais ce mardi, à l’instar des enseignants belges et français, certains ont décidé de soutenir ce mouvement qu’ils estiment légitime.

Pour ce collectif, il faut changer le plan d’étude et favoriser le questionnement des savoirs transmis. Les explications de Nathalie Farriol, enseignante en chimie et biodiversité au Collège et École de culture générale Madmae de Staël.

Nathalie Farriol Enseignante au Collège et Ecole de culture générale Madame de Staël

Le programme actuel ne permet pas de répondre correctement aux questionnements des élèves, selon le collectif. Nathalie Farriol.

Nathalie Farriol Enseignante en chimie et biodiversité au Collège et Ecole de culture générale

Les enseignants invitent l’ensemble du corps enseignant, primaire, secondaire et supérieur à signer ce manifeste en ligne.

Du côté du Département de l’instruction publique, il est demandé aux élèves, qui veulent suivre la grève de vendredi, de motiver leur excuse par écrit. Pour ceux qui ont un examen, le DIP indique que la note 1 leur sera attribuée, en cas d’épreuve manquée.

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Geneva Open: Exit Dimitrov

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Dimitrov a été battu en trois sets par Delbonis (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Vainqueur de ses deux tours des qualifications, Grigor Dimitrov a chuté sur le premier obstacle du tableau principal au Geneva Open.

Le Bulgare, retombé à la 47e place mondiale, a gâché une belle entame de match face à l’Argentin Federico Delbonis (ATP 84) pour finalement s’incliner 1-6 6-4 6-2.

Le vainqueur du Masters 2017 a, l’espace d’un set, retrouvé le brio et la légèreté qui avaient fait de lui l’avenir du tennis. Ce premier set survolé 6-1 en 22 minutes (il y avait 5-0 après 15 minutes de jeu), en passant en revue toute une panoplie de coups maîtrisés et décisifs.

Toutefois, comme souvent depuis de longs mois, la machine s’est enrayée, sous les yeux incrédules du coach Radek Stepanek (son autre entraîneur, Andre Agassi, n’était pas dans les tribunes). Il est vrai que Delbonis, après avoir touché le fond, a eu le mérite de remonter en surface. Mais impossible de ne pas penser que Dimitrov a fait l’essentiel du travail pour permettre à l’Argentin d’empocher la deuxième manche et, ainsi, prendre le contrôle des opérations.

Car, en pur terrien qu’il est, Delbonis est patiemment venu à bout de son adversaire, se rappelant aux souvenirs d’un public genevois qui l’avait vu éliminer Stan Wawrinka en quart de finale de l’édition 2015. Résistant aux attaques de Dimitrov, il a surgi du bois pour mener 3-1 dans l’ultime set et ne plus être rejoint ensuite.

A noter l’élimination, en 8e de finale du double, du Genevois Johan Nikles. Associé à l’ancien no 1 mondial de la spécialité, le Serbe Nenad Zimonjic (âgé de bientôt 43 ans), il s’est incliné 6-4 6-2 face au duo Cristian Garin (CHI)/Juan Ignacio Londero (ARG).

Source: ATS

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