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Polémique: « En Suisse, nous avons été plus de 500 000, c’est l’essentiel »

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Le vendredi 14 juin 2019 restera gravé dans l’histoire de la Suisse. La grève des femmes a mobilisé dans tout le pays au nom de la lutte en faveur de l’égalité entre hommes et femmes. Sur les photos prises à Genève, la vague violette ne fait aucun doute. Mais, combien de manifestants et majoritairement de manifestantes ont défilé dans la rue ? Quatre jours après l’événement, le chiffre exact fait toujours débat.

12 000 selon la police, plus de 30 000 selon les organisatrices. Où se situe la vérité ? Même avec le recul, c’est difficile de le savoir. Pour comprendre cet écart, revenons à la base : qui compte et comment ?

La police d’abord. Le porte-parole, Silvain Guillaume-Gentil reconnait volontiers que le chiffre de 12 000 n’est pas d’une extrême fiabilité. «Ce n’est pas la mission de la police de compter les gens. On le fait lors des manifestations pour pouvoir planifier les forces sur le terrain.» L’idée, c’est que, si le même organisateur fait une nouvelle demande, la police peut mieux appréhender l’ampleur de l’événement.

Concernant la grève des femmes, le porte-parole précise que la demande d’autorisation déposée par les organisatrices en amont de la manifestation prévoyait 2500 personnes. La méthode de la police consiste à se placer en début de cortège (où la foule est, on le sait, plus compacte), à compter le nombre de personnes sur une rangée et à multiplier.

Qui d’autre compte?

Les organisateurs. Dans un communiqué diffusé samedi, le collectif indique que le cortège est parti de la plaine de Plainpalais à 17h05 et qu’il a atteint 2,5 km de long. Pour finir sur la place Neuve à 20h30. Le Collectif genevois pour la Grève féministe estime l’affluence à 30 000 participants.

Du côté des journalistes, les reporters de la Tribune de Genève indiquent qu’il y avait au moins 20 000 manifestants.

De mon côté, selon une information récoltée auprès des agents de police présents qui, au passage se sont dit impressionnés par la foule, j’ai appris qu’à 18h20, la tête de cortège était à l’arrêt sur le pont du Mont-Blanc alors que les derniers manifestants n’avaient pas encore quitté Plainpalais. La queue du cortège est, elle, entrée sur le pont à 19h18 tapantes.

Sur une vidéo filmée par mes soins, on voit défiler environ 280 manifestants en une minute. Sachant que la tête de cortège a quitté Plainpalais à 17h et que les derniers manifestants se sont mis en marche depuis ce même point de départ 1h30 plus tard, on atteint le chiffre de 25 000.

Vérité historique ou pinaillage

Sur les réseaux sociaux, certains regrettent que l’on rogne sur ce chiffre et que l’on travestisse ainsi l’histoire. Pour Kaya Pawlowska, représentante du collectif, le chiffre genevois «n’est pas la priorité. On sait que de toute façon, en Suisse, nous sommes plus de 500 000 à avoir manifesté. » Soit tout autant que le 14 juin 1991.

A ce sujet, le député socialiste Sylvain Thévoz souhaite que le Conseil d’Etat confie le comptage des manifestants à «une entité neutre, objective et outillée pour le faire afin de pouvoir disposer de chiffres fiables».

@marie_prieur

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Laver Cup: le Team Europe en tête après deux journées

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Roger Federer a forcément terminé le match avec le sourire - [Bastien Gallay - Gallay Photo]

En tennis, la Laver Cup a vécu sa deuxième journée samedi à Palexpo. Une journée riche en émotions! Avec notamment un duel acharné en Roger Federer et Nick Kyrgios. Après deux jours de confrontations, le score entre les deux équipes est de 7 à 5 en faveur de l’Europe.

Parmi les prestations du jour, on retiendra donc celle du maître Roger Federer qui s’est imposé 6-7 7-5 10/7 face à Nick Kyrgios. Un Roger Federer qui a su rester serein lors de moments  importants, on l’écoute:

Roger Federer Team Europe

 

Et le public de Palexpo a vibré lors de cette rencontre, il a encouragé les deux joueurs, avec une légère préférence pour Federer forcément. Les 17 000 personnes de Palexpo ont transformé l’arène genevoise en stade de foot. En tout cas le Bâlois lui s’y est cru:

Roger Federer Team Europe

 

L’ambiance à Palexpo pour cette troisième Laver Cup

Une certitude, ce duel Federer – Kyrgios confirme que la Laver Cup n’est pas un simple tournoi d’exhibition. L’intensité est bien présente et la pression également, selon Roger Federer. Le Balois qui a d’ailleurs bénéficié d’un coach peu ordinaire pour vaincre l’Australien.

Roger Federer Team Europe

 

Le coaching de Roger Federer par Rafael Nadal 

La dernière journée de la Laver Cup offre à nouveau 3 simples et 1 double et chaque victoire rapportera 3 points! Autant dire que rien n’est joué à l’aube de cette ultime journée.

Sébastien Telley

 

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Renforts américains dans le golfe Persique

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Le déploiement supplémentaire de forces américaines dans le golfe Persique ne se comptera pas en milliers de soldats, selon le Pentagone (archives). (©KEYSTONE/EPA US ARMY/SGT. JORDAN TRENT/US ARMY HANDOUT)

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi l’envoi de renforts militaires dans le golfe Persique après les attaques contre des sites pétroliers en Arabie saoudite attribuées à l’Iran. Ils ont également renforcé les sanctions contre la banque centrale iranienne..

A la demande de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, le président américain Donald Trump a approuvé le déploiement de forces américaines, qui seront défensives par nature, et principalement axées sur les forces aériennes et la défense antimissile », a annoncé le ministre américain de la défense Mark Esper.

Rappelant la destruction en juin d’un drone américain par les forces iraniennes, après la saisie par l’Iran d’un pétrolier britannique, M. Esper a estimé que les attaques du 14 septembre contre deux installations pétrolières en Arabie saoudite « représentent une escalade spectaculaire de l’agression iranienne ».

« C’est une première mesure que nous prenons en réponse à ces attaques », a ajouté M. Esper au cours d’une conférence de presse. « Nous pensons que ce sera suffisant, mais cela ne veut pas dire qu’il ne puisse pas y avoir de déploiement supplémentaire selon la situation ».

Un déploiement « modéré »

Le nombre exact des troupes et le type d’équipement envoyés en renfort n’ont pas encore été décidés. Il s’agira d’un déploiement « modéré », qui ne se comptera pas en milliers, a précisé le chef d’état-major américain, le général Joe Dunford.

Le président américain avait annoncé plus tôt de nouvelles sanctions contre la banque nationale d’Iran. « Ce sont des sanctions au plus haut niveau », avait-il lancé dans le bureau ovale.

A ses côtés, le secrétaire au trésor Steven Mnuchin a expliqué qu’il s’agissait de cibler « la dernière source de revenus de la banque centrale d’Iran », déjà sur la liste noire américaine, mais aussi le fonds national de développement pour le « couper » du système bancaire américain.

« Cela signifie qu’il n’y aura plus d’argent qui ira aux gardiens de la révolution », l’armée d’élite du pouvoir iranien, « pour financer le terrorisme », a-t-il assuré.

« Une agression sophistiquée »

Pour le gouverneur de la banque centrale iranienne, Abdolnasser Hemmati, ces nouvelles mesures punitives « montrent à quel point » les Américains « n’arrivent pas à trouver de levier contre l’Iran ».

Des pans entiers de l’économie iranienne, de son système financier aux exportations de pétrole soumises à un strict embargo, sont sous le coup des sanctions des Etats-Unis.

Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a réaffirmé dans un communiqué que « toutes les preuves désignaient l’Iran, et uniquement l’Iran » comme responsable des attaques en Arabie saoudite, une « agression sophistiquée dans sa conception et effrontée dans son exécution ».

Dans ses prises de parole publiques, parfois contradictoires, Donald Trump s’était montré de moins en moins enclin à des représailles militaires contre l’Iran.

« Il n’y a jamais eu de pays plus préparé » que les Etats-Unis à mener des frappes militaires, a-t-il prévenu. « Ce serait la solution de facilité pour moi », « frapper 15 sites majeurs en Iran », « cela ne prendrait qu’une minute » et « ce serait une très mauvaise journée pour l’Iran ». « Mais ce n’est pas ce que je privilégie, si possible », a-t-il enchaîné.

Presse sur les sites attaqués

L’Arabie saoudite a montré pour la première fois vendredi à la presse internationale l’étendue des dégâts sur ses installations pétrolières attaquées, insistant sur sa détermination à rétablir rapidement sa production en dépit de la montée des tensions dans la région.

L’installation de Khurais, dans l’est du royaume, a été frappée quatre fois et des incendies y ont fait rage cinq heures durant, a déclaré un responsable du géant pétrolier saoudien Aramco qui gère le site. L’attaque a contribué à la réduction de moitié de la production du premier exportateur d’or noir et entraîné une flambée des prix.

Dix-huit frappes ont été recensées à Abqaiq, à 200 kilomètres au nord-est de Khurais, qui abrite la plus grande usine du monde de traitement de brut, selon un autre responsable d’Aramco.

Source: ATS

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Le chef du SEM plaide pour une réforme de l’asile en Europe

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Mario Gattiker plaide pour des procédures d'asile rapides et une politique de rapatriement cohérente en Europe (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le secrétaire d’Etat aux migrations (SEM) Mario Gattiker critique dans la presse de samedi la politique d’asile européenne. Il pointe du doigt les efforts faits ces derniers temps par plusieurs pays pour se répartir les personnes sauvées en mer Méditerranée.

« Nous estimons qu’il n’est pas raisonnable de répartir entre pays des personnes […] même si elles n’ont aucun motif d’asile valable ». Et cette situation « concerne de nombreuses personnes qui débarquent », déclare M. Gattiker dans un entretien diffusé samedi par les journaux du groupe de presse CH Media. Selon lui, il faut avant tout des procédures d’asile rapides et une politique de rapatriement cohérente dans les pays d’accueil.

Le responsable de 62 ans remarque que l’Europe n’a pas fait beaucoup de progrès depuis la crise des réfugiés sur la question de la répartition des requérants d’asile entre pays. Il espère que la nouvelle Commission européenne, qui entrera en fonctions en novembre avec l’Allemande Ursula von der Leyen à sa tête, « apportera un vent nouveau et de nouvelles approches ».

Une réforme de l’accord de Dublin sur l’asile, dont fait partie la Suisse, serait plus « efficace » que des « solutions à court terme », poursuit-il. « Il faut des procédures moins bureaucratiques et plus rapides, ainsi qu’un mécanisme pour alléger la charge pesant sur les Etats situés sur la frontière extérieure [de l’Union européenne, ndlr] dans les situations de crise ».

Réunion lundi

M. Gattiker appelle également l’UE à adopter une pratique uniforme en matière d’asile. « Ce n’est pas possible que les personnes d’Afghanistan se voient accorder le droit de rester dans un pays dans 90% des cas et, dans un autre, dans 40% des cas ». Ces différences provoquent des migrations intra-européennes, selon lui.

Le chef du SEM balaie dans la foulée les critiques sur le manque de générosité de la Suisse à l’égard des réfugiés. « Nous avons montré que nous étions très solidaires pendant la crise des réfugiés, notamment en acceptant 1500 personnes de Grèce et d’Italie ».

Malte a invité des représentants de France, d’Italie, d’Allemagne, de Finlande, pays qui assume actuellement la présidence tournante de l’UE, et de la Commission européenne à se réunir lundi à Vittoriosa pour trouver un règlement provisoire sur des quotas. La proposition doit ensuite être soumise aux chefs d’Etat et de gouvernement en octobre.

Source: ATS

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Tennis: Federer rassuré après le premier jour de la Laver Cup

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Roger Federer: une excellente première journée à Palexpo. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Roger Federer est ravi que l’Europe mène de deux longueurs au terme du premier des trois jours de compétition à Palexpo.

Roger Federer avait le sourire au soir de la première journée de la Laver Cup. Une journée qu’il redoutait: « à 3-1, je suis vraiment content, je m’attendais davantage à un score de parité deux partout » a-t-il déclaré vendredi soir en anglais peu avant minuit.

« Avec deux néophytes en Laver Cup avec Fabio Fognini et Stefanos Tsitsipas,  Thiem en danger face à Denis Shapovalov et un double ensuite, a-t-il poursuivi. Je n’étais pas totalement rassuré. »

Si l’on excepte la performance de Fognini, tout s’est finalement bien passé pour le Team Europe. Le troisième au classement ATP était donc très satisfait, même son coaching et celui de Nadal n’a pas débouché sur une victoire de Fognini, de la tournure prise par les événements.

Roger Federer n°3 mondial

 

Ambiance unique à Palexpo

Impressionné par l’ambiance unique de Palexpo – « et dire que le vendredi est généralement le jour le plus tranquille du week-end », a-t-il ajouté toujours dans la langue de Shakespeare. Roger Federer joue son premier match en simple samedi après-midi. Il affronte Nick Kyrgios, immédiatement après le match qui mettre aux prises le dernier vainqueur du Geneva Open, l’Allemand Alexander Zverev à l’Américain John Isner qui n’a pas joué vendredi. Pour ce deuxième match du deuxième jour de compétition, le troisième joueur de la planète redoute surtout le service de l’Australien.

Roger Federer n°3 mondial

 

C’est le Team Europe qui a eu l’avantage de choisir les adversaires pour la journée de samedi, un avantage qui reviendra au Team World dimanche. Et Federer d’évoquer les critères qui président aux choix d’aligner certains éléments plutôt d’autres.

Roger Federer n°3 mondial

 

A demi-mot, le Bâlois a laissé entendre que Rafael Nadal n’était pas très enthousiaste à l’idée de rencontrer Kyrgios samedi déjà. Ce choix conduira toutefois le Majorquin a enchaîner simple – contre Milos Raonic – et double samedi dès 19h lors de la « night session ».

 

 

 

source: ats/bb

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Le PDC provoque la tempête

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Le PDC ne s'en est pas pris aux personnes, a argumenté Gerhard Pfister, se contentant d'exposer de façon correcte les positions de la concurrence et d'y confronter les siennes propres. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La campagne électorale « négative » du PDC sur internet a fait l’effet d’une bombe. Le président du parti Gerhard Pfister a été pris de court par les nombreuses réactions et leur violence.

S’il avait pu anticiper l’importance de la tempête, il aurait mis en garde les partis cantonaux, a déclaré le conseiller national zougois vendredi à Berne devant les médias. Selon lui, le PLR est le parti qui a réagi le plus violemment. Détail piquant: le PDC et le PLR ont des listes apparentées dans son propre canton.

La représentation d’un candidat avec les positions de son parti n’a apparemment pas plu à tous les candidats, y compris à des politiciens chevronnés, a constaté M. Pfister. Selon lui, le PDC ne s’en est pourtant pas pris aux personnes, se contentant d’exposer de façon correcte les positions de la concurrence et d’y confronter les siennes propres.

Source: ATS

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