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Médicaments : la crise des génériques

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La démission du président exécutif de la marque pharmaceutique Sandoz n’est pas passée inaperçue en fin de semaine dernière. Cet épisode renvoie à tout ce qui se passe dans le monde en matière de médicaments génériques.

Oui, Sandoz est la filiale de Novartis à Bâle (et à Prangins), filiale consacrée aux médicaments génériques. Elle représente le cinquième des ventes du groupe, mais beaucoup moins sur le plan de la marge. Et la pression sur les prix des médicaments génériques dans le monde ne cesse d’augmenter. Le président a simplement annoncé qu’il n’avait pas l’intention de passer le restant de sa vie professionnelle à réduire les coûts d’exploitation de Sandoz. Personne n’a trouvé cela bizarre.

On entend depuis un certain temps déjà que Novartis pourrait se séparer de Sandoz et des médicaments génériques.

Oui, se séparer des médicaments génériques simplement chimiques en tout cas. Les plus exposés à la concurrence sur les prix. Mais le groupe garderait les bio-similaires. C’est-à-dire les médicaments génériques basés sur des principes actifs biologiques. Les biotechnologies. Ce sont les plus difficiles à produire. Il y a donc moins de concurrence.

Il y a aussi la concurrence des contrefaçons dans le monde. Vous nous disiez la semaine dernière que les Suisses achetaient de plus en plus de médicaments contrefaits sur des sites web étrangers. Quelle est d’ailleurs la différence entre génériques et contrefaçons ?

Un générique est une copie de médicament original qui n’est plus couvert par un brevet. Mais une copie de qualité, enregistrée par les autorités sanitaires de chaque pays. En revanche, les contrefaçons se vendent et s’achètent sur des marchés noirs ou des marchés gris. Ça reste insignifiant en Suisse, mais c’est beaucoup plus grave à l’échelle du monde.

Il s’agit donc de copies douteuses.

Oui, c’est le mot. Douteuses. Et en ce sens, il ne s’agit pas forcément de copies, d’ailleurs. Il peut s’agir de médicaments originaux ou génériques pillés dans des entrepôts. De stocks périmés et réemballés. Ou alors produits de manière approximative ou dans de mauvaises conditions. C’est le cas le plus fréquent. Des commentateurs spécialisés affirment qu’il y a aujourd’hui davantage de faux que de vrais sur le marché mondial des médicaments. C’est cela la pire des concurrences pour l’industrie du générique.

Et tout le monde se plaint du manque de moyens pour lutter contre ce fléau.

Oui, mais l’on peut aussi avoir de sérieux doutes sur la motivation de certains Etats. Le thème politique dans une bonne partie du monde, c’est l’accès le plus large possible aux médicaments. Les groupes pharmaceutiques font parfois leurs propres copies de médicaments protégés, pour les pays en développement, mais ils sont encore bien trop chers. Même les génériques autorisés et bon marché le sont encore.

Il ne faut donc pas s’étonner d’une certaine tolérance par rapport aux faux médicaments. Parce que si vous insistez sur le fait que ces faux peuvent être nocifs, voire fatals, on vous répondra qu’il y a de la prévention à ce sujet. En ajoutant en aparté qu’il arrive aussi que de vulgaires contrefaçons sauvent de vraies vies.

François SchallerMédicaments : la crise des génériques

Coronavirus

Régime de tests assoupli pour entrer en Suisse

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Le régime de tests pour les touristes est allégé (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Depuis ce samedi, les personnes vaccinées contre le Covid-19 et celles qui peuvent prouver une guérison n'ont plus besoin de tests pour entrer en Suisse. Cet assouplissement annoncé mercredi par le Conseil fédéral intervient juste au début des vacances d'hiver.

Seules les personnes qui ne sont ni vaccinées ni guéries doivent encore présenter un test négatif à leur arrivée. Le test PCR doit avoir été fait dans les dernières 72 heures et le test rapide antigénique dans les dernières 24 heures. Le deuxième test après 4 à 7 jours a été supprimé en raison des capacités limitées d'analyse en Suisse.

Les milieux touristiques ont fait part de leur soulagement mercredi. L'assouplissement des conditions d'entrée est un signal positif pour les vacances de neige, a écrit la Fédération suisse du tourisme.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Skieur de randonnée grièvement blessé dans une avalanche

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Un homme de 72 ans a été grièvement blessé dans une avalanche dans les hauts de Conthey (VS) (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MAXIME SCHMID)

Un skieur de randonnée, emporté par une avalanche, a été grièvement blessé vendredi après-midi, alors qu'il descendait du "Tita Da Terra Naire" sur les hauts de Conthey (VS). Le Valaisan de 72 ans a été héliporté à l'hôpital de Sion: ses jours sont en danger.

Le Valaisan faisait partie d'un groupe de cinq randonneurs, qui avaient effectué l'ascension du sommet "Tita da Terra Naire" dans la région du col du Sanetsch. Lors de la descente, à 2400 mètres d'altitude, il a été emporté par une avalanche de 35 mètres de large et 150 mètres de long.

Il a tout de suite été secouru par ses compagnons, qui l'ont localisé et dégagé de la neige. Inconscient, il a été médicalisé sur place, puis héliporté à l'hôpital de Sion. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l'accident, a indiqué la police cantonale valaisanne samedi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Lausanne-Sport: Puertas part en Belgique

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Cameron Puertas quitte Lausanne pour tenter sa chance en Belgique (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Lausanne-Sport fait face au départ de Cameron Puertas (23 ans). Le milieu offensif espagnol rejoint l'Union Saint-Gilloise, leader du championnat de Belgique, ont confirmé les deux clubs samedi.

Natif de Lausanne, Cameron Puertas était encore sous contrat avec le LS jusqu'au 30 juin 2023. Il a réussi 11 buts et 14 passes décisives en 111 rencontres jouées sous le maillot de Lausanne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Alain Berset envisage la fin du certificat Covid en Suisse

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Alain Berset laisse entrevoir la fin de l'obligation du pass Covid (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'obligation de présenter le pass Covid pourrait bientôt être supprimée en Suisse. "La période du certificat semble toucher à sa fin", a déclaré le ministre de la santé Alain Berset dans une interview publiée samedi dans le journal "Schweiz am Wochenende".

Si la situation sanitaire évolue favorablement, le Conseil fédéral "pourrait, dans les prochaines semaines, transformer l'obligation de télétravail en recommandation et supprimer la quarantaine", a-t-il ajouté. Le gouvernement a décidé mercredi de maintenir ces deux mesures jusqu'à fin février. Les autres mesures sont en vigueur au moins jusqu'à fin mars.

En Suisse, les certificats Covid sont utilisés depuis juillet dernier et permettent d'attester qu'on est vacciné, testé ou guéri. Par cette mesure, le gouvernement souhaite endiguer la propagation du coronavirus et prévenir les cas graves de maladie en limitant l'accès à certains lieux. En automne, avant la votation sur la loi Covid, l'utilisation des certificats et leur acceptabilité ont fait l'objet de débats dans la société.

Dans le journal alémanique, le conseiller fédéral socialiste s'est montré modérément optimiste: "Je pense que nous sommes sur la bonne voie, mais le virus s'est déjà révélé imprévisible à plusieurs reprises".

"Brutalité insoupçonnée"

Deux ans après le début de la pandémie, le ministre a avoué n'avoir "jamais pensé pouvoir supporter une telle situation". La crise a été d'une "brutalité insoupçonnée". Il a été confronté à une "énorme pression de la responsabilité", aux attentes de la population et à une charge de travail bien supérieure à celle habituelle.

Pour le Fribourgeois, le pire jour de la crise a été celui "où nous avons dû fermer les écoles". "On ne peut imaginer pire pour une société que d'impacter négativement les possibilités de formation et l'égalité des chances des enfants".

Mais le Conseil fédéral n'avait pas d'autre choix après que les pays voisins et certaines communes du pays ont fermé leurs établissements scolaires. "Heureusement, cela n'a duré que quelques semaines au final, bien moins longtemps que dans d'autres pays."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Sécurité de l'approvisionnement: Sommaruga prévoit des ordonnances

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Le barrage du lac de l'Oberaar (BE) par exemple est un lac d'accumulation (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les firmes électriques devraient constituer des réserves de force hydraulique en cas d'urgence dès l'hiver prochain. Face à la situation tendue en matière d'électricité, Simonetta Sommaruga prévoit des mesures par voie d'ordonnance pour sécuriser l'approvisionnement.

La ministre de l'énergie veut anticiper la grande réforme de l'énergie adoptée par le gouvernement, qui prévoit des réserves d'énergie dans les centrales hydrauliques, a-t-elle dit dans une interview publiée samedi dans les journaux alémaniques de Tamedia. Vendredi, la conseillère fédérale a rencontré des représentants de la branche lors d'une réunion à Berne.

Une loi, actuellement en discussion au Parlement, inclut de telles réserves dans le but de renforcer l'approvisionnement énergétique en Suisse en hiver. "Mais je ne veux pas attendre que le Parlement agisse", a déclaré la socialiste. "Je vais proposer au Conseil fédéral d'anticiper cette mesure et de l'introduire par voie d'ordonnance."

"Une assurance en cas d'urgence"

Cette mesure comprend une indemnisation pour les fournisseurs qui doivent en échange retenir une certaine quantité d'eau dans les lacs d'accumulation. "Ainsi, nous avons de l'électricité à disposition si besoin", a relevé Mme Sommaruga. Et de parler d'une "assurance en cas d'urgence".

La conseillère fédérale a en tête un "plan en cinq points". Outre les réserves de force hydraulique, elle pointe les centrales à gaz comme deuxième sécurité en cas d'urgence. Mais elle souhaite surtout développer les énergies renouvelables indigènes: accélérer les procédures afin que les grandes installations éoliennes et hydroélectriques puissent être construites plus rapidement. Elle évoque encore des barrages supplémentaires pour renforcer la sécurité de l'approvisionnement en hiver.

Selon la ministre de l'énergie, la situation internationale en matière d'approvisionnement en électricité est "très instable". Elle cite comme raisons les tensions en Ukraine, des réservoirs de gaz vides et les centrales nucléaires françaises à l'arrêt plus longtemps que prévu. "Si un acteur international important fait défaut, il y a un risque de réactions en chaîne. Cela pourrait mettre en danger la sécurité de l'approvisionnement", a-t-elle noté.

Risque de faillite

Le risque de faillite existe pour les entreprises électriques, compte tenu de l'augmentation des prix de l'électricité et des couvertures plus élevées, d'après Simonetta Sommaruga. "La question prioritaire est donc de savoir comment garantir que de l'électricité continue à être produite même si un producteur fait faillite."

Dans un tel scénario, la production d'électricité doit pouvoir être poursuivie. Dans cette optique, la ministre a mis en place une taskforce regroupant des personnes de l'administration fédérale et de la Commission fédérale de l'électricité (Elcom).

Peu avant Noël, le groupe Alpiq - deuxième fournisseur d'électricité de Suisse en termes de chiffre d'affaires - avait demandé à titre préventif une aide financière à la Confédération en raison d'un manque de liquidités imminent suite à de fortes hausses de prix. Mais il avait ensuite retiré sa demande.

Les actionnaires de l'entreprise avaient décidé de mettre 223 millions de francs à disposition, à titre temporaire. Une augmentation à 300 millions de francs était aussi en discussion.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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