Rejoignez-nous

Actualité

Solutions de l'usam pour parer à l'échec de l'accord-cadre

Publié

,

le

Pour Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Union suisse des arts et métiers, Fabio Regazzi, le président, et André Berdroz, le vice-président, l'accord-cadre avec l'UE est inadapté. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La Suisse doit pouvoir accéder au marché européen sans que sa compétitivité ne soit affaiblie. Considérant l'accord institutionnel avec l'UE comme inadapté, l'Union suisse des arts et métiers (usam) propose son plan pour parer à un éventuel échec des négociations.

L'opposition de l'usam à l'accord-cadre sous sa forme actuelle est connue. L'organisation faîtière des PME helvétiques l'a déjà fait savoir en consultation. Elle rejette la signature de l'accord avec l'UE. Elle craint notamment qu'à cause de lui la Suisse ne doive renoncer à ses atouts et à sa souveraineté.

"Nous ne pouvons pas accepter une adoption unilatérale du droit communautaire ou une adaptation unilatérale au droit communautaire sans contreparties de l’UE", a expliqué Fabio Regazzi, président de l'usam, lundi en conférence de presse. Avec ce texte, les entreprises suisses risquent de perdre leur position concurrentielle alors que l'accès au marché intérieur de l'UE est un élément important pour leur compétitivité.

Le maintien et le renforcement de la compétitivité internationale doivent rester l’objectif premier, ce que l'actuel projet d'accord ne prend pas en compte, selon le conseiller national (Centre/TI). En cas d'échec des négociations, la compétitivité peut encore être maintenue et développée par d’autres biais. Le projet actuel est coûteux et contre-productif. Les diplomates suisses disposent d'autres moyens pour y remédier.

Améliorer la productivité

La solution la plus efficace de promouvoir la compétitivité et la productivité des entreprises passe par l’introduction du frein aux coûts de la réglementation, a expliqué le directeur de l'usam Hans-Ulrich Bigler. Les projets de lois entraînant des coûts réglementaires particulièrement élevés ou concernant plus de 10'000 entreprises devraient obtenir la majorité au Parlement.

Eviter les coûts réglementaires inutiles permettrait d’accroître la productivité et constituerait à lui seul un programme de croissance de nature à créer et à pérenniser des emplois, selon M. Bigler. Ces coûts, sur lesquels les entreprises ne peuvent pas influer, sont estimés à quelque 70 milliards de francs par an, a-t-il fait valoir.

L'usam demande aussi une adaptation du droit du travail helvétique. La flexibilité du marché du travail suisse est bridée par les mesures de protection rigides inscrite dans la loi, selon elle.

Les assurances sociales sont en difficulté. Elles doivent être rééquilibrées en alignant notamment leurs prestations sur leur financement. L'introduction d'un frein à l'endettement dans ce système garantirait aussi son financement à long terme. L'usam propose encore la promotion de la formation professionnelle et un soutien à la numérisation selon le principe de la liberté économique.

Modernier l'accord de libre-échange

La Suisse doit développer une nouvelle base pour sa relation avec l’UE, a relevé Fabio Regazzi. Elle ne doit pas nécessairement conclure un nouvel accord. Un accord existant peut également être élargi pour inclure les points importants pour l’UE sans franchir de lignes rouges.

La modernisation de l'accord de libre-échange de 1972 avec l'UE serait une solution pour faire face à un éventuel échec des négociations sur l'accord institutionnel, a poursuivi André Berdoz, vice-président de l'usam. La Suisse est un client de l’UE. Elle constitue le 9e marché d’exportation de l’Allemagne. Il n’est donc pas dans l’intérêt de Bruxelles de fermer la porte.

La Suisse pourrait aussi renforcer ses liens avec Londres. Une adhésion du Royaume-Uni, cinquième économie mondiale, à l'AELE pourrait être envisagée, selon l'usam. Elle peut aussi négocier de nouveaux accords de libre-échange ou moderniser les accords existants, par exemple avec les Etats-Unis, le Mercosur ou l’Inde.

Alliance fiscale

Berne dispose également d'atouts sur le plan fiscal. La concurrence permet de maintenir les impôts à un niveau relativement bas tout en améliorant la qualité des services publics. Cette politique est aussi l'apanage d'autres Etats avec lesquels une alliance pourrait être conclue, selon M. Berdoz.

La Suisse dispose d’un autre levier, à savoir le milliard de cohésion. Elle pourrait augmenter la contribution au développement du marché intérieur pour obtenir des compromis de la part de l’UE, par exemple pour garantir la participation aux programmes de recherche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Mobilité

Le Parlement vote le crédit pour le tunnel Morges-Perroy

Publié

le

L'aménagement ferroviaire prévu dans le cadre de Rail 2050 bénéficiera de près de 3 milliards de francs supplémentaires (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le tunnel ferroviaire entre Morges et Perroy (VD) est en bonne voie pour décharger la ligne Genève-Lausanne. Le National a accepté lundi une enveloppe de 1,3 milliard dans le cadre de la stratégie "Rail 2050". D’autres projets concernent la Suisse romande.

Au vote sur l'ensemble, le projet qui porte sur un total de près de 3 milliards de francs pour des extensions ferroviaires dans le cadre de la "Perspective Rail 2050" a été adopté à la quasi-unanimité. Le dossier avait déjà passé sans encombre au Conseil des Etats en décembre dernier.

La stratégie 2050 autour des grands centres urbains est la bonne , a relevé Delphine Klopfenstein Broggini (Verts/GE), rappelant qu'il y avait beaucoup de retard. Les investissements dans les infrastructures doivent répondre à la croissance démographique, a renchéri Andri Silberschmidt (PLR/ZH).

Le National s’est en outre rallié au Conseil des Etats qui a demandé 350 millions de plus pour divers projets. L’un d’eux, de 100 millions, vise à corriger les effets négatifs de l’horaire 2025 en Suisse romande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Une commission préoccupée par les décès au Vieil hôtel de police

Publié

le

Le vieil Hôtel de police genevois au boulevard Carl-Vogt a été le théâtre de deux décès à la suite de garde à vue depuis le début de l'année (photo symbolique). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)
A Genève, le décès d'une femme de 21 ans dans une cellule du Vieil hôtel de police rebondit sur le terrain politique. Une délégation de la commission des visiteurs officiels du Grand Conseil a effectué une visite surprise dans les violons de ce commissariat dans la nuit de samedi à dimanche.

Sans empiéter sur l'enquête judiciaire en cours, la commission des visiteurs officiels veut s'assurer de la bonne application des normes et directives en matière de privation de liberté dans les postes de police, a-t-elle indiqué lundi. Et de préciser qu'elle poursuit son travail et ne fera aucune autre communication à ce stade.

Une jeune femme arrêtée pour vol mercredi soir a été retrouvée jeudi matin sans vie dans sa cellule, où elle attendait d'être entendue par un procureur de permanence. Le 3 janvier, un homme avait aussi été découvert inanimé dans les violons du Vieil hôtel de police, situé au boulevard Carl-Vogt. Ces deux décès en deux mois préoccupent vivement la commission des visiteurs officiels.

La mort des personnes arrêtées lors de simples gardes vues interroge aussi des citoyens. Samedi en fin d'après-midi, une centaine de manifestants se sont réunis pendant une heure en face du poste de police à l'appel de Action antifasciste Genève et du collectif Le Silure. Avec un slogan: "Plus aucun mort en détention! Justice et vérité!".

Source: ATS

Continuer la lecture

Suisse

Abbaye de St-Maurice: affaire sous la loupe d'un groupe de travail

Publié

le

Un groupe de travail indépendant va scruter le passé de l'Abbaye de Saint-Maurice pour tirer au clair l'implication de certains de ses membres dans des cas d'abus sexuels, commis ces dernières décennies. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’Abbaye de Saint-Maurice a chargé le procureur général du canton de Neuchâtel, Pierre Aubert, de constituer un groupe de travail indépendant. Le but est de tirer au clair l’implication de certains de ses membres dans des cas d’abus sexuels ces dernières décennies.

L'enquête sera menée selon des critères à la fois juridiques et historiques, a indiqué l’Abbaye de Saint-Maurice dans un communiqué lundi. Le groupe de travail disposera d’un accès illimité aux archives de l’institution et aux témoignages aussi bien des chanoines que des victimes qui souhaiteront se manifester à cette occasion.

Cette enquête n’a pas pour mission de se substituer à celles que pourraient ordonner les autorités judiciaires compétentes, poursuit l'institution, et M. Aubert n’intervient pas en qualité de magistrat mais d’expert. Il s’est adjoint le concours du département d’histoire contemporaine de l’Université de Fribourg.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Politique

Les cantons restent responsables de la collecte des déchets

Publié

le

La collecte des déchets en vue de les recycler restera en mains publiques (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

La collecte des déchets en vue de les recycler restera une tâche publique. Le National voulait ouvrir la porte aux prestataires privés tandis que le Conseil des Etats souhaitait maintenir le monopole cantonal. Les députés ont tacitement rejoint lundi les sénateurs.

Toutefois, une collecte volontaire par des entreprises privées sera possible, mais uniquement si le Conseil fédéral l'autorise spécifiquement pour les fractions de déchets concernés.

Le débat a été plus nourri sur les produits biogènes invendus séparément. La Chambre du peuple avait décidé d'obliger de les déballer et de les collecter, à l'exception des emballages compostables. Celle des cantons ne voulait pas de la disposition. Les députés ont finalement rejoint les sénateurs, par 165 voix contre 26.

Un compromis a été adopté quant aux exigences relatives à la durée de vie et à la réparabilité des produits. Pour le reste, les deux Chambres se sont accordées sur la plupart des points de ce vaste projet visant à développer l'économie circulaire.

Le dossier repart au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Le DIP sonde les parents et les élèves sur l'école

Publié

le

A Genève, le Département de l'instruction publique lance un grand sondage à l'attention des parents et des élèves de l'école genevoise (illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

A Genève, le DIP sonde les parents et les élèves de l'école genevoise. Objectif: prendre le pouls des usagers. Les résultats de l'enquête intitulée "Comment va l'école?" seront communiqués avant l'été et alimenteront les réflexions sur l'avenir de l'école dans le canton.

Cette démarche est unique en son genre, a indiqué lundi le Département de l'instruction publique (DIP), revenant sur une information de 20 Minutes. La conseillère d'Etat Anne Hiltpold veut ainsi donner la parole "aux premiers concernés par notre système éducatif, à savoir les élèves ou leurs parents, pour connaître leurs attentes".

Les questions recouvrent un champ très vaste: importance accordée à certaines matières, horaire scolaire, port d'un uniforme à l'école, possibilités de repas dans les cycles d'orientation, devoir à domicile, climat scolaire. A côté des parents et des élèves, les collaborateurs du DIP seront eux sondés sur le climat de travail et les enjeux liés à la gestion des ressources humaines.

Les parents recevront un questionnaire par enfant sous forme d'email. Les élèves de 3P à 8P seront invités à répondre à l'enquête en classe sur du papier, tandis que ceux du cycle d'orientation et du secondaire II pourront le faire sur ordinateur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture