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La politique vue par les femmes sous la Coupole durant deux jours

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Des femmes de tout âge, avec des parcours de vie variés, ont pris place vendredi au National pour deux jours de session. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les femmes ont investi vendredi le Palais fédéral pour une session spéciale de deux jours. L'événement "historique", selon les organisatrices, doit permettre de voir la politique sous une perspective féminine.

"C'est un grand honneur et un grand plaisir pour nous d'ouvrir la session des femmes", a lancé d'entrée de jeu Maya Graf (Verts/BL), co-présidente d'Alliance F à l'origine de l'événement. La première édition avait eu lieu en 1991.

"Les parlements sont généralement dominés par des hommes", selon Kathrin Bertschy (PVL/BE). "Les femmes ne sont majoritaires que dans les parlements du canton de Neuchâtel et de la ville de Berne. La perspective des femmes est encore et toujours une perspective de minorité."

Les 200 parlementaires du jour ont été élus par 10'000 femmes. Âgées de 17 à 82 ans, elles sont paysanne, sage-femme, restauratrice, activiste ou encore avocate. De nationalité suisse ou étrangère. Aucune n'est parlementaire fédérale. Elles ont toutefois été épaulées dans leurs travaux par 46 députées et sénatrices en fonction ou déjà à la retraite.

Travail, violences, science

"Il ne s'agira pas de papotage", a insisté Kathrin Bertschy. Les participantes ont d'abord siégé dans huit commissions pour préparer des propositions concrètes. Ces dernières touchent à des domaines aussi divers que le travail payé ou non payé, les violences, la médecine, la numérisation, les droits populaires ou encore l'agriculture et la science.

Les propositions seront soumises à des votations finales prévues samedi à midi. Et les revendications seront présentées sous forme de pétitions au "vrai" Parlement. "Ces décisions auront du poids. Toutes les parlementaires engagées lors de la session s'assureront qu'elles seront traitées avec sérieux", a souligné Isabelle Moret (PLR/VD), ancienne présidente du National.

Les trois conseillères fédérales en activité ont participé activement à cette session vendredi. Simonetta Sommaruga (PS) a plaidé pour la fin des clichés, des discriminations, du harcèlement sexuel et des inégalités subies par les femmes.

Pour changer les mentalités, il faut avant tout atteindre l'égalité salariale. Mais il faut aussi plus de cheffes, d'ingénieures ou encore d'architectes, a pointé la ministre. Et plus d'hommes qui assument des tâches traditionnellement attribuées aux femmes, comme les courses ou la lessive.

Oser tous les métiers

Viola Amherd (Le Centre) a déploré elle le nombre encore trop limité de femmes dans certains domaines. Et la ministre d'appeler les femmes à se lancer dans des domaines traditionnellement masculins, comme les MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques) ou l'armée. "La sécurité est aussi féminine", a-t-elle rappelé.

"Les femmes qui ne demandent rien sont prises au mot: elles n'obtiennent rien", a lancé Viola Amherd, citant l'écrivaine et philosophe française engagée Simone de Beauvoir.

Quant à Karin Keller Sutter, elle a abordé deux thèmes sensibles pour les femmes: la lutte contre la violence domestique et les violences sexuelles. Depuis la première loi réprimant la violence domestique il y a 20 ans, des progrès ont été faits. Reste qu'aujourd'hui 70% des victimes sont des femmes, a-t-elle rappelé.

Concernant les violences sexuelles, une révision du code pénal est en cours pour mieux définir le viol. "Il est clair qu'on ne change pas la société avec le code pénal, mais le code pénal doit être progressivement adapté aux évolutions de la société", a-t-elle dit.

Trouver des solutions dans la diversité

Ces problèmes comme d'autres doivent trouver des solutions avec la diversité de toute la société. Les femmes font partie de cette diversité. "Il y a de la place pour plus de femmes en politique", a-t-elle appelé. La politique n'est pas une question de genre, elle concerne tout le monde.

"La revendication de la précédente session était d'avoir cent femmes élues au Parlement. Malgré le beau succès de 2019, le résultat n'est pas atteint", a relevé Isabelle Moret. "Nous devons atteindre cet objectif pour 2023." Et la Vaudoise d'encourager toutes les femmes à se porter candidates et tous de voter pour des femmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

Violences sexuelles: Patrick Bruel en garde à vue

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Le chanteur Patrick Bruel a été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre d'une enquête pour violences sexuelle, a indiqué le parquet de Nanterre (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le chanteur Patrick Bruel a été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre d'une enquête pour violences sexuelles qui concernent à ce stade 13 victimes présumées, a indiqué le parquet de Nanterre dans un communiqué. Il confirme ainsi une information de franceinfo.

L'enquête en cours "porte sur les faits (dénoncés par) trois femmes mettant en cause Patrick Bruel pour des faits d'agressions sexuelles et de tentatives de viol" entre 1997 et 2001, a ajouté le parquet, ainsi que pour "des faits de viol ou tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement" dénoncées par d'autres femmes, en France et en Belgique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Davantage de clients dans les hôtels vaudois l'hiver dernier

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La fréquentation hivernale s'est affichée en hausse de 1,4% dans les hôtels vaudois (image symbolique). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

L'hôtellerie vaudoise a enregistré 1'261'200 nuitées lors de la saison hivernale (novembre 2025 - avril 2026), soit une augmentation de 16'900 nuitées (+1,4%) par rapport à l'hiver précédent. Cette hausse est portée par la région Nyon-Morges (+10%) et les Alpes vaudoises (+6,3%), tandis que la fréquentation a reculé en région lausannoise (-2,1%) et stagné dans celle de Montreux-Rivera (+0,1%).

La clientèle étrangère a davantage fréquenté les hôtels vaudois au cours de l'hiver, avec une progression de 12'500 nuitées (+2,1%), relève lundi Statistique Vaud dans son communiqué. Tandis que les Français ont été moins nombreux (-2,2%), ce recul a été compensé par la hausse des nuitées des Espagnols (+15%) et Britanniques (+8,1%). Quant à la fréquentation des hôtes suisses, elle a connu une hausse modérée (+07%; +4400).

Toutes origines confondues, les progressions les plus marquées ont été observées durant les mois de décembre 2025 (+10%) et d'avril 2026 (+3,1%).

A titre de comparaison, sur le plan national, les nuitées ont progressé de 1,1% par rapport à l'hiver précédent. Le Tessin (+7,2%) et Genève (+2,5%) affichent les hausses les plus marquées, tandis que la fréquentation a moins progressé en Valais (+0,7%) et dans les Grisons (+0,1%).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Les Espagnols Yamal et Williams aptes, selon leur sélectionneur

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Lamine Yamal sera prêt pour le premier match de l'Espagne, selon son sélectionneur (© KEYSTONE/AP/Mike Stewart)

Les jeunes ailiers espagnols Lamine Yamal et Nico Williams "seront disponibles" pour l'entrée en lice de la Roja à la Coupe du monde (11 juin-19 juillet).

Leur sélectionneur Luis de la Fuente l'a assuré dimanche.

Dynamiteurs de leur équipe au dernier Euro, le prodige du FC Barcelone et le virevoltant attaquant de Bilbao sont tous deux gênés à la cuisse gauche. L'ailier d'Osasuna Victor Munoz est également blessé mais sera lui aussi disponible contre le Cap-Vert. Ils n'ont pas fait le déplacement à Puebla, au Mexique, où la Roja jouera lundi un ultime amical contre le Pérou.

"Nous regrettons qu'ils ne soient pas avec nous, mais les services médicaux et les préparateurs physiques nous recommandaient de les laisser" au camp de base aux Etats-Unis, a expliqué en conférence de presse Luis de la Fuente. "Les trois seront disponibles pour le prochain match", donc le début de la Coupe du monde, a-t-il dit.

Yamal, 18 ans et tête d'affiche de l'Espagne, s'est blessé fin avril avec le Barça. Sans lui, les champions d'Europe ont concédé le nul en amical contre l'Irak, jeudi à La Corogne.

L'Espagne, championne d'Europe en titre, démarrera la compétition coorganisée par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique contre les Cap-Verdiens le 16 juin, dans le groupe H. En plus du Cap-Vert, la Roja se mesurera à l'Arabie saoudite et à l'Uruguay en poules.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Roche s'invite dans un programme oncologique du californien Nurix

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La multinationale bâloise compte sur cette collaboration pour étoffer son portefeuille en hématologie. (archive) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le mastodonte pharmaceutique bâlois Roche débourse 700 millions de dollars (557 millions de francs) pour s'associer aux recherches de son modeste homologue californien Nurix Therapeutix sur le bexobrutideg, voire à sa commercialisation.

Le produit doit entrer en phase finale de développement cet été, dans l'indication contre la leucémie lymphoïde chronique (LLC).

Le dégradeur expérimental de la tyrosine kinase de Bruton (TKB) est développé, outre contre les lymphomes à cellules B, pour des applications potentielles en neurologie et en immunologie, indiquent les deux protagonistes lundi dans des publications distinctes.

La valeur totale du contrat pourra s'élever jusqu'à 2,3 milliards de dollars, moyennant le franchissement de jalons prédéfinis. Profits ou pertes aux Etats-Unis seront partagés en cas de succès à parts égales entre Roche et Nurix. En dehors du pays de l'oncle Sam, Nurix percevra une commission comprise entre 10 et 20% sur les recettes encaissées par Roche.

Roche assumera à l'avenir 60% des coûts de développement du bexobrutideg.

Le géant rhénan souligne que le marché combiné de la LLC et des lymphomes non-hodgkiniens doit représenter 41 milliards de dollars à l'horizon 2031, dont 19 milliards pour les seuls inhibiteurs de TKB.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Guerre au Moyen-Orient: la BCE se prépare à relever ses taux

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Les économistes privilégient le scénario d'un relèvement du loyer de l'euro, pour contrer une inflation induite par les retombées de la guerre au Moyen-Orient. (archive) (© KEYSTONE/DPA/FLORIAN WIEGAND)

Une hausse pour rassurer, et après? La Banque centrale européenne (BCE) devrait relever ses taux jeudi face aux risques d'inflation liés au conflit prolongé au Moyen-Orient, les observateurs s'interrogeant désormais sur la poursuite du resserrement monétaire.

Les taux directeurs de la BCE ont été maintenus depuis juillet, l'inflation en zone euro semblant revenir sous contrôle.

Mais depuis, la guerre contre l'Iran lancée fin février par les Etats-Unis et Israël, accompagnée de la fermeture du détroit d'Ormuz - axe clef pour le transport de pétrole - a provoqué une flambée des prix de l'énergie.

Conséquence, l'inflation est repartie à la hausse pour atteindre 3,2% en mai dans la zone euro, nettement au-dessus de la cible de 2% fixée par la BCE.

L'institution est donc poussée à réagir.

"Toute autre décision qu'une hausse des taux (jeudi) serait une grande surprise", estime Carsten Brzeski, économiste chez ING, à l'heure où la BCE présentera aussi ses nouvelles prévisions.

En relevant ses taux, la BCE renchérit le crédit, ce qui freine la consommation et l'investissement. L'objectif est de ralentir la demande pour contenir la hausse des prix.

D'autres grandes banques centrales, comme la Réserve fédérale américaine (Fed) ou la Banque d'Angleterre, se décideront plus tard dans le mois. Elles ont jusqu'ici choisi de faire une pause afin d'évaluer les effets économiques du conflit.

Pour la BCE, la décision attendue jeudi serait la première remontée des taux depuis septembre 2023, date à laquelle l'institution avait ponctué une série inédite de relèvements pour lutter contre l'inflation provoquée par l'invasion russe de l'Ukraine.

Conjoncture sous pression

Plusieurs responsables de la BCE ont préparé le terrain, comme le chef économiste Philip Lane, qui a averti que les prévisions d'inflation pourraient être revues à la hausse en juin, sous l'effet de prix de l'énergie durablement élevés.

Encore plus directe, sa collègue au directoire de la BCE Isabel Schnabel a estimé qu'une hausse des taux dès cette semaine était justifiée.

Pour certains économistes, cette décision aurait une portée avant tout préventive.

Il s'agira d'"une hausse pour rassurer sur la prise en compte du choc d'inflation à retardement", explique à l'AFP Ludovic Subran, chef économiste chez Allianz, qui anticipe un pic vers la fin de l'été.

Mais parallèlement, l'activité se dégrade et l'Union européenne a dû abaisser en mai sa prévision de croissance pour la zone euro à 0,9% en 2026, contre 1,2% auparavant.

Une tendance que pourrait prochainement confirmer la Banque de France pour l'Hexagone, après un recul inattendu de 0,1% du PIB au premier trimestre.

Dans ce contexte, une hausse des taux "n'est pas nécessaire" et pourrait être différée, estime M. Subran, au regard du ralentissement déjà engagé.

Même réserve chez Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF, pour qui un resserrement monétaire "va à l'encontre de la prudence la plus élémentaire", alors que nombre de facteurs, comme les prix du pétrole ou les tensions géopolitiques, échappent au contrôle de la BCE.

Au-delà de la décision attendue jeudi, les marchés chercheront surtout des indications sur la suite.

Cependant, la présidente de la BCE Christine Lagarde devrait rester prudente lors de sa conférence de presse: "Le contexte géopolitique reste tellement incertain qu'il est peu probable que la BCE s'engage sur une trajectoire prédéfinie", estime Ulrike Castens, économiste chez DWS.

La règle de décider "réunion par réunion" et "en fonction des données" devrait donc rester privilégiée.

Quand bien même les marchés misent sur trois hausses cette année, poursuivre le resserrement monétaire après juin pourrait "avoir des effets négatifs plus marqués sur la croissance" et ne ferait pas consensus au sein du Conseil des gouverneurs de la BCE, prévient M.Brzeski.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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