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Actualité

Le National veut garantir la liberté de la presse en tout temps

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Le National veut s'assurer que la presse peut faire son travail sans craindre de poursuites pénales (archives). (© KEYSTONE/AP/Ennio Leanza)

Les journalistes suisses ne devraient pas craindre de procédure pénale s'ils enquêtent sur des affaires de blanchiment d'argent. Le National a soutenu lundi par 113 voix contre 78 une motion qui veut se pencher sur la question, dans le contexte des "Suisse Secrets".

Selon l'enquête internationale "Suisse Secrets", la banque Credit Suisse aurait, pendant des décennies, accepté comme clients des autocrates, des trafiquants de drogue et d'êtres humains ainsi que des criminels de guerre présumés. Credit Suisse avait rejeté ces accusations.

Mais cette enquête dévoilée en février 2022 a aussi mis en lumière le flou qui entoure la loi sur les banques révisée en 2015. Des journalistes helvétiques ont renoncé à participer à l'enquête sur Credit Suisse, craignant une procédure pénale. L'ONU avait vivement critiqué la Suisse à cette occasion.

La gauche du Parlement a voulu agir pour renforcer la liberté de la presse pour les questions liées à la place financière. Le camp bourgeois a fait barrage, estimant que les initiatives parlementaires déposées allaient trop loin.

Compromis

La commission compétente du National a toutefois décidé d'obtenir des clarifications sur la situation et a déposé une motion. Les textes de la gauche depuis ont été retirés.

Le gouvernement devra notamment s'assurer que la liberté de la presse n'est pas dissuadée par des sanctions pénales lorsque les journalistes font leur travail de bonne foi, a souligné Samuel Bendahan (PS/VD) au nom de la commission. Cette motion est un compromis, a précisé Kathrin Bertschy (PVL/BE).

Une minorité, principalement issue des rangs de l'UDC et du Centre, s'est opposée à la motion. Elle craint une violation de la sphère privée des clients de banques.

On peut s'éviter cette étape, a affirmé Martin Landolt (Centre/GL). Contrairement à ce qui est dit, la loi sur les banques n'empêche pas les enquêtes journalistiques sur les sujets financiers, selon le conseiller national. Mais elle protège la sphère privée et évite des procès d'intention dans la presse.

Révision si besoin

Pour le Conseil fédéral, les médias doivent pouvoir faire leur travail. Mais sans violer la sphère privée. "La motion demande de faire le point. Et le Conseil fédéral est prêt à le faire", a avancé la ministre des finances Karin Keller-Sutter. Si besoin, il proposera une révision des bases légales.

Avant cela, le Conseil des Etats devra toutefois encore donner son aval.

Enquête du MPC

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a entretemps ouvert une enquête sur le vol de données au sein de Credit Suisse, pour soupçon de service de renseignements économiques, de violation du secret commercial et de violation du secret bancaire. Selon le site d'information spécialisé Gotham City, la plainte émane de Credit Suisse elle-même.

Lundi, l'affaire a rebondi, avec des articles mettant en cause la manière de procéder du MPC. Selon les journaux du groupe Tamedia, le MPC a contacté Credit Suisse avant de répondre à une demande d'un journaliste.

Le MPC voulait dans un premier temps informer le journaliste qu'il avait ouvert une enquête sur la base de la plainte de la banque. Ce que la banque ne souhaitait pas. Le MPC aurait alors accepté de ne pas citer la banque dans sa réponse aux médias, selon ces informations que l'agence Keystone-ATS n'a pas pu se faire confirmer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Politique

Lignes claires réclamées pour les écoles sur les sujets délicats

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Dagmar Roesler demande de faire confiance à l'école pour aborder des thèmes polémiques avec les enfants sans jugement de valeur et de manière neutre (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La présidente du syndicat des enseignants alémaniques (LCH) veut des directives claires pour les écoles sur les crises et les guerres. L'école a le devoir de comprendre les événements politiques, mais, pour cela, elle a besoin d'un soutien politique, dit-elle.

Le plan d'études 21 donne des directives, mais il faut définir plus clairement ce qui est du ressort de l'école et ce qui ne l'est pas, déclare Dagmar Rösler dans un entretien diffusé dimanche par la SonntagsZeitung.

Elle appelle les politiciens à s'engager fermement pour permettre aux écoles d'aborder les sujets délicats avec les élèves "et que l'école, y compris les enseignants, soit soutenue et protégée dans cette démarche".

Faire confiance à l'école

Selon Mme Rösler, les écoles courent le risque de ne plus aborder des sujets polémiques, parce qu'elles sont accusées d'endoctrinement. "Il faut aussi faire confiance à l'école pour aborder ces thèmes avec les enfants sans jugement de valeur et de manière neutre".

Elle prône un renforcement de l'éducation civique dans tous les domaines du système éducatif, avec un meilleur ancrage dans les programmes scolaires. L'éducation politique au sens large doit être enseignée dès l'école primaire et maternelle, indique Mme Rösler.

Samedi dans la Schweiz am Wochenende, le président du Conseil national Eric Nussbaumer (PS/BL) avait également demandé un renforcement de l'éducation civique, à l'école et en dehors. Le Conseil fédéral n'a pas fait assez d'efforts dans ce sens, avait-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Trois morts dans un raid israélien au Yémen

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L'attaque israélienne a provoqué un immense incendie dans le port d'Hodeida. (© KEYSTONE/EPA/HOUTHIS MEDIA CENTER / HANDOUT)

Les frappes aériennes israéliennes sur le port stratégique d'Hodeida au Yémen ont fait trois morts, ont affirmé dimanche les Houthis. Des avions de combat israéliens ont bombardé samedi le port d'Hodeida, tenu par les rebelles yéménites, provoquant un énorme incendie.

Outre les trois morts, l'agence de presse Saba, dirigée par les rebelles et qui cite leur ministère de la santé, a donné dimanche un bilan de "87 blessés".

Le raid israélien a été lancé après une attaque de drone meurtrière menée à Tel-Aviv par les insurgés yéménites, qui a fait un mort après avoir déjoué le système de défense israélien.

Selon des experts, il s'agit des premières frappes annoncées par Israël contre le Yémen, pays affligé par une guerre entre les Houthis et le gouvernement, situé à environ 1800 kilomètres d'Israël.

Soutenus par l'Iran, les Houthis, disant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, conduisent depuis des mois des attaques contre des navires au large du Yémen et ont tiré des missiles contre des villes israéliennes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump en campagne, une semaine après sa tentative d'assassinat

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Donald Trump est apparu à Grand Rapids sans le bandage blanc qui lui recouvrait toute l'oreille droite, qui avait été transpercée par une balle lors de la tentative d'assassinat le visant. (© KEYSTONE/EPA/ALLISON DINNER)

Après son sacre à la convention républicaine, l'ex-président américain Donald Trump a tenu samedi dans le Michigan sa première réunion électorale depuis la tentative d'assassinat le visant. Il est apparu sans le bandage blanc qui lui recouvrait son oreille.

Le candidat républicain à la présidentielle américaine de novembre a été acclamé dans une salle omnisports de 12'000 spectateurs pleine à craquer, à Grand Rapids dans le Michigan, un "Etat pivot" qu'il avait remporté en 2016, mais que l'actuel chef d'Etat Joe Biden lui a ravi en 2020.

"J'ai pris une balle, la semaine dernière, pour la démocratie", a-t-il lancé, pour répondre aux accusations récurrentes d'extrémisme vis-à-vis de sa rhétorique et de son projet politique.

Il a promis "un raz-de-marée monumental" en faveur des républicains lors des prochaines élections et moqué les démocrates "qui ne savent pas qui est leur candidat".

Donald Trump cherche à cimenter sa base dans cette région du nord ayant souffert de la désindustrialisation, à l'image de Detroit. Une démarche à laquelle doit contribuer son colistier, le sénateur J.D. Vance, originaire de l'Etat voisin de l'Ohio, et qui se présente comme un porte-voix de l'Amérique déclassée.

Kamala Harris visée

Prenant la parole avant Donald Trump, J.D. Vance a visé la vice-présidente Kamala Harris, dont le nom revient avec insistance pour remplacer l'actuel président américain Joe Biden.

"J'ai servi dans le corps des marines des États-Unis et j'ai créé une entreprise. Qu'avez-vous fait, à part encaisser un chèque?", a-t-il lancé à propos de l'ancienne sénatrice et procureure générale de Californie.

Mais l'attention se concentrait aussi sur le dispositif de sécurité, alors que de nombreuses questions demeurent quant aux manquements lors de la précédente réunion de campagne. Le rendez-vous de Grand Rapids se tient dans un lieu fermé, un environnement plus facile à sécuriser qu'un espace ouvert.

La foule a attendu son champion, certains arborant un tee-shirt à l'image du milliardaire, oreille en sang et poing levé, immortalisée par des photographes une semaine plus tôt. "Ce dont nous avons été témoins samedi dernier est un miracle", a estimé auprès de l'AFP Edward Young, 64 ans et 81 réunions électorales de Donald Trump au compteur.

Biden confiné

"Ils l'ont transformé en martyr et l'ont laissé en vie. Maintenant, il est plus puissant que jamais", ajoute-t-il.

Grandi par cette image de miraculé, le tempétueux septuagénaire est également sorti renforcé d'une convention d'investiture qui l'a vu cette semaine obtenir le soutien du parti républicain au grand complet.

Le contraste est saisissant avec son rival démocrate, le président sortant Joe Biden, qui joue actuellement sa survie politique. Confiné dans sa résidence privée du Delaware à cause du Covid-19, le démocrate de 81 ans ne parvient pas à faire taire les voix l'enjoignant à passer le flambeau, en raison des questions lancinantes sur son acuité mentale et sa forme physique.

Joe Biden a assuré vendredi qu'il reprendrait sa campagne la semaine prochaine, mais son ton combatif échoue à occulter la fronde grandissante chez des responsables démocrates.

Plus de trente élus l'ont appelé publiquement à laisser la place à un candidat plus jeune. L'un de ses principaux donateurs, l'homme d'affaires Michael Moritz, l'a appelé à se retirer et annoncé suspendre ses dons au parti.

"Décision importante"

Résultat, certains pensent désormais que la question n'est plus de savoir s'il va jeter l'éponge, mais plutôt quand. Et qui pourrait le remplacer.

Joe Biden "a une décision très importante à prendre", a déclaré samedi la sénatrice Elizabeth Warren sur MSNBC, évoquant l'hypothèse de son remplacement par sa vice-présidente, Kamala Harris, 59 ans.

"Ce qui me donne beaucoup d'espoir en ce moment, c'est que si le président Biden décide de se retirer, nous avons la vice-présidente Kamala Harris, qui est prête à intervenir, à unir le parti, à affronter Donald Trump et à gagner en novembre", a-t-elle déclaré.

"Si vous vous présentez contre un repris de justice, une procureure comme Kamala est vraiment une bonne personne pour défendre votre cause", a-t-elle ajouté, en référence à la condamnation de Donald Trump au pénal, une première pour un ancien président américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un feu de forêt "sous contrôle" dans l'est du Canada

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L'an passé, le Canada a connu un été apocalyptique et enregistré la pire saison des feux de son histoire avec 15 millions d'hectares brûlés (archives). (© KEYSTONE/AP The Canadian Press/DARRYL DYCK)

Un feu de forêt qui a forcé l'évacuation de plus de 9000 personnes il y a une semaine dans le nord-est du Canada est désormais "sous contrôle", ont indiqué samedi les autorités. Cela permet aux habitants de rentrer progressivement chez eux.

Alors que le Canada connaît un été moins catastrophique que l'an dernier, ce brasier était devenu incontrôlable, obligeant les habitants des villes de Labrador City et de Wabush, dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador, à quitter leurs maisons face au "comportement extrême du feu".

Le risque pour les deux villes est désormais "très faible", a assuré Andrew Furey, Premier ministre de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, lors d'un point presse, soulignant qu'aucun dégât n'était à déplorer dans les zones résidentielles.

"Par conséquent, nous sommes aujourd'hui en mesure de lever partiellement l'ordre d'évacuation", a-t-il ajouté, précisant toutefois que seuls les travailleurs essentiels (hôpitaux, supermarché, mairie) pouvaient revenir pour préparer le retour de la population. Le reste des résidents sera autorisé à rentrer dès lundi midi.

Dans cette région reculée au nord-est du Québec, les habitants ont dû évacuer à plus de 500 kilomètres à l'est de chez eux par la seule route existante. Il s'agit de "la plus importante évacuation de l'histoire de la province", a précisé son Premier ministre.

Feux aussi à l'ouest

Alors que la situation semble se calmer dans l'est du pays, de plus en plus de feux de forêts se sont déclenchés ces derniers jours dans l'ouest, notamment dans la province de la Colombie-Britannique, sur la côte Pacifique, dont trois particulièrement importants.

Des orages cumulés à de fortes chaleurs (entre 30 et 40 degrés Celsius) sont responsables de nombreux départs de feux et la situation devrait persister dans les prochains jours à venir, ont alerté les autorités.

L'an passé, le pays a connu un été apocalyptique et enregistré la pire saison des feux de son histoire. Il n'y avait jamais eu autant de surfaces brûlées (15 millions d'hectares), de personnes évacuées (plus de 200'000), de provinces touchées, de mégafeux...

Selon les experts, des conditions plus sèches et chaudes dans de nombreuses régions du pays, causées par le changement climatique, ont augmenté ces dernières années le risque d'incendies majeurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Sport

Une victoire heureuse pour le FC Winterthour

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Matteo Di Giusto peut lever le bras. Son but a offert la victoire au FC Winterthour. (© KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Le FC Winterthour a entamé de bon pied son championnat, Dans leur antre de la Schützenwiese, les Zurichois se sont imposés 1-0 devant le FC St. Gall.

Dominé durant pratiquement toute la rencontre, la formation dirigée désormais par Ognjen Zaric a forcé la décision à la 70e minute grâce à une réussite de Matteo Di Giusto. La frappe enroulée du no 10 n’a laissé aucune chance au gardien Lawrence Zigi.

Avec le buteur, Markus Kuster fut le grand artisan de ce succès. De retour aux affaires après avoir dû céder sa place la saison dernière à Marvin Keller, le portier autrichien a multiplié les parades. La dernière sur une frappe du joker Félix Mambimbi fut somptueuse. Le joker fribourgeois se demandera encore longtemps comment sa frappe magnifique n’a pas terminé sa course dans les filets adverses.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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