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La réexportation de matériel vers l'Ukraine doit être autorisée

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La réexportation de matériel de guerre suisse devrait être possible dans certains cas, estime la commission de politique de sécurité du Conseil national (archives). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

La réexportation de matériel de guerre doit être autorisée dans certains cas, notamment pour l'Ukraine. La commission de politique de sécurité du Conseil national a adopté, par 14 voix contre 11, une motion et une initiative parlementaire de commission en ce sens.

Selon la commission, les déclarations de non-réexportation doivent pouvoir être abrogées en cas de violation de l’interdiction internationale du recours à la force, et spécifiquement dans le cas de la guerre russo-ukrainienne, indiquent mardi les services du Parlement.

La majorité de la commission estime que la Suisse doit apporter sa contribution à la sécurité européenne, ce qui passe par une aide plus importante à l'Ukraine. Elle est également d’avis que les modifications proposées respectent le droit de la neutralité.

Ces modifications ne permettront pas l'exportation directe de matériel de guerre dans des zones de conflit, mais concernent uniquement les déclarations de non-réexportation signées par les pays acheteurs de matériel de guerre suisse.

Une minorité, entre autres venant des rangs des Vert-e-s et de l'UDC, craint en revanche que la réexportation de matériel de guerre suisse vers l’Ukraine ne pose problème pour la neutralité, en particulier en ce qui concerne le principe d’égalité de traitement prévu par le droit de la neutralité.

Se référer aux Nations unies

Concrètement, l'initiative parlementaire veut rendre caduques les déclarations de non-réexportation s'il est établi que la réexportation du matériel de guerre vers l'Ukraine a lieu dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne. Cette modification de la loi sur le matériel de guerre devrait être déclarée urgente et rester en vigueur jusqu'au 31 décembre 2025.

La motion partage le même objectif, mais est formulée de manière plus ouverte. Le Conseil fédéral devrait pouvoir abroger la déclaration de non-réexportation dans des cas que le Conseil de sécurité des Nations unies ou son assemblée générale (à une majorité de deux tiers) a déclarés contraires à l’interdiction du recours à la force prévue par le droit international.

Le Conseil fédéral pourrait maintenir l’interdiction de réexportation si un intérêt prépondérant de politique extérieure de la Suisse était touché par une abrogation.

Demandes refusées

Une demande de l'Espagne est actuellement en cours de traitement auprès du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) pour réexporter vers l'Ukraine deux canons antiaériens de 35 mm.

La Confédération a déjà refusé deux demandes de l'Allemagne. L'une, datant du printemps 2022, visait notamment des munitions de 32 millimètres, utilisés notamment pour les canons des chars antiaériens Guépard, et de 12,7 millimètres.

L'autre remonte à novembre dernier et concernait quelque 12'400 munitions de 35 mm de fabrication suisse pour des chars de défense antiaérienne de type Guépard. De même, Berne a refusé en juin dernier que le Danemark livre à Kiev 22 chars Piranha de fabrication helvétique.

Le Conseil fédéral a décidé en juin 2022 qu'en raison du principe d'égalité de traitement prévu par le droit de la neutralité et la loi fédérale sur le matériel de guerre, les réexportations de matériel de guerre devaient être refusées si le pays de destination était impliqué dans un conflit armé international.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Un crédit pour investiguer la pollution aux dioxines à Lausanne

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Dans les zones touchées, des panneaux mettent en garde la population (archives): (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois sollicite du Grand Conseil un crédit de 2,396 millions de francs pour préfinancer une série d'investigations liées à l'assainissement des sites pollués aux dioxines en région lausannoise. Active de 1958 à 2005, l'ancienne usine d'incinération du Vallon, à Lausanne, a causé une importante pollution dans la région.

Par convention, la Ville de Lausanne et le Canton de Vaud ont convenu de collaborer et de coordonner l'exécution des mesures. La première étape, prévue sur quatre ans, vise à initier les travaux d'investigation et d'assainissement sur quinze sites prioritaires, puis à se pencher sur un périmètre-pilote (Pontaise, Borde et Beaulieu), indiquent jeudi les documents transmis au Grand Conseil.

Le Canton préfinance les investigations alors que la Ville préfinancera les assainissements des sites prioritaires. Ces sites prioritaires sont les lieux accueillant des enfants situés dans le périmètre le plus fortement touché. Depuis la découverte de la pollution, les autorités lausannoises ont déjà entrepris d'assainir une garderie (La Madeleine) et un jardin potager (plantage d'Aoste).

Répartition des coûts à déterminer

Les investigations permettront de confirmer le besoin d'assainissement et de déterminer les surfaces et les volumes de terre à assainir. Elles permettront aussi de collecter des données utiles pour évaluer et optimiser les mesures prises.

Le préfinancement assuré par le Canton ne préjuge en rien de la répartition définitive des coûts, qui reste à déterminer précisément entre la Ville de Lausanne, la Confédération et l'Etat de Vaud. Le crédit inclut toutefois une participation fédérale à hauteur de 40%.

Dans le détail, le Canton prévoit d'investir 300'000 francs en 2026, un million en 2027 et 2028, puis 1,2 million en 2029, soit 3,5 millions au total. En enlevant la participation fédérale, le montant dû par l'Etat de Vaud s'élève à 2,1 millions de francs, plus 200'000 francs pour la défense juridique des intérêts du Canton et 96'000 francs pour des mandats d'appui et d'études techniques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Bientôt une nouvelle piste cyclable entre Sion et Uvrier (VS)

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De nouveaux aménagements cyclables doivent voir le jour en rive droite du Rhône entre Sion et Uvrier (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une nouvelle piste cyclable en bitume sera créée en rive droite du Rhône entre Sion et Uvrier (VS). Celle-ci fait partie des différents aménagements prévus par l'Etat du Valais pour développer la mobilité douce à l'est de la capitale valaisanne. Coût total: 1,3 million de francs.

La future piste reliera la passerelle des Roches-brunes au lieu-dit "Batassé", précise un communiqué du Canton du Valais jeudi. "Cette nouvelle piste, conçue pour répondre à une demande de déplacements quotidiens à vélo, permettra de relier Sion à Uvrier de façon directe tout en restant à distance des routes à fort trafic."

Une rénovation du revêtement existant au bord du Rhône entre Batassé et le sud d’Uvrier est aussi prévue par la Ville de Sion au printemps 2027. Toujours dans l'idée d'améliorer la qualité de roulement pour les cyclistes, piétons et autres usagers, le Service de la mobilité réalisera aussi un revêtement en bitume sur le tracé existant de la route du Rhône n°1 entre le giratoire de la rue de la Dixence et la passerelle des Roches-brunes.

Le chantier démarre lundi

Le coût total des nouveaux aménagements est estimé à 1,3 million de francs. Il est financé à 75% par le Service de la mobilité et à 25% par l'ensemble des communes valaisannes. Un soutien de la Confédération est aussi attendu à hauteur de 500'000 francs.

Les travaux débuteront le 17 août. La partie cantonale devrait se terminer en novembre.

A noter que la traversée du fleuve pour les piétons et les cyclistes entre le quartier de Vissigen et l'avenue de Tourbillon et la rue du Scex est garantie pendant les travaux. La circulation cycliste et piétonne sera, en revanche, interdite dès lundi prochain entre la passerelle des Roches-brunes et le pont Sainte Marguerite afin d'assurer la sécurité du chantier. Une déviation sera en place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une exposition en plein air à Genève sur les données du vivant

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Installée dans le Parc des Bastions à Genève, l'exposition Datarium met en lumière les sciences des données du vivant. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Peu connue, la science des données du vivant sort de l'ombre à Genève avec une exposition à découvrir en plein air au Parc des Bastions et ensuite à la Rotonde du Mont-Blanc. Des panneaux explicatifs illustrent comment ces données sont utilisées pour répondre aux défis actuels.

"Datarium - Genève au coeur des données du vivant" est à voir aux Bastions jusqu'à mercredi. L'exposition sera ensuite installée à la Rotonde du Mont-Blanc jusqu'au 30 août. Cette initiative émane de l'Institut Suisse de Bioinformatique (SIB), en partenariat avec les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l'Université de Genève.

L'exposition explore cinq thématiques: la biodiversité, les épidémies, l'oncologie de précision, la santé personnalisée et l'intelligence artificielle. Elle rassemble des témoignages, des images de science et des projets de recherche concrets.

C'est l'occasion de pénétrer dans les coulisses des données du vivant et de comprendre comment ces données contribuent aux découvertes scientifiques. Ces données biologiques sont devenues un levier majeur de la recherche et de l'innovation, notamment pour anticiper les épidémies, préserver la biodiversité ou concevoir des traitements.

Le rôle de Genève comme pôle d'excellence dans ce domaine est aussi mis en avant. Genève accueillera du 31 août au 4 septembre la "European Conference on Computational Biology" (ECCB), le principal forum européen consacré aux sciences des données. Le président de la Confédération Guy Parmelin sera présent lors de la cérémonie d'ouverture.

datarium.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La sécheresse transforme la forêt en zone à risques

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La sécheresse renforce le risque de chute de branches (Image d'illustration) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La sécheresse augmente le risque que des branches, voire des cimes entières, cèdent brusquement et tombent sur les promeneurs. Cela rend aussi le travail en forêt plus imprévisible pour les exploitations forestières, met en garde la Suva.

QUEL EST L'ETAT DE LA FORÊT ?

La chaleur et le manque de pluie ont mis les forêts à rude épreuve dans une grande partie de la Suisse, écrit la Suva. Des chutes spontanées de branches ou de cimes entières sont de plus en plus souvent signalées, en particulier dans les forêts du Plateau et de l’Arc jurassien. Ce sont surtout les hêtres et autres feuillus qui sont touchés par ce phénomène, précise la Suva. En raison de la sécheresse prolongée, les branches et certaines parties des cimes perdent de leur stabilité et peuvent parfois se casser sans intervention extérieure.

À QUOI FAUT-IL FAIRE ATTENTION DANS LES FORÊTS ?

Le danger n’est pas vraiment visible, met en garde la Suva. Bon nombre des arbres concernés semblent en bonne santé à première vue. Cela ne signifie toutefois pas qu’il faille systématiquement éviter la forêt. Lors d'une promenade dans les bois, il s'agit de rester vigilant, respecter les avertissements et ne pas s’attarder inutilement sous de grands arbres. En cas de vent, voire de tempête, il est recommandé de renoncer à une promenade en forêt.

QU'EN EST-IL DES TRAVAUX FORESTIERS ?

Selon la Suva, la sécheresse a également des répercussions sur l’exploitation forestière. Elle modifie considérablement le profil de risque en forêt, même pour les forestiers expérimentés. Afin d’éviter les accidents, la Suva recommande de planifier minutieusement chaque intervention. Les techniques modernes de récolte du bois, qui permettent de ne pas se trouver dans la zone de danger immédiate, peuvent renforcer la sécurité. Dans la mesure du possible, il convient donc d’utiliser des procédés hautement mécanisés ou de recourir à des méthodes telles que l’"abattage à distance".

La Suva recommande aux bûcherons amateurs et semi-professionnels de renoncer à effectuer des travaux de récolte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Bundesbank lance la recherche d'un nouveau siège à Francfort

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La banque centrale allemande a lancé un appel d'offres (archives). (© KEYSTONE/DPA/HANNES P ALBERT)

La Banque fédérale d'Allemagne a lancé jeudi un appel d'offres à l'échelle européenne pour trouver un nouveau siège à Francfort, après avoir tourné la page d'un vaste projet de rénovation de son bâtiment historique ayant tourné au fiasco.

L'institution recherche un immeuble "clé en main", neuf ou entièrement rénové, accompagné d'"un terrain situé dans la ville de Francfort", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

"Avec l'achat d'un nouveau siège, nous créons une solution économique, moderne et durable pour notre implantation principale", a déclaré Stephan Bredt, directeur des opérations de la Bundesbank.

Le futur site devra accueillir environ 2.500 postes de travail, ainsi que 15.000 mètres carrés d'espaces dédiés à des fonctions spécifiques et techniques.

La Bundesbank vise une attribution du marché d'ici fin 2027.

Cette procédure intervient quelques mois après l'annonce, en mars, de l'abandon de son siège historique, un imposant bâtiment brutaliste construit en 1972 dans le nord-ouest de Francfort.

La banque centrale allemande avait initialement prévu de rénover cet édifice classé monument historique et d'y adjoindre plusieurs bâtiments afin de créer un campus moderne. Mais elle a dû abandonner ce projet lesté par une envolée des coûts.

La Cour des comptes allemande avait évalué l'an dernier le coût total des travaux à 4,6 milliards d'euros, soit plus d'un million d'euros par poste de travail.

Une étude de rentabilité a finalement conclu qu'un déménagement serait nettement moins coûteux, selon le président de la Bundesbank, Joachim Nagel.

Les réserves d'or conservées dans les sous-sols de l'actuel site, ainsi que le musée de la monnaie y resteront.

L'emplacement va connaître d'ici plusieurs années une nouvelle vie, en accueillant l'European School of Frankfurt, fréquentée notamment par les enfants des employés de la Banque centrale européenne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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