Rejoignez-nous

Actualité

La grogne monte au sujet des places de parking supprimées

Publié

,

le

Soixante six places de parking en moins sur le quai Gustave-Ador à Genève. Mais aussi la création d’une piste cyclable à double sens. Ce chantier débute lundi pour une durée de cinq mois. Mais, il fait déjà beaucoup parler. Et les avis sont partagés.

Marie Prieur

Il y a d’abord tout ceux qui se félicitent de cette avancée pour la mobilité douce. Les Verts, des socialistes et bien sûr Pro Vélo saluent cette réalisation. Ce qui réjouit les cyclistes c’est que ce bout de piste cyclable qui ira du quai du Général-Guisan à Baby-Plage prolonge la piste provisoire installée en octobre sur le pont du Mont-Blanc.

Il s’agit de réaliser le U lacustre prévu dans la loi cantonale pour une mobilité cohérente et équilibrée. Le but donc: améliorer la fluidité du trafic automobile et cycliste autour de la rade. De quoi ravir tout le monde. Et bien, loin de là! Ce qui fait grogner c’est surtout la suppression des 66 places de parking. Les habitants du quartier des Eaux-Vives imaginent déjà les voitures tourner sous leurs fenêtres pour trouver une place. Une résidente explique c’est déjà un cauchemar pour se garer dans ce secteur.

Du côté des politiques, le projet fait aussi grincer des dents. Le député PDC Vincent Maitre est loin d’être convaincu:

Vincent Maitre Député PDC et avocat

Quant aux commerçants situés sur le quai, ils font eux aussi grise mine. Des élus, comme la conseillère municipale PLR en Ville de Genève Helena Rigotti s’étonne aussi du fait que ses places ne soient pas compensées comme la loi l’oblige. Mais, cette même loi prévoit des exceptions. Et, c’est le cas ici.

D’autres voix s’élèvent pour dire que c’est le parking des Clés-de-Rive qui compensera cette perte de places en surface. Mais, là encore, c’est une PLR, la députée suppléante Natacha Buffet-Desfayes qui fait remarquer que ce projet est loin d’être abouti. “On n’a pas encore vu l’ombre d’un premier clou planté”, dit-elle. Le service de l’aménagement à la Ville de Genève précise, lui, que l’autorisation de construire pour ce parking a été déposée et qu’elle est en instruction.

 

Actualité

Covid-19: Genève tient son 25ème point de situation

Publié

le

@judith monfrini

La situation est maîtrisée sur le front du Covid-19 mais elle reste préoccupante. Le Conseil d’Etat a décidé de maintenir les mesures de désinfection et les masques dans les lieux clos jusqu’au 16 novembre. Les manifestations de 1000 personnes sont autorisées à des conditions strictes et un nouveau centre de dépistage s’ouvre Rive droite.

Sur le front du Covid-19, la situation reste préoccupante à Genève. 38 personnes sont hospitalisées aux HUG, 3 sont aux soins intensifs et 3 aux soins intermédiaires. Une accalmie a bien eu lieu entre le 23 et le 28 septembre mais les contaminations remontent et elles se situent autour des 60 cas par jour. La pyramide des âges remonte également. Chez les cinquantenaires, les contaminations augmentent d’un tiers. Et chez les plus de 70 ans, elle augmente de 12%. L’Etat de Genève a néanmoins décidé de permettre aux manifestations de plus de 1000 personnes de se tenir dès ce 1er octobre, comme le prévoit le droit fédéral. L’autorisation est en revanche soumise au service de la Médecin cantonale et les règles organisationnelles sont très strictes. Les explications de la Doctoresse Aglaé Tardin.

Dr Aglaé Tardin Médecin cantonale genevoise

Test au moindre symptôme

Un nouveau centre de dépistage s’ouvre rive droite à la rue du Grand-pré.  Les HUG conseillent à la population de se faire tester au moindre symptôme anormal, même léger, afin de casser les chaînes de contamination. Les explications du Docteur Frédérique Jacquerioz, chef de clinique aux HUG responsable des secteurs E, F, G aux Hôpitaux universitaires de Genève.

Dr Frédérique Jacquarioz Cheffe de clinique aux HUG et responsable des secteurs E, F, G

Quarantaines sociales

La médecin cantonale a instauré des quarantaines sociales à certaines catégories de personnes indispensables au fonctionnement de la société. Les explications du Docteur Aglaé Tardin.

Dr Aglaé Tardin Médecin cantonale genevoise

Le nouveau centre se situe à la rue de Grand Pré, entre les portes 70 C et 70 D, dans les locaux du Service d’addictologie des HUG. Il faut s’inscrire en ligne pour se faire tester.

 

Continuer la lecture

Actualité

Le cartel intersyndical se mobilise contre le projet de budget de l’Etat de Genève

Publié

le

©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

Le Cartel Intersyndical passe à l’offensive face au projet de budget du gouvernement genevois. Il dénonce un plan de budget qui relève de la supercherie et qui coûtera bien plus que 1% de salaire aux fonctionnaires. Le syndicat appelle à une mobilisation massive du personnel de la fonction publique pour engager des mesures de luttes. 

Le Cartel intersyndical s’attaque au projet de budget de l’Etat de Genève. Il a annoncé ce jeudi devant la presse avoir décortiqué les effets que produiraient le plan d’économie du gouvernement. Il demande au Conseil d’Etat de retirer son projet de baisse de salaire prévu dans le budget 2021. Le syndicat dénonce un plan de budget qui relève de la supercherie et qui coûtera bien plus que 1% de salaire aux fonctionnaires. Les économies que pourrait faire l’Etat sont estimées entre 880 millions et 1 milliard de francs. Les précisions de Françoise Weber, membre du bureau du cartel Intersyndical.

Françoise Weber  Membre du bureau du Cartel Intersyndical

Pour rappel, les autorités genevoises prévoient de baisser les salaires de 1% pendant 4 ans, de suspendre les annuités 2021 et 2023, de ne pas indexer les salaires pendant 4 ans et d’augmenter la part employé des cotisations CPEG dès 2022.

Fonction publique amputée

Les organisations membre du Cartel dénoncent le manque de reconnaissance envers le personnel mobilisé face à la Covid-19. Nombre de métiers déjà à flux tendus se sont retrouvés en première ligne lors de la crise sanitaire. Alors qu’ils s’attendaient à une revalorisation de leur salaire pour récompenser leurs efforts, le plan de budget de l’Etat prévoit à l’inverse de réduire leur salaire. Certains fonctionnaires, comme les infirmières par exemple, pourraient se voir amputer de plus de deux mois et demi de salaire sur quatre ans. Un procédé inacceptable pour Françoise Weber.

Françoise Weber  Membre du bureau du Cartel Intersyndical

Le Cartel intersyndical à mis en ligne sur le site internet www.budget-ge.com une calculette informatique pour permettre au personnel de la fonction publique de calculer individuellement et annuellement le montant des pertes que va occasionner le cumul des ponctions salariales proposées par le Conseil d’Etat.

Lire aussi: Le personnel de la santé et de l’entretien demande une valorisation des salaires

L’Etat avance masqué

Pour le Cartel il semble clair que l’objectif du Conseil d’Etat va bien au-delà de ce 1% d’économie. Selon le Cartel, les économies prévues servent avant tout à payer les baisses d’impôts RFFA, les futurs cadeaux fiscaux aux plus riches et la capitalisation de la CPEG. Il déplore que les autorités avancent masquées et qu’elles ne discutent pas avec les organisations du personnel. Le détail avec Françoise Weber

Françoise Weber  Membre du bureau du Cartel Intersyndical

Le syndicat dénonce une mesure absurde qui va avoir des conséquences fatales sur l’économie locale. Selon lui, en temps de crise il faudrait plutôt investir à la place de couper les salaires. Il souligne que c’est près d’un millard en salaire qui ne sera pas dépensé et perdu pour l’économie de la région. Il craint un premier pas vers une spirale déflationniste.

Appel à la mobilisation

Le Cartel appelle à une mobilisation massive du personnel de la fonction publique pour engager des mesures de luttes contre ce programme d’austérité. Un premier rassemblement sera organisé le jeudi 15 octobre des 15h30 avec un débrayage l’après-midi et une manifestation. D’autres rassemblement et manifestations sont d’ores et déjà prévus. Diverses actions auront lieu le 29 octobre avec préannonce d’une journée de grève en cas de nécessité.

Continuer la lecture

Actualité

Le cortège historique de l’escalade annulé!

Publié

le

Photo illustration KEYSTONE Salvatore Di Nolfi

Décidément, la fin d’année sera morne à Genève…

Après le marché de noël et les festivités du Nouvel An, c’est le grand cortège historique de l’Escalade qui vient d’être annulé à son tour, pour cause de Covid-19. Le comité de la Compagnie de 1602 l’a officialisé « le cœur lourd » ce jeudi matin auprès de ses membres.

En cause: « les conditions imposées par l’OFSP qui ne permettent pas d’organiser la fête prévue les 11,12 et 13 décembre ». Ainsi, les traditionnels cortèges historiques, les animations et marchés en vieille-ville sont reportés à l’année prochaine. Et la Compagnie de préciser que « toutes les petits détachements costumés avant et après les festivités, auprès des EMS, des écoles et des communes sont également annulés ».

RDV est déjà pris pour le week-end des 10, 11 et 12 décembre 2021.

 

Continuer la lecture

Actualité

Pas de Nez Rouge cette année à Genève

Publié

le

(KEYSTONE/Valentin Flauraud)

Si vous comptiez vous faire raccompagner en toute sécurité par Nez Rouge cette année à Genève c’est loupé. La section genevoise a annulé son opération comme 19 autres en Suisse. La faute à la pandémie de Covid-19. Organiser l’opération aurait été trop compliqué selon Alain George, président de Nez Rouge Genève. 

Alain Georges  Président de Nez Rouge Genève

Une campagne nationale de sécurité routière sera tout de même menée par Nez Rouge Suisse pendant les fêtes. Des flyers seront notamment distribués.

Continuer la lecture

Actualité

Le personnel de la santé et de l’entretien demande une valorisation des salaires

Publié

le

©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

Les syndicats SSP et SIT ont déposé ce mercredi auprès de la Chancellerie d’Etat une pétition munie de plus de 4500 signatures. Elle exige une revalorisation immédiate et substantielle des salaires pour les métiers des soins et de l’entretien. Les syndicats signalent notamment le rôle clé joué par ces corps de métiers durant la crise sanitaire.

Les syndicats SIT et SPP ont organisé un rassemblement du personnel ce mercredi en face des HUG en vue du dépot d’une pétition pour revaloriser les salaires de la fonction publique. L’événement à réunit une cinquantaine de personnes. La pétition réunit les salariés des HUG, de l’IMAD et des EMS. Les syndicats ont notamment signalé le rôle clé joué par ces corps de métiers durant la crise sanitaire. Ils revendiquent plus de reconnaissance et une meilleure valorisation salariale de leur fonction. Les précisions de Sandra Froidevaux, secrétaire syndicale SIT.

Sandra Froidevaux Secrétaire syndicale SIT.

Les syndicats ont déposé cet après-midi la pétition auprès de la Chancellerie d’Etat. Ils ont recueilli plus de 4500 signatures.

L’impact de la Covid

Durant la crise sanitaire, les métiers de soins et d’entretiens ont été en première ligne de la lutte contre le coronavirus. Un rôle clé qui, selon les syndicats, n’a pas eu la reconnaissance méritée. Le détail de Sandra Froidevaux.

Sandra Froidevaux Secrétaire syndicale SIT.

Les syndicats s’opposent également aux baisses de salaire des fonctionnaire préconisées par l’Etat. Pour rappel, les autorités genevoises prévoient de baisser les salaires de 1% pendant 4 ans, de suspendre les annuités 2021 et 2023, de ne pas indexer les salaires pendant 4 ans et d’augmenter la part employé des cotisations CPEG dès 2022.

Soignants à géométrie variable

Ces corps de métiers précarisés sont victimes d’une politique du rendement qui les empêche de faire leur travail dans de bonnes conditions. Les syndicats souhaitent que les autorités reconnaissent que les métiers de soins et d’entretiens soignent et garantissent la santé de la population genevoise. Pour Sonia Pignat, infirmière aux HUG et représentante syndicale au SSP, le traitement des soignants par les autorités est à géométrie variable.

Sonia Pigna Infirmière aux HUG et représente syndicale au SSP

Autre point d’inquiétude, dès novembre 2020 entre en vigueur une nouvelle convention entre les HUG et des boîtes temporaires sélectionnées suite à un appel d’offres. Le précédent accord avec les boîtes d’intérim imposait le respect de la grille salariale de l’Etat. Selon la nouvelle convention, ça ne sera plus le cas. Pour les syndicats c’est la porte ouverte au dumping salarial aux HUG, pratique qu’ils combattent depuis plusieurs années.

Continuer la lecture