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Le National veut des mesures pour les rentes et les primes

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La hausse des primes maladie et des prix de l'énergie réduit le pouvoir d'achat des ménages (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le pouvoir d'achat a été au centre des débats du National mercredi. Le Centre-gauche s'est finalement imposé avec des mesures immédiates dans l'AVS et pour les primes. Le Conseil des Etats tiendra son débat lundi.

La guerre en Ukraine a encore aggravé les problèmes d'approvisionnement liés à la pandémie de coronavirus. Les prix de l'énergie et des aliments sont en hausse. L'augmentation probable des primes maladie plombe encore les budgets. Mais les salaires ne suivent pas, a rappelé Christian Dandrès (PS/GE).

Cette situation touche surtout les petits et moyens revenus. Tous les partis sont d'accord pour dire qu'il faut aider ces ménages. "Le gouvernement ne doit pas agir seulement pour soutenir les grandes entreprises, mais aussi les ménages", a lancé Gerhard Pfister (C/ZG). "Ceux-ci sont dans une situation difficile. Ne rien faire n'est pas une option."

La menace de perte de pouvoir d'achat est importante, surtout pour les familles à revenu moyen, a lancé Mattea Meyer (PS/ZH). Celles-ci ne dépenseront plus pour aller au cinéma ou faire des vacances d'automne. Une réduction de ces dépenses entraîne une perte importante pour l'ensemble de l'économie, a rappelé la Zurichoise.

Placer ses pions à un an des élections fédérales est bien. Mais le PLR "ne veut ni fébrilité, ni panique, ni surenchère, ni réponses idéologiquement expéditives", a avancé Olivier Feller (PLR/VD). Pour les Vert'libéraux, il est prématuré d'accorder des aides extraordinaires.

Adaptation des rentes...

L'alliance du Centre-gauche a, de justesse, fait passer une adaptation immédiate des rentes AVS au renchérissement sans se fonder sur l'indice mixte basé sur les salaires.

L'UDC aurait préféré compenser le renchérissement par des mesures de plafonnement de la croissance des dépenses. Le parti visait en particulier les budgets de la coopération internationale au développement, de la recherche et de la formation, de la culture et des charges de personnel fédéral.

Le Conseil fédéral adaptera les rentes au 1er janvier, comme cela est prévu par la loi, a rappelé le ministre des assurances sociales Alain Berset. Et de préciser toutefois que l'adaptation ne permettra pas de couvrir entièrement le renchérissement.

... et des primes

Le Centre-gauche s'est également imposé à deux voix près sur la question de la réduction des primes d'assurance maladie. Le parti à la rose demande une augmentation de 30% de la contribution fédérale. Ceci à condition que les cantons ne réduisent pas leurs propres contributions.

La réduction individuelle est un instrument qui a fait ses preuves. Il soulage les ménages de manière ciblée et efficace, a avancé Mme Meyer.

Mais pas le budget fédéral, affirme le gouvernement. Le grand argentier Ueli Maurer a rappelé que la Confédération prévoit un déficit de cinq milliards pour 2025. "Nous n'avons pas l'argent pour davantage de dépenses."

L'UDC a également pointé les dépenses importantes concédées par la gauche et Le Centre. "La pandémie, l'accueil des réfugiés ukrainiens ou le tournant énergétique coûtent des milliards à la Confédération", a argué Alfred Heer (UDC/ZH).

Mieux vaut prévoir une déductibilité intégrale des primes dans le cadre de l'impôt fédéral direct, a expliqué Thomas de Courten (UDC/BL). "Seuls les plus riches en profiteront", a critiqué Mme Meyer. Le projet coûterait 400 millions, mais les petits ménages n'épargneraient que 12 francs sur leurs impôts, a rappelé Jacqueline Badran (PS/ZH).

Pour le Conseil fédéral, ceci reviendrait à un encouragement extrafiscal et romprait le principe de l'imposition fondée sur la capacité contributive. La motion a été refusée. Un projet, qui répond en partie au voeu de l'UDC, est déjà sur la table.

Locataires retraités

L'UDC s'est aussi attaquée à la valeur locative des ménages des retraités, sans succès. Le Conseil fédéral n'est pas opposé à une révision de l'imposition de la propriété du logement. La solution doit toutefois être équilibrée et finançable. Un projet sera débattu au cours de la troisième semaine de session.

Le parti national-conservateur est revenu avec des demandes pour compenser la hausse du prix des carburants. Comme en juin, elles ont toutes été rejetées par l'ensemble des autres partis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

Communes genevoises: éclairage éteint mais illuminations maintenues

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

A Genève, les Communes suivent les recommandations du canton pour les installations sportives et maintiennent les illuminations de Noël.  Les mesures ne sont pas contraignantes mais elles ont été bien acceptées. 

Les communes genevoises s’alignent sur les recommandations du canton pour économiser de l’énergie. Piscine intérieure à 26 degrés plutôt qu’à 28, salle de sports à 17 degrés ou encore patinoires hivernales ouvertes durant deux mois et non trois. Quant aux illuminations de Noël, elles sont maintenues mais les moins gourmandes en énergie seront privilégiées. Pour le Président de l’Association des communes genevoises (ACG), Gilbert Vonlanthen, il était important de maintenir le lien social.

Gilbert VonlanthenPrésident de l'ACG

Pour les routes, les rues et les chemins communaux, l’ACG préconise leur extinction nocturne. L'expérience de "La nuit est belle" devrait guider les municipalités.

Gilbert VonlanthenPrésident de l'ACG

Autonomie des communes

Chaque commune va pouvoir décider des lieux à éteindre et l'éclairage à maintenir.

Gilbert VonlanthenPrésident de l'ACG

Patinoires maintenues

Les installations sportives, notamment les halles de tennis mal isolées ne seront pas chauffées à plus de 14 degrés. L'installation de patinoires hivernales a été maintenue, mais moins longtemps, pour permettre aux enfants d'avoir accès aux sports d'hiver.

Gilbert VonlanthenPrésident de l'ACG

L'objectif de ces mesures: économiser l'énergie et éviter le black out. Les mesures entrent en vigueur immédiatement. Elles ne doivent pas être validées par les Conseils municipaux.

 

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Economie

Une campagne à Genève pour soutenir les commerçants de quartier

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Des humoristes genevois, dont Alexandre Kominek ici en juin 2018 à Lausanne, participent à la nouvelle campagne de soutien au commerce de détail de proximité. Ils ont concocté des petites vidéos à voir dès lundi sur les réseaux sociaux (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le canton de Genève lance une nouvelle campagne de soutien en faveur du commerce de détail. Dès lundi, des vidéos concoctées par des humoristes de la région seront diffusées sur les réseaux sociaux afin de mettre en valeur les commerçants de quartier.

Le stand-upper Alexandre Kominek ouvrira les feux avec une première vidéo sur le quartier de Plainpalais. L'humoriste pousse la porte d'un fromager, d'un salon de coiffure, d'une boutique vintage ou encore d'une épicerie en vrac. Au total, douze vidéos seront diffusées au fil des semaines jusqu'à la fin de l'année. Parmi les humoristes qui ont relevé le défi: Thibaud Agoston, Cinzia Cattaneo, Julie Conti et Nadim Kayne.

Cette campagne, qui a coûté 130'000 francs, a le soutien de la Nouvelle Organisation des Entrepreneurs (NODE), de la Chambre de commerce, d'industrie et des services (CCIG) et de Genève Commerces. Ces associations, qui ont participé à l'élaboration de la campagne intitulée "Cekelenô", mettent à disposition des ressources pour diffuser ces messages vidéo.

"L'objectif de ces petites vidéos au ton décalé est d'aider la population à retrouver le chemin des enseignes de quartier", a relevé mardi devant la presse Fabienne Fischer, cheffe du Département de l'économie et de l'emploi (DEE). La magistrate a aussi rappelé le rôle social des petits commerces tout en insistant sur l'importance de l'économie en circuit court.

Nouvelle dynamique

"Le commerce de détail qui représente 18'000 emplois à Genève est un pilier économique et un garant du lien social", a insisté Flore Teysseire, secrétaire patronale de Genève Commerces. Mais ce secteur se trouve dans une situation inquiétante en raison notamment des suites de la pandémie, du tourisme d'achat, de l'inflation et du commerce en ligne, a-t-elle précisé. D'où la nécessité de rappeler à la population l'existence de ces petits commerces de qualité.

Yves Menoud, secrétaire patronal à la NODE se réjouit de cette campagne qui reflète une nouvelle dynamique politique en faveur du commerce de proximité qui "a souvent été malmené". Cette initiative fait suite à une motion des Verts qui avait été acceptée par le Grand Conseil avant la pandémie. Un budget annuel de 200'000 francs est prévu jusqu'en 2024 pour promouvoir la proximité.

cekeleno.ge.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les PME genevoises redoutent les coupures d'électricité

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La hausse de l’énergie impacte fortement les petites et moyennes entreprises de notre canton. Elles craignent des coupures. L’exemple de l’entreprise de micromécanique Eskenazi à Carouge.

Pour bon nombre de PME, l’augmentation du prix de l’énergie a des conséquences importantes. Leur production se voit fortement impactée. D’une simple ligne sur le budget, le poste « électricité» est devenu un véritable problème. Comme pour l’entreprise Eskenazi à Carouge. Elle fabrique des outils de précisions pour les horlogers, les joailliers et le monde médical. Livio Elia, le directeur de Eskenazi.

Livio Elia Directeur de l'entreprise Eskenazi

Le poste électricité a augmenté de 35 % selon le responsable de la PME. Mais ce qui l’inquiète le pluss : les éventuelles coupures d’électricité. Impossible de fonctionner sans énergie.

Livio Elia Directeur de l'entreprise Eskenazi

Les outils de précision, en carbure de tungstène, sont usinés par une quarantaine de machines très puissantes et très lentes à mettre en marche.

Reportage dans les ateliers de Eskenazi.

reportage

 

 

 

 

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Economie

L'inattention au volant toujours aussi meurtrière

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L'inattention au volant provoque souvent de la tôle froissée (illustration). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

L'inattention au volant continue de faire des dégâts. Le Bureau de prévention des accidents a lancé une campagne d'affichage à ce propos avec en ligne de mire le smartphone.

Selon une enquête du Bureau de prévention des accidents (BPA), 11% des jeunes de 18 à 29 ans utilisent leur smartphone au volant. Or, taper ou téléphoner sur son smartphone augmente le risque d'accident, écrit le BPA dans un communiqué mardi. C'est également le cas lorsque l'on téléphone via le dispositif mains libres, bien que cela soit autorisé par la loi.

Chaque année, 60 personnes perdent la vie sur la route à cause de l'inattention ou de la distraction. Environ 1100 personnes sont grièvement blessées pour la même raison.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Revenu agricole en hausse en 2021, perspectives plus sombres

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Le revenu agricole total d'une famille paysanne a légèrement augmenté en 2021, pour atteindre 111'300 francs. Les perspectives sont plus sombres pour l'année en cours. (photo symbolique) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

En 2021, les exploitations agricoles ont gagné en moyenne 80'700 francs, soit 1,9 % de plus que l'année précédente. La production végétale a toutefois souffert du mauvais temps, ce qui a eu des conséquences financières.

L'année a été mitigée, a annoncé mardi la station fédérale Agroscope. Alors que les prix de la viande de b½uf et du lait ont augmenté, ceux de la viande de porc ont fortement baissé en raison d'une offre excédentaire.

Des gelées tardives, des pluies excessives et de la grêle ont également causé des difficultés. Agroscope qualifie 2021 d'année aux conditions météorologiques extrêmes. Tant dans le domaine des grandes cultures que dans celui des fruits, des légumes et de la vigne, il en a résulté des récoltes moins abondantes et de moins bonne qualité, et donc des rendements plus faibles.

Un membre d'une famille paysanne a gagné en moyenne 59'800 francs, soit 2% de plus que l'année précédente, calculés sur la base d'un taux d'occupation de 100%. Ce chiffre inclut les revenus provenant d'activités agricoles ou proches de l'agriculture, comme les magasins à la ferme ou la production de biogaz.

Il ne comprend pas le salaire qu'une paysanne ou un paysan perçoit lorsqu'il exerce une autre profession à côté de l'agriculture. Selon Agroscope, ce revenu extra-agricole a augmenté de 2,3% par rapport à 2020, pour atteindre 34'500 francs en moyenne par ménage. Le revenu total a donc également augmenté de 2,3%, pour atteindre 111'300 francs.

Perspectives plus sombres pour 2022

L’Office fédéral de la statistique (OFS) a de son côté publié mardi des chiffres sur la situation économique de l’agriculture suisse. Celle-ci devrait générer en 2022 une valeur ajoutée brute de 4,3 milliards de francs, en hausse de 1,6% par rapport à l’année précédente.

Les meilleures récoltes et la hausse des prix de beaucoup de biens agricoles ont compensé le fort renchérissement de certaines fournitures comme les fourrages, l’énergie et les engrais.

Toutefois, l’augmentation marquée des prix de la construction et des équipements pèse sur les amortissements, faisant reculer le revenu sectoriel de l’agriculture de 3,9%.

Dans un communiqué, l'Union suisse des paysans (USP) souligne que selon les estimations actuelles, le revenu des familles paysannes va baisser.

Les exploitations et les régions affichent des différences très importantes. Ce sont les exploitations d’élevage porcin, à forte consommation intermédiaire ou se situant dans des régions touchées par la sécheresse qui ont le plus souffert. Il se pourrait que la valeur de production augmente en 2022, mais de loin pas autant que les coûts. Le résultat devrait donc être inférieur à celui "déjà maigre" de l’année passée, déplore l'USP.

Les familles paysannes ont plus que jamais besoin de voir la recette de la vente de leurs produits augmenter d’au moins 10% pour rentrer dans leurs frais. L’USP appelle tous les acheteurs à se montrer équitables dans leur partenariat avec les familles paysannes et à faire en sorte que ces dernières ne doivent pas assumer à elles seules les coûts supplémentaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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