Rejoignez-nous

Actualité

La Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS soupçonnée de graves irrégularités

Publié

,

le

La conseillère d'Etat Rebecca Ruiz avait demandé un audit du fonctionnement de la caisse. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS est dans la tourmente. La CCVD est soupçonnée de graves irrégularités dans ses frais d'administration. Le Ministère public a été saisi. La directrice a été licenciée et les cinq autres membres de la direction suspendus.

La ministre de la santé et de l'action sociale Rebecca Ruiz s'est dit jeudi "profondément heurtée et choquée par la gravité des faits" concernant des "remboursements de frais scandaleux". Elle a toutefois d'emblée voulu rassurer la population: "aucune perte, dommage, ni préjudice n'est à constater pour les employeurs, les personnes affiliées et les bénéficiaires de rentes ou d'allocations".

Ce sont des dysfonctionnements de gouvernance et de suivi financier d'un projet de développement d'un logiciel informatique pour la gestion des pensions (iPension) qui ont mis la puce à l'oreille au Conseil d'administration de la caisse, sise à Vevey. Présidente d'office du CA, la cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) a aussitôt informé fin juin le gouvernement.

Le Conseil d'Etat a "immédiatement" chargé le Contrôle cantonal des finances (CCF) de réaliser un audit du projet en cause. Il a ensuite étendu cet audit au fonctionnement interne de la caisse et à l'examen des frais d'administration, à la suite de dénonciations "anonymes de collaborateurs et anciens collaborateurs" de la CCVD.

"Système organisé et opaque"

Les premières analyses du CCF ont fait état de "soupçons d'irrégularités à caractère pénal, s'apparentant potentiellement à une gestion déloyale, basée sur un système réellement organisé, complexe, cloisonné et opaque", a expliqué Mme Ruiz devant la presse. "Une machine" qui a même échappé à l'organe de révision.

Averti lundi dernier par une note d'urgence du CCF, le Conseil d'Etat et le Conseil d'administration ont saisi le Ministère public. Formellement, c'est le CA qui a déposé une plainte pénale.

A ce stade, la présomption d'innocence prévaut, rappelle le canton. Mais les dysfonctionnements relevés concernent "sur plusieurs années" des "dépenses excessives de la direction", notamment en termes d'aménagements de locaux et de frais professionnels annexes, soit des notes de frais de déplacements, d'hôtels et de restaurants.

Centaines de milliers de francs

Les montants se comptent potentiellement en plusieurs centaines de milliers de francs, a dit Mme Ruiz. Elle a aussi affirmé qu'il était "impossible à ce stade de communiquer plus d'éléments sur le périmètre et les conséquences des dysfonctionnements soupçonnés".

Le lien de confiance avec la directrice, en place depuis 2009, étant rompu, celle-ci a été licenciée sur-le-champ par le Conseil d'Etat "pour justes motifs". Un directeur ad interim a été nommé. Les cinq autres membres de la direction de la caisse ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre et dans l'attente de résultats d'investigations complémentaires qui seront menées par le CA.

Le gouvernement a par ailleurs confirmé la poursuite du mandat d'audit du CCF. Le but est d'approfondir l'analyse de la gouvernance et du suivi financier du projet iPension ainsi que l'examen du fonctionnement interne et des frais d'administration.

Ce projet informatique implique plusieurs partenaires avec lesquels il y a eu "des tensions", selon Rebecca Ruiz. Il a débuté en 2016 et a engendré à ce jour des coûts de développement et d'investissement d'environ 13 millions de francs à la charge de la caisse, sur une enveloppe validée par le CA de 26 millions de francs, sans être à ce stade totalement implémenté.

Deux autres mesures

La suite du projet iPension devra être examinée à la lumière du rapport du CCF. Il n'est pas possible à ce stade d'en communiquer le calendrier ni les résultats, a prévenu la conseillère d'Etat.

Le CA prend encore deux mesures à l'interne: une enquête administrative pour établir le niveau de connaissance et de responsabilité des membres de la direction et leur devoir d'information au CA ainsi qu'un réexamen des modes et processus de gouvernance liés à la qualité, la quantité et la nature des informations qui auraient dû remonter de la direction au CA.

Pour rappel, la Caisse cantonale de compensation délivre notamment les prestations de l'AVS et les allocations APG (assurance perte de gain) pour les indépendants. Elle compte près de 300 collaborateurs et gère des flux financiers de l'ordre de 5 milliards de francs. Les frais de fonctionnement réguliers de la caisse se montent à 40 millions de francs par an.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

L'avortement dépénalisé dans 14 des 32 États du Mexique

Publié

le

Des femmes ont célébré dans la rue la décriminalisation de l'avortement dans plusieurs Etats mexicains. (© KEYSTONE/EPA/HILDA RIOS)

L'avortement est désormais dépénalisé dans 14 des 32 États du Mexique, après le vote lundi du Parlement de l'État de Puebla (centre). Il fait suite à deux décisions de la Cour suprême.

Par 29 voix pour et 7 contre, les députés locaux ont approuvé une réforme du Code pénal local qui élimine toute sanction pour des avortements pratiqués jusqu'à douze semaines de gestation.

L'église catholique avait appelé les députés a voter contre la dépénalisation de l'avortement dans cet État à réputation conservateur, tout en étant gouverné par le parti de gauche au pouvoir au Mexique, Morena.

"L'archevêché de Puebla manifeste son rejet énergique", a indiqué dimanche l'archevêque de Puebla Víctor Sanchez Espinosa. L'avortement "élimine à chaque fois une vie pleinement humaine, ce qui viole le droit fondamental à la vie", a-t-il ajouté dans des propos partagés dans une vidéo.

"Inconstitutionnelle"

La "criminalisation totale" de l'avortement avait été déclarée "inconstitutionnelle" par la Cour suprême fédérale en septembre 2021. "Les dispositions pénales qui criminalisent de manière absolue le droit" à l'avortement "sont contraires au droit à la dignité humaine", avait répété la Cour suprême en septembre 2023.

Le Mexique est un pays fédéral où chacun des 32 États dispose de ses propres lois, qui peuvent être invalidées par des arrêts de la Cour suprême. Le district fédéral de la capitale Mexico avait été la première entité du pays à dépénaliser l'avortement jusqu'à 12 semaines en 2007.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Gaza: 13 ONG dénoncent des conditions de plus en plus difficiles

Publié

le

Treize ONG, parmi lesquelles Oxfam, Care, Save the children ou Médecins du monde, dénoncent "l'obstruction systématique à l'aide par Israël et ses attaques contre les opérations d'aide". Selon elles, moins de la moitié (53) des 115 missions humanitaires planifiées ont été facilitées par Israël. (© KEYSTONE/EPA/Mohamed Arafat)

Treize ONG ont alerté, dans un état des lieux publié lundi, sur la "détérioration" de l'accès de l'aide humanitaire à la bande de Gaza. Le territoire palestinien fait l'objet depuis la semaine dernière d'une intensification des opérations israéliennes.

"Ces événements récents aggravent la catastrophe humanitaire alors même que les ONG continuent de se heurter aux obstacles imposés par la poursuite des opérations militaires israéliennes terrestres", s'alarme notamment l'une d'entre elles, Médecins Sans Frontières (MSF), dans un communiqué reprenant l'état des lieux fait par ces organisations.

Et de rappeler les récents "massacres" dans des "zones de sécurité" et le bombardement d'une école des Nations unies utilisée comme abri à Nousseirat.

"Obstruction systématique à l'aide"

Les 13 ONG, parmi lesquelles Oxfam, Care, Save the children ou encore Médecins du monde, dénoncent "l'obstruction systématique à l'aide par Israël et ses attaques contre les opérations d'aide". Selon elles, moins de la moitié (53) des 115 missions humanitaires planifiées ont été facilitées par Israël (46%).

Depuis l'offensive israélienne terrestre début mai à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, les travailleurs humanitaires font ainsi face à de grandes difficultés pour acheminer de l'aide.

La prise du point de passage de Rafah par les Israéliens début mai, désormais détruit, a provoqué un "arrêt complet" de l'acheminement, selon les ONG.

"Les points de passages au sud sont complètement fermés ou inaccessibles d'un point de vue logistique en raison de la détérioration des conditions de sécurité", dénonce MSF, selon qui des "tonnes d'aide absolument nécessaires" y sont "bloquées".

Plus de 1500 camions immobilisés

Plus de 1500 camions d'aide humanitaire contenant médicaments, kits de premiers secours et produits de première nécessité sont notamment bloqués à Al-Arish, en Egypte.

L'acheminement au nord de la bande - isolée du sud par les forces israéliennes et où 20% des foyers sont classés en situation "catastrophique" et 50% en situation "urgente" pour risque de famine - reste lui "très limité", explique MSF.

"Alors que le transport de marchandises entre Amman et le nord de Gaza ne devrait pas prendre plus de six heures, il a fallu à Oxfam plus de cinq semaines pour faire entrer 1600 colis alimentaires dans le nord de l'enclave", souligne encore l'ONG.

La situation à Kerem Shalom, désigné depuis mai comme point de passage prioritaire par les humanitaires, "s'est détérioriée de manière significative depuis l'offensive d'Israël en mai, ce qui rend le passage depuis Gaza dangereux, et donc pas viable logistiquement", expliquent les organisations.

Israël nie tout

De son côté, Israël nie toute situation de famine à Gaza et accuse les Nations unies d'être responsables des blocages de livraisons d'aide.

"Hier, 211 camions sont entrés dans Gaza par Kerem Shalom, huit camions ont été récupérés au poste-frontière d'Erez côté Gaza, et 103 à Kerem Shalom", a assuré lundi David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Suisse

Une rente de cinq ans grâce à l'Eurodreams

Publié

le

Le gros lot est une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans. Il faut pour cela trouver les 6 bons numéros ainsi qu'un numéro spécial appelé "dream". (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Une personne chanceuse a décroché une rente mensuelle de 2222 francs durant cinq ans grâce à l'Eurodreams lundi soir. Elle a coché les six bons numéros 15, 19, 21, 23, 28 et 40, a annoncé la Loterie romande.

Le pactole a été remporté dans l'un des huit pays européens proposant ce jeu. En Suisse, Eurodreams est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique.

Le gros lot est une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans. Il faut pour cela trouver les 6 bons numéros ainsi qu'un numéro spécial appelé "dream". Le tirage du jeu est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Trump, désigné candidat républicain, se choisit un vice-président

Publié

le

Plus de la moitié des quelque 2400 délégués ont sans surprise choisi l'ancien président républicain comme candidat pour la présidentielle, le vote se poursuivant, Etat après Etat. (© KEYSTONE/AP/Minh Connors)

Donald Trump a été officiellement désigné lundi candidat des républicains à la présidentielle du 5 novembre et a choisi un sénateur de 39 ans pour l'épauler dans la course. Ce au premier jour d'une convention chamboulée par sa tentative d'assassinat.

"J'ai décidé que la personne la plus apte à assumer la fonction de vice-président des Etats-Unis était le sénateur J.D. Vance, du grand Etat de l'Ohio", a indiqué Donald Trump sur son réseau, Truth Social.

Ancien militaire et auteur à succès, ce jeune élu au profil éclectique n'a eu de cesse de défendre au Congrès les causes chères à l'ex-homme d'affaires, comme la lutte contre l'immigration et la défense du protectionnisme économique. Sa sélection par l'ancien président a été reçue aux cris de "J.D!", "J.D!", "J.D.!" à Milwaukee, ville de la région des Grands Lacs qui accueille la convention républicaine.

Quelques minutes plus tard, Donald Trump a été désigné officiellement comme le candidat des républicains à la présidentielle. Une mission que le septuagénaire acceptera de façon formelle jeudi, lors d'une soirée spectaculaire, ponctuée par le lâcher de 100'000 ballons rouges, blancs, et bleus, point d'orgue de la semaine. "Nous devrions tous être reconnaissants de pouvoir voter pour Trump après ce qui s'est passé samedi", a souligné un représentant de la délégation du New Jersey.

Des milliers de policiers

Car les dizaines de milliers de républicains réunis à Milwaukee ont failli perdre leur héros, visé par des tirs samedi lors d'un meeting de campagne en plein air, en Pennsylvanie. L'image que tout le monde a en tête, et qui a fait le tour du monde, c'est celle d'un Donald Trump à l'oreille ensanglantée, le poing brandi, évacué de façon précipitée par ses gardes du corps.

Cette attaque a choqué une société américaine de plus en plus polarisée, ulcérant les plus radicaux des militants trumpistes, qui accusent ouvertement les démocrates d'en porter la responsabilité.

Avec ses plus de 50'000 participants, la convention de Milwaukee est un événement ultra sécurisé. Des milliers de policiers sont déployés dans les rues de l'ancienne ville industrielle, sous haute tension. "S'ils ne sont pas anxieux, alors moi non plus", confie à l'AFP Tim Hawkins, 57 ans, venu de l'autre bout du pays.

Le lieu choisi est un immense complexe sportif, dont les murs sont recouverts de grandes photographies à la gloire du 45e président des Etats-Unis, qui veut être aussi le 47e. Des périmètres entiers du centre-ville sont clôturés par de grandes grilles métalliques et quadrillés par des agents du Secret Service, la police d'élite qui fait l'objet de vives critiques pour ne pas avoir bien protégé Donald Trump lors de son meeting en plein air samedi.

Mais le dense programme de la convention est maintenu. "En dehors de mesures de sécurité renforcées hors du périmètre, il n'y aura pas un seul changement au planning", déclare à l'AFP David Bossie, un proche de Donald Trump qui co-préside la convention. Ses thèmes majeurs seront le pouvoir d'achat, l'immigration, la criminalité et la sécurité garantie par une Amérique forte. Mais, à l'exception de son discours prévu jeudi, l'emploi du temps du septuagénaire républicain est gardé extrêmement discret, sécurité oblige.

Biden critique J.D. Vance

Dans cette atmosphère irrespirable, Joe Biden dit vouloir faire baisser la tension. Il a déclaré dans un entretien diffusé lundi par NBC qu'il avait fait une "erreur" en appelant à "cibler" Donald Trump lors d'un appel avec des donateurs en début de semaine dernière. "Je voulais dire, concentrez-vous sur lui, sur ce qu'il fait," a-t-il déclaré.

Il a rapidement critiqué le sénateur de l'Ohio J.D. Vance, l'accusant de "vouloir augmenter les impôts pour les ménages de la classe moyenne tout en favorisant des réductions d'impôt pour les riches". C'est "un clone de Trump", a-t-il ajouté.

L'attaque perpétrée contre Donald Trump pourrait être bénéfique pour le républicain sur le plan électoral, estiment des experts. D'autant que le républicain a bénéficié lundi d'une bonne nouvelle sur le plan judiciaire: la juge en charge de l'affaire où il est accusé de rétention de documents classifiés a décidé l'annulation de la procédure.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Nouveau plébiscite en vue pour Paul Kagame au Rwanda

Publié

le

Le président du Rwanda, Paul Kagame (ci-dessus), pourrait obtenir un résultat encore supérieur à ses 98,79% obtenus lors des élections de 2017. (© KEYSTONE/AP/Brian Inganga)

Le plébiscite promis au tout-puissant président rwandais Paul Kagame se dessinait lundi, avec un score de 99,15% des voix enregistré sur 79% des bulletins dépouillés. C'est ce que montrent des résultats partiels annoncés lundi soir par la commission électorale.

Un quatrième mandat ne fait aucun doute pour le chef de l'Etat sortant, qui dirige d'une main de fer le pays depuis la fin du génocide des Tutsi en 1994.

Si cette tendance se confirme, Paul Kagame pourrait réaliser un score encore supérieur à ses 98,79% de la présidentielle 2017 (après 95,05% en 2003 et 93,08% en 2010). Des résultats provisoires complets sont attendus le 20 juillet, avant la proclamation des résultats définitifs le 27 juillet.

Paul Kagame a d'ores et déjà remercié les Rwandais, dans un discours depuis le siège de son parti, le Front patriotique rwandais (FPR). "Les résultats qui ont été présentés indiquent un score très élevé. Ce ne sont pas que des chiffres, même s'il s'agissait de 100%, ce ne sont pas que des chiffres. Ces chiffres montrent la confiance et c'est ce qui est le plus important", a-t-il déclaré.

Selon les résultats partiels lus à la télévision nationale par la présidente de la commission électorale Oda Gasinzigwa, ses adversaires, le leader du seul parti d'opposition autorisé Frank Habineza et l'indépendant Philippe Mpayimana, obtiennent respectivement 0,53% et 0,32% des voix.

Opposition muselée

Paul Kagame, 66 ans, est l'homme fort du Rwanda depuis qu'il a renversé en juillet 1994, avec la rébellion du FPR, le gouvernement extrémiste hutu instigateur du génocide qui a fait, selon l'ONU, plus de 800'000 morts essentiellement parmi la minorité tutsi.

D'abord vice-président et ministre de la Défense mais dirigeant de fait du pays, Paul Kagame en est le président depuis 2000, élu par le Parlement après la démission de Pasteur Bizimungu, puis à trois reprises au suffrage universel.

Il jouit d'une forte popularité pour avoir relevé le pays, exsangue au sortir du génocide, avec une solide croissance (7,2% de moyenne entre 2012 et 2022) accompagnée d'un développement d'infrastructures (routes, hôpitaux...) et de progrès notamment dans le domaine de l'éducation et de la santé.

Près d'un Rwandais sur deux vit toutefois avec moins de 2,15 dollars par jour, selon la Banque mondiale. Mais le régime Kagame est critiqué pour son ingérence en République démocratique du Congo voisine, où plusieurs milliers de soldats combattent aux côtés du M23 selon un récent rapport de l'ONU, et sa répression des voix dissidentes.

Les opposantes les plus virulentes n'ont pas pu se présenter à la présidentielle. Figure historique de l'opposition, Victoire Ingabire a vu la justice rejeter sa demande de restauration de ses droits civiques, dont elle avait été déchue avec sa condamnation en 2013 à 15 ans de prison pour "minimisation du génocide". Elle avait été libérée en 2018.

La candidature d'une autre voix anti-Kagame, Diane Rwigara, a été invalidée par la commission électorale en raison de documents non conformes. Elle avait déjà été écartée de la dernière présidentielle, accusée de falsification de documents et arrêtée, avant d'être blanchie par la justice en 2018.

Dans un communiqué, Amnesty International a dénoncé les "sévères restrictions" des droits de l'opposition, ainsi que des "menaces, détentions arbitraires, accusations fabriquées de toutes pièces, meurtres et disparitions forcées".

"Choix facile"

Même si le résultat ne faisait guère de mystère, les Rwandais se sont déplacés en nombre lundi. "C'était un choix facile, j'ai voté pour celui qui a apporté le développement à ce pays: l'eau, les routes, l'électricité... Je n'allais pas voter pour quelqu'un d'autre parce que les autres n'ont rien apporté au Rwanda", expliquait Boniface Niyonsaba, 29 ans, sans cacher son vote pour Paul Kagame.

Durant les trois semaines de campagne, la machine du FPR a inondé le pays de portraits de son leader "PK", de ses drapeaux rouge-blanc-bleu et de ses slogans "PK24" (pour "Paul Kagame 2024") ou "Ijana kwi'jina" ("Cent pour cent"). Ses rivaux étaient quasiment invisibles.

Législatives

La présidentielle est couplée avec les législatives, où 589 candidats briguent les 80 sièges de la Chambre des députés. Les électeurs en désignent 53 directement.

Actuellement, le FPR compte 40 sièges sur 53 et ses alliés 11 sièges. Le Parti démocratique vert de M. Habineza a deux députés. Les 27 autres sièges sont réservés par quotas aux femmes, aux jeunes et aux handicapés.

Ils seront attribués mardi à des candidats ne se présentant sous aucune bannière partisane: 24 femmes seront élues par les conseillers municipaux et régionaux, deux jeunes par le Conseil national de la jeunesse et un handicapé sera désigné par la Fédération des associations des handicapés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture