C'est un défi connu qu'est celui de troquer durant un mois les coupes, les bouteilles et les verres d'alcool contre des thés, des jus ou encore des sirops. Dry January est un concept bien installé qui connaît chaque année des adeptes. Marla est à une année de la trentaine, c’est avec ses colocataires qu’elle s’est lancée le challenge de faire « la dry » comme elle l’appelle.
« C’était drôle, parce que c’était comme une promesse qu’on devait tenir », s’amuse Marla, qui jusqu’ici a relevé le défi avec facilité. « Je n’ai pas été tentée de boire. J’ai été assez étonnée », explique celle qui souhaitait pour la première fois faire un bilan de sa consommation d’alcool.
Ses colocataires, en revanche, ont parfois dérogé à la règle, certaines se retrouvant dans des contextes amicaux. « Il y en a deux qui sont allées aux 30 ans d’un ami dans un chalet et elles n’ont pas pu se retenir de trinquer avec lui. » Marla s’interroge alors sur sa propre résistance à la pression sociale. « Ce mois-ci, je ne suis pas allée en soirée ni à des événements. Ça aurait peut-être été différent si ça avait été le cas, je ne sais pas. »
« Ça peut m’arriver de boire une bière tous les jours et du vin le week-end, par exemple. »
Automatisme
Boire un verre par automatisme : c’est le constat que dresse d’ailleurs Marla après un mois sans alcool. « Aller boire une verre avec quelqu’un, pour moi, c’est directement boire une bière par exemple », explique-t-elle, « sans trop me poser de questions ». À l’avenir, c’est sur ce point que la jeune femme souhaite être plus attentive : se demander si elle a réellement envie de boire, mais aussi réduire plus globalement sa consommation d’alcool. « Ça peut m’arriver de boire une bière tous les jours et du vin le week-end, par exemple. »
« C’est comme si j’avais la permission de ne pas boire d’alcool, sans qu’on me fasse de remarque, parce que les gens connaissent le principe.»
Communément accepté
L’année prochaine, Marla dit vouloir retenter l’expérience. Une nouvelle phase de test de ses habitudes, au cours de laquelle elle s’est aussi rendu compte qu’il était plus admis de ne pas boire durant le mois de janvier qu’en temps normal. « C’était bizarre de réaliser ça. C’est comme si j’avais maintenant la permission de ne pas boire d’alcool, sans qu’on me fasse de remarque, parce que les gens connaissent le principe. » Un concept à double tranchant donc, si la pression sociale revient au galop une fois les quatre semaines écoulées.