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Critiqué, Israël se défend d'être responsable de la famine à Gaza

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Plus de 1000 personnes qui cherchaient à obtenir de l'aide humanitaire, ont été tuées à Gaza, selon le HCR. (© KEYSTONE/AP/Jehad Alshrafi)

Israël s'est défendu mercredi d'être responsable de la pénurie de nourriture dans la bande de Gaza. Il a accusé le Hamas d'avoir provoqué une crise humanitaire, en réponse aux critiques d'organisations internationales sur "une propagation de la famine".

Israël fait face à une extrême pression internationale pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d'habitants du territoire palestinien, soumis à un blocus qui les prive d'une aide humanitaire vitale.

Mercredi, la Défense civile a annoncé la mort de 17 personnes parmi lesquelles une femme enceinte dans des frappes israéliennes, tandis que l'armée a affirmé avoir bombardé des dizaines de "cibles terroristes".

Les Etats-Unis ont par ailleurs annoncé une nouvelle mission de leur émissaire, Steve Witkoff, pour discuter d'un couloir humanitaire.

"C'est la souffrance pour nourrir mes enfants"

Après avoir assiégé Gaza au début de la guerre contre le mouvement islamiste Hamas en octobre 2023, Israël a imposé au territoire un blocus total début mars, très partiellement assoupli fin mai, qui a entraîné de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.

"C'est la souffrance pour nourrir mes enfants. Je risque ma vie pour leur apporter un sac de farine", a raconté Mohamed Abou Jabal, un déplacé à Beit Lahia, dans le nord de Gaza. "Nous sommes en train de mourir, ayez pitié de nous, nous voulons manger", a-t-il ajouté.

Des dizaines de Palestiniens couraient derrière un camion chargé de sacs de farine, selon des images de l'AFP, avant que des hommes montent à bord et s'emparent de sacs ou se les arrachent. "Nous dormons l'estomac vide, nous avons faim!", a lancé un autre Palestinien.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé mercredi qu'une "grande proportion" de la population de Gaza "mourait de faim". Pour la France, le "risque de famine" à Gaza est "le résultat du blocus" imposé par Israël.

4500 camions selon Israël

Mardi, un hôpital de Gaza a affirmé que 21 enfants étaient morts de malnutrition ou de faim en 72 heures.

"Alors qu'une famine se propage à Gaza, nos collègues et les personnes que nous aidons dépérissent", ont déclaré conjointement une centaine d'ONG parmi lesquelles Médecins sans frontières, Médecins du monde, Caritas, Amnesty international et Oxfam international, en appelant à un cessez-le-feu immédiat et à l'ouverture de passages pour l'aide.

"Juste à l'extérieur de Gaza, dans des entrepôts, et même à l'intérieur, des tonnes de nourriture, d'eau potable, de fournitures médicales, de matériel d'hébergement et de carburant restent inutilisées, les organisations humanitaires étant empêchées d'y accéder ou de les livrer", ont-elles ajouté.

Le gouvernement israélien s'est défendu en affirmant qu'il n'était pas responsable de la pénurie de nourriture. "A Gaza aujourd'hui, il n'y a pas de famine causée par Israël", a déclaré son porte-parole, David Mencer. "Il s'agit d'une pénurie provoquée par le Hamas", a-t-il ajouté, en accusant le mouvement d'empêcher la distribution et de piller l'aide. Le Hamas a toujours rejeté de telles accusations.

L'armée israélienne a nié bloquer l'aide humanitaire et affirmé que 950 camions se trouvaient à Gaza et attendaient que les agences internationales distribuent leurs cargaisons.

Le Cogat, un organisme qui dépend du ministère israélien de la Défense, a affirmé que près de 4500 camions étaient entrés récemment à Gaza, transportant de la farine et des aliments pour bébés et enfants. Mais, selon lui, "la collecte de l'aide (par les organisations internationales) a baissé de manière significative" depuis un mois.

Witkoff en Europe

Dans ce contexte, M. Witkoff se rend cette semaine en Europe et pourrait ensuite aller au Moyen-Orient, selon des responsables américains.

Son objectif est de parvenir à "un nouveau cessez-le-feu, ainsi qu'à un couloir humanitaire pour l'acheminement de l'aide" à Gaza, d'après le département d'Etat.

Lancées début juillet, de nouvelles négociations indirectes entre Israël et le Hamas sur une trêve n'avancent pas. Israël veut chasser le Hamas de Gaza et en prendre le contrôle. Le mouvement palestinien réclame le retrait israélien de Gaza et l'arrêt de la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Décès du saxophoniste de "La Panthère rose" Plas Johnson à 94 ans

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Plas Johnson a notamment accompagné des légendes de la musique comme Frank Sinatra, Nat King Cole, Ella Fitzgerald et Barbra Streisand (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le musicien de jazz américain Plas Johnson, qui a interprété le célèbre thème musical de "La Panthère rose", est mort le 15 juillet à 94 ans, ont annoncé mardi les médias. Il faisait partie de The Wrecking Crew, un collectif de musiciens de Los Angeles réputé.

Fils d'un saxophoniste professionnel, il s'était d'abord spécialisé dans le jump blues et le R&B avant de devenir un musicien respecté sur scène comme en studio. Il a notamment accompagné des légendes de la musique comme Frank Sinatra, Nat King Cole, Ella Fitzgerald et Barbra Streisand.

Au-delà de la prestation remarquée de Peter Sellers dans le rôle de Jacques Clouseau dans "La Panthère rose", le célèbre thème musical composé par Henry Mancini est d'abord porté par le solo de saxophone de Plas Johnson, avant que n'entre en scène l'ensemble des cuivres.

Henry Mancini a composé ce morceau spécialement pour le musicien. Le style de Plas Johnson lui avait valu une solide réputation en tant que membre de The Wrecking Crew, un collectif de musiciens de Los Angeles réputé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Tous les coureurs ont fait l'objet d'un contrôle antidopage

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Les contrôles antidopage ont été effectués lundi avant le contre-la-montre disputé mardi entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains. (© KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Tous les coureurs du Tour de France cycliste encore en lice ont fait l'objet d'un contrôle antidopage lors de la journée de repos lundi, a indiqué mardi l'International Testing Agency (ITA).

"Tous les coureurs du peloton ont été inclus dans cette mission de contrôle, qui s'inscrit dans le programme antidopage de l'ITA fondé sur le renseignement et l'évaluation des risques pour la course", ajoute dans un communiqué cet organisme indépendant auquel l'Union cycliste internationale (UCI) a délégué son programme antidopage en 2021.

Selon, l'ITA, cette vague de tests, menée avec le soutien du personnel de prélèvement de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), "complète les contrôles standards pré-compétition effectués sur tous les coureurs" dans les jours précédant le grand départ le 4 juillet à Barcelone, "ainsi que tout contrôle déjà réalisé pendant la course".

Echantillons sanguins

Le recueil d'échantillons sanguins supplémentaires permet à l'ITA d'évaluer les variations de marqueurs biologiques hématologiques pertinents et de renforcer le suivi longitudinal du profil individuel de chaque coureur.

L'ITA rappelle que le passeport biologique de l'athlète, introduit en 2008 dans le cyclisme, ne cherche pas à détecter directement une substance ou une méthode interdite, mais surveille, dans le temps, certaines variables biologiques afin d'identifier des changements susceptibles d'indiquer des effets du dopage.

Contrairement à ceux subis en pleine nuit dimanche par Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar, jugés "inhumains" par de nombreux coureurs, les tests de lundi ont été effectués à des heures plus traditionnelles, même si certains athlètes étaient déjà au lit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Nouveaux bombardements américains en Iran

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L'armée américaine affirme avoir bombardé l'Iran pour continuer à affaiblir sa capacité à menacer le trafic maritime commercial dans le détroit d'Ormuz (archives). (© KEYSTONE/AP U.S. Navy/PETTY OFFICER 2ND CLASS ISAIAH GOESSL)

Les Etats-Unis ont poursuivi dans la nuit de mardi à mercredi leurs bombardements en Iran, pour le 11e jour consécutif, après que le président américain Donald Trump a averti qu'il n'en avait "pas fini" avec la guerre. Une alerte aérienne a été déclenchée à Téhéran.

L'armée américaine a lancé une campagne de frappes contre des cibles militaires de la République islamique, pour "continuer à affaiblir" sa capacité "à menacer le trafic maritime commercial dans le détroit d'Ormuz", la voie stratégique verrouillée par Téhéran, a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM).

Peu avant le début de ces frappes, le président américain avait menacé d'attaquer "très bientôt" un complexe nucléaire souterrain secret dans la montagne Kolang, dans le centre de l'Iran, affirmant que "nous n'en avons pas fini du tout" avec la guerre.

Les coûts s'envolent

Les tensions autour du détroit d'Ormuz, un passage crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures et de gaz, avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé à la mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit. Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

La poursuite des affrontements fait s'envoler les coûts pour les Etats-Unis: il a été estimé mardi à 37,5 milliards de dollars par le ministre américain de la défense, Pete Hegseth, soit une hausse de près de 30% par rapport à la dernière estimation de 29 milliards de dollars. L'ancien présentateur de Fox News a également défendu la demande du gouvernement américain d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone, devant le Sénat.

En Iran, peu après l'annonce des frappes américaines, la défense antiaérienne a été activée très tôt mercredi dans plusieurs zones de la capitale, Téhéran, selon la télévision d'Etat.

"Des activités de défense antiaérienne ont été entendues dans l'ouest, l'est et le nord-est de Téhéran", a-t-elle indiqué. Des explosions ont aussi été rapportées par l'agence de presse iranienne Irna à Bouchehr (sud-ouest), où se trouve la seule centrale nucléaire civile en fonctionnement d'Iran, ainsi que des frappes dans le sud et le nord-ouest du pays.

Drones lancés sur le Koweït

Le commandement des forces armées iraniennes, Khatam al-Anbiya, avait déclaré mardi que l'Iran frapperait tous les intérêts américains et ceux de leurs alliés au Proche-Orient si Donald Trump mettait à exécution sa menace d'attaquer un complexe nucléaire souterrain secret.

Téhéran riposte déjà aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis et continue de verrouiller le détroit d'Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires.

Dans la nuit de mardi à mercredi, l'armée du Koweït a dit qu'elle interceptait à nouveau des "drones hostiles". La Jordanie et Bahreïn ont aussi annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens ces dernières 24 heures.

Lors d'une réunion avec l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) à Manille, aux Philippines, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a souligné mercredi qu'autoriser l'Iran à contrôler le détroit d'Ormuz créerait un "dangereux précédent" avec des conséquences au-delà même du Moyen-Orient.

Menace des Houthis

D'autant plus que les alliés yéménites de l'Iran, les rebelles houthis, menacent désormais d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, cette menace couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés le long de la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence, le prix du baril de Brent, référence internationale, a dépassé mercredi 92 dollars à l'ouverture des bourses asiatiques, un sommet depuis le 11 juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Naufrage au Guyana: nouveau bilan provisoire de 53 morts

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Le ferry MV Barima, parti de la capitale Georgetown dans la nuit de samedi à dimanche, a été renversé par une grosse vague, selon le gouvernement du Guyana (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/AP/MATIAS DELACROIX)

Le bilan du naufrage d'un ferry au large de Georgetown a été réévalué mardi pour la deuxième fois, montant à 53 morts, a annoncé le gouvernement du Guyana. Ce nombre est encore provisoire, plusieurs personnes étant portées disparues.

Le précédent bilan faisait état de 41 morts et 77 personnes secourues sur les 179 estimées à bord.

"Cinquante-trois corps ont été retrouvés à 18h00" locales (minuit en Suisse), a indiqué le premier ministre du Guyana, Mark Phillips. "Nous avons procédé à des vérifications et le nombre sur lequel nous allons nous baser est de 76 personnes" secourues.

"Seize navires sont actuellement déployés dans la zone de l'épave", a-t-il ajouté, dans une zone de recherche "élargie à 2100 km2". "L'objectif est de maximiser les chances de retrouver des personnes qui pourraient encore être en vie". Une quinzaine de plongeurs militaires français venus de Guyane participent aux recherches.

Grosse vague

Le nombre de personnes à bord du bateau lors de son appareillage a fait polémique. La liste des passagers comportait 133 noms, mais une enquête ultérieure a permis d'établir que 179 personnes avaient pris place à bord du ferry.

Le "MV Barima" était parti de la capitale Georgetown dans la nuit de samedi à dimanche et devait prendre la mer avant de remonter un cours d'eau pour atteindre Port Kaituma, situé en pleine forêt tropicale dans la région de l'Essequibo.

"C'est une grosse vague qui a renversé le Barima", avait indiqué le ministre des travaux publics Juan Edghill. "Nous dormions tous" quand le bateau a chaviré, a affirmé un rescapé de 18 ans, Wayne Kitson.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Norvège: un suspect identifié après un incendie de grande ampleur

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Le feu a détruit plus de 100 maisons vendredi dans la ville de Drammen (archives). (© KEYSTONE/AP/Thomas Fure)

La police norvégienne a annoncé mardi avoir identifié un suspect lié à un incendie de grande ampleur ayant ravagé la semaine passée le quartier d'une ville près d'Oslo. Elle ne considère cependant pas cet incendie comme un acte criminel délibéré.

Le feu, qui a détruit plus de 100 maisons vendredi dans la ville de Drammen située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Oslo, est considéré comme "le plus important de ce type en Norvège depuis un siècle", selon les médias norvégiens.

"Pour l'instant, la police n'a pas de soupçon concret laissant penser qu'un acte criminel ait été commis", a déclaré dans un communiqué une responsable de la police locale.

"Une personne a été placée sous le statut de suspect, afin que ses droits puissent être mieux préservés", a-t-elle précisé, en particulier pour qu'elle ait accès à un avocat.

Feu pas encore éteint

"Même si une personne a le statut de suspect, cela ne signifie pas que la police dispose d'informations sur la cause de l'incendie ni qu'un crime ait été commis", a ajouté la responsable.

La police a "une idée de l'endroit où l'incendie a pris naissance", mais estime qu'il est prématuré de divulguer des détails concernant la cause du foyer, ajoute le communiqué.

Plus de 400 personnes ont été évacuées alors que le feu se propageait rapidement vendredi, ce qui a nécessité le déploiement d'importantes opérations de lutte contre l'incendie. Beaucoup ont pu regagner leur logement depuis lors.

Les opérations de lutte contre l'incendie se poursuivaient encore mardi, mais les services de secours locaux ont déclaré que la situation était sous contrôle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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