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International

Trump réunit son "Conseil de paix" à l'ombre d'une escalade en Iran

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Dans un discours largement improvisé, Donald Trump a rendu hommage à certains alliés comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban ou le président argentin Javier Milei. (© KEYSTONE/AP/MARK SCHIEFELBEIN)

Créé pour aider à la reconstruction de Gaza puis doté d'une mission plus large de résolution des conflits, le "Conseil de paix" de Donald Trump tient jeudi sa première réunion à Washington. Une ville qui bruisse de rumeurs sur une opération militaire contre l'Iran.

Téhéran doit conclure un accord "pertinent" ou "de mauvaises choses" arriveront, a menacé le président américain, donnant à Téhéran un ultimatum de dix jours.

Quarante-sept pays dont seulement certains sont membres à proprement parler du "Conseil", et l'Union européenne, en "observatrice", doivent discuter de la reconstruction et la stabilisation de la bande de Gaza, mission première de cet organisme.

Des milliards pour Gaza

Donald Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de 7 milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien dévasté. Il a aussi annoncé une contribution américaine de 10 milliards de dollars pour le "Conseil de paix", doté d'une très vague mission de résolution des conflits dans le monde.

La rencontre a lieu dans un "Institut pour la paix" qui porte depuis peu le nom de Donald Trump sur sa façade. Elle porte aussi sur l'envoi de milliers de militaires pour une force de stabilisation et sur la constitution d'une force de police. Le chef de l'administration provisoire de la bande de Gaza, le Palestinien Ali Shaath, est parmi les participants.

Trump et ses alliés

La rencontre a commencé par une photo de famille, tandis que résonnaient les tubes préférés de Donald Trump, allant d'Elvis Presley à James Brown.

Sur l'estrade, le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar s'est tenu aux côtés du Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani.

Dans un discours largement improvisé, Donald trump a rendu hommage à certains alliés comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban ou le président argentin Javier Milei.

Crédibilité

Bruce Jones, expert de la Brookings Institution, décrit à l'AFP le projet du président américain comme "un mélange confus d'ambition et de narcissisme, qui ne repose sur aucun effort de cohérence intellectuelle." Donald Trump, président du "Conseil de paix", est seul habilité à "inviter" d'autres dirigeants et peut révoquer assez facilement leur participation.

Si la réunion de jeudi "ne produit pas des résultats rapides et concrets" en particulier sur le plan humanitaire, "sa crédibilité va rapidement s'effondrer", prédit Max Rodenbeck, expert du International Crisis Group, dans un communiqué.

Après plus de quatre mois de cessez-le-feu, les tirs et les frappes restent quotidiens dans la bande de Gaza, où Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer la trêve.

"Surveiller" l'ONU ?

Au-delà de Gaza, le "Conseil de paix" a pour mission de "garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits". De quoi, sur le papier, faire concurrence aux Nations unies.

L'ONU "a un grand potentiel" mais ne l'a "jamais réalisé", a déploré Donald Trump, qui se flatte d'avoir réglé tout seul huit conflits depuis son retour au pouvoir. Le "Conseil de paix" va "presque surveiller" l'ONU et "s'assurer qu'elle fonctionne correctement", a-t-il ajouté.

Les membres permanents du "Conseil de paix" doivent verser un milliard de dollars pour adhérer.

La Suisse "observatrice"

Des dirigeants idéologiquement alignés sur Donald Trump, mais aussi des pays concernés par l'avenir de Gaza ou désireux de s'attirer les bonnes grâces du président américain ont rejoint l'instance. Le Suisse Gianni Infantino, président de la FIFA et proche du président américain, était également présent.

Les grands alliés traditionnels et les grands rivaux des Etats-Unis se sont eux abstenus dans leur majorité de rejoindre le "Conseil de paix" comme membres fondateurs.

Certains sont venus jeudi en "observateurs", comme l'Italie, l'Allemagne ou la Suisse. D'autres, comme la France, restent à l'écart. Paris a d'ailleurs estime que la commissaire européenne chargée de la Méditerranée devra s'expliquer sur sa présence, considérant qu'elle n'a "pas de mandat du Conseil" de l'UE pour y participer.

La Chine, invitée, n'a signalé aucune intention de participer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

La Suisse s'intéresse à l'alliance portuaire de l'UE

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Le conseiller fédéral Beat Jans lors de la visite du site du portuaire d'Anvers en Belgique. (© KEYSTONE/EPA/Olivier Hoslet)

La Suisse souhaite adhérer à l'Alliance portuaire européenne. Selon le conseiller fédéral Beat Jans, cela constituerait un "élément essentiel" dans la lutte contre le crime organisé. Il a rencontré mercredi et jeudi les autorités compétentes en Belgique.

Le chef de la Justice et de la Police a cité trois raisons justifiant l'adhésion à l'alliance portuaire, lors d'un entretien avec des journalistes suisses au port d'Anvers. Premièrement, cela permettrait de renforcer l'échange d'informations. Deuxièmement, les membres participants pourraient échanger leurs bonnes pratiques. Enfin, il a cité la mise en place de normes uniformes qui s'appliqueraient également aux acteurs privés.

Les directrices de la sécurité des deux Bâle, Stephanie Eymann (BS) et Kathrin Schweizer (BL), elles aussi en voyage en Belgique, ont manifesté leur intérêt pour une adhésion à l’alliance portuaire. Les deux cantons sont propriétaires des ports rhénans suisses "Port of Switzerland".

L'alliance portuaire compte environ 200 membres et une cinquantaine de ports.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Vinted toujours dans le vert en 2025 mais bénéfice net en recul

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Après une année faste en 2024, la plateforme de vente d'articles de seconde main Vinted a enregistré un recul de son bénéfice l'an dernier. (archive) (© KEYSTONE/EPA/MOHAMED MESSARA)

Après une année faste en 2024, la plateforme de vente d'articles de seconde main Vinted a enregistré un recul de son bénéfice l'an dernier dans la foulée de multiples investissements, mais son chiffre d'affaires a progressé.

Le bénéfice net a baissé de 19% sur un an à 62 millions d'euros en 2025, tandis que le chiffre d'affaires de Vinted a pris 38% sur un an à 1,1 milliard d'euros, selon des chiffres publiés par l'entreprise jeudi.

"Les bénéfices ont été plus faibles, Vinted ayant investi pour développer le marché allemand, élargi les catégories de Vinted Marketplace, étendu les services de transporteurs de Vinted Go au Portugal et à l'Espagne, et lancé le portefeuille Vinted Pay", explique dans un communiqué l'entreprise lituanienne.

Le site lituanien créé en 2008 avait dégagé un bénéfice pour la première fois de son histoire en 2023. En 2024, il avait plus que quadruplé ce bénéfice à 77 millions d'euros.

Si les performances de la plateforme, parmi les leaders de l'habillement de seconde main dans le monde, sont portées par les ventes de vêtements femme et enfant, "Vinted a poursuivi son expansion vers davantage de catégories de biens de consommation, notamment le sport et les objets de collection", indique l'entreprise.

"Cela a attiré davantage de membres sur la plateforme, et ceux-ci achètent et vendent désormais une gamme plus large d'articles", assure Vinted.

La plateforme, déjà présente dans une vingtaine de pays et ancrée en Europe s'est lancée en 2025 en Lettonie, Estonie et Slovénie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Voitures électriques: les exportations chinoises doublent sur un an

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BYD est devenu le symbole de la poussée chinoise dans les véhicules électriques. (archive) (© KEYSTONE/EPA EFE/AMERICO ROBERTO)

Les exportations de voitures électriques chinoises, qui gagnent en popularité sur les marchés occidentaux, ont augmenté de 100% en mars sur un an, selon des chiffres publiés jeudi par une fédération professionnelle.

De nombreux constructeurs chinois de véhicules électriques, parfois créés il y a seulement quelques années, proposent désormais leurs modèles à l'international, comme BYD, Leapmotor, Nio ou encore XPENG. A coup d'innovations et de prix souvent plus bas que la concurrence occidentale, ils bousculent le marché automobile mondial.

Le mois dernier, quelque 183'000 voitures entièrement électriques ont ainsi été exportées depuis la Chine, a indiqué la Fédération chinoise des constructeurs de voitures individuelles (CPCA). Il s'agit d'une hausse de 100,1% sur un an.

Sur le créneau des hybrides rechargeables (PHEV), le bond est encore plus spectaculaire, avec 154'000 véhicules exportés en mars (+199,7% sur un an). "En raison de la hausse des prix du pétrole, les voitures hybrides rechargeables chinoises gagnent considérablement en popularité à l'échelle mondiale", a affirmé lors d'une conférence en ligne Cui Dongshu, secrétaire général de la CPCA.

"Sur les marchés du Sud global, nous avons affiché de très belles performances, en particulier en Asie du Sud-Est et en Amérique centrale et du Sud, où nos bonnes performances ont été un moteur majeur de la croissance des exportations", a-t-il souligné. Il a estimé que la faiblesse relative de la demande en Chine poussait davantage d'entreprises chinoises à se tourner vers les marchés étrangers.

Symbole de la poussée chinoise dans les véhicules électriques, BYD est désormais le premier constructeur mondial sur ce créneau, devant l'américain Tesla. Les véhicules électriques fabriqués en Chine font toutefois l'objet de surtaxes dans plusieurs économies, notamment aux Etats-Unis et dans l'Union européenne (UE), ce qui freine leur développement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Cannes: 21 films en compétition, Almodovar et Farhadi sélectionnés

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La 79e édition du Festival de Cannes a été présentée par le délégué général du festival Thierry Frémaux et la présidente Iris Knobloch. (© KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Vingt et un films se disputeront la palme d'Or du prochain Festival de Cannes. Le cinéaste iranien Asghar Farhadi, Pedro Almodovar pour une septième apparition en compétition, ou le réalisateur russe en exil Andrei Zviaguintsev seront notamment présents.

Les anciens lauréats Hirokazu Kore-eda et Cristian Mungiu viendront également présenter leurs nouvelles productions sur la Croisette. La sélection, annoncée jeudi, ne comprend en revanche qu'un seul réalisateur américain, Ira Sachs, alors que les grands studios de Hollywood sont les absents de cette 79e édition, qui se tiendra du 12 au 23 mai.

Seulement cinq réalisatrices figurent parmi les cinéastes en compétition, c'est moins que lors de l'édition précédente qui en avait accueilli sept. De jeunes pousses du cinéma français feront leurs premiers pas, comme Léa Mysius et son adaptation du roman de Laurent Mauvignier "Histoires de la nuit", avec Bastien Bouillon et Monica Bellucci.

Un ovni filmique

Arthur Harari, le compagnon de Justine Triet avec qui il a écrit le scénario d'"Anatomie d'une chute" (Palme d'Or en 2023), est aussi présent pour "l'un des films les plus discutés" dans le comité de sélection, "un objet de cinéma extrêmement particulier", a commenté le délégué général du festival, Thierry Frémaux. "L'inconnue" est l'adaptation d'une bande dessinée écrite avec son frère.

Trois films espagnols font également partie de la sélection, soulignant "un certain mouvement dans le cinéma espagnol", a insisté M. Frémaux.

Dans les autres sections ou hors compétition, le festival sera marqué par la projection de la grosse production française "La bataille de Gaulle: L'âge de fer", la première partie du diptyque sur le général Charles de Gaulle écrit et réalisé par l'ancien diplomate Antonin Baudry.

Samuel Paty et Gisèle Halimi

Plusieurs histoires réelles portées sur grand écran devraient aussi faire l'événement, comme "L'abandon", film sur les derniers jours du professeur Samuel Paty projeté hors compétition.

"L'Affaire Marie-Claire", qui revient sur le procès à Bobigny d'une jeune fille violée qui s'était fait avorter illégalement, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de l'avocate Gisèle Halimi, promet d'être un moment fort. Des films de Guillaume Canet et Agnès Jaoui, deux figures du cinéma français, seront également projetés hors compétition.

Si aucun film de grand studio américain n'est attendu, les marches cannoises verront comme à leur habitude leur lot de stars avec le premier film de John Travolta en tant que réalisateur ou celui de Quentin Dupieux, avec Woody Harrelson et Kristen Stewart, pour une histoire déjantée tournée à Paris.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Europe et Etats-Unis doivent avancer ensemble, selon Meloni

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Giorgia Meloni a souvent joué un rôle de médiatrice entre l'Europe et les Etats-Unis. Elle a affirmé jeudi que les deux puissances devraient être unies, tout en soutenant l'importance d'une Europe plus indépendante (image d'archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

Les Etats-Unis et l'Europe traversent "une période particulièrement difficile", a averti jeudi la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Elle dit vouloir "maintenir unies les deux rives de l'Atlantique" tout en appelant l'Europe à renforcer son indépendance.

"Il est indéniable que nous traversons une période particulièrement difficile dans les relations entre l'Europe et les Etats-Unis", a analysé la cheffe du gouvernement italien, connue pour sa proximité avec le président américain Donald Trump, lors d'un discours de politique générale devant le Parlement.

L'indignation du président américain face au refus des alliés de l'Otan de participer à sa guerre contre l'Iran a fait craindre qu'il ne cherche à retirer les Etats-Unis de l'alliance militaire créée après la Seconde Guerre mondiale.

"Mais il est tout aussi indéniable que l'administration américaine actuelle a accéléré une trajectoire largement annoncée par les administrations précédentes (...): un désintérêt progressif pour l'Europe au profit de la compétition mondiale avec la Chine, faisant ainsi de l'Indo-Pacifique un axe géostratégique prioritaire", a-t-elle ajouté.

Giorgia Meloni, qui s'est souvent efforcée de jouer un rôle de médiatrice entre les positions européennes et américaines, a notamment plaidé pour "la réalisation d'une autonomie stratégique équilibrée qui réduise progressivement nos dépendances" et "en faveur d'une capacité de défense qui ne nous rende pas dépendants de nos alliés américains".

"Ce que nous appelons l'Occident repose sur deux jambes: la jambe européenne et la jambe nord-américaine. Si les deux jambes ne se déplacent pas dans la même direction, l'Occident est voué à la paralysie, et, à terme, à l'insignifiance", a encore estimé la Première ministre italienne, élue en 2022 à la tête d'un gouvernement de coalition ultra-conservateur.

"Je continue de croire à la nécessité de travailler pour garantir l'unité de l'Occident", a poursuivi Giorgia Meloni, ajoutant: "Nous sommes obstinément occidentaux".

"Mais évidemment, pour rester ensemble, il faut être deux à le vouloir", a encore dit Giorgia Meloni, jugeant qu'il fallait être "clair" dans la relation avec les États-Unis, alors que la Première ministre italienne est régulièrement accusée par son opposition de centre-gauche de complaisance envers la politique menée par l'administration Trump.

Giorgia Meloni a ainsi affirmé avoir clairement exprimé ses désaccords avec les États-Unis lorsqu'ils se sont manifestés, notamment sur la question des droits de douane, et avoir défendu l'importance de l'Otan.

En vertu d'accords anciens, l'Italie héberge certaines des principales bases américaines en Europe, mais leur utilisation pour des missions de combat doit être notifiée au gouvernement italien. Celui de Giorgia Meloni a refusé fin mars à des avions de combat américains d'atterrir sur la base de Sigonella, en Sicile, sans en préciser la raison.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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