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Zelensky accuse Poutine de faire traîner la guerre

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Le président russe Vladimir Poutine s'est dit vendredi ouvert à discuter avec les Etats-Unis, même avec les pays européens, sur une administration provisoire en Ukraine sous l'égide de l'ONU, (© KEYSTONE/EPA/GAVRIIL GRIGOROV / POOL)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé vendredi son homologue russe Vladimir Poutine de chercher à jouer la montre dans la guerre en Ukraine en évoquant l'idée d'une "administration transitoire" pour Kiev sous l'égide de l'ONU.

"Tout ce qu'il fait retarde toute possibilité (...) de négociation" en vue de mettre "fin à la guerre", a commenté M. Zelensky lors d'une conférence de presse à Kiev.

Le président russe avait auparavant évoqué l'idée d'une "administration transitoire" pour l'Ukraine, sous l'égide de l'ONU, une option qui implique le départ de Volodymyr Zelensky, avant toute négociation sur un accord de paix.

La Russie et l'Ukraine se sont de nouveau accusées d'avoir frappé des sites énergétiques du camp adverse, en violation d'un fragile accord annoncé cette semaine par Washington et censé interdire les frappes sur les sites énergétiques.

L'assaut déclenché par le Kremlin a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires confondus, l'un des pires bilans pour un conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec celui de l'ex-Yougoslavie (1991-1995) qui a fait 130'000 morts.

"On pourrait bien sûr discuter avec les Etats-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l'égide de l'ONU, d'une possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire", a dit Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec des marins russes, tard dans la nuit, à Mourmansk (nord-ouest).

A la botte

Cela permettrait d'"organiser une élection présidentielle", avant de "commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix", a-t-il poursuivi, évoquant cette idée-là pour la première fois.

Depuis février 2022, Vladimir Poutine justifie notamment son attaque contre l'Ukraine comme un moyen pour tenter de renverser le pouvoir en place, qu'il considère à la botte des Occidentaux, malgré l'élection régulière de Volodymyr Zelensky en 2019.

La loi martiale, en vigueur en Ukraine depuis le début du conflit, y interdit la tenue d'élections, alors que le pays est soumis à des bombardements russes quotidiens et que des millions de citoyens sont au front, déplacés ou en exil.

"Nous allons les achever"

Le président russe s'est par ailleurs félicité que les forces russes aient "l'initiative stratégique" sur le front face aux Ukrainiens.

"Il y a des raisons qui portent à croire que nous allons les achever", a lancé M. Poutine, dont l'armée progresse petit à petit, notamment dans l'Est ukrainien, malgré de lourdes pertes.

Vladimir Poutine, qui a ordonné à ses troupes en 2022 d'attaquer l'Ukraine, exige toujours sa reddition, le renoncement de ses aspirations à rejoindre l'Otan et la reconnaissance des territoires ukrainiens que la Russie occupe. Des conditions jugées inacceptables par Kiev et ses alliés occidentaux.

Sous pression américaine, Kiev avait accepté le 11 mars une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours.

Après avoir initialement émis des réserves à cette idée, Vladimir Poutine l'avait tout simplement rejetée lors d'un appel avec Donald Trump, s'accordant uniquement sur un moratoire sur les sites énergétiques, bien plus limité.

Depuis cet échange le 18 mars, Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'avoir visé des installations énergétiques du camp adverse, révélant la faiblesse de l'accord brandi par l'administration de Donald Trump.

Vendredi, l'armée russe a affirmé qu'une attaque ukrainienne avait provoqué un "puissant incendie" et d'importantes destructions dans la station de mesure de gaz de Soudja, dans la région russe de Koursk.

Nouvelle version pour les minerais

"Les tentatives de lancer ces frappes se poursuivent quotidiennement", a dénoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d'un point presse.

L'opérateur énergétique ukrainien Naftogaz a, quant à lui, accusé Moscou d'avoir "bombardé" ses sites, sans donner toutefois plus de détails.

Mardi, la Maison Blanche avait également annoncé un accord en vue d'une trêve en mer Noire, où les hostilités sont toutefois très limitées depuis plusieurs mois.

Mais Moscou a immédiatement réclamé la levée de nombreuses restrictions sur les exportations agricoles russes, une idée soutenue par la Maison Blanche, mais balayée par les Européens, réunis en sommet à Paris jeudi.

Un tel refus montre que les Européens "ne veulent pas suivre la voie de la paix", a accusé vendredi Dmitri Peskov.

Une mission franco-britannique doit se rendre "dans les prochains jours en Ukraine", d'après le président français Emmanuel Macron, pour préparer "ce que sera le format de l'armée ukrainienne" à terme.

Sur le front, l'armée russe a revendiqué la prise de deux localités: une dans la partie occupée par l'Ukraine dans sa région de Koursk, l'autre dans le nord-est ukrainien.

Le président ukrainien a par ailleurs annoncé vendredi avoir reçu de la part des Etats-Unis une nouvelle version de l'accord sur les minerais stratégiques d'Ukraine, auxquels Washington veut obtenir un accès.

Si les détails de la nouvelle version de l'accord n'ont pas été rendus publics officiellement, des députés et médias ukrainiens l'ont vivement critiqué, qualifiant le document d'"inacceptable".

Selon le journal Ukrainska Pravda, "l'équipe de Donald Trump a abandonné toutes les solutions de compromis convenues il y a un mois" et le nouveau document "franchit presque toutes les lignes rouges" de l'Ukraine, qu'il "prive d'une partie de sa souveraineté" et oblige à "rembourser toute l'aide américaine qu'elle a reçue".

Et l'accord n'évoque aucune garantie de sécurité pour l'Ukraine, comme le réclame avec insistance Kiev, selon ce média.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Clichés du cratère formé par une fusée SpaceX sur la Lune publiés

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Le cratère sur la Lune fait 18 m de large et moins de 3 mètres de profondeur. (© KEYSTONE/AP)

L'agence spatiale américaine NASA a publié mardi de nouvelles images de l'impact créé sur la Lune par la chute de l'étage supérieur d'une fusée Falcon 9 de SpaceX le 5 août. Le cratère fait 18 m de large et moins de 3 mètres de profondeur.

Ces photographies, prises entre les 11 et 12 août, ne sont pas les premières du site de l'impact, l'agence spatiale coréenne en ayant publié dès le 6 août.

Les images obtenues ont notamment mis en évidence des traînées plus claires et plus sombres rayonnant autour du cratère.

D'après l'agence américaine, les traînées plus sombres "sont composées de poussière et de roche de surface, modifiées sur le temps long par le vent solaire, les rayons cosmiques galactiques et les impacts de micrométéorites" qui ont été remontées à la surface lunaire par le choc.

Images de LRO

Les traînées plus claires sont, elles, dues à des matériaux excavés de zones plus profondes du sous-sol lunaire à l'impact.

Ces images ont été capturées par Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) qui, pour photographier un point précis sur la Lune, doit attendre que cet endroit passe dans son champ de vision. Ce qui a pris six jours dans ce cas, a expliqué la NASA.

Il a aussi fallu incliner l'engin de manière suffisamment précise pour que son appareil photographique pointe vers le cratère alors qu'il passait à environ 100 kilomètres au-dessus.

"Si l'appareil avait pris le cliché ne serait-ce que 10 secondes trop tôt ou trop tard, la cible se serait décalée d'environ 16 kilomètres par rapport au centre de l'image", a expliqué l'agence spatiale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Mort du batteur de ZZ Top Frank Beard

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Frank Beard était le batteur historique du célèbre trio de blues-rock texan ZZ Top (archives). (© KEYSTONE/AP/Winslow Townson)

Frank Beard, batteur historique du célèbre trio de blues-rock texan ZZ Top, est mort à l'âge de 77 ans, a annoncé mardi le groupe. Le musicien avait récemment cessé de tourner avec sa formation, en raison de problèmes de santé qui n'ont pas été précisés.

"Il était en soins palliatifs lorsqu'il est décédé dans son ranch de Richmond, au Texas, entouré des membres de sa famille", écrit le groupe sur son site en ligne.

"Le monde a perdu l'un des batteurs les plus naturellement innovants qui soient, ainsi qu'un grand et véritable fils du Texas", a déclaré Billy Gibbons, guitariste et chanteur du trio. "Son rythme de batterie caractéristique a joué un rôle essentiel pour maintenir ZZ au sommet", ajoute-t-il.

Des concerts annulés

Formé en 1969 à Houston, le groupe est devenu, avec des tubes comme "La Grange", "Gimme All Your Lovin'" et "Sharp Dressed Man", une formation emblématique du rock américain, reconnaissable visuellement aux longues barbes de Billy Gibbons et du bassiste Dusty Hill.

Ce dernier est décédé en 2021, remplacé par Elwood Francis, longtemps un technicien du groupe.

"Le décès de Frank Beard entraîne l'annulation des concerts de ZZ Top prévus ce soir à Salt Lake City et mercredi à Colorado Springs", annonce la formation.

ZZ Top "reprendra sa tournée actuelle, 'The Big One! Tour', ce week-end avec deux concerts à Austin City Limits, l'une des salles préférées de Frank et dans une ville qui avait fini par être pour lui comme une seconde maison".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les Corinthians prolongent finalement Memphis Depay

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Memphis Depay reste finalement chez les Corinthians (© KEYSTONE/AP/ED ZURGA)

Les Corinthians de Sao Paulo ont annoncé mardi la prolongation du contrat de Memphis Depay jusqu'en juillet 2028.

Le club de Sao Paulo avait initialement annoncé le départ de l'attaquant néerlandais pour des raisons financières.

Le président du club brésilien, Omar Stabile, avait déjà indiqué lundi soir que le joueur de 32 ans allait finalement rester, ayant accepté de revoir à la baisse ses prétentions financières. "Je suis très, très heureux. J'ai hâte de me remettre au boulot", a déclaré mardi l'ex-attaquant du FC Barcelone et de l'Olympique lyonnais.

Les négociations pour faire en sorte que l'international néerlandais prolonge son bail avec le club ont repris après de vives critiques suscitées par l'annonce de son départ il y a une semaine. Selon la presse locale, le joueur touchera environ 25 millions de dollars pour ces deux années supplémentaires de contrat.

Ce montant comprend notamment d'importants arriérés de salaire dus au Néerlandais au titre de son précédent contrat ainsi que ses droits d'image, mais n'inclut pas les primes liées aux résultats.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Meta accusé d'avoir "trompé" le public en ouverture de son procès

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Des manifestants se sont rassemblés à Oakland en marge de l'ouverture du procès. A l'image, Olivia Konar dévoile une banderole avec le nom de jeunes personnes mortes, selon les militants, en raison des réseaux sociaux. (© KEYSTONE/AP/Noah Berger)

Le premier procès fédéral contre Meta, accusé d'avoir "appâté" les enfants sur Instagram et Facebook en "cachant la vérité", s'est ouvert mardi à Oakland. Le géant des réseaux sociaux affirme au contraire avoir cherché à résoudre les problèmes d'usage excessif.

"Meta, l'une des plus grandes et des plus puissantes entreprises au monde, a mené une campagne pour tromper, pour induire en erreur ses utilisateurs, les législateurs, les enseignants et les parents", a fustigé Megan O'Neill, procureure générale adjointe de Californie, devant les jurés qui vont examiner l'affaire jusqu'à la fin septembre.

"Il n'y a pas de contestation possible sur le fait que Meta a à la fois reconnu que certaines personnes peuvent avoir du mal à gérer leur usage des réseaux sociaux et cherché à concevoir des outils pour les aider", a rétorqué l'avocat du groupe américain, énumérant les prises de position du groupe entre 2017 et 2024.

La procureure avait qualifié ces outils de "barrières en papier de soie", seuls 0,2% d'adolescents ayant réellement utilisé la fonction "faire une pause", par exemple.

200 milliards réclamés

Déjà condamné deux fois cette année pour son impact sur des mineurs, Meta affronte quatre Etats américains qui lui réclament près de 200 milliards de dollars de pénalités et une refonte de ses deux applications phares.

La Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey vont mener le combat dans ce procès, en chef de file d'un total de 29 procureurs généraux qui poursuivent le groupe de Menlo Park depuis 2023.

Il s'agit du premier procès au niveau fédéral pour ce vaste contentieux national, qui vise aussi TikTok, Snapchat et YouTube, cernés par les procédures de familles, de collectivités scolaires et d'Etats américains qui les accusent d'avoir dégradé la santé mentale des adolescents.

L'accusation tient en trois volets: Meta aurait menti sur la nocivité de ses applications pour les adolescents, conçu certaines fonctionnalités pour les retenir et collecté les données d'enfants de moins de 13 ans sans consentement parental, en violation d'une loi fédérale.

Le groupe se voit réclamer, selon un chiffrage provisoire, quelque 193 milliards de dollars. Les quatre Etats plaignants ont démenti jeudi viser 1400 milliards, un total calculé par Meta pour, selon eux, "créer la stupeur".

"Exploiter les faiblesses"

Pour la défense, l'affaire se résume à un désaccord sur la manière dont Meta a cherché à s'améliorer, sans aucune tromperie démontrable.

Les procureurs ont entamé la bataille en projetant au jury des documents internes dans lesquels des salariés écrivaient que les fonctionnalités du groupe "exploitent les faiblesses de la psychologie humaine".

"Ce document a été écrit par des gens dont la mission est de s'assurer que Facebook ne cause aucun préjudice", a objecté l'avocat de Meta, décrivant des salariés qui "identifient les problèmes et travaillent à les résoudre".

Les deux camps ont livré deux versions d'un épisode devenu central dans les procédures contre Meta, celui de l'autorisation des filtres imitant la chirurgie esthétique en 2019-2020.

Meta les avait suspendus, consulté des experts qui ont recommandé de les bannir, puis le patron du groupe, Mark Zuckerberg, avait décidé de les rétablir après avoir été informé de l'impact sur la croissance, avance l'accusation. Non, répond la défense: la suspension a duré dix mois, le temps de trancher entre sécurité et liberté d'expression et de privilégier cette dernière, faute de données solides sur les dangers.

Jury consultatif

Les huit jurés qui vont assister à ces semaines d'argumentations rendront un verdict consultatif à la fin septembre ou au début octobre. Mais c'est la juge Yvonne Gonzalez Rogers, connue pour avoir sanctionné Apple et arbitré le récent procès entre Elon Musk et OpenAI, qui tranchera seule.

Pour conclure la journée, Arturo Bejar, ancien ingénieur de Meta devenu une figure du combat des familles, a été le premier témoin interrogé. La juge avait rejeté la demande de Meta, selon elle "désespérée", de l'écarter.

A son embauche, a-t-il raconté, le slogan "Move fast and break things" (Avancez vite et cassez des choses) régnait: "Il fallait mettre les produits entre les mains des utilisateurs le plus vite possible; par conséquent, les considérations de sécurité passaient après".

Mark Zuckerberg est le témoin vedette annoncé, six mois après sa première comparution devant un jury, à Los Angeles, qui s'était soldée par une condamnation historique, dont Meta a fait appel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ebola en RDC: l'épidémie est "loin d'être maîtrisée", alerte l'OMS

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L'épidémie actuelle en RDC est désormais "la deuxième plus importante" d'Ebola "jamais enregistrée et elle progresse plus rapidement que toutes les précédentes", selon le chef de l'OMS. (© KEYSTONE/AP/Dirole Lotsima Dieudonne)

L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo est "loin d'être maîtrisée", a alerté mardi Tedros Adhanom Ghebreyesus, le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a mis en garde contre un risque "élevé" de propagation internationale.

"Il y a trois mois, j'ai déclaré que l'épidémie de la maladie à virus Bundibugyo en RDC constituait une urgence de santé publique de portée internationale. Depuis lors, l'épidémie s'est propagée rapidement et le risque d'une propagation nationale et internationale plus importante reste élevé", a-t-il déclaré à l'ouverture d'une réunion du comité d'urgence sur Ebola à Genève.

"Près de 5000 personnes ont désormais été infectées et plus de 2300 sont décédées, dans six provinces et 55 zones sanitaires. Il faut être franc: l'épidémie est loin d'être maîtrisée", a-t-il assuré.

La RDC a déclaré le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, sa 17e épidémie d'Ebola, dans des régions du nord et de l'est où la présence de l'Etat est fragile, les infrastructures de santé démunies et la riposte dépassée par l'explosion des cas.

C'est la deuxième fois que le comité d'urgence de l'OMS se réunit depuis que l'organisation a déclaré, le 17 mai, une urgence de santé publique de portée internationale, son deuxième niveau d'alerte le plus élevé.

L'OMS ignore quand le comité rendra ses recommandations, mais une levée de l'alerte paraît improbable. Les experts pourraient toutefois revoir les niveaux de risque.

Niveaux d'alerte

Actuellement l'OMS juge le niveau de risque pour la santé publique "très élevé" pour la RDC, "élevé" pour l'Ouganda ou les autres pays frontaliers de la RDC, et "faible" pour le reste de l'Afrique et du monde.

L'épidémie de 2018-2020 dans l'est de la RDC, considérée jusqu'alors comme la plus meurtrière de l'histoire du pays, avait fait 2299 morts sur 3381 cas confirmés, selon les chiffres de l'OMS, basés sur les données des autorités congolaises.

En outre, en trois mois, sept fois plus de cas et cinq fois plus de morts ont été recensés en RDC que lors des trois premiers mois de la plus importante épidémie d'Ebola de l'histoire qui avait fait plus de 11'300 morts en l'Afrique de l'Ouest en 2014-2016, selon l'agence de santé de l'Union africaine (Africa CDC).

L'épidémie actuelle en RDC est désormais "la deuxième plus importante" d'Ebola "jamais enregistrée et elle progresse plus rapidement que toutes les précédentes", a souligné le chef de l'OMS.

"Elle a pris une longueur d'avance considérable, et nous sommes toujours en train de rattraper notre retard", a-t-il dit, expliquant que l'épidémie est "alimentée par l'insécurité, les déplacements de populations et d'intenses mouvements de personnes le long des routes, des cours d'eau et des voies d'accès aux sites miniers".

L'Ouganda, pays voisin de la RDC, a enregistré 20 contaminations confirmées dont deux décès, et a annoncé mi-juillet ne compter plus aucun malade contaminé par le virus.

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15'000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

Il n'existe aucun vaccin ou traitement spécifique homologué contre Bundibugyo, mais des essais cliniques sont en cours.

Intégrer les communautés

Une myriade de groupes armés sont actifs dans les régions touchées par l'épidémie, et compliquent encore l'accès aux communautés, selon les organisations humanitaires. La riposte fait également l'objet de critiques pour sa lenteur et son manque d'organisation.

Nombre de malades décèdent "en dehors des centres de traitement et sans avoir été identifiés dans les listes de contacts connus", a souligné M. Tedros mardi.

Cette défiance communautaire expliquerait l'"augmentation des cas et des décès ces trois ou quatre dernières semaines", a assuré mardi à l'AFP Dieudonné Mwamba, directeur de l'Institut national de Santé publique (INSP) congolais. "Nous devons avoir d'autres stratégies" et "innover", a-t-il estimé.

L'Union européenne a annoncé mardi l'envoi de tests de dépistage, d'une valeur de 2,5 millions d'euros.

Lors d'un point presse, un expert de l'OMS, Thierno Baldé, a expliqué que la réponse sanitaire était intensifiée et décentralisée afin de se rapprocher des communautés, notamment des taxis-motos chargés de transporter les patients et que l'organisation espère intégrer au dispositif de surveillance.

"L'OMS et ses partenaires envisagent de constater l'impact de cette montée en puissance (de la réponse sanitaire) dans les prochains mois, mais ne peuvent fixer de calendrier pour savoir quand l'épidémie sera maîtrisée", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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