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Trump annonce repousser l'envoi de forces fédérales à San Francisco

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Donald Trump a finalement renoncé à envoyer des forces fédérales à San Francisco (archives). (© KEYSTONE/EPA/AARON SCHWARTZ / POOL)

Donald Trump a annoncé jeudi qu'il reportait l'envoi de forces fédérales à San Francisco. Il avait pourtant évoqué à plusieurs reprises l'envoi de troupes dans une ville dépeinte par la droite américaine comme gangrenée par la criminalité.

Le président a déclaré qu'il s'apprêtait à ordonner cette action ce week-end, mais qu'il avait été convaincu de faire marche arrière après avoir parlé à "des amis à (lui) qui vivent dans la région" et au maire Daniel Lurie.

L'édile démocrate "m'a demandé, très gentiment, de lui donner une chance de voir s'il pouvait redresser la situation", a-t-il assuré sur son réseau Truth Social.

"Je lui ai dit que je pense qu'il fait une erreur, car nous pouvons le faire beaucoup plus rapidement et éliminer les criminels que la loi ne lui permet pas d'éliminer," a poursuivi M. Trump. "Par conséquent, nous n'interviendrons pas à San Francisco samedi. Restez à l'écoute !", a ajouté le milliardaire.

Repoussoir

Le président n'a toutefois pas exclu une intensification ultérieure des opérations coup de poing de la police de l'immigration (ICE), ou l'envoi de la Garde nationale dans le futur, comme il l'a fait dans d'autres villes démocrates comme Los Angeles et Washington.

Le maire Daniel Lurie avait averti cette semaine que les agents masqués d'ICE utilisaient des tactiques conçues pour provoquer des troubles, utilisées ensuite comme prétexte pour dépêcher des militaires sur place.

Jeudi, il a assuré avoir convaincu M. Trump de faire machine arrière lors d'un appel, en expliquant que San Francisco est en plein redressement. "Le président m'a dit clairement qu'il annulait tout plan de déploiement fédéral à San Francisco," a déclaré le maire.

San Francisco a été érigée depuis plusieurs années en repoussoir par les républicains, pour dénoncer la déchéance à laquelle mènent selon eux les politiques de la gauche américaine. Ils la présentent comme une ville à la criminalité galopante, avec un nombre grandissant de sans-abris et des problèmes de consommation de drogues en pleine rue.

La réalité est plus complexe : contrairement à de nombreuses villes américaines, qui connaissent les mêmes problèmes dans des banlieues périphériques, les sans-abris de San Francisco sont regroupés en centre-ville, dans une zone proche du quartier des affaires et des lieux touristiques. Malgré cette visibilité accrue, les taux de criminalité de la ville sont en chute libre.

Les chiffres du département de police de San Francisco et du département de la justice de Californie montrent que le nombre de meurtres est à son plus bas niveau depuis sept décennies, tandis que les vols sont à leur niveau le plus bas depuis 40 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le Congrès américain vote la fin de la paralysie budgétaire

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Le "shutdown" sévissiat depuis samedi sur fond de dissensions entre républicains et démocrates sur le financement de la police de l'immigration (ICE) (archives). (© KEYSTONE/AP/Rahmat Gul)

La Chambre américaine des représentants a adopté mardi un texte budgétaire pour mettre fin à plus de trois jours de paralysie d'une partie de l'administration fédérale.

La promulgation attendue dans la foulée par Donald Trump permettra de conclure officiellement ce "shutdown" qui sévit depuis samedi sur fond de dissensions entre républicains et démocrates sur le financement de la police de l'immigration (ICE), après les événements récents de Minneapolis.

Le texte a été adopté de justesse, malgré le "non" de 21 républicains refusant catégoriquement de renégocier le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), une exigence des démocrates.

Vingt-et-un démocrates ont toutefois voté pour, compensant les voix de ces réfractaires républicains.

Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, avait passé une bonne partie des deux derniers jours à négocier avec les élus réfractaires de son camp. Pour les convaincre, il a pu compter sur un appui de taille, avec le message lundi de Donald Trump à l'adresse des parlementaires.

Minneapolis

"Nous devons rouvrir le gouvernement et j'espère que tous les républicains et les démocrates se joindront à moi pour soutenir cette loi", a lancé le locataire de la Maison Blanche.

Il avait dit également vouloir une promulgation "sans délai" pour mettre fin à ce "shutdown", qui trouve son origine dans les événements récents de Minneapolis.

Les démocrates s'indignent de la mort fin janvier d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans tué par balles par des agents fédéraux en marge de manifestations contre la présence de la police de l'immigration (ICE), qui dépend du DHS, dans cette métropole du nord des Etats-Unis.

Son décès est intervenu moins de trois semaines après celui de Renee Good, également tuée par balle par des agents fédéraux à Minneapolis. Depuis, les démocrates martèlent leur refus de voter tout budget pour le DHS sans que d'importantes réformes de l'ICE ne soient mises en place.

Ils demandent notamment l'emploi systématique de caméras-piétons pour les agents, l'interdiction du port de cagoule ou encore qu'un mandat judiciaire précède toute arrestation.

"Négocier de bonne foi"

"Personne n'est au-dessus de la loi. Les agents de l'ICE devraient être tenus aux mêmes règles que tout autre membre des forces de l'ordre dans ce pays", a déclaré Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate de la Chambre, lors d'une conférence de presse lundi au Capitole.

Le texte adopté mardi approuve cinq des six volets budgétaires, tandis que la partie concernant le DHS fera l'objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines. "Nous avons deux semaines à présent pour négocier de bonne foi des deux côtés" de l'hémicycle, a déclaré Mike Johnson mardi.

En cas d'échec des négociations, le DHS pourrait se trouver alors seul en situation de paralysie budgétaire. Il disposerait toutefois pour opérer de plusieurs milliards de dollars de fonds déjà approuvés l'an dernier par le Congrès dans un texte séparé.

Entre octobre et novembre dernier, les Etats-Unis avaient connu le plus long "shutdown" de leur histoire avec 43 jours, lors desquels républicains et démocrates avaient bataillé sur la question de subventions pour l'assurance santé de millions d'Américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Procès de Marine Le Pen: 5 ans d'inéligibilité requis en appel

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En première instance en mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

La confirmation de la peine de cinq ans d'inéligibilité a été requise mardi par l'accusation contre Marine Le Pen au procès en appel à Paris des assistants d'eurodéputés du Front national. Cette peine l'empêcherait de candidater à l'Elysée en 2027.

La décision de la cour d'appel, qui n'est pas tenue de suivre les réquisitions, doit être connue d'ici l'été.

Au terme de leur réquisitoire de près de six heures, les deux avocats généraux ont également demandé une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont trois ans avec sursis. Ils ont réclamé une partie ferme légèrement réduite, de deux ans à un an, aménageable sous bracelet électronique, par rapport à la peine prononcée en mars en première instance.

"Marine Le Pen a été l'instigatrice, à la suite de son père, d'un système qui a permis pour le compte du parti de détourner 1,4 million d'euros", a déclaré l'avocat général Stéphane Madoz-Blanchet en conclusion du réquisitoire, dénonçant une "remise en question de façade" de sa part.

Le parquet général a également requis la confirmation de l'amende de 100'000 euros à laquelle elle avait été condamnée par le tribunal correctionnel.

Pas d'exécution provisoire

Le parquet général a demandé à la cour de ne pas assortir l'inéligibilité de l'exécution provisoire, c'est-à-dire de l'application immédiate. Mais cette question sera en toute hypothèse sans objet car la Cour de cassation, si elle est saisie par Marine Le Pen en cas de condamnation, devrait rendre sa décision avant la présidentielle.

Les représentants de l'accusation ont en outre réclamé la condamnation des onze autres mis en cause, dont le RN en tant que personne morale, coupables selon eux de détournement de fonds pour avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016, "assumé et piloté" et résumé ainsi: "les assistants parlementaires" des eurodéputés du mouvement d'extrême droite "travaillaient pour le parti, mais étaient payés par l'Europe".

"Quelle était la finalité ? Externaliser sur le budget des assistants parlementaires le coût des personnels que le parti voulait garder, mais qu'il ne pouvait financer eu égard à sa situation" bancaire, exsangue après plusieurs déroutes électorales.

Cette "organisation", d'abord décrite comme "artisanale" lors de sa mise en oeuvre par Jean-Marie Le Pen en 2004, avait ensuite été "professionnalisée" à partir de 2012 par Marine Le Pen, qui avait succédé un an plus tôt à son père à la tête du parti, ont martelé les deux avocats généraux, Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet.

"Stratégie de délégitimation"

Pour les autres prévenus, les avocats généraux ont globalement demandé la confirmation des peines prononcées en première instance, allant de six mois avec sursis pour l'actuel député RN Timothée Houssin à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour l'ex-trésorier Wallerand de Saint-Just.

Les représentants du ministère public ont commencé leur intervention en dénonçant les accusations de "politisation" de cette procédure par Marine Le Pen et les siens depuis le début, rallongée par une "défense collective, marquée par une forte contestation", avec "pas moins de 45 recours" soulevés par la défense.

Cette confrontation a culminé dans les menaces contre les juges de première instance, qui ont condamné le 31 mars Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme et 100'000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.

"Il a été usé de la stratégie de délégitimation des contre-pouvoirs, et ici de la justice, dont l'objectif serait d'empêcher l'accession d'une cheffe de parti aux plus hautes fonctions de l'exécutif", a regretté Thierry Ramonatxo.

Or "laisser croire que la justice pourrait s'opposer à la volonté du peuple souverain est inexact, c'est oublier que le juge est le gardien de la loi, et qu'il ne fait que l'appliquer", a déclaré l'avocat général, en notant toutefois que les débats en appel se sont déroulés dans "un climat plus serein".

"Zone interdite"

Seule une éventuelle peine d'inéligibilité inférieure à deux ans, et l'absence d'une condamnation au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener campagne, pourrait permettre à Marine Le Pen d'entrevoir à nouveau un avenir politique.

Mardi matin, les avocats du Parlement européen, partie civile, ont dénoncé dans leurs plaidoiries la "confiance (du Parlement dans les députés) trahie pendant des années, pour plusieurs millions d'euros", ainsi que celle "des contribuables de l'Union européenne".

Fustigeant le "positionnement de façade" des prévenus à l'audience, qui ont mis en avant des "zones grises" dans les règles du Parlement européen sur l'emploi d'assistants parlementaires, son autre avocate, Me Bérénice de Warren, a fait observer qu'"on n'est pas dans une zone grise, on est en zone interdite".

Marine Le Pen a dès l'entame du procès contesté toute "intention" de commettre une infraction, protestant de sa "bonne foi". Les avocats de la défense doivent plaider à partir de mercredi, jusqu'au 11 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Otan a commencé à "planifier" sa mission de défense de l'Arctique

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Cette mission de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, est l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Virginia Mayo)

L'Otan a commencé son travail de planification de la mission qu'elle compte lancer pour renforcer la sécurité dans l'Arctique, a affirmé mardi un porte-parole de l'Alliance, interrogé par l'AFP.

"La planification a démarré pour une activité de vigilance renforcée de l'Otan baptisée Arctic Sentry (sentinelle de l'Arctique)", a indiqué le colonel Martin O'Donnel, porte-parole du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.

"Cette activité renforcera encore davantage la posture de l'Otan dans l'Arctique et le Grand Nord", a-t-il ajouté, sans donner davantage de précisions sur la nature de cette planification.

Cette mission de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, est l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland.

Le président américain a toutefois affirmé qu'il renonçait à s'emparer par la force de l'île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan.

Les menaces du président américain concernant le Groenland ont provoqué une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique, depuis sa création en 1949.

Le dirigeant américain a indiqué avoir élaboré un "cadre" en vue d'un accord avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, en marge du Forum économique mondial de Davos en Suisse. Peu de détails concrets ont filtré sur son contenu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

France: professeure poignardée par un élève entre la vie et la mort

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L'enseignante a reçu trois ou quatre coups de couteau (image symbolique). (© KEYSTONE)

Une enseignante d'arts plastiques âgée de 60 ans avait toujours son pronostic vital engagé mardi soir après avoir été poignardée en début d'après-midi dans sa classe par un de ses élèves, un adolescent, à Sanary-sur-Mer, dans le sud-est de la France.

Caroline Raimanne, une mère dont deux enfants sont scolarisés dans le collège La Guicharde, un établissement "calme" de 500 élèves, a appris la nouvelle "en direct à la radio". Son fils qui passait à ce moment-là devant la salle de classe a "vu la prof à terre pleine de sang", a-t-elle raconté à l'AFP.

Les faits se sont déroulés vers 14h00 dans cette station balnéaire au bord de la Méditerranée. L'enseignante a reçu trois coups de couteau à l'abdomen et un à l'avant-bras portés par un élève de 14 ans. L'élève a été ensuite "appréhendé dans la cour de récréation par un personnel de l'établissement" puis placé en garde à vue pour tentative d'assassinat, a précisé mardi soir dans un communiqué le procureur de Toulon Raphaël Balland.

Selon le procureur, "un signalement avait été effectué en mars 2025" par le collège à la suite "de suspicions de violences commises par les parents" sur la jeune soeur de cet élève. En septembre un juge des enfants "ordonnait (...) une mesure d'assistance éducative" au bénéfice de l'adolescent et de sa soeur.

"Aucune connotation religieuse ou politique à ce stade" et "on sait seulement qu'il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps", avait déjà indiqué M. Balland dans l'après-midi lors d'un point presse sur place avec le préfet Simon Babre.

Le préfet avait alors précisé que l'enseignante était mardi après-midi "en cours d'opération chirurgicale" à l'hôpital Sainte-Anne de Toulon.

"Mes pensées vont immédiatement à la victime, à sa famille et à l'ensemble de la communauté éducative, dont je partage le vif émoi", a déclaré sur X le ministre de l'Education, Édouard Geffray, attendu dans le Var dans la soirée. "Le président de la République est tenu informé de l'état de santé de l'enseignante et de l'évolution de la situation", a dit son entourage à l'AFP.

Série d'agressions

"On est en soutien total de l'enseignante, sa famille, ses proches, ses collègues", a réagi auprès de l'AFP Habiba Hamames, présidente de la FCPE (parents d'élèves) du Var. D'après ses informations, "ça s'est passé au moment de la remise des copies, les élèves ont vu l'enseignante souffrir".

Une cellule d'urgence médico-psychologique à destination des collégiens, familles, professeurs et agents départementaux est mise en place, a annoncé de son côté le département du Var.

"Comment éviter ce genre de drame ? Il faut mettre plus de moyens humains notamment pour le contrôle des sacs. C'est un collège d'une petite ville... on n'est pas à l'abri de ce type d'acte dans n'importe quel établissement", s'est ému Dominique Queyroulet, représentant du Snes-FSU dans le Var.

Au-delà de "l'effroi", "il y a aussi une forme de ras-le-bol parce qu'il y a quand même une série d'agressions sur des personnels qui ne font que leur métier et qui se trouvent agressés parce qu'ils font leur métier", a déclaré à l'AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat, le premier pour les collèges et lycées. Et pour elle au-delà "des réponses uniquement sécuritaires", il y a "la nécessité d'une politique éducative ambitieuse".

En septembre, une enseignante avait été agressée au couteau dans un collège de Benfeld (Bas-Rhin, est de la France) par un de ses élèves, âgé de 14 ans, et un ancien élève avait blessé au couteau un élève et une professeure dans un lycée horticole d'Antibes (Alpes-Maritimes, sud).

Ces derniers mois, une surveillante a en outre été tuée en juin à coups de couteau à Nogent (Haute-Marne, est) par un adolescent de 14 ans au cours d'une fouille de sacs par des policiers et, en avril, un lycéen a tué une adolescente de 15 ans et blessé trois autres personnes dans un lycée de Nantes (ouest).

Samuel Paty

Beaucoup de professeurs disent avoir toujours en tête Samuel Paty, l'enseignant d'histoire-géographie décapité en octobre 2020 par un jeune homme radicalisé, après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves.

Le procès en appel se déroule actuellement à Paris. Un décret paru en juillet en France prévoit que tout élève portant une arme soit systématiquement traduit devant le conseil de discipline de son collège ou de son lycée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Infantino appelle à la levée de la suspension de la Russie

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Infantino plaide pour une levée des sanctions sportives contre la Russie (© KEYSTONE/EPA/Andre Coelho)

Le président de la FIFA Gianni Infantino a plaidé pour la levée de la suspension de la Russie et de ses clubs dans les compétitions internationales, dans un entretien à Sky News.

Le Valaisan défend par ailleurs sa décision d'accorder un "Prix de la paix" à Donald Trump.

A la question de savoir si la Russie devrait être réintégrée dans le concert des nations du football, M. Infantino a répondu par l'affirmative. "Nous devons (l'envisager), c'est certain", a-t-il lâché.

La Russie et ses clubs sont suspendus de toutes les compétitions internationales depuis son invasion de l'Ukraine en février 2022. Bien que le conflit soit toujours en cours, le CIO a récemment recommandé aux fédérations sportives d'autoriser les équipes russes à participer aux compétitions juniors - non professionnelles.

"Cette exclusion n'a rien apporté, elle n'a fait qu'engendrer davantage de frustration et de haine", a argué Gianni Infantino, ajoutant: "Le fait que les filles et les garçons russes puissent jouer au football dans d'autres régions d'Europe serait une bonne chose".

Infantino a ajouté que la FIFA devrait envisager de modifier ses règles afin qu'aucun pays ne puisse être exclu des compétitions. "Nous ne devrions en réalité jamais interdire à un pays de jouer au football, en raison des actes de ses dirigeants politiques."

"Contre les interdictions"

"Je suis contre les interdictions, je suis également contre les boycotts. Je pense qu'ils n'apportent rien.. Ils ne font que contribuer à davantage de haine", a enchaîné le dirigeant de 55 ans, en faisant ensuite un parallèle avec les relations commerciales entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis: "Est-ce que quelqu'un demande que le Royaume-Uni cesse de commercer avec les Etats-Unis? Je n'ai rien entendu de tel. Donc pourquoi le football?"

Des appels au boycott du Mondial 2026, coorganisé par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique (11 juin-19 juillet), ont été lancés en janvier en Allemagne, grande nation du football, en réaction aux tensions provoquées par la volonté du président américain de s'emparer du Groenland et des menaces de taxes douanières accrues contre les états européens qui s'y opposent.

La politique anti-immigration de l'administration Trump et les méthodes de la police de l'immigration à Minneapolis, qui a fait deux victimes tuées par balles par des agents fédéraux, ont aussi provoqué une vive émotion dans le pays et dans le monde, suscitant l'inquiétude sur les conditions de sécurité des millions de supporteurs attendus cet été aux Etats-Unis.

Fin janvier, Sepp Blatter, prédécesseur de Gianni Infantino à la tête de la Fifa, avait relayé l'appel d'un célèbre avocat anti-corruption suisse à "éviter les Etats-Unis" cet été.

Trump "mérite" son prix

Enfin, Gianni Infantino n'a pas manqué de défendre sa décision, très critiquée, d'accorder en décembre le premier "Prix de la Paix de la FIFA" à Donald Trump, qui se targue d'avoir mis un terme à plusieurs conflits depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.

"Objectivement, il le mérite", a affirmé le dirigeant italo-suisse, qui affiche régulièrement sa proximité avec le président américain. "Tout ce qu'on peut faire pour aider la paix dans le monde, nous devons le faire."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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