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Donald Trump presse l'Iran de faire "vite" pour conclure un accord

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Donald Trump (à droite), ici avec le roi Charles III, a averti que les Iraniens "avaient intérêt à devenir intelligents et vite" (archives). (© KEYSTONE/EPA/CRAIG HUDSON / POOL)

Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!", au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont au point mort.

Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre Téhéran, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale.

Les craintes d'un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce des hydrocarbures, ont provoqué mercredi une nouvelle hausse des cours du pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord montant à 117 dollars, son plus haut niveau depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril.

Selon un haut responsable de la Maison Blanche, Donald Trump a évoqué la possibilité que le blocus des ports iraniens se prolonge "pendant plusieurs mois" pendant une réunion avec des dirigeants du secteur pétrolier.

Dans ces conditions, les analystes redoutent une poursuite du verrouillage du détroit par Téhéran. "Cela suggère une impasse prolongée: les combats sont largement arrêtés, mais aucune solution durable n'émerge, et le trafic dans le détroit d'Ormuz reste incertain", expliquent Helge André Martinsen et Tobias Ingebrigtsen, chez DNB.

Une flambée des prix de l'énergie qui menace de jeter plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté à travers le monde, a averti dans un entretien à l'AFP l'administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

"Pas d'espoir"

Les conséquences économiques se font particulièrement sentir en Iran, où la monnaie nationale, le rial, a atteint un plus bas face au dollar depuis l'avènement de la République islamique en 1979, selon plusieurs sites de suivi des changes.

Et dans la capitale, certains affichent leur fatalisme.

"L'idée de revivre la guerre est terrifiante, mais nous n'avons pas non plus d'espoir quant à l'issue des négociations", confie à l'AFP Ali, un architecte de 52 ans, joint par une journaliste de l'AFP à Paris.

"Ils partent négocier et reviennent avec encore plus de sanctions, et les discussions portent toujours sur le nucléaire: on ne parle jamais des gens, de l'économie ou de la liberté", ajoute-t-il, alors que son pays est sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Si la trêve a été prolongée sine die, l'Iran et les Etats-Unis n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord pour tenir de nouvelles négociations au Pakistan, pays médiateur, après une première session infructueuse le 11 avril.

Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump sur son réseau Truth social.

Les Etats-Unis affichent leur scepticisme sur une nouvelle proposition de Téhéran pour débloquer le détroit d'Ormuz.

"Plus de risques"

Selon un article du site américain Axios, relayé par l'agence officielle iranienne Irna, l'offre de Téhéran repousserait à une date ultérieure les discussions sur le dossier nucléaire.

Mais ce sujet reste central pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent la République islamique de vouloir se doter de la bombe atomique, ce qu'elle dément.

Selon le Wall Street Journal (WSJ), le président américain estime via son blocus pouvoir forcer Téhéran à suspendre l'enrichissement de l'uranium pendant 20 ans, puis à accepter de strictes restrictions par la suite.

Il considère "que ses autres options - reprendre les bombardements ou se retirer du conflit - comportaient plus de risques que le maintien du blocus", selon des responsables américains cités par le WSJ.

L'Iran fustige de son côté les exigences "irrationnelles" de Washington et réaffirme régulièrement son droit inaliénable au nucléaire civil, tout en jugeant "négociable" le taux d'enrichissement.

Audition de Hegseth

Sur le front libanais, Israël, qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, deux personnes, dont un militaire, ont été tuées mercredi dans une nouvelle frappe israélienne dans le sud du pays, selon l'armée libanaise. La veille, des bombardements avaient fait 19 morts.

Le président Joseph Aoun a appelé Israël à "pleinement mettre en oeuvre" le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril, avant toute négociation.

Dans un Liban plongé depuis des années déjà dans une grave crise économique, le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que 1,2 million de personnes (pour une population comprise entre 4 et 5 millions d'habitants) étaient menacées d'insécurité alimentaire aiguë.

Aux Etats-Unis, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a lui commencé à s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Davantage d'Américains soutiennent les réfugiés sous Trump

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Le président américain Donald Trump a politisé la question des réfugiés mais les Américains soutiennent davantage ces personnes. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Davantage d'Américains soutiennent le principe de réfugiés pour les personnes qui fuient les conflits, malgré le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Ils sont toujours plus importants en proportion par rapport à la moyenne de 29 pays sondés.

Au total, 72% des Américains interrogés estiment que des personnes persécutées doivent pouvoir demander l'asile dans leur pays, comme l'année dernière, selon un sondage publié mardi par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) à Genève. Ils n'étaient que 70% en 2024, alors que Joe Biden était encore président.

La Suisse ne figure elle pas cette année parmi les pays consultés, contrairement à il y a deux ans où ils étaient plus de 50. En raison des coupes budgétaires, le HCR a dû revenir dès l'année dernière aux 29 Etats habituellement interrogés.

En 2024, près de 70% des Suisses voyaient positivement le principe de réfugiés. Un peu plus que la moyenne qui reste stable à deux tiers des sondés après un pic en 2022 en raison du début de la guerre en Ukraine.

Cette année, les Américains sont parmi les dix populations les plus favorables aux réfugiés. De même, ils sont 46% à considérer que les ressortissants étrangers qui arrivent dans leur pays ne sont pas réellement des réfugiés et viennent pour des raisons économiques, la part la moins élevée des 29 pays.

Conditions strictes d'usage des fonds

Ce chiffre est également en recul après s'être établi à 58% en 2024. En moyenne sur l'ensemble des pays, celle-ci atteint 61%. La volonté de fermer les frontières est soutenue par 49%, stable. Et seuls 39% estiment que les réfugiés contribuent positivement à leur pays.

Malgré une politisation de la question des réfugiés, le soutien des populations reste "solide", selon le HCR. "Le nombre de places de réinstallations vers des pays tiers est en recul", "la désinformation augmente" et les coupes dans l'aide internationale affectent ces personnes, a dit à la presse une responsable de l'agence onusienne.

Le HCR, qui a été contraint de couper des milliers de postes, ne s'attend à recevoir que 3 milliards de dollars cette année. Et la part des fonds donnés avec des conditions strictes d'utilisation est passée de 29 à 54% en deux ans, a dit la responsable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le Slip français fait ses débuts à la Bourse de Paris

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Le Slip Français avait annoncé fin juin son projet de cotation à la Bourse de Paris, sur le segment Euronext Growth, dédié aux petites et moyenne entreprises. (archives) (© KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

La marque de sous-vêtements Le Slip français, chantre du made in France, a levé mardi 5 millions d'euros pour son premier jour de cotation à la Bourse de Paris, une opération singulière dans une industrie textile chamboulée par les plateformes asiatiques.

Le prix de son action, initialement fixé à 14,80 euros, a nettement grimpé dans les premiers échanges, atteignant un maximum de 15,90 euros, avant de perdre son élan. Vers 10H30, elle restait stable par rapport au prix introduction en Bourse.

La société avait annoncé fin juin son projet de cotation à la Bourse de Paris, sur le segment Euronext Growth, dédié aux petites et moyenne entreprises. Elle disait espérer "embarquer" ses concitoyens pour "réinventer avec panache l'industrie textile".

Cette cotation lui permet de lever au total "13 millions", auprès de "7250 actionnaires particuliers", avait-elle annoncé jeudi dernier, se félicitant d'une opération "sursouscrite à hauteur de 1,15 fois", c'est-à-dire avec plus de demande que d'offre.

Mais dans cette somme, seulement "5 millions" viennent augmenter le capital de l'entreprise. Le reste est en effet composé de titres vendus par des actionnaires historiques, à hauteur de 8 millions, selon la société.

Concurrence de Shein et Temu

Malgré une communication bien huilée - Le Slip français a délibérément choisi la date emblématique du 14 juillet pour se lancer -, l'opération n'en reste pas moins modeste, sous la moyenne de 29 millions d'euros des introductions en Bourse sur Euronext Growth.

A l'heure où les plateformes asiatiques comme Shein et Temu sont accusées de concurrence déloyale avec leurs produits à très bas coûts, la marque dit vouloir "montrer par l'exemple que le made in France est performant et compétitif", selon les mots de Guillaume Gibault, son patron, cité dans un communiqué.

Cette levée de fonds permettra "d'accélérer notre stratégie de développement", en "renforçant notre marque sur son marché historique", "d'accroître nos capacités de production" et "déployer notre offre de fabrication (...) pour des marques tierces", a-t-il énuméré.

Fondée en 2011, la PME a enregistré l'an dernier un bénéfice net de 0,7 million d'euros et un chiffre d'affaires de 21,1 millions d'euros, forte d'un virage stratégique opéré en 2023, après des années post-Covid difficiles.

Elle a fermé ses boutiques - elle n'en compte plus que deux sur une vingtaine - et réduit le prix moyen de ses produits, de 40 euros à 20 euros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

L'ex-international suisse Yann Sommer s'engage au Club Bruges

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Yann Sommer disputera la Ligue des champions avec Bruge cette saison. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

L'ex-international suisse Yann Sommer s'est engagé pour 3 saisons avec le Club Bruges, a annoncé mardi le club champion de Belgique sur X.

Le gardien de but était libre de contrat après son départ de l'Inter Milan fin juin.

Le portier helvète de 37 ans (94 sélections), qui avait pris sa retraite internationale après l'Euro 2024, a passé 10 ans au Borussia Mönchengladbach avant de rejoindre le Bayern Munich en janvier 2023 pour remplacer Manuel Neuer, gravement blessé.

Ces deux dernières saisons, il avait porté le maillot de l'Inter, remportant deux titres de champion d'Italie et atteignant la finale de la Ligue des champions (perdue 5-0 face au PSG) en 2025.

A Bruges, où il disputera la Ligue des champions, Sommer prend la succession du Belge Simon Mignolet qui a mis fin à sa carrière de joueur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Le pétrole remonte après de nouvelles frappes américaines en Iran

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Le prix du baril de pétrole Brent est remonté mardi à 85 dollars pour la première fois depuis plus d'un mois, après une nouvelle salve de frappes américaines contre l'Iran. (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le prix du baril de pétrole Brent est remonté mardi à 85 dollars pour la première fois depuis plus d'un mois, après une nouvelle salve de frappes américaines contre l'Iran, une escalade dans la reprise des hostilités qui rendait prudentes les Bourses d'Asie.

Au lendemain d'une envolée spectaculaire de plus de 9%, les cours du pétrole continuent leur ascension mardi alors que s'intensifie la reprise des affrontements au Moyen-Orient.

Vers 06H30 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain grimpait de 2,42% à 80,03 dollars. Celui du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 2,17% à 85,11 dollars - après avoir brièvement touché 85,64 dollars en début d'échanges asiatiques, au plus haut depuis la mi-juin.

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé dans un communiqué avoir commencé "à lancer une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran", peu après 00H00 heure de Téhéran.

Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire du sud de l'Iran située sur le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de presse Irna.

Incertitudes sur le détroit d'Ormuz

Les Emirats arabes unis ont par ailleurs fait état mardi d'attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers dans le détroit d'Ormuz, tuant un membre d'équipage. La veille, l'armée américaine avait annoncé rétablir le blocus des ports iraniens.

De quoi alimenter l'inquiétude sur la circulation dans ce passage stratégique, où transitait avant le conflit un cinquième du brut mondial.

"L'hypothèse longtemps admise par le marché d'une normalisation progressive des flux est désormais remise en question. Ceci interroge également l'idée d'une reconstitution des stocks au cours du second semestre", commente Chris Weston, du courtier Pepperstone.

"A l'approche de l'expiration du protocole d'accord Iran/Etats-Unis conclu mi-août, chaque jour supplémentaire de frappes militaires bilatérales oblige les marchés à réévaluer les probabilités, engendrant une volatilité accrue", note-t-il.

"Plutôt que de considérer le détroit d'Ormuz comme étant simplement ouvert ou fermé, les investisseurs le perçoivent de plus en plus comme un continuum de perturbations, où les volumes de transport maritime, les coûts d'assurance et les risques opérationnels peuvent fluctuer", abonde Daniela Hathorn, analyste de Capital.com.

"Les marchés ont peut-être fait preuve d'un excès de confiance en anticipant une normalisation sans heurts des tensions au Moyen-Orient (...) le processus (de retour à la normale) pourrait s'avérer plus irrégulier que prévu, rendant les prix du brut sensibles aux nouvelles à venir", insiste-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Forêt de Fontainebleau: les incendies ont parcouru plus de 1900 ha

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La forêt de Fontainebleau brûle depuis dimanche. (© KEYSTONE/EPA/GAUTHIER BEDRIGNANS)

Les incendies qui font rage depuis dimanche après-midi dans la forêt de Fontainebleau, non loin de Paris, avaient parcouru plus de 1900 hectares mardi matin, a-t-on appris auprès des pompiers de Seine-et-Marne.

Ce chiffre, qui date du milieu de la nuit, devrait évoluer dans la journée, alors que le feu continue de progresser, a déclaré à l'AFP le commandant Paul-Edouard Laurain, porte-parole du service départemental d'incendie et de secours (Sdis).

Les quelque 850 pompiers en lutte contre les flammes espèrent fixer le feu dans la journée, a-t-il précisé. "Avec l'aide des Canadair, notamment, ça devrait être un objectif qu'on espère tenable", a indiqué M. Laurain.

Les quatre avions bombardiers d'eau, qui ont été engagés dans la journée de lundi, une première pour l'Ile-de-France, ont dû interrompre leurs rotations pendant la nuit et vont reprendre leur activité au petit matin.

Pour la journée de mardi, "on s'attend, même si on aura un vent moindre par rapport à hier (lundi), à avoir des températures qui vont rester identiques", a signalé le commandant, alors que les conditions météorologiques ont jusqu'à présent été défavorables à la lutte contre le feu avec de la chaleur, du vent et un air sec.

Les pompiers doivent affronter deux principaux incendies dans la forêt, poumon vert de Paris. Le premier s'est déclaré dimanche en fin d'après-midi autour de l'A6 et a entraîné la fermeture d'une partie de l'autoroute. Le deuxième a démarré lundi après-midi dans le secteur de la Faisanderie, non loin de la ville de Fontainebleau.

Deux suspects ont été interpellés, a annoncé lundi soir le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui avait évoqué dès la matinée la piste d'un incendie volontaire.

L'un des deux suspects est un jeune homme de 18 ans, qui n'est pas connu des services de police. Il a été interpellé avec un briquet sur lui et ses mains étaient recouvertes de suie, d'après une source proche du dossier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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