Les Etats-Unis prévoient de retirer l'ensemble de leurs 1000 soldats de Syrie au cours des deux prochains mois, selon la presse américaine. Les forces américaines ont déjà amorcé leur retrait de deux bases militaires.
Washington mettra fin à sa présence dans le pays, a indiqué le Wall Street Journal, après que le gouvernement syrien a étendu son contrôle sur le territoire et a annoncé à la fin janvier être parvenu à un accord pour intégrer à l'Etat syrien les forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, qui jouaient un rôle-clé dans la lutte contre l'Etat islamique (EI).
Le média CBS a également fait état de ce projet, citant des responsables américains sous couvert d'anonymat.
Les forces américaines présentes en Syrie ont récemment amorcé leur retrait, notamment la semaine dernière des bases d'al-Tanf et d'al-Chaddadi, utilisées dans le cadre de la lutte menée par la coalition internationale contre l'EI. Les Etats-Unis avaient soutenu les forces kurdes dans leur lutte contre les djihadistes de l'EI à partir de 2014.
Soutien à al-Chareh
Mais après le renversement du président syrien Bachar al-Assad à la fin 2024 et l'arrivée au pouvoir de l'islamiste Ahmad al-Chareh, ils ont soutenu le nouveau chef d'Etat dans sa détermination à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'est félicité dimanche de "la trajectoire" suivie par la Syrie, malgré "des jours difficiles".
Dernièrement, les Etats-Unis rassemblent aussi leur attention et leurs capacités militaires autour de l'Iran, qu'ils menacent de frapper si les deux ennemis ne parvenaient pas à conclure un accord au sujet du programme nucléaire iranien.
CNN et CBS ont rapporté mercredi que l'armée américaine était prête à mener des bombardements sur l'Iran dès ce week-end, même si le président américain Donald Trump n'a selon eux pas encore pris de décision finale.
Washington a dépêché deux porte-avions dans le golfe Persique et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases à travers la région.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp