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Plastique: le président présente un nouveau texte moins ambitieux

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Le président des négociations sur le plastique Luis Vayas Valdivieso a dévoilé un nouveau texte pour tenter d'arracher un accord à Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Etats ont entamé dans la douleur la dernière ligne droite des négociations à Genève pour un accord international contre la pollution plastique. Le président des négociations a dévoilé mercredi après-midi un nouveau projet de texte moins ambitieux, rejeté par plusieurs pays.

"Nous sommes à un point critique" dans les discussions, a affirmé Luis Vayas Valdivieso devant les représentants des plus de 170 Etats qui négocient. "Nous n'avons pas avancé à la vitesse requise", a-t-il déploré, alors que les pourparlers doivent se terminer jeudi au terme de plus d'une semaine de négociations.

En cause notamment, les pays pétroliers, dont l'Arabie saoudite, l'Iran ou la Russie, auxquels se sont encore joints désormais les Etats-Unis, bloquent toujours toute avancée sur la question de la réduction de la production. En conséquence, face "à la volonté" de tous les pays de repartir avec un accord de Genève, le président a décidé de lancer un nouveau projet de texte qui ne prévoit plus que les Etats fixent à terme un objectif mondial sur cette question.

Or, les pays ambitieux, dont la Suisse, font d'un effort sur "tout le cycle" du plastique une condition pour atteindre un arrangement efficace. L'approche du président a provoqué une réaction virulente de la Colombie qui a dénoncé un texte "déséquilibré" et, sous les applaudissements, a rejeté ces propositions pour poursuivre les discussions. D'autres Etats ont partagé cette opinion, alors que les pays pétroliers ont dénoncé leur attitude en plénière.

Prudence européenne

"Le texte proposé n'est pas acceptable et n'honore pas le minimum requis" face aux défis, a déploré le ministre danois Magnus Heunicke, dont le pays préside l'UE et négocie pour les Vingt-Sept avec la commissaire européenne Jessika Roswall.

Parmi les autres changements dans le texte, les propositions, notamment de la Suisse, pour établir une liste de produits chimiques dangereux et d'additifs à interdire, ne sont plus vraiment reflétées. Une responsable de Greenpeace Suisse, Joëlle Hérin, a ciblé "un cadeau à l'industrie pétrochimique". qui ignore "la cause" des problèmes, "l'expansion incessante de la production de plastique". Un représentant de la société civile avait averti auparavant qu'il fallait s'attendre à des contenus "plus resserrés".

Dès mardi soir, une source diplomatique, tout en restant "combattive", déplorait que "rien n'avance" au bout d'une semaine de pourparlers. Même l'arrivée de dizaines de ministres et de hauts responsables pour tenter de donner une approche plus politique n'y fait rien jusqu'à présent. Officiellement, ils ont discuté informellement de questions comme les possibilités d'investissements dans l'économie circulaire dans un futur accord. En coulisses, les bilatérales se multiplient.

Nombreuses divergences en multiplication

De plus en plus de représentants d'ONG peinent à cacher leur inquiétude. Par rapport au projet de texte au début de cette nouvelle série de négociations, le nombre de divergences avait été multiplié par quatre, s'approchant de 1500, avant la nouvelle approche de M. Valdivieso.

En près de 25 ans, la consommation de plastique a plus que doublé et s'établissait, selon les estimations pour 2024, à 500 millions de tonnes, dont près de 400 millions finissent en déchets. Si la situation n'est pas stabilisée, elle sera multipliée encore par trois d'ici 2060, au-delà de 1,2 milliard de tonnes. Tout comme les déchets, à plus d'un milliard de tonnes.

Selon Greenpeace, la Suisse arrive en deuxième position dans le classement des pays avec la proportion de population à risque la plus élevée. Plus de 10% des habitants, soit 973'000 personnes, se trouvent à moins de 10 km d'un site de production lié au plastique. Et des experts estiment les coûts annuels de santé liés à la pollution plastique dans le monde à au moins 1500 milliards de dollars.

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Cristian Romero signe à l'Atlético Madrid

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Cristian Romero rejoint l'Atlético Madrid (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

L'Atlético Madrid a officialisé samedi la signature de l'Argentin Cristian Romero, champion du monde 2022 et finaliste du Mondial 2026.

Le défenseur central débarque en provenance de Tottenham, contre une somme estimée à 40 millions d'euros.

Habituel capitaine des Spurs, Cristian Romero (28 ans) a paraphé un contrat de cinq ans avec les Colchoneros. "C'est un joueur expérimenté, très physique, prompt à anticiper le danger, décisif dans le tacle et doté d'une grande autorité et de qualités de leader sur le terrain", a détaillé l'Atlético, connu pour être une équipe rugueuse sous les ordres de l'Argentin Diego Simeone.

International à 58 reprises, Cristian Romero était titulaire en finale lors du sacre mondial de l'Argentine en 2022 et lors de la défaite des siens face aux Espagnols en finale du Mondial 2026 début juillet. "Je pars avec le coeur plein de souvenirs et une énorme fierté", a écrit sur Instagram Romero, qui a mené les Spurs au titre en Europa League en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Puissant séisme en Indonésie, au moins 20 morts

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Le séisme a poussé des milliers d'habitants des côtes à évacuer de crainte d'une montée des eaux. (© KEYSTONE/AP/Kurniawan)

Un puissant séisme de magnitude 7,7 a secoué samedi matin l'est de l'Indonésie. Il a fait au moins 20 morts et poussé des milliers d'habitants des côtes à évacuer de crainte d'une montée des eaux.

Des journalistes de l'AFP ont vu des résidents du nord de l'île de Flores se hâter de s'éloigner du littoral, craignant une montée destructrice des eaux. Sur certaines habitations, des pans entiers de façades s'étaient effondrés.

L'épicentre du séisme, qui s'est produit à 05h58 (Peu avant minuit en Suisse) à une faible profondeur, se trouve à 68 kilomètres de la ville d'Ende, dans la province du Nusa Tenggara Oriental, selon l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS).

"Soudain, ça a commencé à secouer et j'ai paniqué", a témoigné auprès de l'AFP Lukas Lotar, responsable de service de gestion des patients dans un hôpital. "Des patients ont aussi fui l'hôpital, le séisme était fort. J'ai vu que des murs s'étaient fissurés", a-t-il dit.

"Sur un trampoline"

Yulian Juita Ekalia, de Ruteng, une ville située à environ 158 kilomètres à l'ouest de l'épicentre raconte: "Je n'ai jamais ressenti un séisme d'une telle puissance. On aurait dit que nous étions sur un trampoline, c'était vraiment effrayant".

"Alors que je me précipitais dehors, tout est tombé dans la maison: la télévision, les trophées de mon fils, les égouttoirs à vaisselle, les valises posées au-dessus des armoires. Quand je suis sortie, mon fils et mes voisins étaient déjà dehors, hurlant de peur", a dit par téléphone à l'AFP cette femme de 37 ans.

Plusieurs répliques ont frappé, dont une de magnitude 6,1.

"D'après les informations que nous avons reçues, 20 personnes sont mortes, six sont blessées et deux sont toujours ensevelies", a déclaré au téléphone Fathur Rahman, un responsable des opérations de recherche et de sauvetage de la ville de Maumere.

Selon lui, les recherches se concentraient désormais sur les personnes qui pourraient être ensevelies sous les décombres, mais les glissements de terrain compliquaient les opérations de secours en coupant les routes.

Le vaste archipel indonésien connaît une activité sismique et volcanique fréquente en raison de sa position sur la "ceinture de feu du Pacifique".

Après avoir mis en garde contre un risque de tsunami avec des vagues d'un demi-mètre à trois mètres dans les provinces du Nusa Tenggara oriental, occidental et du Sulawesi du Sud, les autorités ont levé l'alerte.

"Mais nous allons continuer de surveiller le niveau de la mer", a assuré en conférence de presse Wijayanto, un responsable de l'agence nationale de géophysique.

Les habitants de la zone avaient été auparavant appelés à s'éloigner des côtes ou à rejoindre les hauteurs.

"Nous exhortons les populations du long de la côte nord de Florès et des zones du Sud, des îles méridionales et de la région Sud, à évacuer de manière autonome immédiatement", a déclaré Abdul Muhari, un responsable de l'agence nationale de gestion des catastrophes.

"Les gens paniquaient"

Sur l'île de Florès, un correspondant de l'AFP a vu des habitants du village de Maumere en train de quitter les lieux.

"La secousse était forte. Heureusement, nous étions déjà à l'extérieur", a raconté à l'AFP Yohanes Babo, qui était au marché quand la terre s'est mise à trembler.

"Les gens paniquaient, couraient dans tous les sens. Nous évacuons pour le moment (...) et essayons de rejoindre les hauteurs", a ajouté cet homme de 56 ans, habitant de Nagekeo. "Ma famille est saine et sauve. Personne n'a été blessé."

Un séisme de magnitude 6,2 avait déjà frappé l'est de l'archipel indonésien début juillet, sans faire de victimes ni de dégâts majeurs.

En 2018, 2200 personnes avaient été tuées à Palu, ville d'environ 400'000 habitants et capitale de la province de Sulawesi central (centre), par un séisme de magnitude 7,5 suivi d'un tsunami.

La même année, plusieurs secousses avaient fait quelque 550 morts sur l'île touristique de Lombok et dans la région de Sumbawa (centre-sud).

Et en 2004, l'Indonésie a connu l'une des pires catastrophes sismiques de son histoire avec le séisme de magnitude 9,1 qui avait frappé au large de la grande île de Sumatra (ouest), déclenchant un terrible tsunami responsable de la mort de 170'000 personnes dans le pays et d'environ 50'000 autres dans des pays voisins.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Cette médaille "revêt une grande importance", confie Ponti

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Noé Ponti (à droite) et son entraîneur Massimo Meloni veulent encore hausser le niveau. (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Noè Ponti et son coach Massimo Meloni se sont confiés à Keystone-ATS vendredi, au lendemain de la médaille de bronze conquise par le Tessinois sur 100 m papillon aux Européens de Paris.

Cette médaille, glanée deux jours après que Noè Ponti avait perdu ses lunettes au départ de la finale du 50 m, "revêt une grande importance" pour lui.

- Cette médaille est-elle la plus belle de la carrière de Noè, étant donné ce qui s'est passé mardi ?

Massimo Meloni: "Pour nous, cette médaille est vraiment magnifique, bien sûr, surtout après ce qui s'est passé mardi. Ça a été un tout petit peu plus compliqué de lui parler, de le remettre tout de suite sur les rails, d'essayer de lui faire comprendre que c'était comme si rien ne s'était passé. Mais quand on commence par une erreur, appelons-la ainsi, ce n’est pas si facile d’arriver à un tel résultat."

Noè Ponti: "Ce n'est pas la plus belle des médailles, mais elle revêt une grande importance. En effet, j'ai réussi à me prouver que même s'il y a un obstacle, comme ma mésaventure de mardi, je réussis à me relever. C'est ça le plus important. C'était une grande épreuve mentale. Je suis heureux de la façon dont les choses se sont passées. Evidemment, on en veut toujours plus, mais vu le contexte je suis content. Mais la plus belle reste la médaille de bronze des Jeux de Tokyo."

- Y a-t-il eu des doutes après mardi ?

MM: "Je n’ai pas eu de doute. Ça a tout de même été une étape un peu compliquée. Ça l'aurait été pour n'importe quel athlète, car j'ai vu les résultats du 100. Je pense qu'il aurait pu réaliser un excellent résultat sur le 50 m: si l'on regarde le 100 m, il a fait 50''47 le matin, 50''21 l'après-midi et 49''93 en finale; sur 50 m, il a nagé 22''69 puis 22''53: je vous laisse donc imaginer pour la finale."

NP: "Non. Mardi soir ça n'a pas été facile, mais après avoir discuté avec quelques personnes de tout ça, j'ai réussi à passer à autre chose. Je n'ai pas eu de doute. J'étais en forme, je savais que j'en étais capable, même si j'ai certainement eu un peu plus de craintes. Mais je n'ai pas douté de mes capacités."

- Les champions se forgent souvent dans l'adversité. Un nouveau Noè Ponti est-il né jeudi soir ?

MM: "Non. Hier (jeudi), la course a été remportée par quelqu'un (Kristof Milak, en 49''48) dont nous étions très proches lors des derniers mouvements de bras. Ce qui me réjouit particulièrement, c'est que depuis cinq ans, indépendamment des médailles remportées ou non, nous sommes toujours là, nous nous battons toujours en finale aux côtés des meilleurs du monde. Jeudi, nous avons assisté au 100 m papillon le plus rapide de l'histoire avec trois nageurs sous les 50'', et Milak était à 0''03 du record du monde. On peut donc dire que nous sommes vraiment ravis."

NP: "J'ai déjà rencontré de nombreux obstacles, j'ai toujours réussi à les surmonter. Rien de nouveau. Mais ça m'a certainement donné encore plus l'envie de mieux faire, et encore plus de combativité que ce que j'avais déjà. Ça faisait un moment que ça ne m'était pas arrivé."

- Noè a dit après la finale du 100 m qu'il pensait avoir la capacité de nager en 49''4. Que faut-il faire pour y parvenir ?

MM: "Je pense qu'il peut descendre en dessous de 49''4 ! Nous les entraîneurs, nous vivons dans un monde de rêves, et c'est la seule chose qui nous fait avancer. Il n'a rien à faire de particulier. Nous devons continuer, nous devons essayer d'y arriver sans ces petits incidents de parcours et nous devons croire en ce que nous faisons. La confiance est à la base de tout."

NP: "Je dois simplement continuer à m'entraîner. Je dois croire en mes capacités et m'entraîner dur, et je pense que j'y arriverai certainement. Je n'ai aucun doute à ce sujet. Je pense que j'en suis déjà capable. Si j'avais réussi un bon 50 m ici, qui sait ce qui se serait passé sur 100 m ? Peut-être que je n'aurais pas fait 49''4, mais je suis sûr que j'aurais pu faire 49''6. Je l'aurais fait. Sans aucun doute."

- Dans quels domaines Noè doit-il le plus s'améliorer ?

MM: "Noè a des capacités incroyables. En fait, il y a peu de choses à améliorer, il faut juste s'entraîner, essayer de nouvelles choses. Cette année, on a essayé de faire des choses différentes et ça s'est vu. De toute façon, il s'en sort très bien, donc il y a peu de choses à modifier. On devra être encore mieux préparés lors des prochaines compétitions."

NP: "Ça se joue sur des détails. On peut certainement améliorer les dix derniers mètres de course. Pour me permettre d'arriver non pas avec l'eau jusqu'au cou, mais d'arriver un peu mieux placé. Et voilà, on travaille, on travaille sur les détails. Mais je pense qu'on fait du bon travail."

- Faut-il continuer à viser les médailles en petit bassin également ?

MM: "Noé participe à toutes les compétitions, en grand bassin comme en petit bassin, pour remporter des médailles d'or et réaliser des temps incroyables. On n'y parvient pas toujours, mais on est toujours là. On vise toujours la victoire, c'est ce qu'il faut."

NP: "Nous allons continuer à travailler pour les deux. Nous participerons certainement aux Championnats du monde en petit bassin cette année, ainsi qu'aux Mondiaux en grand bassin en 2027. Le grand bassin, c'est certainement plus important. Mais le petit bassin est utile pour gagner en vitesse et acquérir une vitesse de base plus élevée."

- La concurrence est énorme sur 100 pap', avec Milak, Grousset, mais aussi le recordman du monde Caeleb Dressel qui est de retour aux affaires ou Ilya Kharun. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

NP: "C’est normal qu'il y ait des adversaires. Je suis content qu'ils soient là, mais on va faire en sorte d’être prêt et de les battre. Pour l’instant, il n'y en a que deux qui sont devant moi (Milak et Grousset), et tous les autres sont derrière. On va faire en sorte qu’aux JO de Los Angeles, il n'y ait personne devant et qu’il y ait sept personnes derrière moi."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Clément Bailly sur Mityukov: "Je veux un bulldog à la rentrée"

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Clément Bailly (à droite) veut emmener son protégé Roman Mityukov encore plus haut. (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

La 4e place de Roman Mityukov sur 200 m dos mercredi aux Européens de Paris fait déjà partie du passé. Son coach Clément Bailly fait le point: "Je veux un bulldog à la rentrée", prévient-il.

"L'analyse de sa finale s'est faite beaucoup plus vite que d'habitude. On a un peu analysé ses adversaires, mais on se demande tout de suite ce qui lui a manqué. Et ça, c'est arrivé très vite dans son discours à lui", explique le technicien français.

"Ensuite, il s'agira de voir, à travers les datas et les temps de passage notamment, comment arriver à avoir les bonnes stratégies de développement pour s'améliorer. Parce qu'une 4e place européenne ne nous convient évidemment pas. Même si le chrono (red: 1'54''07, record de Suisse battu de 0''76) est très bon", rappelle-t-il.

Encore quelques points plus faibles

Qu'a-t-il manqué à Roman Mityukov pour décrocher une sixième médaille internationale sur 200 m dos ? "Il manquait de la vitesse dans ses coulées, premièrement, pour être au même niveau que les autres. Bien évidemment il a progressé dans ce domaine, forcément, sinon son temps n'aurait pas été aussi bon", répond Clément Bailly.

"L'enchaînement approche du mur/poussée est meilleur qu'avant, la distance de coulée est meilleure, mais la vitesse de l'exécution n'est pas suffisamment bonne. C'est ce que je constate en comparant avec ce qui passe à côté de lui. C'est encore un point faible, même s'il a là aussi progressé", poursuit le Français.

"Probablement que sa vitesse n'est pas encore au niveau. Dans sa demi-finale, il nage le premier 100 mètres en 55''67. Mais en finale, c'était 55''9. C'est déjà deux dixièmes de perdus, et on connaît le résultat avec deux dixièmes de moins", soupire Bailly, dont le protégé a échoué à 0''11 de la médaille de bronze.

"Ca veut dire que ce n'est pas si acquis que cela, même si j'ai été content de voir que c'était moins de 56'' à chaque fois ici. Le retour est bon, mais ce n'est toujours pas suffisant. Le dernier 50 et les dix derniers mètres ne sont pas assez rapides par rapport à ce que j'avais imaginé", précise-t-il.

"Il y a beaucoup d'endroits où on peut gratter et aller chercher des centièmes, et c'est tant mieux. Et l'analyse est plus facile que l'an passé", après une finale de championnats du monde manquée par Roman Mityukov (7e à Singapour en 2025). "Il a nagé sa finale à Paris à son meilleur niveau actuel, et c'est une bonne chose."

Clément Bailly le concède, "c'était une belle réaction de sa part, ça valide aussi le travail qui a été fait. On est content de voir qu'on continue de développer et de s'améliorer sur cette distance-là. Ça montre des perspectives, et on a du boulot qui nous attend", sourit-il.

Comme Roman Mityukov l'avait lui-même expliqué avant ces Européens, cela devient de la mécanique de grande précision. "Ce sont des micro-améliorations, mais qui peuvent faire de belles différences", explique Clément Bailly. "Et le niveau moyen augmente, donc lui aussi doit élever le curseur."

"Pas quelqu'un qui baisse les bras"

Et Roman Mityukov "sait se nourrir de l'adversité, ça a toujours été son cas. Ce n'est pas quelqu'un qui baisse les bras. J'ose croire qu'on est dans la même situation qu'en 2022", après que le Genevois avait obtenu trois 4es places aux Européens, "avec deux ans à être affamé, à avoir envie d'en faire encore plus", se projette-t-il.

"Il faudra tout mettre en ½uvre au bon moment et intelligemment sur les deux prochaines saisons. Il faudra qu'il apprenne à nager 1'55 tout le temps pour être sûr de réussir 1'53 et moins à son pic de forme", estime Clément Bailly, qui attend de voir Roman Mityukov nager le 100 m à Paris avant de faire une analyse plus poussée.

"Son deuxième 100 m doit être meilleur, mais le premier 100 m devra l'être encore plus, et surtout devra l'être plus naturellement", lâche le coach de Genève Natation, pour qui il est primordial que Roman Mityukov travaille les courtes distances: "Même s'il ne sera jamais spécialiste de 50, ça l'aidera à avoir plus de vitesse."

On l'a compris, le chantier est immense, même si tout se joue bel et bien sur des détails lorsqu'on atteint un tel niveau. Et Roman Mityukov "a livré sa propre analyse rapidement, de manière lucide et objective. Il a déjà envie de reprendre l'entraînement, et a déjà +switché+ sur la saison suivante", sourit-il.

"C'est la passion qui fait la différence"

Mais n'est-il pas le moment de prendre des vacances ? "Il n'en a pas encore parlé, donc ça veut aussi dire qu'on a bien géré la saison et qu'il est bien à son pic maintenant. Mais c'est clair qu'il en a besoin. En revanche, je veux retrouver un bulldog à la rentrée, dès la deuxième semaine de septembre", lâche Clément Bailly.

Perfectionniste - comme l'est d'ailleurs Roman Mityukov, le technicien français ne voit néanmoins pas que le verre à moitié vide. "Il faut aussi s'appuyer sur ce qu'il a déjà réussi à améliorer. Sa finale ici était meilleure que sa finale des JO 2024", où le Genevois avait cueilli le bronze en 1'54''85.

"C'était aussi mieux que quand il avait réussi son précédent record de Suisse", en demi-finales des Mondiaux 2025 (1'54''83). "Il n'y a évidemment pas tout à jeter", rigole Clément Bailly qui, s'il utilise toutes les données qui sont à sa disposition pour aider Roman Mityukov à atteindre les sommets, n'en oublie pas l'essentiel: "Au final, c'est la passion qui fait la différence."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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CE: Mityukov vise un gros chrono sur 100 m dos

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Mityukov vise un gros chrono sur 100 m dos samedi (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Quatrième sur 200 m dos, Roman Mityukov abat sa dernière carte en individuel samedi aux Européens de Paris.

Le Genevois disputera les séries du 100 m dos en matinée, avec pour objectif une place en demi-finales en soirée et un "gros" chrono.

Le médaillé de bronze du 200 m dos des JO 2024 n'était pas parvenu à s'illustrer sur 50 m jeudi, au lendemain de sa frustrante 4e place, connaissant l'élimination dès les séries. Mais son potentiel est plus grand sur 100 m.

Roman Mityukov a en effet égalé cette année son record de Suisse sur cette distance, qu'il avait établi aux Mondiaux de Fukuoka en 2023 (53''32). Un temps qui fait de lui le no 15 européen de la saison, soit un demi-finaliste en puissance.

Surprenant 8e de la finale du 200 m dos, discipline où il a retranché 1''6 à son record personnel dans ces joutes, Flavio Bucca espère lui surfer cette vague sur la demi-distance. Mais le Thurgovien affiche pour l'heure 54''77 comme meilleur temps.

La journée de samedi sera aussi marquée par la première finale individuelle de la superstar Léon Marchand dans ces joutes. Le Français partira favori du 200 m papillon, et semble capable de battre le record du monde de Kristof Milak (1'50''34).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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