Rejoignez-nous

International

Le Liban fait état de plus de 50 morts dans des raids israéliens

Publié

,

le

Le Liban a été touché par plusieurs frappes samedi. (© KEYSTONE/AP/Hussein Malla)

Plus de 50 personnes ont péri samedi dans des frappes israéliennes au Liban, notamment à Beyrouth, selon le ministère de la Santé. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, affirme que son pays continuerait d'agir "avec détermination" contre le Hezbollah.

Israël dit vouloir mettre hors d'état de nuire le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, des alliés de l'Iran, son ennemi. Il a juré de détruire le Hamas après l'attaque sans précédent de ce mouvement islamiste sur son sol le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza, et cherche à faire cesser les tirs de roquettes du Hezbollah sur son territoire.

Avant l'aube, les habitants de Beyrouth se sont réveillés au bruit de grosses explosions, après des frappes israéliennes qui ont détruit un immeuble dans le quartier de Basta, en plein coeur de Beyrouth, provoquant un énorme cratère.

Poursuite des recherches

Le ministère libanais de la Santé a fait état d'au moins 15 morts et 63 blessés. Des opérations de recherche se poursuivent pour trouver des victimes sous les décombres. L'armée israélienne n'a pas commenté ces frappes dans l'immédiat.

"On dormait et soudain, on a entendu trois ou quatre missiles. La frappe était tellement puissante que j'ai cru que le bâtiment allait s'effondrer sur nous", déclare à l'AFP Samir, un habitant de Basta. Une source de sécurité libanaise a affirmé qu'un "haut responsable du Hezbollah était visé" par le raid - sans pouvoir dire s'il avait péri - mais un député du Hezbollah, Amin Cherri, a démenti qu'un dirigeant du mouvement ait été ciblé à Basta.

Ces derniers mois, Israël a pratiquement décimé la direction du mouvement armé en tuant plusieurs de ses chefs. Plusieurs frappes israéliennes ont également visé la banlieue sud de Beyrouth, après des appels à évacuer, selon l'Agence nationale d'information (ANI). Dans un communiqué, l'armée israélienne a affirmé avoir ciblé dans la banlieue sud "des centres de commandement du Hezbollah et d'autres infrastructures terroristes".

"Agir avec détermination"

Au moins 38 personnes ont par ailleurs été tuées dans des frappes israéliennes dans l'est et le sud du Liban, selon le ministère libanais de la Santé. Le 8 octobre 2023, au lendemain de l'attaque du Hamas contre Israël, le Hezbollah a ouvert un "front de soutien" à son allié palestinien.

Après un an de violences transfrontalières et après avoir affaibli le Hamas à Gaza bombardée sans cesse, Israël a déplacé le coeur des combats au Liban en lançant une intense campagne de bombardements à partir du 23 septembre sur les fiefs du Hezbollah. Le 30 septembre, l'armée israélienne a entamé une offensive terrestre dans le sud du Liban. Un soldat a été grièvement blessé samedi dans des combats dans cette région, selon elle.

Depuis le 8 octobre 2023, plus de 3.640 personnes ont été tuées au Liban, selon le ministère de la Santé, la plupart depuis le 23 septembre dernier. Israël dit vouloir éloigner le Hezbollah des zones frontalières du sud du Liban pour permettre le retour des quelque 60'000 habitants du nord du pays déplacés par les tirs de roquettes.

Au Liban, des dizaines de milliers d'habitants ont également été déplacés. L'émissaire américain Amos Hochstein s'est rendu cette semaine au Liban et en Israël pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu. Samedi, lors d'une conversation téléphonique avec son homologue américain Lloyd Austin, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a affirmé qu'Israël continuerait "d'agir avec détermination" contre le Hezbollah.

M. Austin a réaffirmé lui que son pays, principal allié d'Israël, était en faveur d'une "solution diplomatique au Liban". Il a aussi appelé Israël à "améliorer la terrible situation humanitaire" dans la bande de Gaza, où les quelque 2,4 millions d'habitants assiégés par Israël depuis plus d'un an sont menacés de famine selon l'ONU.

"Qu'ils nous tuent tous!"

Dans la bande de Gaza, située à la frontière sud d'Israël, l'armée israélienne a mené de nouveaux bombardements qui ont tué 19 Palestiniens, selon la Défense civile. "Notre vie n'est que misère. Qu'ils nous tuent tous pour nous soulager de cette souffrance", s'est exclamée Oum Mohammad Abou Sabla, la soeur d'une des victimes tuée dans une frappe à Khan Younès.

Samedi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué la "décision courageuse" de la Cour pénale internationale qui a émis des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, accusés de crimes contre l'humanité et crimes de guerre à Gaza.

Cette cour a aussi émis un mandat d'arrêt contre Mohammed Deif, considéré comme l'un des cerveaux du 7 octobre 2023. Israël a annoncé l'avoir tué en juillet à Gaza, mais le Hamas n'a pas confirmé son décès.

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, est considéré comme un groupe terroriste par Israël, l'Union européenne et les Etats-Unis. En riposte à l'attaque du Hamas, Israël a lancé une offensive militaire dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 44.176 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

L'attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.206 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité. Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées, dont 97 restent otages à Gaza, parmi lesquelles 34 déclarées mortes par l'armée. La branche armée du Hamas a annoncé samedi la mort, dans une zone de combats dans le nord de Gaza, d'une otage, une affirmation non confirmée par l'armée israélienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / fp

Culture

"Melania" dépasse les attentes au box-office nord-américain

Publié

le

Le documentaire Melania, à la première duquel on voit arriver le couple présidentiel jeudi dernier, entre au box-office à la 3e place. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le nouveau documentaire de Melania Trump a dépassé les attentes du box-office nord-américain ce week-end, dominé par le film d'horreur "Send Help" qui a récolté 20 millions de dollars, selon les estimations dimanche du cabinet spécialisé Exhibitor Relations.

"Melania", le documentaire d'Amazon MGM qui retrace les 20 jours de la première dame avant l'investiture de son mari en 2025, a fait son entrée à la troisième place avec 7 millions de dollars de recettes, un résultat supérieur aux prévisions. Il est sorti en salles vendredi.

"Même si ce démarrage est excellent pour un documentaire, pour tout autre film, avec un budget de 75 millions de dollars et un potentiel limité à l'étranger, ce serait un problème", a déclaré l'analyste David Gross du cabinet Franchise Entertainment Research.

"Mais il s'agit d'un investissement politique, et non d'une entreprise cinématographique à but lucratif", a-t-il ajouté. "75 millions de dollars, ce n'est rien pour Amazon".

En tête du box-office nord-américain, "Send Help", produit par 20th Century, qui met en scène Rachel McAdams et Dylan O'Brien dans les rôles d'une femme et de son patron qui tentent de survivre sur une île déserte après le crash de leur avion.

Cela marque le retour dans le registre de l'horreur du réalisateur Sam Raimi, qui s'est fait connaître dans les années 1980 avec les films "Evil Dead".

"C'est un excellent démarrage pour un film d'horreur original", a estimé M. Gross.

Le thriller de science-fiction "Iron Lung" a fait ses débuts à la deuxième place avec 18 millions de dollars, selon Exhibitor Relations.

Cette adaptation d'un jeu vidéo écrite, réalisée et financée par la star de YouTube Mark Fischbach, connu sous son pseudonyme Markiplier, est une aventure post-apocalyptique.

Après "Melania", le film d'animation "Zootopia 2" de Disney, nommé aux Oscars, continue sur sa lancée et occupe la quatrième position avec 5,8 millions de dollars aux Etats-Unis et au Canada .

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Des Tchèques par milliers dans la rue pour soutenir le président

Publié

le

Les organisateurs estziment entre 80'000 et 90'000 le nombre de manifestants qui ont apporté leur soutien au président Petr Pavel. (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Des dizaines de milliers de Tchèques se sont rassemblés à Prague dimanche pour soutenir le président pro-ukrainien du pays, Petr Pavel, dans son bras de fer avec le gouvernement nationaliste du milliardaire Andrej Babis.

Les organisateurs du mouvement citoyen indépendant "Un Million de Moments pour la Démocratie" affirment que jusqu'à 90'000 personnes ont manifesté, certaines brandissant des drapeaux tchèques, européens et ukrainiens.

Le gouvernement issu des élections législatives d'octobre est composé du parti attrape-tout ANO et de deux formations eurosceptiques, le parti d'extrême droite SPD et celui de droite Motoristes.

Et la question de la nomination d'un ministre controversé et le soutien à l'Ukraine, en guerre contre la Russie depuis 2022, ont creusé le fossé avec Petr Pavel, qui préside ce pays de 10,9 millions d'habitants depuis 2023.

"Le diable de la dictature"

"Nous sommes ici pour montrer au président qu'il n'est pas seul. Le diable de la dictature ne dort jamais et nous devons rester vigilants", a déclaré à l'AFP Alena Krotká, une retraitée qui avait manifesté contre le régime communiste à Prague sur cette même place Venceslas en 1989.

Mardi, Petr Pavel a publié des messages dans lesquels le ministre des Affaires étrangères Petr Macinka, également président des Motoristes, le menace de représailles s'il ne nomme pas son camarade de parti Filip Turek à l'Environnement.

Filip Turek, ex-député européen, fait l'objet d'une enquête pour violences conjugales et viol après une plainte déposée par son ancienne compagne.

Les médias ont par ailleurs dévoilé des messages misogynes et racistes de M. Turek sur les réseaux. La police a aussi enquêté sur des soupçons de possession d'objets nazis et de salut hitlérien, avant de classer l'affaire.

"Nous devons mettre un terme à ce type de comportements au plus haut niveau politique, on ne peut pas continuer comme ça", a déclaré Teodor, un lycéen de 16 ans venu à la manifestation avec une banderole louant le chef de l'État.

Le président a refusé de nommer M. Turek, jugeant que ses actes "soulèvent des doutes quant à sa loyauté envers les valeurs inscrites dans la Constitution tchèque".

M. Macinka, qui détient aussi actuellement le portefeuille de l'Environnement, a interdit mardi à un journaliste ayant publié les messages controversés de M. Turek de participer à une conférence de presse.

Le président réagit

L'opposition parlementaire a lancé une motion de défiance contre le gouvernement la semaine prochaine, mais elle ne devrait pas mettre en danger le cabinet de Babis, dont la coalition est majoritaire au parlement.

"J'apprécie profondément tous ceux qui ne restent pas indifférents à ce qui se passe autour d'eux et qui se sentent responsables de l'état de notre pays", a réagi dimanche le chef de l'Etat sur X.

MM. Pavel et Babis s'affrontent également sur l'envoi d'avions de chasse fabriqués localement à l'Ukraine : alors que le président soutient la livraison de quatre appareils L-159, le gouvernement, qui s'oppose à l'aide militaire à Kiev, justifie son refus en affirmant que Prague en a besoin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Les négociations reprendront mercredi à Abou Dhabi, dit Zelensky

Publié

le

La dernière ronde de discussions entre le russe Igor Kostyukov, 2e à gauche, l'ukrainien Rustem Umerov, à droite, et l'américain Jared Kushner, à gauche, autour du président des Emirats arabes unis, Mohamed bin Zayed Al Nahyan (2e à droite), le 23 janvier à Abou Dhabi. (© KEYSTONE/EPA/UAE Presidential Court /HANDOUT HANDOUT)

Les négociations directes entre Kiev, Moscou et Washington pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine reprendront mercredi à Abou Dhabi, et non ce dimanche comme prévu initialement, a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le premier cycle de ces pourparlers aux Emirats arabes unis avait eu lieu les 23 et 24 janvier, sans aboutir à une percée diplomatique. Leur deuxième volet était censé avoir lieu le 1er février.

Mais Volodymyr Zelensky a finalement affirmé dimanche que les "prochaines rencontres trilatérales" auront lieu les 4 et 5 février à Abou Dhabi.

Pour l'heure, Moscou et Washington n'ont pas confirmé ce nouveau rendez-vous.

Le dirigeant ukrainien n'a pas donné de raison à ce report, mais il avait déclaré jeudi que le lieu et la date de la réunion pourraient changer du fait des tensions actuelles entre Téhéran et Washington.

Les pourparlers pour trouver une issue diplomatique au conflit déclenché par l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022, le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, demeurent très difficiles.

Ils butent en particulier sur la question des territoires. La Russie exige notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones de la région de Donetsk qu'elles contrôlent encore.

Une demande qui serait très difficile à accepter politiquement et militairement pour l'Ukraine: des dizaines de milliers de soldats ukrainiens sont morts pour défendre cette région et Kiev estime que sa perte la priverait d'un rempart vital pour prévenir une nouvelle offensive des forces russes.

Parallèlement, l'émissaire du Kremlin pour les questions économiques, Kirill Dmitriev, a rencontré samedi en Floride l'envoyé spécial Steve Witkoff, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent et le gendre du président américain, Jared Kushner.

Cette rencontre, sans représentant ukrainien, a été "constructive", ont affirmé les deux parties, sans détailler le contenu des échanges.

Pour sa part, le ministre ukrainien de la Défense a remercié dimanche Elon Musk et son entreprise SpaceX pour avoir pris des mesures pour empêcher Moscou d'utiliser les systèmes de communication par satellites Starlink pour faire voler ses drones au-dessus de l'Ukraine.

Frappes mortelles

Une pause des frappes russes sur la capitale Kiev, acceptée par le président russe Vladimir Poutine à la demande de son homologue américain Donald Trump pour favoriser les négociations, doit prendre fin dimanche.

En janvier, en plein hiver glacial, les bombardements russes ont causé à Kiev des coupures de chauffage d'une gravité et d'une durée inédites depuis le début de l'invasion russe.

Dans d'autres régions d'Ukraine, les bombardements se sont poursuivis toute la semaine, faisant de nouvelles victimes civiles.

Une attaque de drone russe sur un autobus transportant les employés d'une mine dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est) a notamment fait dimanche au moins 12 morts et sept blessés, ont annoncé en début de soirée les secours. Un bilan qui risque de s'alourdir.

Plus tôt, une attaque de drone russe a touché une maternité dans la ville ukrainienne de Zaporijjia (centre-est), faisant six blessés, selon les autorités locales, dont deux femmes présentes pour une consultation.

Svitlana Ivantchenko est la cheffe du service de gynécologie endommagé par cette frappe. Elle y travaille depuis 25 ans.

"Ça fait tellement mal car j'ai grandi dans cet établissement, j'y ai accouché de ma fille", témoigne Mme Ivantchenko à l'AFP, avant d'éclater en larmes.

La frappe a soufflé près des trois quarts des fenêtres de son département, dévasté des salles de consultation et détruit des équipements médicaux.

Dans la grande ville de Dnipro (centre-est), un homme et une femme ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche par une autre frappe de drones russes, a annoncé l'administration régionale.

Près de la cité ukrainienne de Marioupol, qui se trouve sous occupation russe dans la région de Donetsk (est), un enfant né en 2020 et une femme ont par ailleurs été tués dimanche par un drone ukrainien, selon le responsable local nommé par Moscou, Denis Pouchiline.

L'armée russe continue de grignoter lentement du terrain dans l'est de l'Ukraine en dépit de très lourdes pertes. Elle a revendiqué dimanche la prise du hameau de Soukhetské, situé au nord des villes disputées de Pokrovsk et Myrnograd.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Costa Rica: les électeurs ont commencé à voter à la présidentielle

Publié

le

La grande favorite du scrutin est la candidate du parti conservateur au pouvoir, Laura Fernández (archives). (© KEYSTONE/EPA/JEFFREY ARGUEDAS)

Les Costariciens ont commencé à élire dimanche leur président. La grande favorite est la candidate du parti conservateur au pouvoir, Laura Fernández, portée par ses promesses de fermeté face à la criminalité, qui font craindre à ses rivaux une dérive autoritaire.

Les bureaux de vote ont ouvert à 06h00 (13h00 en Suisse) et, pendant 12 heures, accueillent les électeurs. Quelque 3,7 millions de citoyens sont appelés aux urnes pour élire également leurs députés pour un mandat de quatre ans.

Pour remporter la présidentielle dès le premier tour, il faut obtenir 40% des voix. Dans le cas contraire, un second tour aura lieu le 5 avril. Les résultats doivent être publiés vers 21h00 (04h00 en Suisse lundi).

Trafic de drogue

Le Costa Rica, longtemps réputé pour sa stabilité, est en proie à un trafic de drogue en pleine expansion, accompagné d'une forte violence.

La victoire de Laura Fernández élargirait l'assise de la droite en Amérique latine, après ses succès au Chili, en Bolivie, au Pérou et au Honduras.

Mme Fernandez, une politologue conservatrice âgée de 39 ans, héritière politique du populaire président Rodrigo Chaves, devance ses rivaux grâce à son programme axé sur la sécurité, principale préoccupation des Costariciens, selon les enquêtes d'opinion.

Née dans une province côtière du Pacifique, mère d'une fille de trois ans, cette spécialiste des politiques publiques se dit libérale sur le plan économique et conservatrice sur le plan social.

"Nous allons gagner dès le premier tour, et nous allons le faire avec 40 députés!", a lancé l'ancienne ministre à la fin de sa campagne.

Selon le dernier sondage de l'Université du Costa Rica (UCR), elle obtiendrait 44% des voix, bien que 26% des électeurs soient encore indécis.

Le facteur Bukele

Le taux d'homicides a atteint un pic historique de 17 cas pour 100'000 habitants sous l'administration Chaves, le gouvernement accusant le système judiciaire de laisser les criminels agir en toute impunité.

Selon les autorités, la plupart des meurtres sont liés au trafic de drogue, qui a fait du Costa Rica une plaque tournante logistique et d'exportation de stupéfiants.

Mme Fernández propose d'achever la construction d'une méga-prison sur le modèle de celle construite pour les membres de gangs par le président salvadorien, Nayib Bukele, qu'elle admire, d'alourdir les peines et d'instaurer l'état d'urgence dans les zones en proie à la violence.

"Il y a beaucoup de vols ici, beaucoup de jeunes qui vendent de la drogue", constate Jessenia Ordóñez, habitante d'Alajuelita, un quartier de San José parmi les plus violents du pays.

Accusations d'autoritarisme

Mais ses adversaires politiques l'accusent de mettre le pays sur la voie de l'autoritarisme.

"On ne devrait pas emprisonner les gens parce qu'ils ont des tatouages", rétorque Álvaro Ramos, candidat du Parti de la libération nationale (social-démocrate), en deuxième position dans les sondages avec moins de 10% des intentions de vote.

Ariel Ramos, du Front large (gauche), affirme que Mme Fernández veut instaurer la démocratie "douteuse" du Salvador, où M. Bukele détient le pouvoir absolu.

Selon l'opposition, l'actuel président Chaves continuera de gouverner le pays de 5,2 millions d'habitants en coulisses.

Colère

La candidate de droite dénonce par ailleurs "des privilèges à l'agonie", en référence aux pouvoirs de l'Etat, les analystes expliquant également sa popularité par la colère des habitants envers les personnalités politiques traditionnelles.

Une étude de l'UCR indique que le pays a accumulé cinq années de stabilité budgétaire au prix d'une réduction des programmes de protection sociale.

La question de "comment on gouverne et sous quelles règles" est en jeu, avec l'idée que réduire la violence "peut exiger moins de contrôles, moins de contre-pouvoirs et moins de garanties", met en garde Marcela Piedra, chercheuse à l'UCR.

Le taux de pauvreté a diminué, passant de 18% en 2024 à 15,2% en 2025, mais le Costa Rica figure parmi les six pays d'Amérique latine les plus inégalitaires, selon l'indice de Gini et est le deuxième pays le plus cher après l'Uruguay, ce dont pâtissent les populations à faibles revenus.

L'opposition, qui présente une vingtaine de candidats, vise un second tour ou la formation d'un bloc législatif pour contrer les ambitions de Mme Fernández.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

États-Unis: la vague de froid s'étend au sud

Publié

le

Une tronçonneuse pour abattre un arbre au-dessus d’une route à Nashville, dans le Tennessee, une région aussi touchée par la vague de froid. (© KEYSTONE/AP/George Walker IV)

Les perturbations dans les transports devaient se poursuivre dimanche aux États-Unis, une puissante tempête de neige s'abattant sur le sud du pays et apportant des températures négatives à des régions non habituées à ces conditions hivernales extrêmes.

Ce nouvel événement météo survient environ une semaine après une tempête dévastatrice qui a ravagé une grande partie des États-Unis, faisant plus de 100 morts et laissant de nombreuses localités aux prises avec la neige et le verglas.

De fortes chutes de neige se sont abattues sur la Caroline du Nord et les États voisins samedi. Les autorités ont exhorté les habitants à rester chez eux et prévenu que les bâtiments du littoral étaient menacés par la tempête.

Des centaines d'accidents sur les routes

Toute la Caroline du Nord et du Sud, ainsi que des portions de la Géorgie, de l'est du Tennessee et du Kentucky, ont été placées en alerte pour tempête hivernale. En Caroline du Nord, la police de la route a enregistré quelque 750 accidents samedi.

Faust, en Caroline du Nord, a enregistré 37 cm de neige, tandis que West Critz, en Virginie, en a reçu 32 cm. A Harrisburg, au Tennessee, plus de 23 cm de neige sont tombés.

Dans la ville de Cape Carteret, en Caroline du Nord, les vents violents balayaient l'épaisse neige tombant quasi à l'horizontale. Le Service météorologique national a averti que les déplacements y étaient "périlleux et potentiellement mortels, surtout en cas d'immobilisation".

Des images impressionnantes diffusées par la police de Gastonia (Caroline du Nord) montrent un train emboutissant à grande vitesse un semi-remorque immobilisé sur les voies, l'écrasant complètement. Personne n'a été blessé.

Vols annulés

La tempête du week-end a entraîné l'annulation de plus de 1800 vols samedi et dimanche à l'aéroport international de Charlotte-Douglas (Caroline du Nord), un important hub pour American Airlines, selon FlightAware. Une équipe de déneigement de 300 personnes s'est mobilisée pour dégager les pistes et les routes, a indiqué l'aéroport samedi.

Plus de 600 vols ont été annulés samedi à l'aéroport international d'Atlanta, le plus fréquenté au monde. Une cinquantaine de vols à destination et en provenance d'Atlanta ont été annulés aux premières heures de dimanche.

"Une dépression côtière se renforçant de façon explosive continuera d'apporter des chutes de neige modérées à fortes, des vents violents et des conditions de blizzard possibles sur les Carolines", a prévenu samedi le Service météorologique national. "Une intense poussée d'air arctique derrière la tempête côtière entraînera une chute des températures en-dessous de zéro vers le sud de la Floride dimanche matin."

Davis, en Virginie-Occidentale, a enregistré samedi la température la plus basse: -33°C.

Environ 156'000 clients étaient toujours privés d'électricité dimanche, principalement dans le sud du pays, selon le site poweroutage.us. Le Mississippi, le Tennessee et la Louisiane sont les États les plus touchés.

En Caroline du Nord, le Service des parcs nationaux a annoncé la fermeture des terrains de camping et de certaines plages des Outer Banks, un ensemble d'îles barrières au large de l'État qui sont vulnérables aux tempêtes. Des structures en bord de mer sont menacées et une portion d'autoroute traversant les dunes était fermée, selon un communiqué.

Des générateurs dans le Mississippi

Dans le Mississippi, le gouverneur Tate Reeves a annoncé que l'armée avait aidé à installer des générateurs sur des sites critiques et que les autorités ouvraient 79 abris à travers l'État.

Le froid glacial a contraint la Nasa, l'agence spatiale américaine, à reporter un important test de remplissage de carburant, prévu ce week-end, de la fusée de 98 mètres se trouvant sur le pas de tir de Cap Canaveral en Floride.

Cela risque de repousser d'au moins deux jours le vol habité autour de la Lune prévu le mois prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

FootballIl y a 30 minutes

Occasion ratée pour Servette face au FC Sion

Face au FC Sion, le Servette FC perd 2 points précieux (3-3) dans l'optique de la qualification pour le tour...

CultureIl y a 36 minutes

"Melania" dépasse les attentes au box-office nord-américain

Le nouveau documentaire de Melania Trump a dépassé les attentes du box-office nord-américain ce week-end,...

InternationalIl y a 3 heures

Des Tchèques par milliers dans la rue pour soutenir le président

Des dizaines de milliers de Tchèques se sont rassemblés à Prague dimanche pour soutenir le...

FootballIl y a 5 heures

Théo Magnin quitte Servette

Après plusieurs années à l'Académie et dans la première équipe du Servette FC, l'ancien junior...

InternationalIl y a 5 heures

Les négociations reprendront mercredi à Abou Dhabi, dit Zelensky

Les négociations directes entre Kiev, Moscou et Washington pour tenter de trouver une issue à...

CultureIl y a 6 heures

Affluence en hausse pour le Festival des Lumières de Morat (FR)

Le Festival des Lumières de Morat (FR) a attiré 73'000 spectateurs cette année, soit environ...

InternationalIl y a 7 heures

Costa Rica: les électeurs ont commencé à voter à la présidentielle

Les Costariciens ont commencé à élire dimanche leur président. La grande favorite est la candidate...

SuisseIl y a 8 heures

Une personne hospitalisée à Zurich est décédée samedi

Le Ministère public a annoncé dimanche un nouveau décès suite au drame de Crans-Montana (VS),...

CultureIl y a 10 heures

Danse: Lausanne reçoit des jeunes talents durant une semaine

La 54e édition du Prix de Lausanne se déroule cette semaine jusqu'au 8 février. Quatre-vingt-un...

CultureIl y a 11 heures

Le Grand Théâtre vend certains de ses costumes de scène

Le Grand Théâtre ouvre les portes de son patrimoine costumé. Samedi et dimanche prochain, une...