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L'ex-président du Kosovo affirme être "entièrement innocent"

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Hashim Thaci en 2019, lorsqu'il présidait encore le Kosovo. (© KEYSTONE/EPA/VALDRIN XHEMAJ)

"Je suis entièrement innocent", a affirmé mercredi Hashim Thaçi, chef politique de la guérilla kosovare dans les années 1990, puis dirigeant du Kosovo indépendant, à la dernière audience de son procès pour crimes de guerre.

Le parquet a requis une peine de 45 ans de prison à son encontre devant une cour spéciale à La Haye.

Assassinats, tortures, persécution et détention illégale de centaines de civils et de non?combattants - le parquet a dressé la semaine dernière, à l'ouverture des plaidoiries finales, une longue liste de crimes imputés à M. Thaçi et trois autres inculpés, jugés depuis avril 2023.

Selon le parquet, ces exactions ont été commises contre des Serbes, des Roms et des Albanais du Kosovo considérés comme des opposants politiques, dans des dizaines de sites au Kosovo et en Albanie voisine, pendant le conflit contre les forces serbes (1998-1999).

A la dernière audience de ce procès en première instance, M. Thaçi, 57 ans, a fermement rejeté ces accusations.

"Durant près de trois ans, dans cette salle d'audience, vous avez entendu les accusations du parquet. Vous avez aussi entendu la vérité. Il n'y a qu'une seule vérité. Je suis entièrement innocent", a-t-il déclaré en s'adressant à la cour.

"Accusations non étayées"

Plus de cinq ans après avoir démissionné de son poste de président du Kosovo et sa mise en détention en novembre 2020, M. Thaçi a appelé les juges à prendre une décision "conforme à la Constitution du Kosovo, aux lois, aux preuves et aux faits".

"Les preuves présentées (par le parquet, NDLR) montrent très clairement que les accusations non étayées ne tiennent pas. Par conséquent, la seule décision juste est un acquittement complet", a-t-il ajouté.

Considéré comme un des fondateurs du mouvement de guérilla kosovare, Hashim Thaçi était le patron de l'aile politique de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) pendant le conflit.

Les trois autres accusés, qui ont également plaidé non coupable, sont le porte-parole de l'UCK à l'époque des faits, Jakup Krasniqi, un des plus proches alliés de M. Thaçi, le patron du renseignement de la guérilla, Kadri Veseli, ainsi que son chef des opérations Rexhep Selimi.

Environ 13.000 personnes ont été tuées dans ce conflit, dont 11'000 Albanais kosovars, pour la plupart des civils. Cette guerre a pris fin avec une campagne de bombardements de l'Otan emmenée par les Etats-Unis qui a contraint les forces serbes à se retirer du Kosovo.

"J'en suis fier"

L'ancienne province serbe a proclamé en février 2008 son indépendance, jamais reconnue par Belgrade.

Hashim Thaçi a été le premier chef de gouvernement kosovar après la proclamation d'indépendance (2008-2014), puis son président (2016-2020).

Il a également répondu aux accusations selon lesquelles il serait revenu au Kosovo de la Suisse, où il était parti faire ses études, pour prendre la tête du mouvement rebelle principalement pour s'emparer du contrôle du territoire du Kosovo.

"Non seulement c'est totalement faux et absolument absurde, mais c'est aussi profondément offensant", a-t-il dit, ajoutant avoir décidé de rentrer après avoir vu des "massacres" commis par les forces serbes "au début de 1998".

"Je ne pouvais pas rester indifférent. J'ai décidé de venir au Kosovo et de faire ce que chacun d'entre vous aurait fait. J'en suis fier et je n'ai pas de regrets", a-t-il expliqué.

A la veille de cette dernière audience, plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées à Pristina, la capitale du Kosovo, pour exprimer leur soutien aux accusés, considérés par une grande partie des habitants du Kosovo comme les "héros de guerre".

"Je suis ici pour confirmer que notre lutte était juste, propre, défensive et qu'elle n'était dirigée contre aucun autre peuple", a déclaré aux médias à La Haye le ministre des Affaires étrangères du Kosovo, Glauk Konjufca, qui a assisté à l'audience.

Les juges disposent de plusieurs mois pour annoncer le verdict.

Les Chambres spécialisées sur le Kosovo, où ce procès se déroule, sont une cour mise en place par le Parlement kosovar avec la mission de juger des anciens membres de la guérilla. Elle fait partie du système judiciaire kosovar, mais est composée exclusivement d'un personnel international.

Plusieurs anciens responsables politiques et militaires serbes ont été condamnés par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à la Haye pour des crimes commis au Kosovo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Mort de Quentin Deranque: mise en examen requise de sept suspects

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Le procureur de Lyon Thierry Dran a demandé le placement en détention provisoire des sept suspects (image d'illustration). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le parquet de Lyon a requis jeudi la mise en examen de sept hommes pour "homicide volontaire" du militant nationaliste Quentin Deranque, frappé à mort il y a une semaine. Tous les suspects "contestent l'intention homicide".

Le procureur de Lyon Thierry Dran a précisé en conférence de presse qu'il avait demandé leur placement en détention provisoire en raison notamment du "risque de trouble à l'ordre public".

Les sept hommes soupçonnés d'avoir frappé à mort Quentin Deranque "contestent l'intention homicide", a déclaré le procureur. "Deux ont refusé de s'exprimer" pendant leur garde à vue, les autres "reconnaissent leur présence" sur les lieux de l'agression et "certains admettent avoir porté des coups" à Quentin Deranque "ou à d'autres victimes", a précisé Thierry Dran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Alina Müller offre une nouvelle fois le bronze à la Suisse

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Alina Müller a marqué le 2-1 décisif avant de jeter ses gants pour fêter avec ses coéquipières. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les hockeyeuses suisses ont remporté une magnifique médaille de bronze jeudi aux Jeux olympiques! Comme en 2014, c'est Alina Müller qui est venue à bout de la Suède à Milan, en prolongation (2-1).

La joueuse de Boston a été à l'origine et à la conclusion du but décisif tombé à 50 secondes de la fin de la prolongation. Il y a douze ans à Sotchi, la Zurichoise alors âgée de 15 ans avait déjà offert la victoire à la Suisse en marquant le 4-2 face à ces mêmes Suédoises (score final 4-3).

Comme lors de leur défaite face aux Canadiennes lundi en demi-finale (2-1), les Suissesses ont une nouvelle fois fait preuve d'une grande qualité défensive. Avec une gardienne en état de grâce, Andrea Brändli, les hockeyeuses à croix blanche ont été chercher cette médaille, la 14e de la délégation suisse dans ces Jeux olympiques.

Ce remake du match pour le bronze des JO 2014, remporté par la Suisse, s'est animé dans le tiers médian après une première période fermée. Après avoir manqué la première vraie occasion helvétique (17e), Ivana Wey s'est procuré un penalty qu'elle n'a pas réussi à transformer à la 27e. La joueuse de Zoug a cherché à placer le puck entre les jambes d'Ebba Svensson, mais la portière suédoise a remporté leur duel.

La Suède menait 1-0

Quelques minutes plus tôt, Andrea Brändli avait elle aussi sorti le grand jeu (21e) pour garder sa cage inviolée, mais la portière de Frölunda n'a rien pu faire à la 32e. Masquée, la gardienne suisse n'a pas vu le départ du tir précis et puissant de Mira Jungaker, qui a mis les Suédoises sur orbite.

Les Suissesses ont eu le mérite de réagir rapidement et ont égalisé quatre minutes plus tard. Après une perte de puck scandinave, Alina Marti a servi Sinja Leemann sur un plateau pour le 1-1 à la 36e.

Dans le troisième tiers-temps, les deux nations ont eu leur chance sur des power-plays, mais le score n'a pas bougé jusqu'à la fin du temps réglementaire. En prolongation, les Suissesses ont tout fait pour s'éviter une séance de tirs au but potentiellement irrespirable. Et elles ont pu compteur sur leur meilleure joueuse, Alina Müller, pour finalement exulter sur la glace milanaise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Trump réunit son "Conseil de paix" à l'ombre d'une escalade en Iran

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Dans un discours largement improvisé, Donald Trump a rendu hommage à certains alliés comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban ou le président argentin Javier Milei. (© KEYSTONE/AP/MARK SCHIEFELBEIN)

Créé pour aider à la reconstruction de Gaza puis doté d'une mission plus large de résolution des conflits, le "Conseil de paix" de Donald Trump tient jeudi sa première réunion à Washington. Une ville qui bruisse de rumeurs sur une opération militaire contre l'Iran.

Téhéran doit conclure un accord "pertinent" ou "de mauvaises choses" arriveront, a menacé le président américain, donnant à Téhéran un ultimatum de dix jours.

Quarante-sept pays dont seulement certains sont membres à proprement parler du "Conseil", et l'Union européenne, en "observatrice", doivent discuter de la reconstruction et la stabilisation de la bande de Gaza, mission première de cet organisme.

Des milliards pour Gaza

Donald Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de 7 milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien dévasté. Il a aussi annoncé une contribution américaine de 10 milliards de dollars pour le "Conseil de paix", doté d'une très vague mission de résolution des conflits dans le monde.

La rencontre a lieu dans un "Institut pour la paix" qui porte depuis peu le nom de Donald Trump sur sa façade. Elle porte aussi sur l'envoi de milliers de militaires pour une force de stabilisation et sur la constitution d'une force de police. Le chef de l'administration provisoire de la bande de Gaza, le Palestinien Ali Shaath, est parmi les participants.

Trump et ses alliés

La rencontre a commencé par une photo de famille, tandis que résonnaient les tubes préférés de Donald Trump, allant d'Elvis Presley à James Brown.

Sur l'estrade, le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar s'est tenu aux côtés du Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani.

Dans un discours largement improvisé, Donald trump a rendu hommage à certains alliés comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban ou le président argentin Javier Milei.

Crédibilité

Bruce Jones, expert de la Brookings Institution, décrit à l'AFP le projet du président américain comme "un mélange confus d'ambition et de narcissisme, qui ne repose sur aucun effort de cohérence intellectuelle." Donald Trump, président du "Conseil de paix", est seul habilité à "inviter" d'autres dirigeants et peut révoquer assez facilement leur participation.

Si la réunion de jeudi "ne produit pas des résultats rapides et concrets" en particulier sur le plan humanitaire, "sa crédibilité va rapidement s'effondrer", prédit Max Rodenbeck, expert du International Crisis Group, dans un communiqué.

Après plus de quatre mois de cessez-le-feu, les tirs et les frappes restent quotidiens dans la bande de Gaza, où Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer la trêve.

"Surveiller" l'ONU ?

Au-delà de Gaza, le "Conseil de paix" a pour mission de "garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits". De quoi, sur le papier, faire concurrence aux Nations unies.

L'ONU "a un grand potentiel" mais ne l'a "jamais réalisé", a déploré Donald Trump, qui se flatte d'avoir réglé tout seul huit conflits depuis son retour au pouvoir. Le "Conseil de paix" va "presque surveiller" l'ONU et "s'assurer qu'elle fonctionne correctement", a-t-il ajouté.

Les membres permanents du "Conseil de paix" doivent verser un milliard de dollars pour adhérer.

La Suisse "observatrice"

Des dirigeants idéologiquement alignés sur Donald Trump, mais aussi des pays concernés par l'avenir de Gaza ou désireux de s'attirer les bonnes grâces du président américain ont rejoint l'instance. Le Suisse Gianni Infantino, président de la FIFA et proche du président américain, était également présent.

Les grands alliés traditionnels et les grands rivaux des Etats-Unis se sont eux abstenus dans leur majorité de rejoindre le "Conseil de paix" comme membres fondateurs.

Certains sont venus jeudi en "observateurs", comme l'Italie, l'Allemagne ou la Suisse. D'autres, comme la France, restent à l'écart. Paris a d'ailleurs estime que la commissaire européenne chargée de la Méditerranée devra s'expliquer sur sa présence, considérant qu'elle n'a "pas de mandat du Conseil" de l'UE pour y participer.

La Chine, invitée, n'a signalé aucune intention de participer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'Etat "doit reprendre la main" sur le musée du Louvre

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Musée le plus visité au monde, le Louvre a subi une série de "défaillances" depuis le spectaculaire vol du 19 octobre (archives). (© KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Le gouvernement français doit "reprendre la main" sur le musée du Louvre, "devenu un Etat dans l'Etat", afin de remédier aux "dysfonctionnements" qui ont permis le spectaculaire cambriolage survenu en octobre, a déclaré jeudi une commission d'enquête parlementaire.

"Ce qui est frappant, c'est de voir que le Louvre est devenu un État dans l'Etat", a déclaré le député Alexandre Portier, président de la commission d'enquête sur la sécurité des musées, en dressant un bilan d'étape des travaux de cet organe.

"Nos convictions à ce stade, très clairement, c'est que la tutelle, le ministère de la Culture, doit reprendre la main", a-t-il ajouté devant la presse. "Le pilotage du Louvre est aujourd'hui défaillant", a encore estimé le député, qui va entendre la semaine prochaine la ministre de la Culture Rachida Dati et la présidente du Louvre, Laurence des Cars.

Interrogé sur le maintien en poste de Mme des Cars, M. Portier a estimé que la "liste de défaillances" identifiées au Louvre après le vol du 19 octobre "aurait déjà conduit dans pas mal de pays et d'établissements à un départ depuis longtemps".

Rachida Dati, candidate aux élections municipales à Paris et qui est en passe de quitter le gouvernement, devra elle notamment s'expliquer sur la "vraie dérive des pouvoirs publics" dans la gestion du musée le plus visité au monde, a ajouté le président.

Victime d'un vol spectaculaire d'un montant de 88 millions d'euros le 19 octobre, le musée le plus visité au monde a annoncé jeudi dernier avoir été la cible d'une fraude géante à la billetterie qui a occasionné un préjudice de plus de 10 millions. Le lendemain, une fuite d'eau avait abîmé un plafond peint du XIXe siècle, contraignant l'institution à fermer temporairement certaines salles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Marianne Fatton à jamais la première

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Marianne Fatton première championne olympique de ski alpinisme (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Exceptionnelle Marianne Fatton! La Neuchâteloise de 30 ans s'est parée d'or pour la première du ski alpinisme aux JO en remportant le sprint à Bormio.

La championne du monde en titre a fait la différence sur les transitions qu'elle avait beaucoup travaillées à l'entraînement. Ce sont deux passages clés, surtout au moment d'enlever les peaux, où elle a pu devancer la grande favorite Emily Harrop. La Française a dû se contenter de l'argent. Le bronze est allé à l'Espagnole Ana Alonso Rodriguez.

Marianne Fatton s'est imposée en 2'59''77, soit le meilleur temps de la journée.

La joie de la Gruérienne d'adoption faisait plaisir à voir lorsqu'elle a su qu'elle était officiellement la première championne olympique de l'histoire de son sport aux JO.

L'autre sprinteuse helvétique engagée, la Vaudoise de 23 ans Caroline Ulrich, n'a pas passé le cap des demi-finales.

Moins de chance côté suisse chez les messieurs. Arno Lietha a fini 4e et Jon Kistler 6e. La victoire est revenue à l'Espagnol Oriol Cardona Coll, devant le Russe Nikita Filippov et le Français Thibault Anselmet. Dommage pour les deux Alémaniques qui avaient enlevé chacun leur demi-finale, mais qui ont perdu trop de temps sur les transitions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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