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La Grèce en grève contre la journée de travail de 13 heures

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Des manifestants participent à une marche de protestation contre les journées de travail de 13 heures, dans le cadre d’une grève générale nationale de 24 heures à Athènes lundi. (© KEYSTONE/EPA/ORESTIS PANAGIOTOU)

La Grèce connaît une nouvelle grève générale ce mardi, à l’appel des syndicats. Les protestataires s’opposent à une réforme controversée permettant, dans certains cas, des journées de travail pouvant atteindre 13 heures.

Métros, trams, trains de banlieue ne fonctionnent qu'à certaines heures tandis que selon la police, quelque 13'000 personnes se sont rassemblées à Athènes et à Thessalonique (nord), à la veille du vote prévu au parlement de ce projet de loi controversé.

Les syndicats et l'opposition de gauche sont vent debout contre cette réforme "digne du Moyen-Âge", comme l'ont scandé des syndicalistes lors d'une première grève générale le 1er octobre.

Le projet de loi prévoit notamment que, moyennant rémunération supplémentaire de 40%, un employé puisse travailler jusqu'à 13 heures par jour pour un seul employeur.

Cette disposition ne sera valable que "jusqu'à 37 jours par an" et sur la base du volontariat, a assuré la ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Niki Kerameus.

"Le temps de travail n'est pas une marchandise, ce sont nos vies!", proclame une affiche dans le centre d'Athènes, sous le slogan: "Non aux 13 heures!".

La Grèce connaît une nouvelle grève générale ce mardi, à l’appel des syndicats. Les protestataires s’opposent à une réforme controversée permettant, dans certains cas, des journées de travail pouvant atteindre 13 heures.

Dans le cortège à Thessalonique, Sofia Georgiadou, 29 ans, employée dans un magasin, a fustigé "une nouvelle tentative de légaliser l'esclavage moderne".

"Trouvez-moi une seule personne qui veuille travailler 13 heures par jour! C'est révoltant qu'on piétine nos droits tout en se moquant de nous", a-t-elle ajouté.

A Athènes, Maria, 46 ans, employée dans une société de construction craint de devoir travailler davantage.

"Dans le privé, tu ne peux pas vraiment refuser (de travailler plus). Ils (les employeurs, ndlr) trouvent toujours les moyens d'imposer ce qu'ils veulent", assure cette femme qui n'a pas souhaité donner son nom.

Dans un pays où l'économie s'est redressée depuis la crise financière mais reste fragile, la possibilité de travailler 13 heures par jour existe déjà mais uniquement si un employé dispose de deux employeurs ou plus.

La Confédération des travailleurs grecs (GSEE) assure que beaucoup d'employés n'auront guère la possibilité de refuser de travailler 13 heures, "compte tenu du rapport de forces déséquilibré entre employeur et salarié, renforcé par la précarité qui prévaut sur le marché du travail", selon une lettre adressée à la ministre fin septembre.

Pour la ministre du Travail, parler de "la journée de 13 heures" est "incorrect et trompeur".

Car ce terme "laisse entendre que nous allons tous travailler 13 heures par jour, toute l'année", a-t-elle martelé sur la chaîne de télévision privée Skaï.

"Est-ce vrai ? (...) Non. Cela peut se faire jusqu'à 37 jours par an, soit en moyenne trois jours par mois", a-t-elle précisé.

La durée légale du temps de travail quotidien en Grèce est actuellement de huit heures, avec la possibilité d'effectuer jusqu'à trois heures supplémentaires.

En Grèce, le temps de travail hebdomadaire, de 39,8 heures, est supérieur à la moyenne des 27 pays de l'Union européenne (35,8 heures), selon Eurostat.

Seul le parti du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, Nouvelle-Démocratie (ND), au pouvoir depuis 2019, devrait voter le texte en raison de l'opposition de tous les autres partis au parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Réforme judiciaire en Italie: le oui et le non au coude-à-coude

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Giorgia Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. Ses opposants la dénoncent comme portant atteinte à l'indépendance du pouvoir judiciaire. (© KEYSTONE/AP/Valentina Stefanelli)

Le "oui" et le "non" étaient au coude-à-coude lundi après-midi à l'issue du référendum sur la réforme judiciaire voulue par la cheffe du gouvernement italienne Giorgia Meloni. Un texte dénoncé par l'opposition qui y voit une tentative de mainmise sur les magistrats.

Un sondage à la sortie des urnes publié par la télévision publique RAI donne le "non" entre 49% et 53% et le "oui" entre 47% et 51%. Un second sondage réalisé pour le groupe Sky donne le "non" à 51,5% et le "oui" à 48,5%, avec une marge d'erreur de +/-2,2 points de pourcentage.

Un échec du référendum serait un coup dur pour Mme Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle. Elle a toutefois exclu catégoriquement l'idée de démissionner en cas de défaite.

Carrières séparées

La réforme, qui passe par une modification de la Constitution, entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats.

Le gouvernement de Mme Meloni juge cette réforme indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées.

Deux conseils distincts

Le volet le plus controversé de la réforme concerne les modifications apportées au CSM, dont les membres étaient jusqu'à présent élus par leurs pairs et par le Parlement. La réforme diviserait le CSM en deux conseils distincts: l'un pour les juges, l'autre pour les procureurs. Une nouvelle cour disciplinaire composée de 15 membres serait créée.

Trois membres seraient nommés par le président de la République, trois autres seraient tirés au sort sur une liste établie par le Parlement et neuf seraient tirés au sort parmi les juges et procureurs.

Le deuxième volet consiste à empêcher les juges ou les procureurs de passer d'une fonction à l'autre, même si seule une infime minorité le fait. Depuis 2022, ils ne sont autorisés à changer de poste qu'une seule fois au cours des dix premières années de leur carrière.

Ce système est considéré par de nombreux magistrats comme un rempart contre les ingérences politiques, mais les partisans de la réforme affirment que des relations trop étroites entre procureurs et juges portent préjudice aux accusés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Données sensibles transmises à Moscou par Budapest: l'UE préoccupée

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En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois Viktor Orbán (archives). (© KEYSTONE/AP/Denes Erdos)

La Commission européenne s'est dite "très préoccupée" lundi par des informations du Washington Post suggérant que la Hongrie a fait fuiter des données sensibles à Moscou depuis des années.

Selon cet article, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, profite régulièrement de pauses lors de réunions entre responsables de l'UE à Bruxelles pour appeler son homologue russe Sergueï Lavrov et le tenir informé en temps réel des discussions.

Grâce à ces appels, "depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union européenne", assure le média, citant une source anonyme. Ces informations ont suscité une vive levée de boucliers à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés après un sommet jeudi dernier, lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

"Clarifications" exigées

La Commission attend du gouvernement hongrois "qu'il apporte des clarifications nécessaires", a affirmé une porte-parole de l'exécutif européen, Anitta Hipper. Selon elle, "une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu'entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l'UE".

Ces allégations ont également qualifiées de "très graves" par Berlin. "Les discussions au sein de l'UE, y compris entre les ministres des Affaires étrangères de l'Union, sont confidentielles", a estimé un des porte-parole de la diplomatie allemande.

Le ministre hongrois en question, Peter Szijjarto, a démenti ces informations, les qualifiant de "fake news". En campagne pour sa réélection, le Premier ministre Viktor Orban a lui dénoncé une "attaque grave" contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son ministre.

Orban, cavalier seul

Cette situation complique encore davantage des relations déjà très tendues entre l'UE et Budapest. Voilà plusieurs années que Viktor Orban joue avec les nerfs de nombreux dirigeants, en bloquant l'aide à l'Ukraine ou en se rendant à Moscou pour échanger avec Vladimir Poutine. En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois.

Très remontés à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, ils ont d'une seule voix dénoncé le cavalier seul de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et attendent désormais tous l'issue de l'élection hongroise, prévue le 12 avril.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d'ailleurs estimé que l'article du Washington Post "ne devrait surprendre personne". C'est "l'une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c'est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

L'once d'or poursuit sa dégringolade

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Confrontés à un tarissement des revenus de l'or noir, les producteurs du Golfe puiseraient dans leurs stocks d'or pour maintenir à flot leurs liquidités. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NARONG SANGNAK)

L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.

Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.

Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.

"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).

Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.

Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.

La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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International

L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA REUTERS POOL/SARAH MEYSSONNIER / POOL)

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.

M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Nashville décroche un 4e succès consécutif

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Les Predators ont cueilli dimanche un 4e succès consécutif (© KEYSTONE/FR172030 AP/IAN MAULE)

Nashville a cueilli un quatrième succès consécutif en NHL dimanche.

Les Predators de Roman Josi, qui ont battu Chicago 3-2 après prolongation, ont ainsi conforté leur place dans le top 8 de la Conférence Ouest.

Désormais détenteurs de la deuxième "wildcard" disponible à l'Ouest, les Predators ont pris 2 points d'avance sur les Los Angeles Kings, qui se sont inclinés 4-3 après prolongation dimanche face à Utah, et 4 sur Seattle. Mais rien n'est joué, les trois équipes devant encore disputer au moins 12 matches en saison régulière.

Nashville affiche néanmoins une forme ascendante. Dimanche, les Preds ont décroché une cinquième victoire dans leurs sept dernières parties grâce à un but de Filip Forsberg après 1'05 en "overtime". Ils avaient égalisé à 2-2 à la 50e, Roman Josi étant alors crédité d'un assist pour son 47e point de la saison sur la réussite de Steven Stamkos.

A noter aussi que les Dallas Stars de Lian Bichsel ont validé leur ticket pour les play-off dimanche. Deuxième de la Central Division derrière Colorado, la franchise texane a pourtant été battue 3-2 par les Vegas Golden Knights. Mais les Stars ont profité du point perdu par Los Angeles pour s'assurer une place pour les séries finales.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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