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International

La Cour suprême américaine limite les pouvoirs des juges

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La Cour suprême américaine limite les pouvoirs des juges à suspendre des décisions de l'exécutif (archives). (© KEYSTONE/EPA/AARON SCHWARTZ)

La Cour suprême américaine à majorité conservatrice a accordé vendredi une victoire considérable à l'administration Trump: elle a limité le pouvoir des juges de bloquer à l'échelle nationale les décisions de l'exécutif qu'ils considèrent comme illégales.

Par les voix des six juges conservateurs contre celles des trois progressistes, la plus haute juridiction des Etats-Unis considère que les décisions de portée nationale émises par des juges fédéraux "excèdent probablement les pouvoirs conférés par le Congrès aux tribunaux fédéraux".

"Lorsqu'un tribunal conclut que le pouvoir exécutif a agi illégalement, la réponse de ce tribunal ne peut pas être d'outrepasser lui aussi ses pouvoirs", écrit au nom de la majorité la juge conservatrice Amy Coney Barrett.

"Gigantesque victoire"

Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a salué une "gigantesque victoire", tout en annonçant une conférence de presse pour 11h30 (17h30 suisses).

La Cour ne statue en revanche pas sur la constitutionnalité du décret présidentiel de Donald Trump revenant sur le droit du sol, à l'origine de ce contentieux. L'affaire porte sur la suspension de ce décret présidentiel, déclaré inconstitutionnel par tous les tribunaux et cours d'appel fédéraux qui en ont été saisis.

L'administration Trump demandait à la Cour non pas de lever la suspension du décret à ce stade, mais d'en limiter la portée aux seules personnes ayant saisi la justice, dénonçant ce qu'elle décrit comme une dérive.

Le jour de l'investiture

Dès le 20 janvier, jour de son investiture, Donald Trump a signé ce décret sur la citoyenneté américaine, l'un des plus critiqués de son nouveau mandat, affirmant vouloir ainsi combattre l'immigration clandestine.

Il revient en effet sur le principe du droit du sol, consacré par le 14e amendement de la Constitution, disposant que tout enfant né aux Etats-Unis est automatiquement citoyen américain, et appliqué depuis plus de 150 ans.

Ce décret interdit au gouvernement fédéral de délivrer des passeports, des certificats de citoyenneté ou d'autres documents aux enfants dont la mère séjourne illégalement ou temporairement aux Etats-Unis, et dont le père n'est pas citoyen américain ou résident permanent - titulaire de la fameuse "carte verte".

Le 14e amendement a été adopté en 1868, après la Guerre de Sécession et l'abolition de l'esclavage, afin de garantir les droits des esclaves affranchis et de leurs descendants.

Décision lourde de conséquences

Les administrations successives, républicaines comme démocrates, ont souvent exprimé leur frustration envers ces suspensions à portée universelle qui permettent à un seul juge fédéral de bloquer leur politique, sur des sujets d'importance nationale, comme l'avortement, l'immigration ou encore les prêts étudiants.

Cette décision de la Cour suprême semble lourde de conséquences pour l'ensemble des contentieux contre l'administration Trump, mais aussi contre les administrations de ses successeurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

La centrale de Zaporijjia privée d'alimentation électrique externe

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C'est la 19e fois depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022 que la centrale ukrainienne, passée sous contrôle russe, perd toute alimentation électrique externe. Photo: le président de l'Ukraine, Volodymyr Zelenskyy. (© KEYSTONE/DPA/MICHAEL KAPPELER)

La centrale nucléaire de Zaporijjia a perdu toute alimentation électrique externe dans la nuit en raison d'une frappe contre un poste électrique de secours, a annoncé jeudi matin l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Cette perte de la dernière ligne externe de la centrale, de 330 kV, intervient alors que des réparations allaient être effectuées sur la ligne principale de 750 kV, déconnectée depuis le 24 mars, souligne le gardien de la sûreté nucléaire dans un message sur X.

"Cette dernière perte d'alimentation externe souligne une fois de plus l'extrême fragilité du réseau électrique et les dangers permanents pour la sûreté nucléaire en temps de guerre", a déclaré le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi, appelant une nouvelle fois à la "retenue militaire" afin d'éviter un accident nucléaire.

19e coupure

C'est la 19e fois depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022 que la centrale ukrainienne, passée sous contrôle russe, perd toute alimentation électrique externe, souligne l'AIEA, dont les équipes y assurent une présence permanente depuis septembre 2022.

L'AIEA explique avoir été informée que cette nouvelle coupure était liée à une attaque contre un poste électrique de l'autre côté du fleuve Dniepr.

Pendant ces coupures, la centrale dépend de générateurs diesel d'urgence pour alimenter le système de refroidissement de ses six réacteurs qui sont à l'arrêt depuis 2022. "Ce n'est pas une situation normale", a souligné Martin Gajdos, coordinateur technique en charge des équipes déployés à Zaporijja par l'AIEA, devant des journalistes mardi.

Il a par ailleurs rappelé qu'"aucune fuite de radioactivité" n'avait été détectée jusqu'ici. "Les niveaux de radioactivité restent normaux", a-t-il ajouté.

Un sixième cessez-le-feu local avait été obtenu pour permettre la réparation de la ligne principale de 750 Kv et les travaux devaient débuter incessamment

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Economie

La BCE devrait relever ses taux malgré une zone euro fragile

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La BCE est soucieuse de ne pas répéter son erreur de 2022, à savoir une réaction jugée tardive face à la poussée d'inflation liée à la guerre russe en Ukraine (archives). (© KEYSTONE/DPA/MICHAEL BRANDT)

La Banque centrale européenne devrait être la première parmi ses grandes homologues dans le monde à relever ses taux jeudi pour répondre à l'inflation liée au conflit au Moyen-Orient, au risque de pénaliser une économie déjà essoufflée.

Le taux de dépôt, qui fait référence, devrait être augmenté d'un quart de point, à 2,25%, après être resté inchangé depuis juillet 2025, selon les attentes de la plupart des économistes.

L'inflation est repartie à la hausse pour atteindre 3,2% en mai dans la zone euro, nettement au-dessus de la cible de 2% fixée par la BCE.

En cause, la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, accompagnée de la fermeture du détroit d'Ormuz, axe clef pour le transport de pétrole, provoquant une flambée des prix de l'énergie.

L'inflation excluant les biens les plus volatils - énergie et alimentation - a aussi accéléré et davantage qu'attendu, à 2,5% sur un an.

Plus inquiétant, les consommateurs voient l'inflation culminer à 4,0% sur les douze prochains mois et à 2,9% d'ici trois ans, selon une enquête de la BCE publiée fin mai.

Egalement versées aux débats du jour, les nouvelles projections économiques pour la zone euro seront ajustées pour tenir compte d'un conflit au Moyen-Orient qui s'éternise.

Elles devraient faire état d'une inflation revue à la hausse et d'une croissance moins soutenue cette année, selon les observateurs.

Un cocktail de données qui va pousser l'institution à réagir afin d'"envoyer le signal aux marchés financiers, mais aussi aux entreprises et aux ménages, que l'institution surveille de près la dynamique de l'inflation", explique Dirk Schumacher, chef économiste à la banque publique KfW.

Soucieuse de ne pas répéter son erreur de 2022, à savoir une réaction jugée tardive face à la poussée d'inflation liée à la guerre russe en Ukraine, la BCE cherche désormais à éviter toute critique a posteriori de son timing, après avoir achevé son dernier cycle de hausses en septembre 2023.

En relevant ses taux, la BCE renchérit le crédit, ce qui freine la consommation et l'investissement. L'objectif est de ralentir la demande pour contenir la hausse des prix.

Moment inopportun

Cet empressement à agir contraste avec d'autres grandes banques centrales occidentales, également confrontées à un net regain d'inflation.

Les marchés voient désormais 50% de probabilité que la Réserve fédérale américaine, dirigée par son nouveau président Kevin Warsh, relève ses taux d'ici la fin de l'année, de quoi déplaire à Donald Trump, qui voudrait les voir baisser.

Côté Banque d'Angleterre, des commentaires prudents de plusieurs de ses membres pointent vers un maintien de son taux à 3,75% lors de sa réunion du 18 juin, tiraillée entre une inflation persistante et un marché de l'emploi à la peine.

La Banque du Japon, après avoir relevé son taux à 0,75% en décembre 2025, marque une pause depuis, mais les analystes anticipent une reprise du cycle de resserrement dès juin.

Pour la zone euro, nombre d'économistes jugent le moment inopportun pour de nouveau durcir la politique monétaire: le PIB a reculé de 0,2% au premier trimestre, pénalisé par une correction d'ampleur sur l'Irlande, et les effets de la guerre vont peser sur le trimestre en cours.

"Cela paraît au minimum étrange de relever les taux en pleine stagflation", selon Frederik Ducrozet, chef économiste chez Pictet Wealth Management.

En revanche, cette décision "risque d'amplifier la contraction de l'activité" tout en s'avérant "inefficace pour baisser l'inflation" qui repose sur une hausse des prix de l'énergie importée, renchérit Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.

"Sauf à me tromper lourdement, la hausse des taux directeurs ne rouvrira pas le détroit d'Ormuz!", a ironisé M. Ducrozet.

Au-delà de la décision de jeudi, les marchés chercheront surtout des indications sur la suite.

Mais dans un climat toujours très incertain, "il ne faut pas s'attendre jeudi à un signal clair en faveur d'un resserrement supplémentaire", selon M. Schumacher.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

12''75: Ja'Kobe Tharp bat le record du monde du 110 m haies

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Le record du monde d'Aries Merritt est tombé mercredi (© KEYSTONE/EPA/JULIEN WARNAND)

Un étudiant de 20 ans a battu mercredi le record du monde du 110 m haies. L'Américain Ja’Kobe Tharp a réalisé le temps époustouflant de 12''75 lors des demi-finales du championnat NCAA à Eugene.

"Je suis sans voix, sérieusement", a commenté l'athlète du Tennessee, cité sur le site olympics.com, après avoir battu de 0''05 un record détenu par son compatriote Aries Merritt depuis 2012. Il a également amélioré de 26 centièmes (!) son record personnel (13''01 jusque-là).

Le hurdleur, très confiant, a admis que s'il pensait qu'une performance exceptionnelle était possible, il n'avait évidemment pas prévu de battre le record du monde. "Je savais que j'avais les jambes pour cela", a-t-il déclaré aux journalistes. "Mais ce n’était pas prévu avant cette compétition, pas du tout."

"Je voulais vraiment marquer le coup"

Ja'Kobe Tharp a expliqué être conscient qu’il allait vite pendant sa course. Mais il n'a réalisé à quel point il était rapide qu'après avoir franchi la ligne d’arrivée: "Les trois dernières haies étaient un peu incertaines. Je me suis dit +waouh, j'arrive assez vite.+ Je pensais peut-être faire 12''97 ou 12''98. Mais quand j'ai vu ça, c'était comme +Ahhhh.+ Je suis sans voix, sérieusement."

"J’avais l’impression d’aller vite, mais toutes mes courses me semblent rapides, pour être honnête", a encore expliqué le nouveau recordman du monde, dont le chrono doit encore être ratifié par World Athletics. "Je voulais vraiment marquer le coup. Je me suis vraiment concentré sur l’exécution: survivre et aller de l’avant. Je voulais faire passer un message."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Un nouveau règlement entrera en vigueur en 2027

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L'affaire Lassana Diarra a obligé la FIFA à revoir son règlement en matière de transferts (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

La FIFA a annoncé mercredi l'adoption d'un nouveau règlement des transferts en concertation avec les représentants des joueurs et respectant le droit de l'Union européenne.

Ce règlement entrera en vigueur en janvier 2027. "Les nouvelles règles constituent un cadre objectif, transparent, non discriminatoire et proportionné pour le système mondial des transferts et toutes les parties impliquées", s'est félicitée dans un communiqué l'instance, épinglée par la Cour de justice de l'Union européenne en octobre 2024 pour des règles contraires au droit de l'UE.

Dans sa version actuelle, le règlement du statut et du transfert des joueurs de la FIFA (RSTJ) est "de nature à entraver la libre circulation" des footballeurs professionnels, avait estimé la Cour de justice de l'UE. A la demande de la justice belge, la haute juridiction établie à Luxembourg examinait alors le cas de Diarra qui avait contesté, il y a douze ans, les conditions de son départ du Lokomotiv Moscou.

En raison d'une réduction drastique de son salaire, Diarra avait quitté le club, mais ce dernier avait jugé la rupture abusive et lui avait réclamé 20 millions d'euros, ramenés à 10,5 millions. Conséquence: le club de Charleroi avait finalement renoncé à recruter le Français par crainte d'avoir à assumer une partie de ces pénalités, conformément au règlement de la FIFA étudié par la CJUE.

L'ex-international français, qui avait réclamé 65 millions d'euros de dommages et intérêts à la Fédération internationale et à la Fédération belge, a finalement trouvé un accord avec l'instance internationale lundi. Un préalable avant une modification donc du règlement.

"Par consensus"

"Désormais, le cadre régissant les relations de travail entre les joueurs et les clubs au niveau international sera systématiquement et exclusivement établi par consensus entre tous les partenaires sociaux, la FIFA assumant la fonction de garante du système", explique l'instance dans son communiqué.

"Le RSTJ, poursuit-elle, se mue en un cadre collectif fondé sur le dialogue social entre les représentants reconnus des employés et des employeurs, avec pour objectif clair de devenir une convention collective internationale - la première du genre dans le monde du sport international".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un contrat d'un demi-milliard pour Mahomes

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Patrick Mahomes a signé un nouveau contrat mirobolant (© KEYSTONE/AP/Charlie Riedel)

Les Kansas City Chiefs ont prolongé le contrat de leur superstar Patrick Mahomes jusqu'en 2033. Avec une revalorisation salariale historique qui lui fera dépasser le demi-milliard de dollars.

"Il est notre quarterback no 1 et vous ne l'aurez pas", a écrit mercredi la franchise NFL sur son compte X, confirmant la prolongation de son contrat.

Selon ESPN et NFL Network, le montant de la revalorisation salariale est de 239,05 millions de dollars. Ce qui signifie que Mahomes, élu deux fois meilleur joueur de la saison en NFL, pourrait toucher 504,75 millions de dollars entre 2026 et 2033.

Les quatre premières années sont garanties à la signature, et Patrick Mahomes pourrait même augmenter encore ce montant d'une vingtaine de millions de dollars via des primes prévues par l'accord, précise ESPN.

Agé de 30 ans, Mahomes a conduit les Chiefs jusqu'au Superbowl, la finale du championnat, à cinq reprises en six saisons. Sa franchise a été sacrée trois fois. Il était déjà l'athlète américain le mieux payé dans l'histoire des sports collectifs aux Etats-Unis.

Un talent générationnel

Mahomes a été victime en décembre d'une rupture des ligaments du genou gauche. Opéré, il a déclaré au début de l'année que sa convalescence se passait bien. Au cours de l'intersaison, il a pris part à des entraînements et a déclaré le mois dernier qu'il espérait être prêt à jouer lorsque la saison de NFL débutera en septembre.

"Au cours de la dernière décennie, Patrick est devenu l'une des figures sportives les plus emblématiques et les plus appréciées de tous les temps", a déclaré le propriétaire des Chiefs, Clark Hunt, à ESPN. "Patrick est un talent générationnel et un être humain d'exception, et je suis ravi qu'il continue à mener notre équipe vers l'avenir."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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